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LA REPUBLIQUE CENTRE AFRICAINE N’EST PAS LA CÔTE D’IVOIRE

« Elections en RCA: résultats partiels non officiels favorables à Bozizé, l'opposition conteste »

selon les dépêches d’agence :

 

« Au lendemain des élections présidentielle et législatives organisées dimanche en République centrafricaine (RCA), les résultats partiels non officiels émanant notamment des sources des partis politiques et candidats en compétition faisaient lundi état d'une réélection au premier tour du président sortant François Bozizé, une victoire que conteste déjà l'opposition, a rapporté l’agence Xinhua.

D'après ces tendances fournies y compris par le camp présidentiel, M. Bozizé l'emporte largement face à ses adversaires, l'ex-président Ange-Félix Patassé, candidat indépendant, l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'ex-ministre de la Défense et chef rebelle Jean-Jacques Démafouth, de la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP) et Emile Gros-Raymond Nakombo, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC).

Vice-président du RDC, le Pr. J. Sioké Rainaldy accuse la CEI d'avoir organisé les élections les plus mauvaises de l'histoire de la RCA. "Les résultats dont on parle ne sont pas des résultats sortis des urnes. C'est les résultats de bourrage d'urnes que nous avons vécues. Dans la Basse-Kotto par exemple, dans la ville de Mobaye, c'est plutôt les militaires qui ont organisé les élections. A Paoua, dans le nord du pays, c' est la même chose", a-t-il affirmé.

"A l'extrême-est du pays, on a renvoyé tous les représentants des candidats de l'opposition des bureaux de vote et les militaires se sont substitués aux électeurs et en même temps aux représentants des candidats. Dans le 6e arrondissement de Bangui, nos militants ont attrapé des gens avec des urnes bourrées. A Bambari, on a importé 2.000 électeurs de Bangui. Dans ces conditions, pour nous, il n'y a pas eu d'élections. C’est un simulacre d’élections", a-t-il ajouté.

Dans bien des circonscriptions électorales, y compris à Bangui, des problèmes d'organisation ont occasionné d'énormes retards dans le déroulement du vote. Des cas sont cités où des bureaux de vote ont fonctionné tard dans la nuit, dans des localités parfois sans électricité. Par ailleurs, des rapports d'observateurs ont relevé un nombre élevé de votants par rapport aux électeurs inscrits.

"A Garga Bandoro, dans la préfecture de Nana Gribizi (dans le Centre du pays), zone proche des régions sous contrôle rebelle, on a eu environ 2.000 votants, contre 905 inscrits. Le vote a débuté normalement à 6 heures (7 heures GMT) et jusqu' à 2 heures du matin (dans la nuit de dimanche à lundi), les gens votaient encore", a témoigné un observateur.

Les votes par dérogation ont également préoccupé. Par exemple, le bureau de vote de l'Hôtel de ville de Bangui a enregistré 245 dérogations spéciales, contre 275 votants réels.

Malgré tout, Samuel Fonkam Azu'u, président d'Elections Cameroon (ELECAM) et chef de la mission d'observation de l'Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), s'est félicité de "l'engouement populaire, malgré des conditions un peu difficiles d'organisation des élections", et "de la volonté des responsables politiques pour qu'il y ait la paix et la concorde dans leur pays".

 

On attend les vives réactions de la France, de l’Union européenne et des Etats-Unis, en un mot de la « communauté internationale », blanche par définition, face à ces « élections truquées », à ce « simulacre de démocratie » en République Centre Africaine.

Mais les Nations Unies n’ont peut-être pas de dirigeant du FMI à proposer comme candidat de remplacement, ou bien les leaders en place conviennent-ils, tels qu’ils sont, à l’Occident.

Tel n’est pas le cas en Côte d’Ivoire

 

 

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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