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Nous baignons en France, sous le règne de Nicolas Sarkozy, dans une atmosphère de propagande totalitaire. Et la tentation est grande de comparer celle-ci à la Propaganda Abteilung de l’occupant nazi et de celle en vigueur dans le faux royaume de Pétain, jusqu’à l’arrivée des troupes allemandes en novembre 1942.

 

 canempechepasnicolas’ a commis aussi cette ‘erreur’.

 

Certes, hier comme aujourd’hui, le pouvoir en place muselle l’information, la formate, pour que l’opinion n’entende qu’un seul son de cloche, celui des dominants de l’époque.

Mais depuis l’occupation et l’installation à Vichy de l’Etat dit ‘français’, soixante cinq ans ont passé. Les techniques du ‘viol des foules’ ont été considérablement peaufinées, sophistiquées, non seulement sur le plan matériel (la télévision n’existait pas, Internet non plus), mais sur la conception politique de la dite propagande.

 

Les Allemands, d’une part, et le gouvernement de Pétain, de l’autre, visaient à interdire toute expression publique hostile à leur domination. D’où le recours à la censure, comme moyen d’élimination de toute opinion non orthodoxe. La Propaganda Abteilung, comme les services de Vichy, imposaient en outre des directives aux journaux et à tous les moyens de communication d’alors.

 

Les directives du Ministère de la Propagande du Reich fixaient les règles et orientations politiques à observer – telle la nécessité d’une ‘collaboration franco-allemande’ dans tous les domaines, la perspective d’une ‘Europe nouvelle’, ‘gage de paix pour mille ans sur notre continent’, la ‘menace que faisait peser l’Union soviétique sur la civilisation occidentale’, la ‘sauvagerie des judéo-bolcheviks’ et des Juifs, en particulier.

La propagande de l’Etatfrançais’ reprenait toutes les antiennes de la droite française, véhiculées durant les décennies précédentes sur la ‘morale’ le ‘travail’ et ‘l’ordre’, ‘l’anticommunisme’, les responsabilités de la gauche et des ‘meneurs’ syndicalistes dans la défaite, la nécessité de la ‘collaboration avec l’Allemagne, engagée à Montoire par le Maréchal’. Et l’antisémitisme prégnant la droite française depuis l’Affaire Dreyfus.

S’ajoutaient toutes les flagorneries obligatoires à la gloire du « Vainqueur de Verdun », ce dernier montré sur toutes ses faces par une imagerie d’Epinal, s’étalant sur tous les espaces publics.

Ces deux propagandes, l’allemande et la française, s’exerçaient unilatéralement, toute autre expression étant interdite.

Mais à l’aune de celle d’aujourd’hui, la diffusion de l’information d’alors, était grossière, primaire et brutale.

 

De nos jours, l’information est – formellement -  libre.

Chacun peut exprimer individuellement et collectivement des points de vue différents et opposés. A condition de disposer de moyens de communication permettant de diffuser ces dits points de vue. Ne parlons pas de la radio, ni de la télé où les citoyens ordinaires n’ont aucune possibilité d’accès. Les rares espaces de confrontation y sont formatés par des spécialistes, qui n’invitent que des opinions conformes à la norme

Nous reviendrons sur cette norme, justement.

Et quand des personnalités, qualifiées de « radicalement » hostiles, sont conviées aux « débats », les meneurs de je les assaillent de questions secondaires, qui dévorent leur rare temps imparti.

La presse est libre, dit-on. Chacun peut, théoriquement, créer son journal, s’il en a les moyens. Les quotidiens, les hebdomadaires, (comme les radios et les chaînes de télé privées) de tendances diverses, sont pratiquement tous dans les mains de grands groupes d’intérêt, tels Dassault, Lagardère, Rothschild, Arnaud, Pinault ou Bolloré. Bien entendu, l’orientation politique et sociale de ces patrons ne coïncide pas avec ceux de leurs salariés…

D’autre part, la presse prétend qu’elle ne peut vivre sans la publicité, celle-ci se focalisant là où les profits sont les plus élevés.

Adieu les journaux vraiment libres !

 

Point de censure policière, donc. Mais une censure idéologique certaine.

Ainsi, parodiant Beaumarchais, nous pouvons dire :

« que si vous ne calomniez pas « le marché libre et non faussé », si votre amour immense pour l’Europe de Bruxelles éclate dans vos propos, si vous ne portez aucune critique sur le capitalisme, si vos jugements sont conformes aux canons du révisionnisme historique faisant de « la chute du Mur de Berlin, l’aube radieuse des temps présents » et le « pacte germano-soviétique, la raison de la Seconde Guerre mondiale », vous avez tous les droits de vous exprimer, et même, la suprême liberté de mettre en doute le caractère modeste et affable de notre Président ».


Plus besoin de censure préalable
. Des hommes (ou des femmes) sûrs sont placés aux sites stratégiques de l’information. Les JT sont gonflés de faits divers, susceptibles de détourner l’attention ou de susciter de l’indignation, aussitôt politiquement récupérée. La politique est du style bon chic, bon genre. Les propos présidentiels, ou émanant de ses hommes liges, sont présentés, avec le ton du bon sens évident, comme de l’information impartiale.

Et quand des leaders de l’opposition sont invités sur le plateau ou devant un micro, les socialistes en particulier, pas de crainte qu’ils mettent à mal les crédos définis plus hauts, tellement leur fibre européenne est sans faille et leur anticommunisme chevillé au corps. Certes, ils sont critiques vis-à-vis de Sarkozy, Mais leur angle d’attaque met en cause seulement le comportement, les attitudes du Président.

Pas une fois, ils n’ont promis de revenir sur ses réformes.

Pour couronner le tout, la télé, publique ou privée, nous gave de séries policières, américaines en général, et de « variétés  paillettes » où la salle, bien stylée, applaudit en cadence au signal indiqué.

Et si c’était cela la « politique spectacle » que nous offre en continu le pouvoir : les citoyens à la cervelle hachée menu, devenus le « public », votant, ou s’abstenant, périodiquement, sans jamais changer la société ?

Le rêve, quoi !

Plus besoin de censeurs, comme au bon vieux temps vert-de-gris.

 

Encore que, avec la France mise en fiches….

Mais ceci concerne un futur ‘blog’...

Jean LEVY

Tag(s) : #Politique
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