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M'PEP

 

Intervention de Michèle DESSENNE
à la Conférence nationale des comités
pour l’abrogation du TSCG
et la résistance aux politiques d’austérité,
Paris, 1er déc. 2012.

Michèle Dessenne est membre du comité de Montreuil (93)

et porte-parole nationale du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

 

Je participe au comité de Montreuil, ville encore populaire de Seine-Saint-Denis, qui réunit à la fois des militants politiques, des syndicalistes et des citoyens mobilisés contre la paupérisation de l’hôpital intercommunal, de l’Education nationale, des services publics et la montée du chômage.

 

Je voudrais aussi vous dire pourquoi le M’PEP est engagé depuis cet été, dans la mobilisation contre le TSCG et dans les comités locaux qui se sont constitués. Plusieurs militants de notre Mouvement participent aujourd’hui à cette réunion nationale en tant que délégués de leur comité.

 

Le M’PEP est radicalement engagé contre l’Union européenne et sa monnaie unique qui constituent des piliers de l’ordre néolibéral, au même titre que le FMI, la Banque Mondiale, l’OMC, la BCE, l’OTAN.

 

Après la perte de souveraineté du peuple sur la politique monétaire avec le Traité de Maastricht en 1992, le TSCG le prive désormais de sa souveraineté budgétaire. Les objectifs sont clairs : mettre sous tutelle le pays, faire payer à la classe ouvrière, aux salariés en général, le prix de l’accumulation des bénéfices et du capital en faveur de la classe possédante mondiale. Mettre à genoux les travailleurs par le chantage à l’emploi, en organisant notamment la désindustrialisation, et par la mise en œuvre d’une politique d’austérité.

 

Face à ce rouleau compresseur, comment croire encore à une « Europe sociale » alors que l’Union européenne est, clairement, une arme contre la souveraineté nationale, les salariés et les privés d’emploi ?

 

Car son objectif est bien de liquider les avancées issues du programme du Conseil national de la Résistance et des années qui ont suivi la Libération. La complicité des gouvernements français et du Parti socialiste a déjà été démontrée. Services publics, Sécurité sociale sont directement mis en péril. La parution récente d’un projet de directive européenne sur les marchés publics qui prévoit la mise en concurrence du régime obligatoire (dans son annexe 16) en dit long sur ce qui nous menace.

 

L’heure est donc, plus que jamais, à la mobilisation. Nos collectifs anti-troïka sont des outils indispensables aux combats que mènent des syndicalistes, des militants politiques et associatifs. Mieux nous organiser est désormais urgent, de manière unitaire, sur des bases claires, car toutes les luttes menées ont un adversaire commun : le capitalisme, l’Union européenne et ses directives notamment.

 

Nous sommes là, aujourd’hui, pour le faire.

Alors oui à la création d’un comité de liaison national et à la mise en œuvre d’actions communes.

 

Résister et construire les conditions d’une transformation sociale et politique passera par une rupture radicale avec l’Union européenne, tous ses traités, l’euro, la BCE. Il s’agit de reconquérir les conditions d’une victoire de la classe ouvrière, de tous les salariés, dans une perspective internationaliste.

 

Voilà pourquoi nous sommes là aujourd’hui, ensemble.

 

Tag(s) : #Europe
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