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POURSUITES ET VIOLENCES POLICIERES
EN SEINE-SAINT-DENIS 
POUR OUTRAGE A PRESIDENT
Tout le monde ne s'appelle pas Liliane Bettencourt,
tout le monde ne fraude pas le fisc,
tout le monde n'est pas, de ce fait,  protégé...
LeMonde.fr, avec AFP
Agé de 21 ans, l'homme a été déféré vendredi au tribunal de Bobigny en vue de sa comparution immédiate dans l'après-midi. Neuf jours d'incapacité totale de travail lui ont été prescrits suite à son arrestation. Il souffre d'ecchymoses mais n'a pas de fractures, a-t-on précisé jeudi de source judiciaire.
Poursuivi pour outrage par les policiers présents, le jeune homme risque une peine de six mois de prison et une amende pouvant atteindre 7 500 euros.
Selon une première version, rapportée par le syndicat de police Alliance, l'homme aurait lancé au chef de l'Etat "Va te faire enculer connard, ici t'es chez moi" (version 9/3 du célèbre "Casse-toi ! Pauve con !").
Celui qui a prononcé cette phrase célèbre n'a pas été poursuivi pour "outrage public à citoyen", ni matraqué par la police, qu l'on sache...
Le jeune homme du 9/3 n'a pas de casier judiciaire.
 Avant l'audience, son avocate, Me Saïma Rasool, a déclaré que son client avait "donné son opinion sur la vie politique à M. Sarkozy. De là, il y a eu une interpellation musclée".
"Il n'y avait pas lieu à menottage, à plaquer au sol la personne", a ajouté l'avocate, qui précise que son client "a la tête défigurée, un œdème au niveau du visage, le nez amoché, des pansements" et "ne va pas du tout bien".
Elle a confirmé que son casier judiciaire était vierge, même s'"il y a eu quelques signalements". "Il est droit dans ses bottes par rapport à ses déclarations", dans lesquelles "il a exprimé son opinion vis-à-vis du président", a ajouté l'avocate, précisant que la plainte émanait des policiers.
M. Sarkozy était accompagné lors de cette visite dans des quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis du ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, du préfet de police Michel Gaudin, du directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard, et du préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert.
Le président a sillonné, en catimini, de 21 heures à près de minuit ce département particulièrement touché par la délinquance, retournant notamment à la Cité des 4 000 à La Courneuve, qu'il avait promis de "nettoyer" au "Kärcher" il y a cinq ans, en juin 2005, alors qu'il était ministre de l'intérieur, après la mort d'un enfant, Sidi Ahmed, tué par une balle perdue.
puis le service d'ordre de l'Elysée
gifle un journaliste
Capture d'écran du reportage de France 3 sur la visite surprise de Nicolas Sarkozy à Saint-Denis, mercredi 23 juin.
France 3
Capture d'écran du reportage de France 3 sur la visite surprise de Nicolas Sarkozy à Saint-Denis, mercredi 23 juin.

 

Une équipe de la rédaction de France 3 Ile-de-France affirme avoir été violemment prise à partie par le service d'ordre de l'Elysée, lors de la visite surprise nocturne de Nicolas Sarkozy en Seine-Saint-Denis, mercredi 23 juin.

 
L'équipe tournait un reportage consacré au trafic de crack, dans le quartier de la gare de Saint-Denis, quand elle a eu la surprise d'assister à l'arrivée du chef de l'Etat et de son service de sécurité. "Au cours du tournage, j’ai vu qu’il y avait soudain beaucoup de policiers autour du commissariat. Puis, j’ai aperçu Brice Hortefeux", qui accompagnait Nicolas Sarkzoy, raconte à Europe 1.fr Pierre Lassus, cameraman pour la chaîne publique.  

 

Alors que les journalistes de France 3 se rapprochaient pour filmer la scène, un jeune homme est intercepté par le service de protection du chef de l'Etat après avoir insulté ce dernier.

 

"Quand le service d'ordre de Nicolas Sarkozy l'a arrêté, j'ai essayé de filmer mais nous n'avons pas pu. L'un des hommes s'est alors approché de moi et m'a claqué directement, en disant 'on ne filme pas'", poursuit le cameraman.

 

"Je trouve choquant qu'en France, on traite des journalistes comme ça, qu'on leur donne des gifles. D'autant qu'il m'a vraiment serré fort. Du coup, j'ai hurlé, il a senti qu'il déconnait et il m'a lâché", a-t-il confié au Post.fr.

Selon lui, le service d'ordre n'a fait "aucune excuse" pour son geste, malgré la demande des journalistes.

L'équipe de France 3 explique également que le jeune homme arrêté par la police "avait un drapeau de l'Algérie. Et il y avait du sang dessus".

 

"Pressions et maintenant agression, il est de plus en plus difficile pour la presse d'exécuter sa mission", déclare Jean-François Tealdi, secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions.

"Nous avons adressé une lettre à Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, afin qu'il saisisse l'Inspection générale des services et qu'une sanction soit prise contre le policier qui a frappé notre confrère. Nous porterons également plainte pour agression subite et atteinte à la liberté de la presse. Enfin nous demandons à Patrick de Carolis, président de France Télévisions, de prendre position sur cette agression."

Minute juin 2010 www.legrigriinternational.com

 

 

Tag(s) : #Politique française
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