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Mobilisation pour les retraites :

une analyse de la situation

pour y voir plus clair

Retraites : tous ensemble de plus en plus fort

 

 

L’action s’étend et se renforce partout

 

 

Depuis le 12 octobre, des grèves se poursuivent, d’autres se décident, les actions s’élargissent, se multiplient dans tout le pays.

 

-A la SNCF, les cheminots reconduisent la grève, chez les roulants (conducteurs et contrôleurs), le taux de grévistes est en hausse.

 

-A la RATP, de nombreuses lignes restent mobilisées, des grèves sont reconduites comme sur la ligne B du RER.

 

-Les 12 raffineries  TOTAL de la métropole sont en grève. Le gouvernement a envoyé les forces de répression (vendredi matin) pour libérer les accès de plusieurs dépôts, cela n’a pas entamé le mouvement de grève, au contraire il s’est élargit.

 

-Les routiers ont décidé de se mobiliser aussi à partir de lundi.

 

-Des grèves reconductibles, tournantes, de plusieurs heures, d’une ½ journée… ont lieu dans de nombreux établissements d’enseignement, dans les hôpitaux, à la poste, dans les aéroports, chez Sanofi-Aventis, à Renault Cléon, dans de nombreuses entreprises. Les éboueurs à Paris et à Marseille sont en grève. 46 cantines scolaires à Bordeaux sont fermées…

-Des initiatives aux portes des entreprises, des  mobilisations sous de multiples formes se développent partout chaque jour.

 

Selon un sondage BVA  du 13 octobre dernier,

54% des personnes interrogées sont favorables à une grève générale comme en 1995.

 

Ce samedi 16 octobre plus de 3 millions de personnes ont manifesté

Les jeunes  qui sont entrés dans l’action pour défendre leur avenir étaient très nombreux.

Le mot d’ordre de retrait de la réforme était massif, présent dans tous les cortèges.

 

De plus en plus les salariés expriment la nécessité, la volonté d’agir tous ensemble, de plus en plus fort pour contraindre Sarkozy et le capital à reculer.

Cette exigence d’élever la lutte de plus en plus largement, ensemble partout, a conduit les centrales syndicales à appeler à une nouvelle journée de grèves et de manifestation le 19. Les salariés savent qu’il faudra aller plus loin.

Ils ont de plus en plus conscience qu’au-delà de la réforme des retraites, si  on ne le stoppe pas, Sarkozy avec le capital va pousser de plus en plus loin l’exploitation du peuple.

 

Quelle la question posée aujourd’hui ?

 

Réforme des retraites, réductions drastiques des dépenses publiques dans le budget 2011, plan choc de la Sécurité Sociale pour faire payer  encore plus les malades, blocage des salaires,  casse de l’enseignement public, achèvement des privatisations (EDF – Poste – SNCF) – nouvelle mouture du rapport de la commission Attali qui préconise d’aller encore beaucoup plus loin sur toutes ces questions…

 

Toutes ces réformes, ces mesures, visent un seul et même objectif : franchir une nouvelle étape pour abaisser  le « coût du travail » pour le capital.

Il s’agit  de dégager de plus en plus le capital de tout paiement sur les richesses produites par les salariés. Le capitalisme ne connaît qu’une chose, le profit maximum. Il ne veut plus rien payer. Les salariés, les jeunes, les retraités, les chômeurs doivent payer. Il faut supprimer tous les acquis sociaux.

« Compétitivité » revient régulièrement dans les discours officiels. C’est pour répondre à l’exigence de « compétitivité » du capital que Sarkozy doit mener de front cet ensemble de « réformes » et mesures antisociales.

 

Exiger le retrait de la réforme des retraites

 

Il y a de l’argent, beaucoup d’argent (en 2009, 922 milliards de richesses produites par les salariés, 172 milliards de niches fiscales en faveur des entreprises… voir nos articles ici).

Cet argent est accaparé par le capital. Il faut lui reprendre par la lutte.

 

François Chérèque appelle le gouvernement à ouvrir le dialogue pour élaborer une bonne réforme ?

Une bonne réforme pour lui c’est augmenter le nombre d’années de cotisations (adopté par le congrès de la CFDT) c'est-à-dire élever de fait l’âge de la retraite.

Quelle différence avec Sarkozy ?  Dire qu’il faut une autre réforme, que Sarkozy doit « négocier  une autre réforme », c’est aller sur le terrain du capital pour « négocier » jusqu’où doivent aller les reculs pour le peuple.

 

Il n’y a pas de problème des retraites, il y a en France de quoi payer les retraites, la Sécurité  Sociale, les dépenses publiques.

C’est pourquoi nos retraites ne sont pas négociables.

 

La vérité sur la politique du PS

- Martine Aubry secrétaire du PS jeudi soir chez Arlette Chabot, a expliqué qu’elle ferait tout pour revenir au pouvoir avec ses alliés en 2012. Pourquoi faire ?

 

A propos des retraites : elle est prête à une concertation avec Sarkozy pour remettre à plat la réforme et voir dans les mesures quelles sont les bonnes et les mauvaises. Elle confirme que le PS est pour l’allongement de la durée des cotisations « on sait qu’il faudra travailler plus longtemps », elle est aussi pour l’augmentation des cotisations. (c’est ce qu’elle appelle la liberté individuelle de partir ou non à la retraite à 60 ans !). Elle est pour la suppression des régimes spéciaux.

- Jean-Marc Ayrault président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale et maire de Nantes : « il faut qu’une discussion s’ouvre avec les partenaires sociaux sur la base du projet actuel. Tout n’est pas forcément à rejeter ».

On lit dans « Le Monde » un article signé Manuel Valls et Jean-Paul Huchon président du Conseil régional Ile de France :

« Une augmentation de la TVA en substitution d’une part des charges sociales payées par l’employeur pourrait améliorer sensiblement la compétitivité de certains secteurs industriels… baisser le coût du travail ».

A Marseille où les salariés du port sont en grève, les responsables  socialistes «  demandent à la CGT de mesurer les dégâts causés à l’économie ».

 

Tout pour le capital.

 

Normal.  Ils sont comme Sarkozy  pour  préserver les intérêts du  capital.

 

Seule la méthode diffère légèrement.

Il ne faut pas se laisser duper, détourner par toutes les manœuvres politiciennes qui vont s’accentuer à l’approche de 2012 dans le but de récupérer le mécontentement, le mouvement social. C’est l’alternance au pouvoir pour continuer la même politique, qui aggravera la situation peuple.

Seule la lutte clairement anticapitaliste, de plus en plus large, de plus en plus forte et déterminée et tous ensemble peut les faire reculer. C’est la seule alternative possible.

Il faut continuer à développer l’exigence, en bas dans les entreprises, pour bousculer ceux qui freinent la lutte ? Il faut reprendre au capital ce qu’il nous vole.

 

source : « site communistes »

repris par le  blog

EL DIABLO

Tag(s) : #Lutte de Classe
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