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Canaille le Rouge

fait le point

sur la grève dans la distribution de la presse périodique

 

 

Ci dessous un article de "Rue89"expliquant ou du moins tentant de le faire d'une façon pseudo objective le conflit sur la distribution de la presse périodique dans la période.

 

Publier ce texte n'est pas le cautionner loin s'en faut mais la parole d'un patron en colère est souvent plus révélatrice qu'une déclaration ampoulée à la sortie d'une réunion statutaire ou d'une négociation.

 

Le vocabulaire volontairement provocateur de Rue89 est aussi laissé, il montre la considération qu'on certains plumitifs pour ceux qui pourtant font connaître ce qu'il déjectent sur le papier.

 

Certes il y avait le moyen de sélectionner mais il semble encore plus intéressant de laisser brut de décoffrage la parole patronale, en particulier les conditions statutaires "trop" avantageuses des ouvriers du livre.

 

Juste un mot avant de vous laisser poursuivre. La directrice (A-M Couderc), qui mène les opérations contre les ouvriers de la distribution de la presse est, ex jeune louve de la chiraquie recyclée fa#zienne, l'ancienne députée RPR du 13ème. Une des "jupettes". Cooptée par les patrons de presse comme Dassault Bolloré Lagardère et autres, une personnalité si délicate qu'elle arrivait à faire passer Toubon qui occupait le siège de l'autre circonscription de l'arrondissement  pour un démocrate de progrès tant elle était d'une brutalité certaine.

 

Sa défaite fut saluée de façon festive dans le 13ème (Juppé entre temps avait filé en zone sud) même si l'élection de son remplaçant le très droitiste du PS (quel tautologie!!) Le Guen, n'a pas soulevé d'enthousiasme les personnel du CHU (et pour cause) ni les postiers et les cheminots qui l'avaient affronté au point de le secouer un peu tant sa volonté de livrer les terrains public au promoteurs en faisait un socialiste d'avant garde. 

Pourquoi les journaux n'arrivent plus dans vos kiosques

Par NOLWENN LE BLEVENNEC | Rue89 | 13/12/2010 | 19H45

Ce mardi, pas de quotidiens. Le samedi, c'est le Elle qui manque à l'appel. Le lundi, les programmes télé, et le jeudi, ce sont les news qui jouent l'arlésienne. La presse papier évoque peu ce conflit, par peur des représailles.

 

 

Il porte sur la restructuration de SPPS, filiale déficitaire de Presstalis qui distribue les journaux à Paris et petite couronne (onze communes limitrophes). Anne-Marie Couderc, directrice générale de Presstalis, veut fermer la partie magazine non-concurrentielle. Jamais de la vie, disent les syndicats.

Pour faire plier la direction, les ouvriers du Livre se sont mis en grève, il y a deux semaines. Depuis, ils organisent l'assèchement des kiosques en périodiques et magazines (les quotidiens ne sont pas encore concernés). Les syndicalistes s'attaquent quotidiennement aux plans de secours mis en place par Presstalis.

Le dépôt de Versailles saccagé

Il y a dix jours, un commando a tenté de bloquer un dépôt de presse à Sarcelles (Val-d'Oise), mais les forces de l'ordre sont intervenues et ont procédé à des interpellations, suivies pour certaines de placement en garde à vue.

 « Nous récupérons le papier qui nous appartient. Cela nous semble normal », explique Marc Norguez, secrétaire général du SGLCE-CGT (syndicat du Livre).

« Le réseau est en train de mourir »

Pendant ce temps, la « filière » commence à manquer d'air. Un kiosquier du XXe arrondissement de Paris :

« Depuis lundi, je n'ai plus rien. Mon chiffre d'affaires fond et si cela continue, je ne survivrai pas plus d'un mois. Ce qui m'énerve, c'est que certains de mes collègues sont livrés par Presstalis et que je ne le suis pas. Le réseau est en train de mourir. »

Vincent Beaufils, directeur de la rédaction du magazine économique Challenges :

« Au début, j'était inquiet, puis agacé. Cette semaine, cela me pose un vrai problème parce que nous publions notre deuxième best-seller de l'année, sur la cote des diplômes. »

Ce qui se joue dans ce conflit, c'est l'avenir de la SPPS et de ses salariés. Cette année, l'entreprise enregistre un déficit de 24 millions d'euros. « Cela fait quand même 2 millions d'euros par mois », calcule Stéphane Bribard, porte-parole de Presstalis.

« Le statut social intouchable et avantageux des ouvriers »

Les raisons de cette catastophe financière ? Selon Marc Norguez, les éditeurs sont en partie responsables :

« Réunis en coopératives, ils fixent eux-mêmes leurs prix de distribution. Les barêmes sont déraisonnables compte tenu du fait que la mise en place des journaux sur Paris est plus coûteuse en termes de transports et de besoins humains. »

Stéphane Bribard, porte-parole de Presstalis, répond :

« Ce déficit sur Paris est lié au surcoût qui vient avant tout du statut social des ouvriers du Livre, intouchable et beaucoup trop avantageux. S'ils avaient bien voulu abandonner ce statut, nous n'aurions pas eu à faire une réforme aussi lourde. »

La direction s'apprête à suivre les recommandations du rapport Mettling, qui préconise une sous-traitance de la distribution parisienne des magazines par des entreprises spécialisées dans la logistique (pourquoi pas Geodis, mais rien n'est décidé). Le porte-parole de Presstalis déclare :

« Nous garderions les quotidiens dans le giron de Presstalis, car nous sommes les seuls à assurer leur distribution et avons donc moins besoin d'être compétitifs. »

Garder la moitié des ouvriers

Ce plan s'accompagne, selon les syndicats, du licenciement de 225 emplois sur 288 (184 ouvriers + 104 cadres). La SGLCE-CGT ne fait pas que cogner. Elle propose des contre-projets à répétition, que la direction trouve « intéressants », sans plus. Selon Marc Noguez :

« Nous avons optimisé l'organisation du travail. Nous souhaitions conserver 136, puis 128 ouvriers… Lors de la dernière réunion, nous avons proposé de garder un dépôt sur les deux dont nous disposons actuellement et 122 ouvriers sur les 225. »

Selon lui, ce projet permettrait de réduire le déficit de 50%, à 11 millions d'euros. « Seulement » 2 millions d'euros de plus que celui de la direction.

Pour convaincre la direction, les ouvriers du Livre disent pouvoir encore tenir la grève quelques jours, « grâce à la solidarité de nombreux ouvriers des imprimeries et des sièges éditoriaux, qui se sont engagés à donner une journée de salaire afin d'aider leurs camarades ».

Et le mouvement pourrait s'enflammer dès ce lundi soir. Si un accord n'a pas été trouvé, les syndicalistes envisagent de s'attaquer à la distribution des quotidiens.

Vous noterez ce sont les syndicalistes qui "s'attaquent",

pas les patrons qui pourtant agressent les salariés à coup de

démantèlement des garanties sociales

 

Tag(s) : #Pages d"écriture
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