Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Article d'

Indépendance des Chercheurs  :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/27/ville-de-paris-chirac-image-des-institutions.html

Ville de Paris, Chirac, image des institutions


Le 27 septembre au soir, Euronews intitule sa dépêche sur l'affaire des emplois fictifs parisiens :

« Emplois fictifs : le conseil de Paris ôte une épine du pied de Jacques Chirac » pendant que Public Sénat écrit d'emblée :

« Emplois fictifs : "L'accord d’indemnisation a terni l’image de Delanoë" ».

Mais s'agit-il de l'image de Delanoë ou de celle des institutions françaises ?

C'est ainsi, par exemple, que Le Parisien évoque la banderole « Paradis judiciaire, Justice à vendre » brandie par le collectif « Sauvons les riches » lors de sa manifestation devant la mairie de Paris.

Ou encore, les commentaires des citoyens sur l'accord entériné. Libération emploie le titre :

« Emplois fictifs sous Chirac: "Sauvons les riches" se paie le Conseil de Paris »,

alors que le Journal du Dimanche intitule « Comme si on condamnait toute une bande, sauf son chef » les déclarations du président du groupe des Verts au Conseil de Paris, Sylvain Garel. Garel rappelle notamment :

« au début de l'affaire, on parlait de 481 emplois fictifs. Il n'en reste plus que 21 dans le dossier », la prescription ayant déjà effacé l'essentiel de l'affaire. Le 27 septembre également, Bertrand Delanoë publie dans Le Monde un point de vue intitulé :

« Accord UMP-Ville de Paris : à propos de morale, d'éthique et de justice... », où il revient à la charge avec l'argumentaire récurrent :

« La vocation d'une partie civile n'est pas la vengeance ou le calcul politique ».

Mais précisément, la transaction votée ce lundi apparaît à bien des égards comme une manoeuvre politique. Tout compte fait, le citoyen risque d'en conclure que les détenteurs du pouvoir peuvent toujours échapper à des poursuites « en rendant l'argent si ça tourne mal ». Une fonction aussi importante que la présidence de la République apparaît comme garantissant une impunité totale, y compris pour des actes antérieurs au mandat présidentiel. De surcroît, quelle est la base légale d'une telle transaction, notamment en ce qui concerne le fondement de l'intervention de l'UMP ou la condition du retrait des poursuites en échange de l'argent restitué ?

la suite, sur le lien

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/27/ville-de-paris-chirac-image-des-institutions.html

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/26/le-cnrs-applique-la-loi-sur-la-mobilite-des-fonctionnaires-a.html

Tag(s) : #Politique française