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Toutes les maneuvres sont bonnes 
pour lutter contre l'abstention de masse qui l'obsède
François Hollande laisse croire qu'en votant le 25 mai

les électeurs choisiront ainsi

le futur président de la Commission européenne

mais Angela Merkel, qui n'a pas les mêmes

préoccupations, remet les pendules à l'heure...

 

STRALSUND Allemagne (Reuters) - François Hollande et Angela Merkel ont affiché samedi des opinions divergentes sur la manière dont les résultats des élections européennes doivent être interprétés pour remplacer José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne.

Malgré leurs efforts pour mettre en scène une complicité sans faille lors d'une visite du fief électoral de la chancelière sur les bords de la Baltique, le président français a exprimé une lecture divergente du traité de Lisbonne de celle de son "amie" allemande.

Ce texte précise que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne doivent "tenir compte" du vote des électeurs mais, pour les deux dirigeants, cette disposition peut être interprétée différemment.

Le président français s'est rallié explicitement jeudi dans une tribune publiée par Le Monde à la thèse défendue par le Parlement européen.

Selon cette interprétation, les Vingt-Huit sont tenus de désigner le prochain chef de l'exécutif européen sur la base du nombre de sièges que remportera chaque tête de liste aux élections qui se tiendront du 22 au 25 mai.

A deux semaines d'un scrutin pour lequel le Front national est souvent donné en tête par les sondeurs, le président français tente de motiver les électeurs pour limiter une abstention qui s'annonce très élevée.

La chancelière allemande, rétive à l'idée de se voir imposer un nom par les eurodéputés, n'a pas encore renoncé au rôle décisif qui revient, selon elle, aux chefs d'Etat et de gouvernement.

"Le 27 mai, le Conseil européen se réunit, et le traité de Lisbonne nous confie la responsabilité d'élaborer une proposition, aussi bien en ce qui concerne la personne du président de la Commission mais aussi du Haut représentant pour la politique étrangère", a dit la chancelière, qui entend prendre son temps.

"Il ne faut pas imaginer que mardi 27 ou mercredi 28 une décision soit prise, cela prendra un certain temps (...) et il faudra certainement plusieurs semaines avant que l'on puisse prendre ces décisions", a-t-elle ajouté, laissant entrevoir une négociation politique de longue haleine. 

En évoquant une "grande coalition", la chancelière ouvre la possibilité pour le Conseil de choisir une personnalité européenne qui représenterait mieux que Martin Schulz ou Jean-Claude Juncker, le résultat des urnes. Donc, selon Angela Merkel, le vote des citoyens à l'Assemblée européenne ne déterminerait  pas le choix du futur chef de la Commission...

Ce qui annule le calcul électoraliste du président français !

DE TOUTES FACONS, QU'ELLE SOIT "ROSE" OU "BLEUE",

LA COMMISSION EUROPEENNE FERA TOUJOURS LA MÊME POLITIQUE

LES FRANCAIS EN FONT DEPUIS DES ANNEES L'AMERE EXPERIENCE  

DE SARKOZY A HOLLANDE RIEN NE CHANGE...


Tag(s) : #Europe
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