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TEXTE REPRIS SUR
CANAILLE LE ROUGE

Mardi 30 octobre 2012

http://www.snptri.com/ile-de-france/wp-content/uploads/2012/10/la-france-compte-50-000-kilometres-de-voies.jpg


 

La Canaille aura bien évidement l'occasion de revenir sur la question foncière liée à la proposition du gouvernement en matière de logement social mais d'abord rester sur le fond de la question de l'évolution des relations RFF SNCF.


Le gouvernement à force trompette annonce "vouloir réunir la famille cheminote sous le même toit".

 

Si les cheminots et la fédération CGT pourront noter avec satisfaction que l'idée qu'ils n'ont jamais cessé de défendre de l'unicité organisationnelle du système ferroviaire était devenue une force matérielle irrésistible que rien ne peut contourner, ce n'est pour autant loin s'en faut qu'il faille baisser la garde.

 

Rappelons-nous (pour les plus anciens) ou apprenez pour les nouveaux entrants …dans la défense du service public   que la partition de la SNCF obtenue au nom de la transcription de la directive européenne 91/440 avait été imposée avec violence au pays et aux cheminots (Dans le débat la fédération cgt avait imposé le maintient du SERNAM comme outil du l'activité combinée ferroviaire et le maintien des services de l'équipement dans les effectifs de la SNCF).

 

Pour estimer la valeur de l'infrastructure amputée de la SNCF, une commission d'expert désigné par le gouvernement Juppé avait mené une estimation qui arrivait au centime près au montant de la dette de l'état sur la SNCF. A défaut d'expertise ils étaient au moins de fameux ajusteurs… en finance

 

Une dette, réaffirmons fortement qu'elle est celle de l'état, due à l'obligation faite à la SNCF par le commissaire du gouvernement représentant l'État au CA d'emprunter sur les marchés financier pour réaliser les investissements et entretient de l'outil industriel que ce même état exigeait de son entreprise au nom du pays.

Que ce même état refuse d'abonder la trésorerie de son EPIC ou de le doter en capitaux démontre que l'état n'est pas actionnaire de la SNCF mais que l'outil public est propriété incessible et indivisible de la nation, l'état n'étant que le fondé pouvoir de celle-ci pour piloter l'activité au gré des majorités politiques.

 

Faisant ainsi le gouvernement d'alors se mettait dans les clous du désendettement obligé par la directive mais mettait cette dette dans une structure de cantonnement à statut assez exotique pour ne pas à avoir budgétairement à l'assumer. C'est ainsi que surgit ce "service annexe de la dette" qui permettait au gouvernement de faire croire que ces sommes ne figureraient pas dans les lignes de compte de ce fameux déficit publique.

 

Avant d'aller plus loin, pointons le montant de 30 milliards d'euro mis en avant aujourd'hui pour l'ensemble de l'activité ferroviaire du pays (et pour les raisons et responsabilités évoquées plus haut).  Il est à comparer aux 142.7 milliards débloqués en une nuit par le gouvernement au titre du MES avancé par Sarkozy Merkel et finalisé par Merkel Blumollet, sommes qui s'ajoutent à la quotte part de la France pour 148.5 milliards vaporisée en 2011 aux banques et spéculateurs de tout poils pour épaissir leurs matelas qui serviront à égorger le peuple grec et à étrangler les autres peuples de l'UE sommés de leur fournir les couteaux rituels pour le sacrifice mais épargne le veau d'or.

 

Revenons donc à nos rails.

 

Pourquoi réinjecter RFF dans la SNCF aujourd'hui ? Pour deux raisons : cela donne l'impression d'être à l'écoute des cheminots (et là La Canaille ne pourrait qu'être satisfait). Mais cela permet aussi d'éloigner définitivement le spectre de ces 30 milliards dans les déficits publics s'ils sont adossés à la SNCF. Surtout si, comme le disent à l'unisson ministres du gouvernement, état major de l'entreprise et la presse qui joue les chiens de meute, la privatisation de la SNCF est programmée pour 2015.

 

Certes désolés mais obéissant les députés de "gôche" de proximité le voteront. Le Pcf demandera un pôle public des transports oubliant de dire que les majorités régionales auxquelles il participe ont voté les tram-trains déréglementés dont l'organisation portée quasiment à chaque fois par des élus issu de ses rangs attente à l'unicité du statut des cheminots et tire les garanties sociales vers le bas. Se faisant discret quand on rappelle que les mêmes qui contre l'avis des cheminots et alors de la fédération CGT ont pétitionné pour devenir autorités organisatrices du transport régional et refusent maintenant d'assumer les charges de retraites (singulièrement dans la région d'origine du premier ministre ; mais pas que là).

 

Depuis ce matin sur les ondes et écrans cela s'accompagne de l'obligation d'araser le statut des cheminots pour -obligations des traités de l'UE- harmoniser les conditions avec les nouveaux entrants que Pepy travaille depuis 10 ans à positionner sur les créneaux d'avenir du transports industriel et le cabotage voyageur en éliminant supprimant le trafic marchandise et les liaisons interrégionales voyageurs.


 http://1.bp.blogspot.com/_21IDLYN9Ckg/S4r27fhbxqI/AAAAAAAAAYo/dPgKPVF4T4s/s320/alouette.jpg

 

Le summum de la bêtise (La Canaille allait commencer par taper c… mais restons polis) étant de dire qu'il fallait casser le statut des cheminots pour l'harmoniser avec les conditions sociales de RFF. Cet EPIC, concurrent cheval de Troie de la privatisation des activités, composé de nombre d'anciens cheminots mutés par choix et opportunisme pour certains ou par besoin technique et décret ministériel pour nombre d'autres pour transfuser à RFF leur compétence professionnelle, ou ayant un corps d'origine (via cette direction des transports terrestres qui dispose des moyens de fournir de confortables retraite aux anciens du cabinet Gayssot qui n'a pas abrogés RFF).  Ils sont environ 1500, principalement à statut de cadre, à comparer au 150 000 cheminots de toutes qualifications et métiers. Le PS nous annonce donc vouloir plumer le cheval par respect pour d'un exotique système pileux de l'alouette. Qu'ils arrêtent de nous prendre pour des enclumes, à force de coups, l'enclume finira bien par raisonner et gare aux vibrations pour le porte marteau.

 

La droite applaudissant au projet rendu publique et, sûr que cela passe, parions qu'elle se paiera le luxe de s'abstenir parce que n'allant pas encore assez loin.

 

Et pour autant il faut réussir cette réunification, c'est le cheminot retraité citoyen qui s'exprime. Une SNCF uni est garante du service public comme doit l'être EDF GDF publique et tous les services publics en réseau. L'étatisation nationalisation simple n'y suffisant pas mais tous pas dans son sens étant à accomplir pour aller encore plus et mieux vers les réponses aux besoins des usagers.

 

En 2012 nous n'avons pas besoin du plan Marshall de Ayrault Moscovici Montebourg qui ressemble comme deux gouttes d'eaux à ce que furent les accords Blum-Byrnes de 1946 concernant soumission aux trusts et abandonnant la souveraineté du pays sur son industrie cinématographique.

 

Les explications de 1996 contre la transposition de la directive européenne restent pertinentes : la dette est celle de l'état pas celle du système ferroviaire, la SNCF appartient à la nation. Cela impose de réaliser l'égalité de traitement technique tarifaire et institutionnel en tout point du territoire et de réaliser sur les mêmes critères le droit au transport.

 

La modernité de la proposition se renforce d'un argument qui commence à être connu : le caractère infondé économiquement et politiquement, totalement idéologique de ces fameux 3% qui ne servent qu'à faire avaler les couleuvres. Quitte à s'occuper de reptile, autant faire que ce soit sur la tête des ultras libéraux que sifflent ces serpents.

 

Une chose est certaines ce n'est pas en déléguant passivement le débats à des instances dont la caractéristique actuelle est de ne plus comporter un seul cheminots pour faire entendre expérience et compétence qu'on y arrivera. Il va falloir secouer les portes et même un peu ceux qui se cachent pour ne pas les ouvrir si nous voulons nous faire entendre. Si Canaille le Rouge n'a guère de doute sur la volonté réaffirmé de la fédération cgt des cheminots d'agir dans ce sens, il est plus que circonspect sur l'investissement politique et redoute des entraves venant de ces derniers en direction de la première. Faire sauter les embûches et avancer l'exigence, cela s'appelle la lutte de classe camarade et le service public est un de ses enjeux. 

Tag(s) : #Economie
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