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Dernière minute :

A l'instant, mail de Simonne m'informant que la police et l'huissier
> sont intervenus et ont changé la serrure.
> Si c'est la réponse à notre pétition, elle en dit long sur la
> direction du PCF.
> Plus d'infos suivront.
>
> Vous pouvez réagir par mail à mgbuffet@assemblee-nationale.fr (de
> préférence en nous en envoyant copie).
>
> Merci de votre soutien,
> Emmanuel Lyasse, pour la section

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DEFENDONS LA SECTION Halles-Bourse

(PARIS Ier IIème) DU PCF ET SON LOCAL
DU 62 RUES MONTMARTRE
CONTRE PATRICE BESSAC ET LA DIRECTION DEPARTEMENTALE
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Pourquoi ce blog ?

Nous n'avons pas créé ce blog de gaieté de cœur. Il y aurait, certes, bien d'autres choses à faire pour des communistes dans la période actuelle.
Nous l'avons fait parce que Patrice Bessac et la direction parisienne du PCF, qui, eux, n'ont apparemment rien d'autre à faire, ont entrepris de détruire notre section, et donc de nous priver de nos moyens d'agir en communistes.

Pour lire la suite, revenir à l'accueil


http://62ruemontmartre.over-blog.com/

Voir le texte de la pétition adressée à la direction du PCF


Signer cette pétition (précisez "Je signe" dans l'objet  et indiquez votre commune et ce que vous souhaitez voir figurer derrière votre signature dans la partie texte,)
Comment nous aider ?


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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 21:01

Retour sur une assignation. Vies comparées.


Le 19 mars, en partant pour la grande manifestation parisienne, Simonne Goenvic a trouvé dans sa boite aux lettres une assignation en référé devant le tribunal d’instance du IIe arrondissement. Le plaignant est le représentant officiel de la SCI 62 rue Montmartre, apparemment Jérôme Relinger. Il l’accuse d’occuper illégitimement le local de la section des Ier et IIe arrondissements, dont il prétend qu’elle ne serait plus secrétaire, et demande son expulsion et des indemnités.

Simonne Goenvic a adhéré au PCF en 1956, à seize ans. Presque tous les communistes qui ont milité dans le secteur bancaire ou dans le centre de Paris la connaissent. Travaillant au siège central du Crédit lyonnais, elle a eu un rôle important dans l’occupation du mai 68 et la grève de 1973. Secrétaire de la section d’entreprise, elle a lutté pour le droit à l’expression politique sur le lieu de travail, et a plusieurs fois été sanctionnée pour cela par la direction. Choisie par les communistes pour être la suppléante de Claude Quin au Conseil de Paris en 1977, elle lui a succédé en 1981, et est donc devenue permanente. Elle est ensuite devenue secrétaire de la section du IIe arrondissement puis, quand elle a fusionné avec celle du Ier, de la section Halles Bourse qui en a résulté. Retraitée en 1997, elle a continué à avoir la même activité politique qu’auparavant. Élue au conseil du IIe arrondissement de 2001 à 2008, elle a refusé d’être maire-adjoint en raison de ses désaccords avec la politique menée par la gauche plurielle, mais a eu la charge, comme conseiller délégué, bénévolement donc, de l’aide sociale. Elle a été, à chaque congrès, réélue secrétaire de section : bien qu’elle ait envisagé souvent de laisser la place, ses camarades ont insisté à chaque fois pour qu’elle reste. Voilà à qui Patrice Bessac, attaché parlementaire à 21 ans, dirigeant national du PCF à 22, puis conseiller régional et secrétaire fédéral, prétend s’adresser par voie de justice.

Le 28 janvier, se rendant au local avec une camarade pour faire le point sur la participation des militants de la section à la manifestation du lendemain, Simonne a trouvé les serrures fracturées. Elle a naturellement fait appel à un serrurier, et déposé plainte. Elle a eu la surprise de recevoir ensuite un message téléphonique de Patrice Bessac, puis une lettre recommandée de Jérôme Relinger revendiquant l’effraction. Par souci de trouver une solution raisonnable entre membres du PCF, elle n’a pas, en accord avec ses camarades, communiqué ces deux revendications à la police. C’était manifestement une erreur puisque le 19 mars (c’est une curieuse manie qu’ils ont de faire leurs coups bas les veilles et les jours de mobilisation, qui en dit long sur leurs conceptions, et leur activité, politiques), ceux qui agissaient en voyous le 28 janvier se sont faits légalistes et procéduriers pour demander à la justice de condamner Simonne… pour effraction et changement des serrures ! On aimerait que ce soit une manifestation d’humour. Ce n’est clairement pas le cas. Les voyous demandent à la justice de condamner ceux qui n’ont fait que se défendre.

Leur argumentaire subtil tient en une phrase : Simonne n’est plus secrétaire de section elle a été remplacée par un certain Georges Matti. C’est à se demander si Patrice Bessac a lu les statuts du PCF. Il considère apparemment qu’en tant que secrétaire fédéral, il a le droit de démettre et de nommer les secrétaires de section sans tenir compte des dédcisions des militants, qui ont réélu leur secrétaire in 2008. C’est confondre le statut de responsable local avec celui de patron de choc ! Que Patrice Bessac n’ait jamais été, ou fort peu (deux ans selon sa biographie officielle), militant de base avant de parvenir au sommet de l’appareil peut être une explication, mais en aucun cas une excuse. La section Halles Bourse du PCF existe, paie  régulièrement ses cotisations à la fédération et peut en produire les reçus, elle élit librement ses dirigeants conformément aux statuts du PCF. On ne peut lui imposer comme secrétaire quelqu’un qui, paraît-il, habite le IIe depuis des années, mais n’a jamais demandé à adhérer à la section locale, ne lui a donc jamais payé la moindre cotisation, n’a même jamais daigné assister à une seule de ses réunions.

Le juge de première instance a été convaincu par cet argumentaire, et a refusé de prendre en compte les statuts du PCF. Nous attendons ce qu'en dira le juge d'appel ce 22 janvier, espérons que l'indignation provoquée par les méthodes de Patrice bessac l'obligera à reconnaître nos droits

 

 

 

Tag(s) : #Politique
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