Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 11/10/2014

 

Ils sont 10 000 selon les organisateurs, 6 500 selon la police. Samedi 11 octobre,

une foule de manifestants s'est réunie place de Bordeaux à Strasbourg. Un 

rassemblement "festif" à Strasbourg (Bas-Rhin) à l'appel de la droite locale, contre

la réforme territoriale qui prévoit de marier l'Alsace avec la Lorraine et la Champagne-

Ardenne.

Sous un soleil généreux, certains arborent des drapeaux rouge et blanc de l'Alsace.

Des concerts de groupes régionaux étaient programmés sur une grande scène installée pour l'occasion, et bordée de stands culinaires proposant entre autres d'inévitables bretzels.

"Il faut que chacun puisse garder ses coutumes"

Parmi les arguments des manifestants, on retrouve d'abord la volonté de préserver une identité régionale. "Les régions font la richesse de la France, on ne peut pas tout mélanger, argumente une manifestante interrogée par France 3Il faut que chacun puisse garder ses coutumes."

D'autres protestent contre une réforme qui aboutirait, selon eux, à appauvrir l'Alsace.

Pour l'un d'entre eux, la fusion consiste à "prendre les régions qui sont les plus pauvres et les régions qui sont les plus riches" pour "mélanger tout cet argent et le redispatcher.

C'est un cache-misère, ça ne résoudra aucun problème."

 

 

Tensions politiques autour de la manifestation

Plusieurs élus alsaciens, dont le président du conseil régional Philippe Richert (UMP),

se sont exprimés publiquement lors de la manifestation. L'Alsace s'était résignée à l'idée de fusionner avec la Lorraine. Mais la proposition des députés le 23 juillet de rajouter

la Champagne-Ardenne a incité la droite et le centre alsacien à s'opposer désormais à toute fusion.

De son côté, la gauche alsacienne, qui continue de plaider pour une union avec la seule

Lorraine, a dénoncé une manifestation partisane. Elle a vivement critiqué la décision du conseil régional de proposer des billets de train TER au tarif préférentiel de 5 euros l'aller-retour pour inciter les non-Strasbourgeois à venir au rassemblement.

La gauche alsacienne s'inquiète également d'une montée d'un sentiment identitaire :

car la manifestation est aussi soutenue par le FN, le mouvement d'extrême droite "Alsace d'abord" et le parti régionaliste "Unser Land" (Notre pays), qui ont annoncé leur présence.

 

Ce qu'en pense "canempechepasnicolas" :

Les Alsaciens s'opposent au plan du gouvernement  - une France à la découpe - pour bâtir de grandes régions (que rien n'unit) prenant pour modèle les landers d'outre Rhin.

Ce sentiment d'attachement à une histoire particulière, avec ses coutumes ne contredit pas le sentiment national,  d'être d'abord français, d'appartenir à la nation française.

Or, le plan de Bruxelles, c'est de morceler les Etats pour casser ce que l'Union européenne redoute le plus : le sentiment d'un peuple de constituer une nation, supposant sa souveraineté en tant qu'Etat, maître de son destin.

L'Union européenne, au contraire oeuvre pour une "Europe des Régions", leur dictant la loi commune, celle d'EuropeBusiness", le Medef européen, imposant l'austérité, c'est-à-dire la pauvreté au plus grand nombre pour

le seul profit d'une oligarchie, relayée dans chaque pays par ses fondés

de pouvoir, tous dévoués à leur service.

L'objectif recherché avec la plan satanique de "l'Europe des Régions",

c'est de substituer aux besoins collectifs d'un peuple la domination économique et politique de chaque Région, soumise aux intérêts commerciaux des grandes compagnies mondialisées, US pour l'essentiel.

La "gôche" comme la droite, dans les pays enchaînés dans l'Union européenne, oeuvrent,  au nom de l'identité régionale, à faire des peuples de simples clients de ces grandes compagnies, otant à ces peuples tout pouvoir de décision.

La lutte unie pour le respect des Etats du fait de leur histoire, de leur langue, des sacrifices consentis en commun pour la liberté et l'indépendance de leur pays, doivent faire échec  à l'Europe des Régions.

Au delà de la simple mobilisation sur l'étendue et la composition du

puzzle déssiné par Hollande et Valls.