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Social-Eco - L'Humanité  

  

le 3 Décembre 2010

syndicalisme

La représentativité syndicale
évolue dans le service public

 

Après les élections professionnelles qui viennent de se dérouler chez trois gros employeurs publics, le paysage syndical évolue mais les grands équilibres restent les mêmes.

 

Entre les mois de novembre et décembre, de gros employeurs du secteur public ont organisé des scrutins professionnels, sous l’égide de la loi d’août 2008 qui a profondément changé les règles de représentativité syndicale.

Il faut dorénavant franchir la barre des 10 % des suffrages exprimés pour être jugés représentatifs et, à ce titre, pouvoir constituer une section syndicale, désigner un délégué, négocier les accords sociaux et présenter des candidats au premier tour des élections.

À La Poste (269 000 inscrits), où les élections ont eu lieu mi-novembre, la CFE-CGC et la CFTC ne sont plus représentatifs. Si la GCG, alliée à l’Unsa reste représentative dans la branche énergie (130 000 salariés), la CFTC la perd et SUD ne la gagne pas. 


À la RATP (45 500 agents), dont les résultats aux élections des représentants aux comités départementaux économiques et professionnels (CEDP) viennent de tomber, FO et la CFTC ne seront plus représentatifs et la CFDT, avec tout juste 10% des voix, est sur la sellette. La CFE-CGC, avec moins de 6%, perd sa représentativité au niveau de l’entreprise.

SUD, en revanche, obtient le précieux sésame en réalisant 14% des voix (contre 6,71% en 2006).

 

Ces scrutins peuvent être perçus comme une clarification du paysage, mais ils n’amènent pas, pour l’heure, de grands bouleversements.

Dans ces trois entreprises publiques, la CGT reste première avec 32% à La Poste, 42% chez EDF ou 56,4% chez ERDF (distribution) et 34% à la RATP.

Mais si elle reste loin devant les seconds, ses résultats s’érodent (- 2,33% à La Poste et - 2,5% à la RATP), voire baisse sérieusement (- 4,5% chez EDF).

La CGT énergie a reconnu dans un communiqué que ce recul «mérite toute notre attention pour viser un syndicalisme qui répond mieux aux attentes des salariés».

À la RATP, la CGT multiplie les réunions et promet une «analyse» du scrutin dans cette entreprise où la campagne électorale s’est déroulée dans un climat délétère.

En novembre, SUD RATP a violemment attaqué les autres syndicats, les accusant de bénéficier des largesses de la direction de la régie.

 

Paule Masson

Tag(s) : #Social
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