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L'acte solidaire le plus efficace
pour aider le peuple d'Haïti :

l'annulation de la dette d'Haiti
envers la France, Banque Mondiale et le Fond Monetaire Internationale
et autres créanciers

Haiti-capt.sge.jdi06.131007045109.photo00.photo.default-512.jpg  PETITION POUR L'ANNULATION DE LA DETTE 

Auteur : Garandel Hervé
Gare Roza
97139 Les Abymes
Guadeloupe / France

L'ouverture de cette pétition via le site "mesopinions.com" nécessitant un nom propre je m'engage en tant que citoyen du monde , a redonner a des juridictions plus compétentes que ma personne ( avocats ,cours pénales, associations tel que le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) etc ) le résultat de ces signatures afin qu'une véritable juridiction soit mise en place sur l'annulation de cette dette qui a commencé en 1825 envers la France et qui dès le début a été contraire à la déclaration universelle des droits de l'homme de 1789 plongeant Haiti (première république indépendante de population majoritairement noire en 1804) dans une impossibilité d'être une nation totalement libre et indépendante .
La totalité de la dette publique extérieure d’Haïti est un cas typique de dette odieuse et doit être annulée de suite sans conditions.
Justice doit être rendu

A l'attention de :
Banque Mondiale(BM) ,
Fonds Monetaire Internationale (FMI) ,
Etat Francais
et autres nations ou personnes créantieres

PÉTITION
POUR L'ANNULATION DE LA DETTE EXTÉRIEURE D'HAÏTI ENVERS LA BANQUE MONDIALE , LE FOND MONÉTAIRE INTERNATIONAL , LES ÉTATS (LA FRANCE PARTICULIÈREMENT) ,ET AUTRES CREANTIERS COMME LES ORGANISMES PRIVES OU LES INSTITUTS FINANCIERS INTERNATIONAUX QUI NE SONT PAS SANS SAVOIR QUE LES DETTES ONT ÉTÉ CONTRACTES EN DÉPIT DES DROITS DE L'HOMME OU EN FAVEUR DE RÉGIME DICTARORIAUX QUI ONT ÉTÉ PRÉSENT EN HAÏTI.

JE SIGNE :
 
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Pour comprendre la légitimité de cette pétition ( encore plus aujourd'hui suite au séisme du 12 janvier 2010 qui a touché Haîti)
lire l'article du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) le 16 Janvier 2010 rédigé par Sophie Perchellet, dont nous publions des extrait :
« L’une des plus grandes opérations d’aide de l’histoire » risque fort de ressembler à celle de l’après tsunami de 2004 sauf si un modèle de reconstruction radicalement différent est adopté.
L’ampleur du désastre et la détresse de la population stimulent la solidarité internationale qui suit heures par heures l’évolution de la situation.

Aujourd’hui donc, on s’intéresse à Haïti. Pourtant, de tous les commentaires, aucun ne va au-delà du terrible tremblement de terre. On nous rappelle précipitamment que c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète mais sans nous en expliquer les causes. On nous laisse croire que la pauvreté et venue comme ça, que c’est un fait irrémédiable : « c’est la malédiction qui frappe ». Il est indiscutable que cette nouvelle catastrophe naturelle entraîne des dégâts matériels et humains tout autant considérables qu’imprévus. Une aide d’urgence est donc nécessaire et tout le monde est d’accord sur ce point. Pourtant, les Haïtiens n’ont pas attendu le séisme pour avoir de réelles difficultés à l’accès à l’alimentation, aux soins médicaux, aux infrastructures sanitaires, aux logements …

S’il est un fait, c’est que
la pauvreté et la misère dont les causes sont prévisibles, ne trouvent pas leurs sources dans ce tremblement de terre.

ll faut reconstruire le pays parce que celui-ci a été dépossédé de ses moyens de d’abord se construire.

Haïti n’est pas un pays libre ni même souverain
. Ses choix de politique intérieure sont appliqués par un gouvernement qui exécute des ordres venus de l’extérieur du pays.

Durant de longues décennies au XXe siècle, soit ce pays a connu des périodes d’instabilités politiques, soit il a appartenu aux créanciers qui appuyaient un régime dictatorial.

Haïti est traditionnellement dénigré et souvent dépeint comme un pays violent, pauvre et répressif dans le meilleur des cas.
Peu de commentaires rappellent la bataille et le symbole de l’Indépendance acquise de haute lutte en 1804 contre les armées françaises de Napoléon.
Il est vrai qu’à l’époque, il valait mieux taire cet événement et cet affront afin de ne pas détériorer l’image si digne de la France et de contenir le risque de contagion aux autres colonies.

S’il est indispensable de revenir sur l’émancipation du peuple haïtien, c’est parce qu’en échange de cette double révolution, à la fois anti-esclavagiste et anti-coloniale, le pays a hérité de « la dette française de l’Indépendance » correspondant à 150 millions de francs or (soit le budget annuel de la France de l’époque).
En 1825, la France décide que « Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue verseront à la caisse fédérale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d’année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de cent cinquante millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité. Nous concédons, à ces conditions, par la présente ordonnance, aux habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue, l’indépendance pleine et entière de leur gouvernement

Cela équivaut à environ 21 milliards de dollars d’aujourd’hui.

Dès le départ, Haïti doit payer le prix fort, la dette sera l’instrument néo-colonial pour entretenir l’accès aux multiples ressources naturelles de ce pays (comme le café).

Les annonces actuelles du gouvernement français d’œuvrer pour l’annulation totale de la dette d’Haïti envers les créanciers du Club de Paris sont les bienvenues et le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) le demande depuis sa création en 1990.
Cela reste insuffisant.
La totalité de la dette publique extérieure d’Haïti est un cas typique de dette odieuse et doit être annulée de suite sans conditions.

La doctrine de la dette odieuse, issue du droit international reconnaît la nécessité de prendre en compte la nature du régime qui a contracté les dettes et l’utilisation qui a été faite des fonds versés. Cela implique une responsabilité directe des créanciers comme les organismes privés ou les IFI.

Si un régime dictatorial est remplacé par un régime légitime, ce dernier peut prouver que les dettes n’ont pas été contractées dans l’intérêt de la nation ou l’ont été à des fins odieuses. Dans ce cas, elles sont frappées de nullité et les nouvelles autorités n’ont pas à les rembourser.

Les créanciers n’ont qu’à se retourner vers les dirigeants de la dictature à titre personnel. Le FMI, la Banque mondiale ou tout autre créancier est tenu de contrôler que les prêts octroyés sont licitement utilisés, surtout s’il ne peut ignorer qu’il traite avec un régime illégitime.

|Le règne des Duvalier succède à l’instabilité en 1957 : il durera jusqu’en 1986, date à laquelle le fils « Baby Doc » est chassé du pouvoir. La violente dictature largement soutenue par les pays occidentaux a sévi près de 30 ans. Elle est marquée par une croissance exponentielle de sa dette.
Entre 1957 et 1986, la dette extérieure a été multipliée par 17,5. Au moment de la fuite de Duvalier, cela représentait 750 millions de dollars et en 2008, elle monte, avec le jeu des intérêts et des pénalités, à plus de 1 884 millions de dollars.
Cet endettement, loin de servir à la population qui s’est appauvrie, était destiné à enrichir le régime mis en place : il constitue donc une dette odieuse. Une enquête récente a démontré que la fortune personnelle de la famille Duvalier bien à l’abri sur les comptes des banques occidentales) représentait 900 millions de dollars, soit plus encore que l’endettement de son pays au moment de son exil.

Selon la Banque mondiale, entre 1995 et 2001, le service de la dette, à savoir le capital et les intérêts remboursés, a atteint la somme considérable de 321 millions de dollars.

Ce qui signifie que toute l’aide financière annoncée actuellement suite au tremblement de terre, est déjà perdue dans le remboursement de la dette !

Selon les dernières estimations, plus de 80% de la dette extérieure d’Haïti est détenue par les Institutions financières Internationales (IFI) qui regroupent le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale (BM).

Indépendamment de la question de la dette, il est à craindre que l’aide prenne la même forme que celle qui a accompagné l’après-tsunami en Asie ou encore l’après-cyclone Jeanne en Haïti en 2004. C’est-à-dire soit des promesses non tenues soit des fonds destinés à enrichir des compagnies étrangères ou privées.
Aujourd’hui, les « généreux dons » proviennent pour la majorité des créanciers du pays.

Plutôt que de faire des dons, il serait préférable qu’ils annulent les dettes d’Haïti à leur égard : totalement, sans conditions et immédiatement.

Les grandes conférences internationales d’un quelconque G8 ou G20 élargi aux IFI ne feront pas avancer d’un iota le développement d’Haïti mais reconstruiront les instruments qui leur servent à asseoir le contrôle néo-colonial du pays.
Au contraire, pour qu’Haïti puisse se construire dignement, la souveraineté nationale est l’enjeu fondamental.
Une annulation totale et inconditionnelle de la dette doit donc être le premier pas vers une démarche plus générale.
Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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