Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Quand « Le MONDE »

découvre les supplices chinois…

  par Jean LEVY

 

Le Monde n’aime guère la Chine populaire. Celle-ci figure, pourrait-on dire, sur la liste des ennemis intimes du quotidien du soir, aux côtés de Vladimir Poutine, de Mahmoud Ahmadinejad, des Castro, d’Hugo Chavez et de bien d’autres.

Une différence cependant, Le Monde stigmatise collectivement « les dirigeants chinois » et non le leader de chaque pays évoqué.

C’est dire l’horreur du Monde pour le régime politique, ou plutôt du système économique en vigueur à Pékin.

Le journal ne manque aucune occasion de mettre la Chine populaire au pilori.

Avec perspicacité, Le Monde avait déjà percé, il y a quelques mois, le mystère de la croissance chinoise et son accession à la seconde place dans l’économie mondiale : « naturellement, n’ayant aucun dividende à distribuer, la Chine garde pour son budget et ses investissements l’intégralité des profits réalisés par ses sociétés ». Manœuvre parfaitement déloyale, jugent tous les dévots de la libre concurrence et de l’économie de marché. Ceux-ci, et Le Monde est des leurs, imaginent avec effroi ce que la France pourrait faire, rien qu’avec les 46 milliards distribués aux actionnaires des entreprises du CAC 4O, en 2010.

On mesure ainsi la perversité des régimes qui ne font pas du profit privé la pierre angulaire de leur économie.

 

L’argument suffirait à lui seul, semble-t-il,  à décrédibiliser la Chine populaire. Et bien, point du tout. Le Monde veut prouver davantage.  Dans son édition datée du 23 février 2011, Brice Pedroletti annonce : « La Chine fait face à un nouveau souffle de contestation ».

Et preuves à l’appui, le journaliste nous décrit l’enfer chinois.

« La Chine est en tout cas déjà en ébullition » mais « l’équation est tout autre qu’en Egypte ou en Libye »

Serait-ce parce que le pouvoir de Pékin bâillonne davantage le peuple que Ben Ali ou Moubarak ? Vous n’y êtes pas. Les « dirigeants chinois » sont plus pervers et les supplices qu’ils infligent à la population, plus raffinés.

Ainsi, Brice Pedroletti écrit :

« Les Chinois sont les plus libres de tous les citoyens vivant sous un régime totalitaire. Ils sont les grands gagnants de la mondialisation et le savent. Ils jouissent de mille et une libertés dans une société d’une vitalité phénoménale, extrêmement ouverte sur le monde, technologiquement avancée. La progression du niveau de vie donne le tournis, malgré l’inflation ».

 

Comment, dans ces conditions, voulez-vous que le peuple se soulève ?

N’est-ce pas là,  de la part des « dirigeants chinois », une volonté démoniaque de détourner le mécontentement populaire vers des matins plus calmes ?

On tremble à l’idée de voir, en France, importer de tels objectifs totalitaires…

Merci au Monde de nous avoir mis en garde.

A moins que l’auteur de l’article soit « une taupe rouge » à la solde de l’Ambassade chinoise ! 

 

  

Tag(s) : #Lutte de Classe
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :