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TEXTE REPRIS

de

Sauvons l'Ecole

«Base élève»,

le fichier qui rend les profs indisciplinés

dans Marianne

 

 

Bientôt les élèves auront une puce à l'oreille dans laquelle toutes les informations les concernant seront inscrites? Pas encore, mais le fichage qui existe déjà dès le primaire pose la question du droit au respect de l'intimité. Des profs mènent déjà le combat face au Ministre. nbsp;e 30 mars dernier, deux directeurs d’école primaire ont été démis de leur fonction pour avoir refusé de remplir le fichier « Base Elève ». Appartenant au mouvement de « Désobéissance civile », très en vogue à l’Education Nationale, ils font jouer « l’objection de conscience » au nom de leur « devoir de protection des élèves ». Concrètement, que reprochent-ils à ce registre compilant des informations sur tous les enfants dès leur entrée au CP ?

 

 

Expérimenté dans certaines académies depuis 2005, il est censé permettre la gestion administrative et le suivi pédagogique des élèves. Louable intention qui répond à une exigence de partage des informations entre les différents acteurs qui interviennent dans la scolarité des élèves : les directeurs d’école remplissent donc ce fichier qu’ils transmettent aux maires (au titre, notamment, de son rôle de contrôleur de l’obligation scolaire) et au ministère.

 

En 2008, Xavier Darcos, le ministre de l’Education Nationale avait lui-même qualifié ce fichier de « liberticide ». Il faut dire qu’à l’origine, il comportait des données pour le moins sensibles : la religion pratiquée par l’enfant, le pays d’origine de ses parents ou la langue parlée au domicile. Autant d’informations permettant de dresser le profil « ethnique » des élèves. Et, surtout, d’apporter des informations susceptibles de localiser les familles sans-papiers. Sous l’impulsion du ministre, un texte expurgé de ses éléments les plus controversés a donc été publié en octobre 2008 et mis en application à la rentrée scolaire 2009.

Mais cette nouvelle version continue de susciter des inquiétudes tant du côté des fonctionnaires de l’Education Nationale, que des parents d’élèves, des associations de défense des Droits de l’Homme et même de… l’ONU ! En France, l’autorité française chargée de veiller au respect de la vie privée en matière de fichier informatique, la CNIL, n’a rien trouvé à redire. Contactée par Marianne2.fr, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés n’a pas souhaité y revenir. Pourtant, en juin dernier, le comité des Droits de l’Enfant de l’ONU, lui, a vivement rappelé la France à l’ordre.

Près d’un an plus tard, ni le gouvernement, ni le nouveau ministre ne lui ont répondu…

 

 

Tag(s) : #Politique
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