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Syrie : HRW dénonce des violences des rebelles, combats sporadiques à Damas

mardi 20 mars 2012,

par La Rédaction

 

Dans une lettre rendue publique et adressée au Conseil national syrien et aux leaders des autres groupes de l’opposition syrienne, Human Rights Watch dénonce, mardi 20 mars, de graves abus - kidnapping, détention, torture de membres des forces de sécurité ainsi que des milices gouvernementales, les shabeehas - commis par des combattants rebelles. L’ONG pointe également des exécutions par des rebelles armés de membres des forces de sécurité et de civils.
 

HWR appelle les leaders de l’opposition syrienne à condamner fermement ces exactions. Selon des témoignages recueillis par l’ONG, certaines de ces attaques étaient motivées par un sentiment anti-alaouite. "Les méthodes brutales et violentes du gouvernement syrien ne justifient en rien des mauvais traitements de la part des combattants rebelles armés", rappelle Sarah Leah Whitson, directrice de HWR au Proche-Orient.
 

Sur le terrain, des combats sporadiques opposaient à Damas mardi des soldats de l’armée régulière aux déserteurs de l’Armée syrienne libre, tandis que les troupes poursuivaient leurs opérations à travers le pays, provoquant la mort d’au moins seize civils. Un militant sur place a fait état d’un "déploiement sécuritaire massif dans la majorité des quartiers de Damas", notamment aux abords de la place des Abbassides. Selon lui, les forces gouvernementales menaient également des perquisitions à Dmeir et Douma, et s’étaient déployées dans de nombreuses autres localités de la banlieue de la capitale.
 

Les Comités locaux de coordination (LCC, qui animent la contestation sur le terrain) avaient affirmé auparavant que des "tirs nourris résonnaient en direction de la place Arnous depuis le boulevard de Bagdad", dans le centre de Damas. De son côté, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a affirmé que des tirs étaient entendus dans les quartiers de Barzé et de Qaboun, en périphérie de la capitale syrienne.

Alors que la révolte populaire hostile au régime du président Bachar Al-Assad est entrée dans sa deuxième année, elle se militarise et l’opposition ainsi que plusieurs pays, notamment du Golfe, appellent à armer les déserteurs regroupés dans l’ASL, qui multiplient les affrontements avec l’armée. Un soldat de l’armée régulière a ainsi été tué par des rebelles à l’aube dans la région de Deraa (Sud). Lundi, cinquante et une personnes avaient trouvé la mort, dont vingt-deux civils, vingt et un membres des forces de l’ordre et huit rebelles.

 

Projet de déclaration à l’ONU,

la Russie critique Assad

La Russie a critiqué mardi le président syrien Bachar al-Assad au moment où les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU négociaient âprement un projet de déclaration destiné à soutenir la médiation de Kofi Annan et à faire pression sur la Syrie.

Interrogé par des journalistes à son entrée au Conseil de sécurité à New York, l’ambassadeur français Gérard Araud a reconnu "qu’il y avait toujours des problèmes politiques majeurs en jeu" dans cette négociation. "Nous allons voir si nous pouvons les résoudre", a-t-il ajouté.

Le projet de "déclaration présidentielle" demande au président Assad et à l’opposition syrienne de "travailler de bonne foi" avec M. Annan, émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, et "d’appliquer totalement et immédiatement" le plan de règlement en six points mis sur la table par M. Annan lors de ses récents entretiens à Damas.

Le texte, obtenu par l’AFP, mentionne parmi les propositions de M. Annan la fin des violences, la mise en place progressive d’un cessez-le-feu, la fourniture d’aide humanitaire et le lancement d’un dialogue politique avec le régime.

Le Conseil prévoit "d’envisager des mesures supplémentaires", non précisées, si les six points ne sont pas appliqués dans les sept jours suivant l’adoption de la déclaration.
Il s’agit d’une "déclaration présidentielle", qui doit être adoptée par consensus et qui a moins de poids qu’une résolution.

Selon son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la Russie, fidèle alliée de Damas, refuse que la déclaration prenne "la forme d’un ultimatum" au régime syrien.
M. Lavrov a cependant estimé, au cours d’une interview pré-enregistrée à la radio Kommersant FM, que la direction syrienne avait "mal réagi aux toutes premières manifestations pacifiques de protestation et qu’en dépit des nombreuses promesses qu’elle a faites en écho à nos appels, elle a commis beaucoup d’erreurs".
"Les choses qui actuellement vont dans le bon sens arrivent trop tard", a déploré le ministre russe.
Ces commentaires interviennent alors que les signes se multiplient quant à un éventuel changement de position de la Russie, jusque là fidèle soutien à Bachar al-Assad.
L’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan et le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil El-Arabi se sont rencontrés à Genève où ils ont souligné "l’importance d’un message unifié de la part de la communauté internationale".

Le Français Jean-Marie Guéhenno a été en outre nommé adjoint de Kofi Annan pour le seconder dans sa mission de médiation en Syrie, a annoncé l’ONU.

Depuis lundi, les cinq experts mandatés par Kofi Annan sont en Syrie pour négocier la mise en place d’une mission d’observation dans le but de faire cesser les violences.
Sur le terrain, l’armée syrienne poursuivait ses opérations dans le pays où 30 personnes ont péri, en majorité des civils à Homs (centre), tandis que des combats sporadiques ont opposé à l’aube des soldats de l’armée régulière aux déserteurs de l’Armée syrienne libre (ASL) au coeur même de Damas, selon des militants.
Des militants dans la capitale avaient fait état dans la matinée d’un "déploiement sécuritaire massif dans la majorité des quartiers de Damas", notamment aux abords de la place des Abbassides, après que des tirs ont été entendus à l’aube sur la place Arnous.
Le matin, Abou Omar, militant à Damas, avait affirmé que des combats avaient eu lieu à l’aube entre les soldats de l’armée régulière et les déserteurs de l’Armée syrienne libre (ASL).
De son côté, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé que des tirs étaient entendus dans les quartiers de Barzé et de Qaboun, en périphérie.
Quatorze civils ont été tués dans le bombardement du quartier de Khaldiyé, dans la ville de Homs, trois autres sont tombés sous les tirs dans le quartier de Bab Sbaa et une fillette dans le quartier de Qoussour.
Dans la province de Homs, trois civils —un couple et leur fillette— sont morts à Rastane dans la chute d’une roquette sur leur maison, a rapporté l’OSDH.
L’Union européenne prépare de nouvelles "sanctions ciblées" à l’encontre de la Syrie, de l’Iran et du Bélarus, en l’absence de progrès de la situation dans ces trois pays, selon un haut responsable européen.
Le chef des programmes américains de sanctions David Cohen a rencontré mardi à Beyrouth le Premier ministre libanais ainsi que des représentants du secteur bancaire, notamment pour discuter des sanctions visant la Syrie, selon l’ambassade.

 

(20 mars 2012 - Avec les agences de presse)

Par Jean Lévy - Publié dans : Contre l'impérialisme
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