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INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO

 

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Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le temps, « implacable, qui passe », si on reprend les vers de Pablo Milanes, nous remémore cette première année sans une grande figure révolutionnaire, le camarade président Hugo Chavez, dont les traces et les aspirations d'un Vénézuela bolivarien restent ineffaçables.



Nous sommes sûrs que ne manqueront pas les articles biographiques et anecdotiques sur Chavez en cette date : le vendeur ambulant de « sucreries », le joueur de base-ball, le jeune militaire et le lecteur assidu. Cet article cherche à rappeler certains éléments clés posés par Chavez, sa préoccupation quant à la réalisation des objectifs du projet révolutionnaire.



L'agenda proposé par Chavez, reposant sur l'idéal bolivarien, nourri à diverses souces de la pensée progressiste vénézuelien et latino-américaine, s'est affiné en se confrontant à l'intensité de la lutte de classes, du combat contre l'impérialisme et ses laquais vénézueliens.



Si nous reprenons certains documents écrits par le camarade Chavez – en commençant par le projet de décret sur le Gouvernement provisoire prévu par la rebellion militaire du 4 février 1992 (qui ne fut pas écrit par lui directement, mais qui reprend les bases programmatiques de son projet) jusqu'au Plan pour la patrie, en passant par le Livre bleu – nous pouvons repérer la continuité de la construction d'un gouvernement profondément populaire, avec un sens élevé de l'éthique, effectif, qui réponde aux nécessités concrètes des travailleurs, et apporte une contribution importante à l'intégration latino-américaine et à la lutte anti-impérialiste.



Avec ténacité et résolution, pendant 14 ans, le nouveau Vénézuela a pris forme – avec des succès et des erreurs propres à toute expérience de construction révolutionnaire – aux côtés des travailleurs.



A la fin de l'année 2012, nous avons été les témoins de la préoccupation de Chavez à reprendre et consolider ce qui avait été réalisé jusque-là, mettant en garde contre des évolutions inquiétantes.



Le 20 octobre 2012, dans ce qu'on a appelé la « reprise en main », Chavez apporte des réflexions pertinentes sur la nécessité d'avancer « dans la transformation de la base économique du pays pour la rendre fondamentalement démocratique, car la base économique d'un pays capitaliste n'est pas démocratique, elle est anti-démocratique, elle exclut et c'est ce qui garantit la concentration de grandes richesses pour une minorité, une élite, la grande bourgeoisie, les grands monopoles, d'où vient la pauvreté et la misère pour les masses ».



Auto-critique



Nous rappelerons l'auto-critique face à la faible avancée vers la formation de Communes comme épi-centre du contrôle populaire sur le nouveau tissu productif national :« nous ne devons pas continuer à inaugurer des usines qui soient comme une île, entourées de la mer du capitalisme, parce que la mer les engloutira ».



Au-delà des critiques sur l'action de ces communes planifiées selon la logique de l'Etat bourgeois, ce qui est louable est la vision de Chavez quant au contrôle nécessaire du Pouvoir populaire sur la gestion de l'économie locale, qui rendrait sinon toute action transformatrice vaine.



A son tour, il réclamait l'existence d'espaces pour la critique révolutionnaire sur la gestion du gouvernement, d'abord provenant des travailleurs :« Pourquoi ne pas faire de programmes avec les travailleurs ? D'où sorte l'auto-critique, n'ayons pas peur de la critique, ni de l'auto-critique. Elle nous enrichit, elle nous manque ».



Et dans le même temps, il touche à une critique importante sur le fétiche de nombreuses institutions auxquelles on colle le nom de « socialiste », comme à toute œuvre ou toute activité que l'on fasse : « C'est douteux, car on peut penser qu'avec cela, celui qui agit ainsi croit que déjà, on a réussi, on a déjà fait le socialisme, parfait. On a changé le nom, et ça suffirait ».



Nous rappelerons qu'avant, cette même année avant le Conseil des ministres du 5 novembre, Chavez rappelait énergiquement les erreurs et la duperie constatés lors de l'inauguration de l'usine de glace Coppelia concernant le manque de planification, l'absence de correctifs et les violations des droits des travailleurs : « J'assume mes responsabilités et mes fautes, mais que chacun assume les siennes et, je le répète, à ceux qui travaillent avec moi je leur offre mon cœur et ma main de fer, je pense à Nicolas, je n'ai pas d'autre choix (…) dans cette étape, je vais être dur déjà avec les miens, plus dur que je ne l'ai jamais été jusque-là et je crois dans toute ma vie », a promis Chavez dans cette allocution qui a redonné de l'énergie aux travailleurs vénézueliens face à cette auto-critique sévère et publique du leader du processus bolivarien.



Un exemple



Hélas son corps a lâché au moment où il devrait réaliser son dessein, la mettre en œuvre et il nous a laissé des tâches importantes aux travailleurs vénézueliens, nous appelant à ne pas pour leurrer : « la formation socio-économique toujours prédominante au Vénézuela est de caractère capitaliste et rentier », et à avancer vers un « Pouvoir populaire capable d'effacer les traces d'oppression, d'exploitation et de domination qui restent dans la société vénézuelienne », pour « annihiler la forme Etat bourgeois dont nous avons hérité (…) et donner une suite à l'invention de nouvelles formes de gestion politique ».



Nous communistes continuons à exalter les éléments démocratiques et révolutionnaires de la pensée et de l'action du camarade Hugo Chavez, qui a su mener avec résolution et vigueur des efforts convergeant dans une même direction.



Nos critiques pointaient, et nous continuons à le faire, ces situations, positions, décisions que nous identifions comme obstacles à l'avancée révolutionnaire, et Hugo Chavez, dans de nombreuses occasions, le reconnaissait aussi : l'absence d'une Direction collective de la révolution qui permette d'articuler des visions et des efforts venant de différents secteurs révolutionnaires ; le maintien d'un Etat bourgeois, hautement bureaucratisé avec tous ces vices intacts ; la faible transformation du système économique national, approfondissant son caractère rentier ; l'existence de secteurs liés à la petite bourgeoisie et la bourgeoisie émergeante comme force politique dirigeante, en lieu et place de la classe ouvrière et des travailleurs.



Ce sont précisément ces idées que nous souhaitons faire ressortir aujourd'hui, alors que nous vivons un moment de déstabilisation politique, économique et médiatique dans notre pays, fomentée par la bourgeoisie locale et l'impérialisme yankee, deux secteurs qui ont du abandonner une bonne partie de leur hégémonie par le peuple vénézuelien, grâce à la direction du gouvernement populaire assumée par Hugo Chavez.



Cette mobilisation héroique qui a permis au peuple d'impulser la première étape du processus révolutionnaire commencé en 1998, héritière de grands moments de lutte pour la libération nationale, c'est la même qui vaincra sans pitié le fascisme assassin et l'impérialisme, réaffirmera avec fierté que l'effort du camarade Chavez ne fut pas vain et qu'on rependra la voie, dans l'unité révolutionnaire, de la construction scientifique du socialisme.



Honneur et gloire au camarade Hugo Chavez !

Face à la conspiration fasciste : large unité de classe et populaire !

 

 

Francisco Guacarán Varela

pour le PC vénézuelien 

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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