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La zone euro presse Lisbonne
de demander une aide
La zone euro presse Lisbonne de demander une aide
©PhotoParlement européen

par Dave Graham

 

BERLIN (Reuters) - Une majorité des pays de la zone euro et la Banque centrale européenne (BCE) pressent le Portugal de solliciter une aide financière européenne, rapporte vendredi le Financial Times Deutschland.

Sans révéler ses sources, le journal explique que ces pressions sur Lisbonne visent à éviter que l'Espagne, cinquième économie d'Europe, ne soit contrainte à faire de même.

"Si le Portugal sollicite le fonds, ce sera bénéfique pour l'Espagne, car le pays est lourdement engagé au Portugal", explique un responsable du ministère allemand des Finances cité par le quotidien.

 

Le ministère allemand des Finances n'a pu être joint dans l'immédiat au sujet de cet article qui illustre l'inquiétude des membres de la zone euro au sujet d'une possible propagation de la crise financière, malgré la confiance affichée en public.

 

De nombreux analystes estiment que le Portugal va suivre les pas de la Grèce, aidée financièrement en mai, et de l'Irlande, et solliciter à son tour le Fonds européen de stabilisation financière (FESF).

 

Selon une enquête réalisée cette semaine par Reuters, 37 économistes sur les 50 interrogés s'attendent à ce que Lisbonne finisse par demander une aide financière.

 

Une autre étude fait apparaître que l'Espagne inspire bien plus confiance: seuls quatre économistes sur 50 la voient recourir aux financements européens.

Mais les Européens veulent écarter tout risque que cela se produise, parce qu'une aide à l'Espagne pourrait épuiser le filet de sécurité de 750 milliards d'euros constitué par la zone euro, l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

 

LES EUROPÉENS VEULENT RASSURER

(les marchés, bien sûr !)

 

Jeudi, de hauts responsables européens se sont attelés à rassurer les marchés sur la pérennité de la monnaie unique, dont l'avenir fait l'objet de doutes croissants.

Le directeur du FESF Klaus Regling a affirmé jeudi qu'il n'y avait "aucun danger" d'éclatement de la zone euro, reconnaissant toutefois que "la situation est grave".

 

La crise financière irlandaise a fortement préoccupé les investisseurs, ce qui s'est traduit par une flambée du coût de l'emprunt souverain de Dublin, mais aussi de Lisbonne et Madrid, dont les économies sont fragilisées.

Le rendement du titre obligataire portugais à dix ans dépassait 7% vendredi matin et celui de l'emprunt espagnol était supérieur à 5%.

 

L'euro, s'il ne rompt pas, a légèrement plié face au dollar ces dernières semaines, jusqu'à atteindre vendredi un nouveau plus bas en deux mois face au billet vert sur la plateforme EBS, en deçà de 1,3284 dollar.

 

Après la Grèce, soutenue à hauteur de 110 milliards d'euros en mai, l'Irlande s'apprête à recevoir une aide massive dont le montant devrait avoisiner 85 milliards.

Pour ce faire, le gouvernement doit faire adopter au plus tôt son budget, caractérisé par un plan d'austérité de quatre ans visant à réaliser 15 milliards d'économies.

 

Sa tâche s'annonce compliquée car une crise politique a résulté de la débâcle financière et les résultats d'une élection législative partielle dans le comté de Donegal, attendus vendredi, devrait confirmer l'affaiblissement de sa majorité.

 

Jean-Stéphane Brosse et Grégory Blachier pour le service français

Tag(s) : #Europe
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