LES ACTES TERRORISTES DES ETATS OCCIDENTAUX

Ce ne sont pourtant pas ni la  la Côte d'Ivoire, ni la Libye, ni la Syrie qui ont attaqué militairement la France, les Etats-Unis ou la Syrie...

Renverser les présidents de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie, de l’Égypte et de la Syrie, assassiner le Guide révolutionnaire libyen : voilà un programme très démocratique.


William Hague, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni, de 2010 à 2014, ayant obtenu alors le titre de premier secrétaire d’État qui avait fait de lui le numéro trois du gouvernement, n’apprend rien au monde lorsqu’il déclare dans un entretien paru le 1er novembre 2014 que les services secrets  (MI6) ont utilisé, comme des mercenaires, les membres de différents groupes terroristes extrémistes – connus pour leurs atrocités – afin de déstabiliser la Syrie et de tenter de renverser le président élu et réélu de la Arabe Syrienne, Bachar Al-Assad : les terroristes islamistes ne sont d’ailleurs que les purs produits des vieilles monarchies féodales, tenues par les mules du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar) qui sont les amies de longue date des mulets capitalistes du monde occidental, principalement des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France.

Comme je l’ai développé dans l’ouvrage La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011), la guerre contre la Libye et la Syrie a commencé, en décembre 2010, en Côte d’Ivoire. Aussitôt après avoir semé la zizanie dans ce dernier pays, des manifestations de rues téléguidées ont provoqué, en janvier 2011, en Tunisie, le départ précipité du président Zine el-Abidine Ben Ali, et, en février, en Égypte, celui du président Hosni Moubarak.

Une fois déstabilisées la Côte d’Ivoire, la Tunisie et l’Égypte, les trois chefs pitoyables des États-voyous, France, Grande-Bretagne, États-Unis, ont attaqué, dans le même temps – en mars –, la Libye et la Syrie, alors que ces deux pays, pas plus que les trois premiers cités, n’avaient jamais manifesté la moindre volonté de s’en prendre, d’une façon ou d’une autre, à l’un de ces États-voyous qu’une politique et une économie agressives, menées de par le monde depuis des décennies, ont conduits à un endettement jusqu’au cou et à une terrible régression des conditions de vie des populations française, britannique, états-unienne.

Après que les troupes guerrières de leurs pays respectifs se fussent coltinées les djihadistes en Afghanistan, ces chefs pitoyables n’ont reculé devant rien, allant jusqu’à pousser les mêmes djihadistes – ayant survécu à leurs expéditions guerrières – contre les peuples libyen et syrien pour obtenir l’assassinat de deux personnes qui les gênaient considérablement dans leurs courtes vues, à savoir Muammar Gaddhafi et Bachar Al-Assad, et pour imposer l’établissement de la propriété privée des moyens de production et d’échange dans la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste et l’ancrage du système capitaliste de type occidental dans les affaires de la République Arabe Syrienne.

À lire ceci : « Se référant aux crimes de guerre abominables de ISIS, en particulier ceux contre les citoyens occidentaux, William Hague a ajouté que son ministère ne pouvait pas poursuivre ses contacts réguliers avec l’État soi-disant islamique en raison de l’aversion croissante du public contre les insurgés ISIS en Europe et aux États-Unis. » [Réseau International, article « William Hague : Nous avons travaillé avec les terroristes islamistes dans l’espoir de renverser Assad », 2 novembre 2014. Note FP : ISIS (en ) ou EIIL (en français), est l’État Islamique en  et au Levant.] En matière de « crimes de guerre abominables », Mr Hague devrait balayer devant sa porte. Après s’être acoquiné avec le pitre Nicolas Sarkozy et le piètre Barack , il n’a reculé devant aucune ingérence criminelle dans les affaires intérieures des autres États ni devant aucun massacre.

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Le 28 juillet 2011, au mépris de la souveraineté du peuple libyen, il déclarait que le CNT (Conseil National de Transition) était le seul représentant légitime de la Libye et invitait les traîtres à leur pays à occuper l’ambassade de Libye au Royaume-Uni ; un CNT qui, comme chacun(e) sait, a été bricolé en France par un Polichinelle (BHL), sans mandat électif d’aucune sorte, mais qui a manipulé et traité comme un valet, en faisant de l’Elysée son arrière-boutique, le président Nicolas Sarkozy.

L’ancien ministre des Affaires étrangères, ainsi que le Premier ministre de la monarchie britannique, David Cameron, le président de la fausse république, Nicolas Sarkozy, et son Polichinelle BHL, le président du conglomérat d’États hétéroclites, , et sa harpie Hillary Clinton, doivent répondre de leurs décisions criminelles devant un tribunal de l’Union Africaine, pour la Libye, et devant un tribunal de pays arabes (de la Bande de Gaza en Palestine par exemple ?), pour la Syrie.

Les chefs criminels de guerre des trois États occidentaux qui se trouvent au Conseil de sécurité de l’ONU (Organisation des Nations Unies), qui ont donné les ordres à leurs  de mettre à feu et à sang la Libye et la Syrie, de bombarder, lâchement depuis une haute altitude, les peuples de ces pays, doivent être – puisque tel est le mot qu’ils utilisent pour les chefs d’État qui n’ont pas l’heur de leur plaire – punis !

Qu’ils aient donné les ordres, à leurs troupes spéciales sur le terrain et aux Libyens collabos, de maltraiter Muammar Gaddhafi, dans le cas où il serait arrêté, de le lyncher en lui faisant subir les actes les plus odieux que puisse commettre une horde armée jusqu’aux dents à l’égard d’un être humain seul et sans , ne fait aucun doute.

Mais ce que ces chefs minables n’ont pas su voir plus loin que le bout de leur nez, c’est que Muammar Gaddhafi a été, demeure et restera le symbole de l’État des masses qui a su faire face aux dictatures bourgeoises française et anglo- saxonne durant 42 années.

Qu’ils aient donné les mêmes ordres, à leurs militaires et aux Syriens de l’étranger, d’assassiner Bachar Al-Assad, dans le cas où il serait leur prisonnier, ne fait aucun doute, non plus. Bachar Al-Assad les gêne considérablement pour l’extension de l’appropriation privée des moyens de production et d’échange.

L’ex-numéro 3 du gouvernement britannique, William Hague, devrait bien se mettre, dans son petit crâne d’homme propret qui a des flots de sang sur les mains, ceci : si l’aversion du public contre les insurgés ISIS est croissante, en Europe et aux États-Unis, parce que entretenue par les mouchards et les serfs des médias-poubelles, l’aversion du public contre les ex-chefs et chefs d’État occidentaux, aux allures de petits dictateurs menteurs, voleurs et assassins, est encore plus grande et croît à la vitesse des bombes qui sont tombées sur la Libye et qui tombent encore sur les populations africaines et arabes.

Pour une présentation du livre cité : http://francoisepetitdemange.sitew.fr