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Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes.

 

SNCF : petit retour sur la "dette"

Publié le 14 Juin 2014

SNCF : petit retour sur la "dette"

Vite fait, en passant :

On nous agite les 44 milliards de dette de la SNCF.

C'est maintenant largement partagé, ce n'est pas la dette de la SNCF mais bien celle de l'état :

Quand vous achetez une voiture, même si ses bureaux sont au rez de chaussée de votre immeuble, ce n'est pas le garagiste qui la paie mais bien vous et c'est vous qui payez l'assurance, le carburant et la route sur laquelle elle roule.

Que vous dirait le concessionnaire si vous lui disiez "tu me donnes un SUV et tu vas chez HSBC pour te négocier le crédit pour la rembourser" ?

Il appelerait la Police pour dire qu'il est menacé par un Mesrine du racket ou un Copé des comptes de campagne.

Pourquoi l'état avec ses TGV et LGV ne serait-il pas dans la même situation ? (tous disent la main sur le coeur que l'état doit être exemplaire).

Pourtant, en regardant dans les budgets pré, péri et post Cahuzac revisité Sapin, il y des pistes, passez le mot à Montebourg dès fois que : 

Ces 44 milliards d'Euros représentent  de 28 à 18 mois mois (de moins de deux ans et demi sur l'évaluation basse, moins d'un an et demi en évaluation haute) ) de Crédits d'Impot (CICE)  accordés par le pouvoir pour une durée indéterminée aux patrons lesquels ont obtenu le droit de les redistribuer en dividende. 

Imaginez simplement que ces sommes transformées en appurement de la dette de l'état soit affectées sur trois ans (rapporté au 28 mois ci dessus) à la SNCF réunifiée (et là, comme c'est curieux, Pepy ne parle JAMAIS des obligations légales de l'actionnaire), avec la méthode de la Canaille, la dette, pfsiuittt , il n'y en a plus et nous disposons des 2 milliards par an pour régénérer le réseau.

C'est un investissement public qui clos la dette de l'état envers la SNCF. Juste une question de choix. Cela libère 30% de moyens pour investir, embaucher et former pour sortir les transportés de leur ghetto de client pour les rendre usagers de leur service public.

Le pouvoir a choisi la pompe à phynance qui abonde la rente et la spéculation. 

Il est dommage que le traitement de ce montant n'ait pas encore de cette façon mis dans le débat.

Il serait bien d'aller le clamer fermement aux oreilles des députés et au ministre du pensionnaires de l"Elysée d'autant que là aussi, "Mwouaiss, que c'est nous encore qu'on payent".

Plutôt que de râler en bas de l'escalier, faire comme les cheminots, aller leur dire. 

Rédigé par Canaille Lerouge

Tag(s) : #Lutte de Classe
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