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Le gros mot qu'il ne faut pas prononcer ...

 

NOTRE SYSTÈME ÉCONOMIQUE EST CAPITALISTE‏

 

 

Source : le blog de Paul Jorion

Auteur : Paul Jorion

 

La même question revient comme une rengaine sous la plume de commentateurs dont le nombre croît désormais de manière exponentielle : « Qu’est-ce qui explique que depuis le début de la crise, ce sont toujours les revenus des actionnaires (et ceux des dirigeants d’entreprises dont les revenus sont alignés sur ceux des actionnaires grâce à l’invention géniale des stock options) qui sont immunisés contre la moindre perte (aux dépens de la communauté dans son ensemble qui doit elle constamment régler l’ardoise) ? » (*).

 

La réponse est pourtant simple : nous vivons dans un système capitaliste où – son nom l’indique – le « capitaliste », le détenteur de capital, le détenteur de sommes dont il n’a que faire, sinon les prêter et toucher des intérêts en échange de son « sacrifice », est le premier à se servir sur la richesse créée.

Ce n’est vraiment pas plus compliqué que cela : un autre système, où ceux qui produisent la richesse par leur travail en récolteraient la plus grande part serait précisément un autre système, qu’on serait obligé d’appeler autrement.

 

L’étonnement de ces commentateurs en nombre croissant ne peut donc s’expliquer que d’une seule manière : ils ne découvrent qu’aujourd’hui que notre système économique est un système capitaliste.

La vraie question est alors :

« Où avaient-ils la tête jusqu’ici ? ».

 

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(*) Un exemple, Michel Santi :

« Cet acharnement à maintenir une ou des banques en vie malgré un coma dépassé masque en fait une réalité choquante, à savoir la complaisance – ai-je dit complicité ? – insupportable de nos élites dirigeantes envers l’actionnariat. »

 

COMMENTAIRE DE

 "canempechepasnicolas" :

 

Qualifier le système économique dans lequel on vit de "capitaliste", conduirait à évoquer un autre sytème possible : le socialisme. Or, justement le conditionnement de l'opinion vise à faire croire qu'il n'y a qu'un seul système possible, sans aucune alternative qui pourrait lui être substitué.

Et comment les dirigeants, qui se prétendent "socialistes",  pourraient appeler ouvertement à défendre le capitalisme, et comme la droite, vouloir "sauver les banques" et "rassurer les marchés"  ?

Il faut donc ruser avec la réalité.

Et ne pas appeler "un chat, un chat"... 



Tag(s) : #Economie
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