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COMMENTAIRE DU FIGARO
SUR PSA AULNAY
REPRIS SUR
LE BLOG DE JACQUES TOURTAUX

http://www.lefigaro.fr/social/2012/07/12/09010-20120712ARTFIG00631-aulnay-un-site-socialement-explosif.php

 

 

    PSA : Aulnay, aux mains des ultras de la CGT

    Mots clés : 

    Par Cyrille Pluyette Mis à jour le 12/07/2012 à 21:41 | publié le 12/07/2012 à 20:14 L'annonce de la fermeture, prévue pour 2014, de l'usine PSA d'Aulnay a déclenché la levée de boucliers des syndicats.
    L'annonce de la fermeture, prévue pour 2014, de l'usine PSA d'Aulnay a déclenché la levée de boucliers des syndicats. Crédits photo : JACKY NAEGELEN/Reuters

    • INFOGRAPHIE - Les premières déclarations des syndicats à l'annonce de la fermeture du site laissent présager d'un long bras-de-fer avec la direction.

     

    Le site d'Aulnay en Seine-Saint-Denis, où l'ambiance est explosive, va-t-il s'embraser socialement? C'est la question qui inquiète tant la direction que le gouvernement, ainsi que la plupart des syndicats du groupe. Tous redoutent qu'un comportement jusqu'au-boutiste de la CGT menace la reconversion d'Aulnay.

     

    Les premières déclarations de Jean-Pierre Mercier, le représentant du syndicat pour l'usine, ne sont pas de nature à les rassurer. «Philippe Varin nous a déclaré la guerre, nous allons lui faire la guerre», a-t-il martelé, précisant que les salariés allaient «organiser la lutte» qui «démarrera en septembre». «On est une bombe sociale, une bombe politique, et ça, on va l'utiliser», a-t-il clamé, devant des centaines d'ouvriers de l'usine, affirmant «ne pas croire à une reconversion du site».

     

     

     

     

     

     

    Le très médiatique syndicaliste s'était fait connaître à l'été 2011, en dévoilant un document interne qui prévoyait la fermeture d'Aulnay. Il est d'autant plus virulent qu'il possède une double casquette. Après avoir été le porte-parole de Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte ouvrière à l'élection présidentielle, il s'est présenté sous la bannière du parti trotskiste aux élections législatives en Seine-Saint-Denis, où il a réalisé 0,72 % des voix au premier tour, prônant «l'interdiction des licenciements».

    L'usine comptait au total 7 candidats LO aux dernières élections législatives.

     

     

    Outre la direction du site, Jean-Pierre Mercier a également dans son collimateur Arnaud Montebourg, qu'il a accusé récemment de s'être fait «rouler dans la farine» par la direction. «Le gouvernement a laissé PSA faire son annonce comme il le voulait et au moment où il le voulait», se montrant «passif», alors «qu'il a les moyens» de faire pression, a-t-il ajouté.

     

    La ligne du représentant de la CGT n'est pas non plus appréciée par les autres syndicalistes. «La tension est extrêmement vive sur le site. Si tout explose, cela accélérera la fermeture du site et compliquera la recherche de solution pour le réindustrialiser avec tous les acteurs concernés», estime Anne Valleron, déléguée centrale CFE-CGC.

     

    «Le gros problème d'Aulnay, c'est la CGT LO», renchérit un autre responsable syndical, qui accuse ce syndicat «d'être dans le rapport de force» et de recourir à des méthodes «dures» et «extrémistes». «Si le vrai syndicalisme l'emporte sur la politique de LO, peut-être qu'il y aura moins de casse que prévu», espère un représentant FO.

     

     

     

    Même position du côté de la direction. «Ces syndicalistes sont extrêmement difficiles, tout ce qu'ils veulent, c'est la casse, comme le souhaitait la CGT du site Continental de Clairvoix», désormais fermé, souligne une source interne, qui estime que «l'entreprise à une grande tradition de dialogue social, y compris avec la CGT».

     

    Toute la question est maintenant de savoir si cette organisation, «qui met en porte-à-faux» la CGT, «sera capable de mobiliser les salariés cet été».

     

     

    Officiellement, ce n'est pas parce que les relations avec les syndicats sont plus tendues à Aulnay qu'à Poissy que le site de Seine-Saint-Denis est sacrifié au profit de celui des Yvelines. Mais le climat social dans l'usine d'Aulnay, qui a connu de grandes grèves dans les années 1980 et en 2007, en pleine campagne présidentielle, n'a pas arrangé les choses.

     

    Au cabinet d'Arnaud Montebourg, on veut espérer «que Jean-Pierre Mercier acceptera de discuter et qu'il ne partira pas bille en tête. Car à un moment, les salariés vont vouloir que l'on trouve des solutions d'emploi, plus que l'affrontement». Le ministère compte aussi discuter avec les dirigeants de la CGT.

     

    Source : Patrice BARDET

      

    Tag(s) : #Lutte de Classe
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