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Blog d'Olivier Berruyer

16
Juil
2014
    

 

 

Aujourd’hui, zoom sur le marché du livre – qui est, pour l’Unesco, une « publication non périodique imprimée comptant au moins 49 pages et offerte au public ». [Je vous passe la définition du livre par les services fiscaux des années 1970 : « un livre est un ensemble imprimé, illustré ou non, publié sous un titre, ayant pour objet la reproduction d’une œuvre de l’esprit d’un ou plusieurs auteurs en vue de l’enseignement, de la diffusion de la pensée et de la culture », qui fait depuis 2005 15 lignes]

I. Historique long

Pour l’histoire du livre, je vous renvoie vers Wikipédia.

Mais ce graphique résume fort bien la révolution issue de l’invention de l’imprimerie, avec une diffusion des savoirs sans commune mesure avec les époques précédentes en Europe :

marché du livre

Pour une meilleure vision, le même en échelle logarithmique (attention à l’interprétation, elle n’est pas du tout linéaire entre les graduations)

marché du livre

Voici la part de la France – autour d’un tiers en général :

marché du livre

II. Le marché français du livre

Le livre est de loin le principal produit culturel :

marché du livre

Voici l’évolution de la production commercialisée de nouveaux livres dans les 40 dernières années :

marché du livre

La production de nouveaux livres est passée de 5 000 titres par an à 15 000 entre 1810 et 1910.

Elle a stagné ensuite jusqu’en 1980, ou elle a doublé en 15 ans, avant de doubler de nouveau les 15 années suivantes ! Ceci s’explique principalement par la baisse du coût global de fabrication, issu des progrès techniques.

Voici la répartition des nouveautés :

marché du livre

Voici l’évolution des ventes :
marché du livre

[NB : c'est volontairement que je commence le graphique à l'ordonnée 0, sinon on fausse l'impression générale en zoomant - ce qui est une erreur ou une manipulation classique dans beaucoup de médias... Voici le zoom récent]

marché du livre

Globalement, le marché ne se porte pas trop mal : bien sûr, il a baissé de 5 à 10 % depuis la crise, mais un peu moins de 450 millions de livres ont néanmoins été vendus en 2012. On observe une nette hausse depuis les 300 millions vendus annuellement au début des années 1990, même ramenée par habitant :

marché du livre

La production ayant été de 630 millions d’exemplaires (60 % de nouveautés et 40 % de réimpressions), le taux moyen d’invendus est de près de 25 %.

Le tirage moyen est de l’ordre de 7 000 exemplaires, et il est en baisse régulière (puisque le nombre de nouveautés a quadruplé…).

Il y a eu environ 700 000 références différentes vendues au moins une fois en 2012. Pour information, il y a environ 130 millions de titres sur la planète selon Google.

À cela, s’ajoutent 300 millions de prêts en bibliothèques.

Voici la répartition des ventes :

marché du livre

et le détail pour les passionnés :

marché du livre

En terme de dynamique d’évolution :

  • les livres pour la jeunesse, la bande dessinée et les livres pratiques ont le vent en poupe ;
  • la littérature et les sciences humaines sont stables
  • les dictionnaires, les encyclopédies, les livres scolaires et les ouvrages scientifiques, techniques et juridiques ont les moins bon résultats.

Le palmarès 2012 des ventes a été le suivant :

marché du livre

marché du livre

Le marché du livre représente 4,5 Md€ :

marché du livre

Environ 430 M€ de droits d’auteurs sont reversés aux auteurs.

Voici l’historique long du Chiffre d’Affaires des éditeurs :
marché du livre

marché du livre

Environ 25 % des ventes sont des livres de poche, représentant 13 % du chiffre d’affaires des éditeurs.

Le livre numérique ne représente toujours que 2 % du chiffre d’affaires des éditeurs – environ 2 millions d’exemplaires ont été vendus en 2012.

Environ 17 % des ventes sont des traductions, des langues suivantes :

marché du livre

Et voici les pratiques des français :

marché du livre

marché du livre

marché du livre

“La diminution du nombre de forts et moyens lecteurs continue tandis que la part de faibles lecteurs augmente (53 % des Français déclarent « lire peu ou pas du tout de livres » en 2008). Par ailleurs, « chaque nouvelle génération arrive à l’âge adulte avec un niveau d’engagement inférieur à la précédente, si bien que l’érosion des lecteurs quotidiens de presse et des forts lecteurs de livres s’accompagne d’un vieillissement du lectorat ». Ainsi, entre autres exemples : en 1997, 83 % des 15-24 ans avaient lu au moins un livre dans les 12 derniers mois (dont 20 % de forts lecteurs) ; en 2008, ils ne sont plus que 78 % dans cette tranche d’âge (dont 15 % de forts lecteurs). (Source)

Dans le prochain billet, nous nous intéresserons au prix du livre

Sources : Syndicat National de l’Édition et Rapport Gaymard de 2009.

 

 

 

 


Tag(s) : #LIVRES
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