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TEXTE ADRESSE
par
Joelle GIRARD

Nicolas Sarkozy n’avait pas de mots assez durs,
lundi, contre ... la tempête. Et oui, en Sarkofrance, le Monarque hurle facilement contre les éléments. Pourtant, il ferait bien de vérifier ses propres propos. Mardi, Nicolas Sarkozy continuait sa campagne électorale régionales. Le matin, avec Valérie Pécresse, plus tard, lors d’un déplacement surprotégé dans l’Aisne.

Fichues zones inondables

Lundi en Charentes-Maritime, il s’écriait : "On ne peut pas transiger avec la sécurité".

Vraiment ?
La polémique naît sur la politique d’aménagement du littoral,
les logements modestes rapidement construits sur des zones mal protégés, les digues peu renforcées.
Le plus triste et révoltant provient sans doute de ce rappel, une déclaration pas si ancienne que cela (*).

Le 29 avril 2009,
le Monarque encourageait la construction en zones inondables.

« Le problème c’est la réglementation. Pour libérer l’offre il faut déréglementer, élever les coefficients d’occupation des sols et rétablir la continuité du bâti dans les zones denses, permettre à chaque propriétaire d’une maison individuelle de s’agrandir, d’ajouter une pièce ou un étage, rendre constructible les zones inondables pour des bâtiments adaptés à l’environnement et au risque, utiliser les interstices, les délaissés d’infrastructures... Il faut changer nos procédures, notre façon d’appliquer le droit, sortir du respect passif d’une réglementation de plus en plus pesante, non pour laisser le champ libre au marché mais pour que la ville vive, respire, évolue, se développe en respectant des règles fortes, compréhensibles, efficaces, écologiques. J’ai demandé que soit conduite une réflexion approfondie sur ce changement de philosophie de notre droit de l’urbanisme. »

L’assouplissement des règles d’urbanisme était déjà l’un des mots d’ordre d’un précédent discours, comme nous le rappelle Politistution.
"Je dis aux élus qui sont ici, je sais que ça va faire parler, mais je vous annonce que les contraintes liées au droit de l’urbanisme seront temporairement considérablement assouplies" déclarait-il à Douai, le 4 décembre 2008. "Tout ce qui pourra accélérer les mises en chantiers dans les mois qui viennent sans bouleverser les grands équilibres de notre droit de l’urbanisme sera mis en oeuvre."

Et
pendant sa campagne présidentielle, le candidat Sarkozy promettait déjà d’assouplir la loi Littoral :
"Je crois qu’il faut à la fois la renforcer pour mieux lutter contre les cas de détournement qui ont été constatés, et l’assouplir pour ne pas entraver le développement normal des communes, tout en conservant l’objectif général de protection de l’environnement".

Ce n’est pas la première fois que les déclarations tonitruantes et mal réfléchies du Monarques sont contredites par les faits... et donc par lui-même.
En août 2007, il souhaitait le développement de subprimes à la Française. Il s’était aussi prononcé aussi pour les retraites par capitalisation, via fonds de pension interposé, avant de battre en retraite (sic !) après l’effondrement des bourses mondiales.
Il a voulu annuler la dispense de recherche d’emploi pour les seniors de plus de 58 ans, avant de suspendre sa mesure dès 2009, pour cause d’envoler du chômage.
Et le voici qui réclamait l’assouplissement des règles d’urbanisme, y compris en zones inondables.
Rien que ça.

Sarkozy et le droit à l’Urbanisme
envoyé par politistution. -
(*) Merci à BA, fidèle lecteur, pour le rappel sur ces précédents propos de Nicolas Sarkozy.

Tag(s) : #Politique
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