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LE FIGARO .FR

Les militants étrangers de la flottille seront expulsés


Par Flore Galaud 
 
 REUTERS

Au lendemain de l'assaut meurtrier contre des bateaux pro-palestiniens, l'Etat hébreu décide d'accéder aux demandes de la communauté internationale.

 

Après avoir été montré du doigt par la communauté mondiale, Israël a décidé mardi soir d'expulser de son territoire au plus tôt tous les étrangers qui se trouvaient à bord de la flottille humanitaire pour Gaza. Une décision prise par le cabinet de sécurité israélien, composé de sept ministres et présidé par le premier ministre Netanyahou. Sur les 650 passagers de la flottille, les plus nombreux sont turcs. Au total, les détenus sont originaires de 42 pays. Neuf Français devraient ainsi pouvoir quitter la prison de Beersheva, au sud du pays. Selon la radio militaire israélienne, les dernières expulsions auront lieu jeudi.

 

Jusqu'ici les libérations se sont effectuées au compte-goutte. Parmi les détenus déjà libérés figure un Français, qui a témoigné mardi au micro de RTL. «Nous étions dans les eaux territoriales internationales, et de ce fait, la marine nationale israélienne n'avait pas à venir nous kidnapper», a raconté à son arrivée à Roissy Youssef Ben Derbal, membre du comité de bienfaisance et de secours au peuple palestinien. Nous avons été traités comme si nous étions «des gens extrêmement dangereux, alors que nous étions de simples pacifistes», a-t-il précisé.

 

Adnane Ben Youssef, membre de Protection Palestine et de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien, donne des nouvelles de l'un de leurs volontaires débarqué et Kamel Bechikh, porte-parole du Comité de bienfaisance et secours à la Palestine (CBSP), promet de nouveaux convois:

 

 


 

Une source proche du Quai d'Orsay avait indiqué dans la matinée au figaro.fr que les Français emprisonnés avaient tous été identifiés. «Cela n'a pas été simple, car aucun d'entre eux ne s'était manifesté auprès de nous avant le départ, et, une fois interpellés, ils ont refusé de décliner leur identité».

 

Des brutalités dénoncées

Mardi, six des 36 Grecs arrêtés ont pu être rapatriés à Athènes. L'un d'entre eux a dénoncé, à son arrivée, des brutalités israéliennes au moment de l'arrestation. «Deux militants grecs ont été tabassés», a raconté à la télévision Michalis Grigoropoulos, membre de l'équipage de l'Elefthéri Mésogeio. «Ils ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, deux militants ont été blessés aux jambes. Les commandos ont ensuite fait subir des électrochocs à certains des militants», a-t-il poursuivi. Selon lui, «les conditions de détention au port d'Ashdod, où cinq cents personnes ont été entassées, étaient misérables». «Les policiers tournaient des vidéos, nous étions assis par terre et nous avons été menacés par leurs armes. Ils m'ont fait signer des papiers concernant mon expulsion, sans que je sache ce qui figurait sur ces papiers car je n'avais pas droit d'avoir de traducteur, d'avocat ou de communiquer avec ma famille», a-t-il ajouté.

 

Cinq militants allemands rapatriés mardi ont également fustigé l'attitude d'Israël, assurant qu'aucun militant n'était armé à bord du ferry turc Mavi Marmara. «J'ai personnellement vu deux bâtons en bois qui ont été utilisés (...). Nous n'avons jamais vu de couteau utilisé comme arme. C'est avec des bâtons qu'on s'est défendu», a ainsi asssuré Norman Paech, 72 ans, ancien député du parti d'extrême gauche Die Linke, lors d'une conférence de presse à Berlin. «C'était une attaque contre une mission pacifique dans les eaux internationales. Les Israéliens peuvent vouloir défendre leur zone de défense militaire, mais nous étions en dehors de ces limites. Nous avions le droit de nous défendre, et même d'utiliser les armes avec lesquelles on nous attaquait», a-t-il ajouté.

 

Condamnation de l'Otan

De nombreux pays, dont la France, avaient réclamé la libération immédiate de leurs ressortissants. Le gouvernement français a «condamné» l'opération israélienne, déplorant «un acte qui n'est pas justifié (...), contraire au droit international», a argué mardi François Fillon. «C'est parce que la France est l'amie d'Israël qu'elle peut et qu'elle doit demander au gouvernement israélien de reconnaître la faute qui a été commise, et de trouver le courage et la force de reprendre le chemin de la paix», a-t-il conclu.

 

 

"canempechepasnicolas" :

La France et l'Otan condamnent l'acte de piraterie commis par  l'Etat d'Israël, à l'encontre des lois internationales...mais lui font confiance pour "reprendre le chemin de la paix". Quelle mansuétude envers un tel Etat ami...

Imaginons que l'opération militaire ait été conduite par le forces iranniennes... Quel déferlement médiatique aurait-on assisté, avec bruit de bottes à l'apppui...

 

 

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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