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Les médias français et les évènements d’Ukraine

 

Comme du temps de la Propaganda Abteilung et du « Pariser Zeitung »

 

par Jean LEVY 

 

Les médias français, radios, télés et journaux, à l’image du gouvernement « socialiste », se sont rangés, sans l’ombre d’une hésitation, dans le camp des insurgés de Kiev.

 

Ils déversent à longueur de journée « reportages » d’envoyés spéciaux, analyses de « spécialistes », commentaires et images à la gloire de « l’opposition » comme ils disent, présentée comme  le « peuple » ukrainien en lutte pour la liberté, le droit, face à la dictature sanglante, du pouvoir « inféodé à Moscou ». Les « manifestants » seraient donc des civils pris sous le feu d’une police, qui assassine froidement une foule pacifique et désarmée.

 

Cependant, il est difficile de cacher entièrement la réalité. Aussi, nous apprenons que cette foule « désarmée » a pris d’assaut des ministères, fait usage d’armes à feu, incendié des bâtiments publics, tiré sur ce qu’en France on nomme « les forces de l’ordre », qui comptent dans leurs rangs nombre de tués et de blessés, fait prisonniers des dizaines de policiers. Et que les dizaines de victimes (on cite le chiffre de 60) de la journée du 19 février sont tombées à la suite d’une tentative des insurgés de s’emparer du Parlement…

 Kiev (Ukraine), mercredi. Les manifestants pro-européens ont érigé des barricades sur la place de l'Idépendance, ou place Maidan, redoutant de nouveaux assauts des forces anti-émeutes. 

Les médias ne sont pas à une contradiction près.

 

Par contre le silence est total sur l’engagement politique de la partie la plus agressive des « manifestants », cette « foule » pacifique qu’on nous disait atteindre des « centaines de milliers » sur cette fameuse place Maïdan, il y a encore quelques semaines,  et réduite aujourd’hui à « quelques milliers », selon les mêmes sources.

une charge de manifestants. 

21h36 : 

Le silence des médias est total sur cette question. Qualifiés au mieux « d’extrémiste », il ne s’agirait, selon « nos » journalistes, que d’individus isolés. Leurs actes de guerre sont glorifiés. Le nom même des partis (pourtant représentés au Parlement) auxquels ces « extrémistes » sont affiliés, n’est jamais prononcé « Svoboda » est l’un d’eux. Jugés de « nationaliste », c’est pourtant un mouvement qui revendique sa filiation avec les organisations, qui combattaient, les armes à la main, aux côtés de la Wehrmacht, le pouvoir soviétique. Et « Svoboda » est débordé sur sa droite par un mouvement qui se dit héritier des SS hitlériennes, dont il célèbre officiellement le souvenir…

 

En matière de « révisionnisme », le FN et Dieudonné sont des enfants de chœur. Et pourtant ces combattants armés ukrainiens, nostalgiques du national-socialisme, sont systématiquement ignorés par nos médias.
Ils sont devenus des « combattants de la liberté », sponsorisés par télés, radios et journaux.

 

Imaginons un instant un scénario identique à Paris.

 

Des « centaines de milliers » de manifestants place de la Concorde, à deux pas de l’Elysée. Pourraient-ils déjà parvenir su ce lieu proche du pouvoir – et de l’ambassade US - ? Et si malgré tout, la police, un instant débordée, cette foule pourrait-elle s’y maintenir, non des mois, ni des semaines, mais des heures sans que les forces de l’ordre interviennent avec vigueur ?

Et que dire (et que diraient Hollande et Valls, et à leur suite, nos médias, de cette situation ?) si malgré tout l’Assemblée nationale était l’objet d’assauts, des ministères occupés, des CRS faits prisonniers ?

 

Disserterait-on à la télé et à la radio sur une foule pacifique agressée par une police sauvage ? Quelle serait la position du gouvernement si, sur cette même place de la Concorde des parlementaires russes et chinois assuraient les manifestants de leur solidarité et que Moscou et Pékin s’offrent en «  médiateurs » tout en décrétant des sanctions contre le Préfet de police et des commandants de CRS ?

 

Inimaginable, bien sûr.

 

Et pourtant c’est ce qui se passe en France aujourd’hui, vis-à-vis de l’Ukraine : l’ingérence ouverte du gouvernent Hollande dans les affaires intérieures d’un Etat souverain.

 

C’est la meute hurlante des médias français qui se placent, sans nuance, dans le camp des rebelles ukrainiens, nostalgiques de l’ère hitlérienne.

 

  • Une de «Libération»

    Libération
    21 février 2014

  • Une de «Le Parisien»

    Le Parisien
    21 février 2014

  •  
Voilà où nous en sommes en France aujourd’hui : un pouvoir dépendant de Washington et de Bruxelles, comme l’était l’Etat dit français vis-à-vis de Berlin, durant les années noires de l’Occupation, avec des médias aux ordres qui en remontreraient au Pariser Zetung et à ceux de la Collaboration soumis à la Propaganda-Abteilung

 

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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