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Pour "changer", on reprend les mêmes ?

 

Nicolas Sarkozy le 19 novembre

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Mes chers Amis,
 
Le 6 mai 2012, au soir de l’élection présidentielle, j’ai remercié les Français de l’honneur qu’ils m’avaient accordé en me permettant de conduire les destinées de notre pays durant cinq années. Je leur ai dit ma volonté de me retirer de toute activité publique. 

Depuis, j’ai pris le temps de la réflexion après toutes ces années d’activités intenses. J’ai pu prendre le recul indis
pensable pour analyser le déroulement de mon mandat, en tirer les leçons, revenir sur ce que fut notre histoire commune, mesurer la vanité de certains sentiments, écarter tout esprit de revanche ou d’affrontement. 

J’ai pu échanger avec les Français, sans le poids du pouvoir qui déforme les rapports humains. Ils m’ont dit leurs espoirs, leurs incompréhensions et parfois aussi leurs déceptions.
J’ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l’endroit du pouvoir, de sa majorité mais plus largement de tout ce qui touche de près ou de loin à la politique.

J’ai senti chez beaucoup de Français la tentation de ne plus croire en rien ni en personne, comme si tout se valait, ou plutôt comme si plus rien ne valait quoi que ce soit. 

Cette absence de tout espoir si spécifique à la France d’aujourd’hui nous oblige à nous réinventer profondément.

Je me suis interrogé sans concession sur l’opportunité d’un retour à la vie politique que j’avais arrêtée sans amertume et sans regret.

C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique.

Car, au fond, ce serait une forme d’abandon que de rester spectateur de la situation dans laquelle se trouve la France, devant le délitement du débat politique, et la persistance de divisions si dérisoires au sein de l’opposition.

Je suis candidat à la présidence de ma famille politique. Je proposerai de la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité.
Ce vaste rassemblement se dotera d’un nouveau projet, d’un nouveau mode de fonctionnement adapté au siècle qui est le nôtre et d’une nouvelle équipe qui portera l’ambition d’un renouveau si nécessaire à notre vie politique.

J’aime trop la France ; je suis trop passionné par le débat public et l’avenir de mes compatriotes pour les voir condamnés à choisir entre le spectacle désespérant d’aujourd’hui et la perspective d’un isolement sans issue. Je ne peux me résoudre à voir s’installer dans le monde l’idée que la France pourrait n’avoir qu’une voix secondaire.

Nous devons faire émerger de nouvelles réponses face aux inquiétudes des Français, à leur interrogation sur la pérennité de la France, à la nécessité d’affirmer sa personnalité singulière, à la promotion de son message culturel qui est sans doute la plus belle part de notre héritage.

On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective.

Pour construire une alternative crédible, il nous faut donc bâtir la formation politique du XXIème siècle. Je le ferai avec le souci du plus large rassemblement, la volonté d’apaiser les tensions, et en même temps de susciter l’intérêt passionné de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à l’abaissement de la France. Nous aurons besoin de toutes les intelligences, de toutes les énergies, de toutes les bonnes volontés. Il nous faut tourner la page des divisions et des rancunes afin que chacun puisse s’inscrire dans un projet, par nature, collectif.

Je connais les difficultés qui nous attendent. Mais l’enjeu nous dépasse tellement, les perspectives sont si exaltantes, le redressement si nécessaire qu’à mes yeux les obstacles paraissent dérisoires.

Ensemble, par la force de notre engagement, par notre conscience commune de la gravité des enjeux, nous rendrons possible le sursaut dont nul ne peut douter de la nécessité et de l’urgence.

Que chacun soit convaincu de la force et de la sincérité de mon engagement au service de la France.
  
NS
Nicolas Sarkozy promet :
"Si je suis réélu président...

je fêterais ma victoire au café du coin, à Bobigny,..et plus au Fouquet's.

je ne dirais plus au contradicteur "casses-toi, pauv'con" mais "casses-toi, mon camarade"

je ne ferais plus de croisière sur le navire amiral de mon ami Bolotré, mais sur un vélib du dit sieur

je ferais du social pour changer, avec Gattaz comme premier ministre

Je n'irais plus guerroyer en Libye, Kadhafi n'étant plus là pour parler

Je serais le chef d'un parti nouveau : l'UMP

En un mot, je ferais tout pour me "réinventer"
Les Français en frissonnent d'avance

Le retour de Sarkozy

est une mauvaise chose
pour 55% des Français
Par ailleurs, pour deux Français sur trois,
Nicolas Sarkozy n'a pas changé.

Le retour de Nicolas Sarkozy sur la scène politique est une "mauvaise chose" pour la vie politique française pour 55% des Français, 44% d'entre eux jugeant au contraire que c'est une "bonne chose", selon un sondage Odoxa réalisé pour I-Télé et Le Parisien-Aujourd'hui en France.

"Cet accueil bien frais est causé par le rejet massif des sympathisants de gauche qui estiment à 87% que c'est une mauvaise chose, même si les sympathisants de droite sont enthousiastes ('bonne chose' à 73% dont 85% à l'UMP)", selon l'institut Odoxa, qui a réalisé l'enquête d'opinion.

Par ailleurs, pour 67% des sondés, Nicolas Sarkozy "n'a pas changé", tandis que 33% jugent l'inverse.


Tag(s) : #Politique française
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