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PREMIERES IMPRESSIONS,

APRES LE VOTE DU 6 MAI 2012

 

Par Jean LEVY

Lundi 7 mai au matin

 

Il n'est pas encore temps de tenter une analyse du scrutin du 6 mai.

Les données présentées par les médias( télés et radios), ne sont pas de nature à une interprétation rigoureuse des votes. Le plus souvent, seuls les pourcentages sont offerts en pâture aux citoyens, et rarement les voix obtenus par les deux protagonistes.

Pourtant, émerge un chiffre précis, mais global : celui des "votes blancs et nuls". Celui-ci atteindrait un niveau record : 2 millions 100 mille électeurs ont fait ce choix. Ce choix exprime le rejet autant se Sarkozy que celui de Hollande. A ce  rejet, ainsi exprimé, s'ajoute le nombre d'électeurs qui se sont abstenus au second tour, alors qu'ils avaient voté au premier. Les chiffres bruts masquent l'ampleur du phénomène, car d'autres n'ont utilisé leur bulletin qu'au second tour, ayant boudé le premier.

Une étude réalisée par région par région et par département des votes et des refus de votes,  comparés entre les deux tours, éclairera la volonté profonde ainsi exprimée par les citoyens.

Pourtant des sentiments divers nous ont envahis dès la proclamation des résultats.

Une grande satisfaction à l'annonce de l'échec de Nicolas Sarkozy et de son équipe  L'éviction de cette camarilla d'aventuriers de la politique, engagés depuis cinq ans dans une tentative d'instaurer un pouvoir personnel hérité  de celui du Prince-Président Napoléon le Petit, nous a libérés de cette tutelle directe, celle  d'une faction provocante et ostentatoire aux ordres des plus riches.

Certes, la politique, suivie depuis cinq ans en France,  était, dans ses grandes orientations, dictée par Bruxelles, et ne différait en rien de celle poursuivie, autre part en Europe, par les équipes sociales-démocrates : austérité accrue, liquidation des services publics, chômage en constante progression, dictature des marchés financiers...Mais la morgue et le mépris affichés de l'équipe au pouvoir pour les plus pauvres,  ajoutaient  au sentiment de rejet par une part grandissante de la population.

Aussi, le relatif faible écart de voix obtenus par les deux prétendants en a surpris plus d'un parmi ceux qui souhaitaient de bonne foi une rupture.

Que, dans ces conditions, plus de 48% des électeurs aient encore choisi Nicolas Sarkozy peut susciter une interrogation.

Une étude régionale et locale poussée des résultats, mesurés en voix plus qu'en pourcentage, en tenant compte des "blancs et nuls", ajoutés aux abstentions, les transferts de votes entre les deux tours, peut nous modifier la perception première du scrutin du 6 mai.

Et nous aider à concevoir notre orientation en vue des élections législatives des 10 et 17 juin prochains. 

 

PS. J’ai repris la rédaction de mon blog ce lundi après un court séjour à l’hôpital pour soins d’urgence en matière cardiaque. Merci pour les messages d’amitié reçus, qui m’ont fait chaud «  au cœur »…

 

Tag(s) : #Politique française
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