Europe

Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 07:52

ELEMENTS TECHNIQUES

permettant de comprendre que les "pro-russes"

(pour reprendre la terminologie des médias), 

non-spécialistes d'engins aussi supersophistiqués,

ne peuvent pas être les auteurs du tir sur le Boeing de la Malaysia Airline

Et pour quelles raisons, des militaires russes auraient-ils -eux-  commis cette

attaque, alors que tout l'Occident utilisent ce crasch pour dénoncer Moscou ?

Le blog de Lucien PONS

Buk M1-2 et MH17 :

Quelques éléments

que les " experts" n'ont pas précisé.

 

La destruction du vol MH17 a donné lieu à un ballet d' " experts " relayé par des journalistes ignares .

Il convient donc d'apporter certaines précisions :

Le " Buk " est un système d'armes qui est généralement composé en configuration de combat de 3 éléments :

A- Un véhicule radar d'acquisition de cibles

B- Un véhicule de commande

C- Six TELAR - Transporter Erector Launcher and Radar - pouvant tirer un missile de manière autonome sans les éléments A et B . C'est la configuration qui nous intéresse .

Buk M1-2 et MH17 : Quelques élèments que les " experts" n'ont pas précisé.

De gauche à droite : Le véhicule de commande , le TELAR et le véhicule radar avec l'antenne mât repliée .

Le TELAR posséde

Buk M1-2 et MH17 : Quelques élèments que les " experts" n'ont pas précisé.
Buk M1-2 et MH17 : Quelques élèments que les " experts" n'ont pas précisé.

1- un radar de conduite de tir avec une portée de détection qui dépend de la furtivité de la cible caractérisée par sa Surface Equivalente Radar ou Radar Cross Section . Celle-ci est par exemple de 3m2 pour un MIG 21 qui a servi à qualifier le système et doit être comprise entre 40 et 60 m2 pour un B777 . Le B777 est donc plus facilement détectable et interceptable qu'un chasseur moderne ce qui est facilement compréhensible . La détection d'un MIG 21 de SER 3m2 par un radar 9S35M1 FireDome est possible à 80 km . [ Source : Airpower - Australia ]

Un radar de conduite de tir est un radar conçu spécialement pour fournir des informations , essentiellement l'azimut de la cible, son altitude, sa distance et sa vitesse à un système dit « de conduite de tir » pour calculer une solution de tir c'est-à-dire pour fournir les informations nécessaires au pointage les armes pour atteindre la cible.

2- Des missiles qui sont capables d'atteindre des cibles dans une zone dépendant des caractèristiques du missile qui ont évolué depuis la genèse du programme et des caractéristiques ( vitesse ) de la cible .

Cette zone qui est définie par le constructeur du missile par des diagrammes n'est pas sphérique et ne couvre pas généralement en azimut un secteur de 360°.

Buk M1-2 et MH17 : Quelques élèments que les " experts" n'ont pas précisé.
Buk M1-2 et MH17 : Quelques élèments que les " experts" n'ont pas précisé.
Buk M1-2 et MH17 : Quelques élèments que les " experts" n'ont pas précisé.

Zone en orange pour le Buk M-2 . Le Boeing qui volait à la hauteur de 10 km est donc un gros pigeon bien gras , une grosse dinde pour le missile du système Buk . [ Horizontale 10 du deuxième diagramme ] .

Notons que le BUK peut être utilisé contre des cibles terrestres et navales et ceci expliquerait sa présence au sein de l'armée Ukrainienne .

Buk M1-2 et MH17 : Quelques élèments que les " experts" n'ont pas précisé.
Buk M1-2 et MH17 : Quelques élèments que les " experts" n'ont pas précisé.

On va supposer que le missile a été tiré par un TELAR 9A310M1 , juste avec le radar de conduite de tir . En mode " bandit " , un TELAR subtilisé à un dépot de l'Armée Ukrainienne et sans communication avec un radar de surveillance et un PC de commande .

En supposant la portée du radar de 80 km [ détection d'un MIG 21 de SER 3m2 par un radar 9S35M1 FireDome alors que la SER d'un Boeing 777 doit être de 40-60m2 , donc peut-être détectable à 100 Km ] et un B777 volant à 850 Km/h . En majorant la distance de détection à 80 km ou 100 Km [ En réalité 80 X COS ( 10/80 ) =80 X 0,9999 soit la corde de l'arc de cercle de rayon 80 Km à la hauteur de 10 km .] Cela laisse :

1- Vitesse du Boeing : 850 /60 = 14,2 Km/min

2 - Temps de parcours du Boeing entre sa rentrée dans la zone de détection du radar et l'élévation 90° au dessus du BUK .

T = 80/14.2 = 5,5 min

T = 100 / 14.2 = 7 min

Environ 6 min , probablement entre 4 et 5 min [ On ne va pas tirer lorsque la cible arrive sur le BUK ! ] pour identifier une cible , prendre la décision et surtout la responsabilité de tirer !

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-buk-m1-2-et-mh17-quelques-elements-que-les-experts-n-ont-pas-precise-124185721.html

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 07:46

QUESTION REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO

vol-mh17.jpg

Oscar Fortin a mis le doigt sur ce qui est peut-être un grave problème qui peut avoir des conséquences désastreuses, n'oublions pas que la guerre en Irak s'est faite sur la base d'une fiole et d'un énorme mensonge comploté pour détruire ce pays aujourd'hui voué à la destruction.

Oscar a mené une petite enquête qui peut être aboutira à une vérité terrifiante.

Le crash du Boeing de la Malaysia Air Line en Ukraine est-il un nouveau Word Trade Center qui donnera prétexte à une nouvelle guerre comme ce fût le cas en Afghanistan, est-ce un moyen de détourner l’attention sur les événements à Gaza, est-ce une action terroriste ou un règlement de compte contre la compagnie, est-ce une bavure, est-ce un accident ?


« Vade retro paranoïaques du complot » doivent se dire quelques-uns ! Et pourtant Oscar Fortin dévoile ci-dessous des faits intriguant qui méritent une analyse. Certes les références sont celles parues sur la Voix de la Russie ou sur Télésur, la chaîne sud-américaine basée au Venezuela, mais il n’y aucune raison pour qu’elles soient moins sûres que celles de Fox News, de Der Spiegel ou de BFM.


Que dit et constate l’ami Oscar ?  (*) 

 

« À peine quelques heures après cette tragédie, les émissions spéciales d’information se multiplient pour pointer du doigt celui ou ceux que l’on voudrait bien voir comme auteurs d’un tel crime. Une lecture matinale de diverses agences et réseau d’information me permet de dégager un certain nombre de faits que je soumets à ceux et à celles qui s’intéressent à ce drame qui a coûté la vie à plus de 283 passagers auxquels il faut ajouter 15 membres d’équipage »

 

Quelques faits :

1. Selon l’aiguilleur du ciel espagnol qui gérait le vol de l’avion de Malaysia Airlines, des avions militaires ont croisé le Boeing trois minutes avant sa disparition des radars. À peine avait-il disparu que les autorités de Kiev annonçaient qu’il s’était écrasé. Il se demande alors comment ont elles su si vite qu’il s’agissait d’un écrasement.

http://french.ruvr.ru/2014_07_18/Kiev-a-communique-trop-vite-que-le-Boeing-setait-ecrase-aiguilleur- du-ciel-espagnol-9533/


2. L’avion présidentiel russe, avec à son bord le président Poutin, de retour de sa tournée latino- américaine, devançait de 37 minutes sur la même trajectoire le Boeing 777 de Malaysia Airlines. L’avion présidentiel passa à 12h21 GMT au même point où est disparu des radars l’avion malaisien 37 minutes plus tôt, soit à 11h44 GMT.

http://www.telesurtv.net/articulos/2014/07/18/misil-que-impacto-avion-malasio-podria-haber-sido- para-el-del-presidente-putin-5350.html


Certains se demandent si la véritable cible n’était pas l’avion du président russe. Il y aurait eu de la part des auteurs une erreur de perception, confondant l’avion malaisien avec celui du président russe. Rappelons le cas de cet avion des lignes intérieures italiennes, abattu dans le ciel d’Ustica par un chasseur français qui l’avait confondu avec celui de Kadhafi, c’était en 1980.


3. Le procureur général d’Ukraine, Vitali Larema, dément la prise par les miliciens de systèmes Bouk et S-300, pouvant atteindre des cibles à plus 10 kilomètres d’altitudes.

 

http://french.ruvr.ru/news/2014_07_18/Ukraine-le-procureur-general-dement-la-prise-par-les- miliciens-de-systemes-Bouk-et-S-300-6214/


Cette déclaration met un terme aux spéculations voulant que les pro-russes aient mis la main sur certains de ces missiles pouvant atteindre des cibles à plus 10 kilomètres, altitude de vol du Boeing 777 de Malaysia Airlines.


4. La Russie confirme que les moyens de la défense antiaérienne russe n’étaient pas actifs dans les zones frontalières de la Russie avec l’Ukraine ce 17 juillet, et que les Forces aériennes de Russie n’ont effectué aucun vol ce jeudi.

 

http://french.ruvr.ru/2014_07_18/Les-moyens-de-la-defense-antiaerienne-russe-n-etaient-pas-actifs-a- l-Est-de-l-Ukraine-ministere-4682/

 


5. Les pièces recueillies sur les lieux de l’écrasement de l’Avion 777 (cartes mémoires flash, cartes mémoires d’appareils photo, boîtes noires) seraient remises aux experts désignés aux fins d’enquêtes

 

http://french.ruvr.ru/news/2014_07_17/Crash-du-Boeing-les-insurqes-annoncent-avoir-trouve-la- boite-noire-4563/

 

 

 

(*)Oscar FORTIN est un libre penseur intéressé par tout ce qui interpelle l'humain dans ses valeurs sociales, politiques, économiques et religieuses.

source:

COBAMIO - le 19 juillet 2014 -

 

http://joukov.eklablog.com/ 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 07:34

Et si nous parlions d'un missile air-air ?

Le Vice-Ministre de la Défense russe pose dix questions

 

9 Juillet 2014

MH17: Les 10 questions que la Russie pose à l'Ukraine

Traduction partielle d'el furioso de RT

 

Le ministre de la défense russe délégué Anatoly Antonov]a invité l’Ukraine à répondre à 10 questions pour prouver leur engagement à une enquête impartiale.

1. Immédiatement après la tragédie, les autorités ukrainiennes ont naturellement accusé les forces d’auto-défense. Sur quoi sont basées ces accusations?

2. Kiev peut-elle expliquer en détail comment elle utilise ses lanceurs de missiles Buk dans la zone de conflit? Et pourquoi ces systèmes ont-ils été déployés là-bas en premier lieu si les forces d’auto-défense n’ont aucun avion?

3. Pourquoi les autorités ukrainiennes ne font-elles rien pour mettre en place une commission d’enquête internationale? Quand une telle commission commencera-t-elle son travail?

4. Les forces armées ukrainiennes seraient-elles d’accord pour montrer à des enquêteurs internationaux l’inventaire de leurs missiles air-air et sol-air, y compris ceux utilisés par les lanceurs de missiles sol-air?

5. La commission internationale aura-t-elle accès par une source fiable aux données sur les mouvements d’avions de combat ukrainiens le jour de la tragédie?

6. Pourquoi les contrôleurs aériens ukrainiens ont-ils autorisé l’avion à dévier au nord de sa route habituelle, en direction de la “zone d’opération anti-terroriste”?

7. Pourquoi l’espace aérien au-dessus de la zone de guerre n’était-il pas fermé aux vols civils, en particulier du fait que cette zone n’est pas entièrement couverte par le système de navigation radar?

8. Quel commentaire officiel peut faire Kiev au sujet des rapports sur les médias sociaux, prétendument par un contrôleur aérien espagnol qui travaille en Ukraine, selon lesquels deux avions militaires ukrainiens volaient à côté du Boeing 777 au-dessus du territoire ukrainien?

9. Pourquoi le SBU a-t-il commencé à travailler sur les enregistrements des communications entre les contrôleurs aériens et l’équipage du Boeing, ainsi que sur les systèmes de stockage des données des radars ukrainiens, sans attendre l’arrivée d’enquêteurs internationaux?

10. Quelles leçons l’Ukraine a-t-elle tirées d’un incident similaire en 2001, quand un Tu-154 russe s’est écrasé dans la mer noire? A l’époque les autorités ukrainiennes ont nié toute implication de la part des forces armées ukrainiennes jusqu’à ce que la preuve irréfutable de la culpabilité de Kiev soit apportée.

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 07:32

Blog d'Olivier Berruyer 

 

20
Juil
2014

MH17

 

MH17 par Jacques Sapir

19 juillet 2014

 

La destruction du vol MH17 de la Malaysian Airlines le 17 juillet a suscité une intense et justifiée émotion. Les revendications et accusations contradictoires se sont succédées. Les informations disponibles pour le grand public sont extrêmement fragmentaires.

On peut, cependant remarquer certaines incohérences dans la mise en cause, du côté des gouvernements de l’OTAN et de la presse de ces pays des insurgés ukrainiens.

Un chose semble (mas nous verrons qu’elle n’est pas certaine) acquise, c’est que la destruction du Boeing 777 de la Malaysian Airlines est due à un missile Sol-Air. Il faut alors rappeler quelques faits de base concernant ces missiles. Leur portée et l’altitude qu’ils peuvent atteindre dépendent de l’énergie contenue dans le combustible de leur moteur fusée.

Mais, cette portée et cette altitude dépendent aussi des caractéristiques de leur cible potentielle. Face à un avion rapide la portée sera plus faible que face à un avion lent. A contrario, un avion lent sera plus vulnérable à une certaine altitude qu’un avion rapide.

I. De quelles armes disposent les insurgés des région Est de l’Ukraine ?

Jusqu’à maintenant ces insurgés ont fiat usage de missiles portables, et tirables à l’épaulé. Ces missiles sont des descendants du SAM-7 « Strela » utilisé par les forces soviétiques. Il s’agit très probablement du SAM-18 (code OTAN « Grouse »). Ce missile atteint une vitesse maximale de 800 m/sec. Il est capable d’intercepter un appareil volant à 450 m/sec à 3500 m d’altitude.

Mais, si la vitesse de l’appareil visé est inférieure, il peut être atteint bien plus haut. Néanmoins, il est exclu qu’il puisse atteindre un avion volant à 10 000 m et 250 m/sec (900 km/h) comme le Boeing 777 du vol MH17. Les caractéristiques de cet appareil impliquent un missile plus lourd, et l’un des « coupables » présumés est le système d’arme SAM-17 ou un SAM-11 plus ancien, ces deux missiles étant appelé « Buk » par les Russes.

Cependant, des informations concordantes, provenant de la presse ukrainienne et du site du ministère de la défense d’Ukraine, établissent que les insurgés n’auraient pas eu à leur disposition le système d’arme Sol-Air « Buk » (SAM-17 pour l’OTAN)[1]. Bien entendu, la déclaration du ministère de la défense date du 29 juin. Il n’est pas complètement impossible que les insurgés aient pu se procurer ce type d’équipement entre le 29 juin et le 17 juillet ou le remettre en état.

De même, il n’est pas complètement impossible que l’armée russe soit entrée dans les deux provinces insurgées. Mais, cela aurait provoqué une très forte réaction internationale, car ce type de mouvement ne peut rester secret, compte tenu de l’ampleur des moyens de surveillance électronique déployés dans la régions ( avion AWACS de l’OTAN S-3 Sentry volant au-dessus du territoire roumain). Or, l’OTAN n’a nullement réagi.

II. Procédures de tir

Un point important concernant le SAM-11/17 est qu’il nécessite l’emploi de deux radars. Contrairement aux missiles portables comme le SAM-18, son guidage n’est pas à infra-rouge mais fait appel à ce qui est appelé un « radar semi-actif ». Le missile se guide sur les ondes qui sont envoyés par un radar à terre, sur son véhicule de tir (le TELAR) qui doit donc éclairer en permanence la cible.

Mais, il nécessite aussi un radar de contrôle de l’espace aérien et d’acquisition pour que cette cible soit désignée. Le radar d’éclairage et d’écartométrie est le système « Kupol » (code OTAN « Snow Drift ») qui travaille en bande H/I. Le radar de contrôle et d’acquisition est le modèle 9S35 (code OTAN « Fire Dome »). La portée de ce radar est de 85 km. Par ailleurs, les batteries de missiles sont souvent intégrées dans des ensembles (brigades de défense anti-aérienne) dotés de radar de détection à plus longue portée (250 km).

Le tir implique une première acquisition par le « Fire Dome » avant que le radar « Snow drift » puisse entrer en action et guider le missile. Le SAM-11/17 est un système complexe qui exige un personnel bien entraîné et dont la formation est longue.

III. Incohérences du lieu du crash.

Le lieu du crash se trouve entre les villes de Snezhnoye et de Torez. Mais, l’appareil, dont la trajectoire était nord-ouest / sud-est, a du être touché bien plus à l’ouest. En effet, compte tenu de sa vitesse (900 km/h) et de son altitude (10 000m), même s’il s’est partiellement désintégré, il a nécessairement continué sur sa trajectoire. L’explosion au sol montrée sur les différentes vidéo du crash indique qu’une partie substantielle de l’appareil (dont le poids au décollage est de 300 tonnes) s’est écrasée.

Un calcul simple indique que l’avion a été touché à 30 km du lieu où il s’est écrasé. Compte tenu des délais d’acquisition du missile et de la batterie qui le sert, cela veut dire que l’acquisition elle-même a dû se faire probablement 50 km à l’ouest (sur la trajectoire de l’avion) du point d’impact. Cela porte à 80 km la distance du lieu du crash.

Cela impliquerait que le radar « Fire Dome » se trouverait bien plus à l’Ouest que ce qui est affirmé aujourd’hui tant par les sources américaines qu’ukrainiennes. Il est en effet quasi impossible, sans radar de détection à longue distance, de commencer une procédure de tir en limite de portée. 

Si l’avion MH17 de la Malaysian Airlines avait été touché par un missile provenant d’une batterie située là où l’affirment les sources américaines et ukrainiennes, l’avion aurait dû s’écraser 20 à 30 km à l’est de son point d’impact.

Autrement dit, le lieu du crash n’est pas cohérent avec l’hypothèse d’un missile tiré depuis là où l’on prétend qu’il l’a été. 

Pour s’écraser sur le lieu du crash, si l’avion a bien été abattu par un missile « Buk », il a du être atteint par un missile tiré depuis le territoire contrôlé par les forces ukrainiennes.

IV. Les précédents.

Il convient alors de se rappeler les incidents précédents de ce type. Nous avons la destruction d’un Tupolev-154 en 2001 par les forces ukrainiennes[2] et la tragédie du vol KAL-007 dans les années 1980. Dans ce cas, il est établi que les forces soviétiques ont confondu l’avion coréen avec un avion de reconnaissance électronique américain dont la trajectoire était quasi-identique.

Quand l’avion de reconnaissance a fait demi-tour, il a été confondu avec un ravitailleur en vol et l’avion coréen pris pour l’avion de reconnaissance. L’incident du Tupolev-154 a eu lieu au-dessus de la Mer Noire, et il est vraisemblablement dû à un tir d’entraînement.

Les insurgés ont aussi abattu, début janvier, un Antonov-26, qui volait à 6500m. Mais, cet avion a une vitesse de croisière bien plus basse que celle du Boeing du vol MH17. Il ne dépasse pas 500 km/h. Il est parfaitement possible qu’il ait été abattu par un SAM-18. Le fait que les deux pilotes aient survécu (et se soient parachutés) alors qu’il n’y a eu aucun survivant du vol MH17 confirme que la charge militaire du missile qui a touché l’Antonov était de faible puissance, ce qui indirectement confirme l’hypothèse du SAM-18.

V. Un tir russe ?

Il faut maintenant revenir sur l’hypothèse d’un tir russe. Cette hypothèse implique que des unités de défense aériennes de la Russie opèrent au profit des insurgés. C’est possible, mais politiquement et militairement incohérent. Les insurgés ont eu a souffrir d’attaques aériennes à basse altitude (hélicoptères et avions d’assaut SU-25) et surtout de l’artillerie ukrainienne qui n’hésite pas à bombarder des cibles civiles. Si la Russie voulait aider les insurgés, c’était bien plus en fournissant des moyens de contre-batterie (dans l’artillerie) ou une défense anti-aérienne locale (avec le système « Tunguska ») qu’elle l’aurait fait. On ne peut pas exclure cette hypothèse, mais elle est très peu probable.

VI. Un tir ukrainien ?

On a déjà dit pourquoi, si l’avion a été abattu par un missile (ce qui n’est pas encore complètement acquis), il est plus que probable que ce missile ait été tiré du côté ukrainien.

Mais, on peut se demander pourquoi l’armée ukrainienne aurait-elle déployé ce type de système alors que les insurgés n’ont pas d’aviation. Seulement, il faut se souvenir que l’artillerie ukrainienne a bombardé une ville russe sur la frontière au début du mois de juillet, et que le gouvernement russe a menacé l’Ukraine de frappes ciblées.

Ces frappes auraient visé les moyens de l’artillerie ukrainienne qui sont aujourd’hui la principale menace pour les insurgés.

Il est alors logique que l’armée ukrainienne ait déployé des moyens de défense anti-aérienne. Compte tenu des précédents, on peut s’interroger sur le fait que l’Armée ukrainienne ait pu confondre le vol MH17 avec un vol militaire russe, en provenance du Belarus et cherchant à prendre « de dos » les forces déployées contre les insurgés. Ce n’est, certes, qu’une hypothèse, mais elle serait cohérente avec le lieu du crash.

 

 

 

 


Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 08:20

TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE DIABLO

 canard

Dans son édition du 9 juillet 2014, pour sa rubrique littéraire « Lettre ou pas Lettres », Le Canard enchaîné a publié sous le titre « Marche ou Kiev » un éloge du dernier livre d’Andreï Kourkov par Anne-Sophie Mercier.

Ceux qui apprécient le « Canard » pour son impertinence auront été servis… On apprend ainsi que Maïdan était une « utopie », un « rêve européen ».

La preuve : « le mouvement organise des cours d’anglais gratuits. » Ah, le tout-anglais ! Que le règne du globish arrive ! Ça c’est de l’utopie ! Thomas More peut aller se rhabiller !

Ukraine propagande et désinformation :

les médias occidentaux jouent de concert

la symphonie du bourrage de crane

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« Il y a aussi les ennemis politiques, poursuit Le Canardles pro-Russes, bien sûr, mais aussi les nationalistes radicaux, les redoutables svobodistes, soucieux d’infiltrer la révolution. » Comme ses confrères de la presse des grands groupes financiers Bouygues, Dassaut et autres Lagardère, le palmipède a recours à l’euphémisme pour protéger Svoboda en faisant mine de l’attaquer.

Rappelons-le encore, ce parti n’est pas simplement « nationaliste », mais clairement FASCISTE. Il s’appelait « Parti National-Socialiste d’Ukraine jusqu’en 2004, date à laquelle il a décidé de lisser son image pour être plus présentable, comme la plupart de ses homologues européens (son chef, Tiahnybok, a d’ailleurs rencontré le père Le Pen et Gollnish à Villepinte en 2009…).

Son drapeau porte une innocente main jaune sur fond bleu, mais ses militants continuent d’arborer fièrement l’ancien emblème : la rune WolfsAngel de la division Das Reich, tout en brandissant des portraits du massacreur de Juifs Bandera.

En 2012, l’ambassadeur d’Israël en Ukraine avait protesté contre les déclarations antisémites de Tiahnybok. Par ailleurs, soit Kourkov (comme BHL) n’a pas vu les nazis patentés du Pravyi Sektor avec leurs croix gammées (les premiers à avoir pris l’offensive contre les russophones du Donbass), et le Canard ne juge pas utile de s’étonner de cette cécité, soit l’oiseau des mares a choisi de ne pas en parler.

 

Le Canard Enchainé verse dans la caricature…

Soucieux de se distinguer, l’hebdomadaire satirique offre pourtant à ses lecteurs une information précieuse : si les militants de Svoboda peuvent « infiltrer » le mouvement, c’est grâce à « un pouvoir qui leur laisse les mains libres pour décrédibiliser l’insurrection. » 

Ainsi, même la face sombre de Maïdan peut être imputée à l’ex-président Ianoukovitch ! Bravo à l’auteur du « Pingouin » et à son ami Canard pour ce beau transfert des responsabilités ! Quant à la présence, dans le gouvernement nommé après la victoire de l’insurrection, de six ministres de Svoboda, on attend avec impatience le prochain livre de Kourkov pour savoir dans quelle mesure Ianoukovitch (ou Poutine ?) en est responsable…

 

Vient ensuite le passage obligé depuis les offensives médiatiques menées ces dernières années par les fascistes ukrainiens sur « la-famine-génocide-organisée-par-les-Juifs-et-les-communistes-en-1933 » : Holodomor. Le Canard reproduit telle quelle leur propagande et parle de « famine artificielle organisée dans les années 30 par les Soviétiques pour briser la paysannerie ukrainienne opposée à la collectivisation des terres. » 

On passe ici sous silence le fait que les témoignages sur la « grande famine » émanent des émissaires de Mussolini (dont la parole devient pour la circonstance l’Évangile de nos grands démocrates).

 

On gobe aussi avec délice ce bobard selon lequel le pouvoir soviétique aurait provoqué sciemment une famine terrible dans son propre grenier à blé. On oublie soigneusement le rôle des koulaks (les paysans riches, ennemis jurés du régime), qui sabotaient systématiquement l’appareil économique.

 

Mieux : on va encore plus loin que le Livre noir du communisme. « Faut-il voir dans cette famine, comme le font aujourd’hui certains publicistes et historiens ukrainiens, un « génocide du peuple ukrainien » ?», s’interroge Nicolas Werth dans les pages qu’il consacre à ce sujet, avant de remarquer que « proportionnellement la répression par la famine a touché tout autant les contrées cosaques du Kouban et du Don, et le Kazakhstan. » Le Canard, lui, emboîte résolument le pas (de l’oie) aux historiens ukrainiens et « publicistes » soucieux de montrer que la « mafia judéo-bolchevique » a fait pire que les nazis : «La Russie n’a jamais reconnu ce génocide », assène le palmipède.


 

Et pour finir en beauté, on nous apprend malicieusement que Kourkov préfère Lénine à Staline « parce qu’il est mort plus tôt. » Au moment où le procureur général d’Ukraine (membre de Svoboda, lui aussi !) mène une « enquête » sur le PC Ukrainien (dont les conclusions amèneront son interdiction, on peut le parier sans risque), où les néo-nazis abattent les statues de Lénine partout où ils le peuvent dans le pays, où les fascistes ukrainiens bombardent les insurgés du Donbass qui se battent sous le drapeau rouge (quand ils ne les font pas brûler vifs), il était en effet essentiel de leur donner un petit coup de main médiatique.

Le Canard n’a pas failli à son devoir : il l’a fait. Qui prétend que l’hebdomadaire satirique, sous des dehors impertinents, est en réalité une tiède volaille centriste ? Au contraire, il sait choisir clairement quand il le faut. 

En Ukraine, une lutte à mort oppose en ce moment les fascistes et les communistes.

Et très courageusement, Le Canard a choisi son camp.

 

VF

source: initiative communiste

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 08:17

CADTM

 

Grèce

Soutenons les 595 femmes de ménage

du Ministère des Finances

en Grèce

qui se battent pour leurs emplois et leur dignité

7 juillet par 

Patrick Saurin

Depuis le 17 septembre 2013, en Grèce, 595 femmes de ménage ​du Ministère des Finances sont ​en lutte ​contre leur licenciement. Elles sont devenues un cas emblématique de résistance contre laTroïka. Il y a un blog avec des vidéos, des photos et des informations sur le combat qu’elles mènent :

http://agwnkatharistries595.wordpre...

Des témoignages de soutien peuvent être transmis à Sonia Mitralias du Comité de solidarité avec « Les Femmes de Ménage en Lutte », à l’adresse suivante :

sonia.mitralia@gmail.com

(tél. fixe : 00302109420681 et 0030 6932295118)

​ Le 28 juillet prochain, il y aura un grand concert ​de solidarité à Syntagma. Des messages de solidarité par écrit et par vidéo peuvent être adressés par des syndicats de femmes de ménage, par des artistes ainsi que par des organisations (associations, collectifs, syndicats, partis) p​our être lus et visionnés pendant le concert. Ces témoignages pourraient également figurer sur​ le blog des femmes de ménage.​

Il y aura une autre échéance le 23 septembre, ​quand la Cour Suprême rendra son arrêt définitif sur la question du licenciement des 595 femmes de ménages.

Une pétition va être mise en ligne prochainement.

Voici l’appel à la solidarité rédigé par les 595 femmes de ménage en lutte suivi de sa traduction en français. Cet appel est suivi d’un texte émouvant d’Archimandrite Vassilios Varvelis, Secrétaire du Patriarcat d’Alexandrie et de toute l’Afrique, traduit en français par Yorgos Mitralias.

Nous sommes 595 femmes de ménage du Ministère des finances de Grèce et depuis le 17 septembre 2013, nous sommes sans emploi. Le Gouvernement nous a licenciées et a choisi de confier nos emplois à des prestataires privés, sans aucun bénéfice financier pour l’État.

Nos salaires vont de 300 à 650 euros par mois. Nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des êtres humains.

Nous n’avons pas baissé la tête en signe de soumission. Depuis le 17 septembre, nous sommes allées tous les jours dans la rue pour réclamer la préservation de nos emplois, réclamer la préservation de nos vies.

Le Gouvernement est en train d’essayer de réprimer notre juste combat en utilisant tous les moyens. Des photos de femmes sans défense âgées de 50 ou 60 ans tabassées par la police anti-émeutes ont fait le tour du monde. Beaucoup parmi nous ont dû être transportées à l’hôpital après les attaques barbares et injustifiables de la police contre nous.

Nous avons fait le choix de la dignité. Dix mois de lutte, dix mois faits de pauvreté et de problèmes ! Mais nous ne désespérons pas. Nous continuons notre lutte. Nous réclamons ce qui est une évidence : notre droit à la vie.

Un mouvement de soutien est en train de se propager dans toute la société. Des salariés, des travailleurs licenciés, des chômeurs, des retraités, des artistes, ont tous témoigné leur soutien.

La justice grecque nous a donné raison, mais le Gouvernement refuse de respecter la décision de justice. Il veut se venger de nous parce que nous combattons. Il veut se venger de nous parce que nous avons fait le choix de la dignité.

LA SOLIDARITÉ EST L’ARME DES PEUPLES.

Nous vous demandons d’apporter votre solidarité à notre combat pour la vie et la dignité. Nous vous demandons de signer la pétition de soutien et de nous aider à rassembler des signatures qui obligeront le Gouvernement à respecter la décision de justice – ce qui ne coûtera rien à l’Etat grec.

ENSEMBLE,

NOUS POUVONS ARRÊTER LES BARBARIES POLICIÈRES

Ma mère femme de ménage,
moi enfant et neveu de femmes de ménage

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Vassilios Varvelis

Archimandrite Vassilios Varvelis |1|

Les maisons où elle travaillait 6 jours par semaine brillaient, et le septième, le Dimanche (son « jour férié »), elle devait nettoyer aussi sa maison et nous tous, préparer à manger un plat chaud, laver, sécher le linge, nous embrasser et se reposer.

Cette mère à moi !

Ces femmes de Peristeri |2|, les mères de nos amis, qui s’en allaient à l’aube sans avoir mangé, laissant leurs enfants dans la rue, pour arriver à Ekali, Filothei, Psychico |3|, sous la pluie, dans le froid, quand il neigeait et dans la canicule, pour devenir des « servantes » comme les appelaient les « Dames », pour nous élever, avec leur sueur quotidienne, pour nous éduquer, pour que nous devenions des êtres dignes. Et la plupart de nous nous le sommes devenus !

Et quand la mère rentrait du travail, ayant dans son sac à mains sa robe mouillée qu’elle portait quand agenouillée elle lavait les planchers à la serpillère, moi tout petit je lui demandais :

- Maman, qu’est que tu m’as apporté ?

- De la fatigue mon enfant – sa réponse. De la fatigue.

Nous avons grandi avec les vêtements que les « Dames » lui donnaient comme charité. On n’avait pas de vêtements à nous. Des choses de seconde et troisième main. C’est avec ça que nous nous habillions.

Des mères héroïques !

C’est sur ces mères que le fascisme a osé lever la main. Ce sont ces femmes qu’ont frappées les « hommes de main » à 500 euros.

Au lieu de baiser leur main, ils les ont envoyées à l’hôpital.

Ceux qui ont tué notre « frère » et notre « enfant » Alexis Grigoropoulos |4|, ceux qui offrent l’asile aux Nazis, chair de leur chair, ceux qui vendent de la drogue pour que le peuple ne se réveille jamais, ceux qui exploitent des prostituées pour toucher leurs pourcentages, ceux qui traitent de façon inhumaine les immigrés, ceux qui font chanter les petits commerçants, ceux qui servent toujours fidèlement le pouvoir du moment, ces voyous de Miliciens durant l’Occupation, les mouchards de la dictature, ceux qui pour toucher en retour « leur dividende » ont osé lever leur main infâme contre nos mères.

A tous ces minables aux muscles entraînés et au cerveau sous-développé, qui avec leur attitude et leur comportement ont craché sur leurs propres mères, je tourne le dos.

Je durcis mon cœur.

Je ne les bénis plus. Cela ne me convient plus.

Je n’ai aucun vœu pour eux.

Tous ceux-là vont me trouver face à eux, dans la lutte.

Je crie fort : Réveillez-vous tous, réveille-toi peuple de Dieu avant qu’il ne soit trop tard.

« Écoutez donc rois ; apprenez juges de la terre. Prêtez l’oreille, ô vous qui gouvernez les peuples et qui êtes si fiers de leur multitude. Votre puissance vous a été donnée par le Seigneur ; votre autorité vient du Très-Haut, qui interrogera vos œuvres, et scrutera vos desseins. Vous, ministres de Son royaume, vous ne jugez point avec droiture ; vous n’observez point la loi ; vous ne marchez point selon la volonté de Dieu. Et quand soudain Il fondra sur vous, vous en frissonnerez ; car Son jugement est bien plus sévère contre ceux qui ont la puissance… » |5|

Notes

|1| Secrétaire du Patriarcat d’Alexandrie et de toute l’Afrique.

|2| Peristeri est une commune populaire du grand Athènes.

|3| Ekali, Philothei, Psychico sont des communes bourgeoises du grand Athènes.

|4| Alexis Grigoropoulos est un adolescent de 15 ans qui a été abattu par la police à Athènes le 6 décembre 2008.

|5| La Septante, « Sagesse de Salomon », Chapitre 6.

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 07:44

REPRIS SUR
LE BLOG DE DIABLO 

UKRAINE

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Après la baisse des salaires, les licenciements de fonctionnaires et la hausse des tarifs de ces derniers mois appliqués en conformité avec le plan du FMI (hausse moyenne de 50 % du tarif de l'eau, de l'électricité et du gaz pour les particuliers en juin et juillet) le gouvernement issu du putsch du 22 février 2014, prépare un maxi plan de privatisations.


C'est ce qu'a annoncé Arseny IATSENIOUK lors du forum national agricole de Kiev.

"Nous allons annoncer le plan de privatisation le plus ambitieux depuis 20 ans", a-t-il déclaré à la presse ukrainienne, en marge du forum.

Iatseniouk a déclaré que le gouvernement examinera la semaine prochaine un projet de loi énonçant la liste des propriétés de l'Etat qui ne seront pas incluses dans les privatisations.

Il estime qu'il devrait être privatisée, en particulier, la société "Ukrspirt" (société d'Etat spécialisée dans la production d'alcool industriel, de vodka et de liqueurs) et d'autres entreprises publiques "qui sont des objets de corruption, et non de développement de l'Ukraine". D'après les experts, devraient être aussi dans la charrette :


- Le combinat chimique de la ville Soumy "Sumykhimprom" (principalement production d'engrais minéraux phosphorés) ;


- le combinat chimique d'Odessa (le plus grand d'Ukraine) OPZ ("Odesski Portovi Zavod") ;


- l'usine de pièces détachées pour centrales nucléaires "Trouboatom" de Kharkov (usine qui fournit le constructeur russe de centrales nucléaires Rosatom).


La porte-parole du Fond de la propriété d'Etat Inna YAROVSKAYA a déclaré que la liste des entreprises privatisables sera communiquée d'ici quelques jours. Toujours d'après cette source, le gouvernement a fixé l'objectif du plan de privatisation : il doit rapporter 17,4 milliards de Hrivna (1.45 milliards de dollars). En 2013, le total des privatisations (essentiellement des logements) s'était monté à 1.5 milliards de hrivna (150 millions de dollars). Elle a aussi précisé que les règles d'attribution des lots par l'Etat ne seront pas changées cette année.

Cette annonce a été faite juste avant l'arrivé de la mission du FMI, qui doit décider de l'attribution de la deuxième tranche de crédit au pays. IATSENIOUK compte sur une décision positive concernant ce crédit. L'annonce de ces privatisations a donc pour but de rassurer le financeur international. Selon les données préliminaires, il pourrait être fourni 1,5 milliard de dollars au pays pour la stabilisation de sa situation économique.


Les oligarques mis au pouvoir par maïdan à tous les échelons du pouvoir vont donc pouvoir faire bombance sur les ruines de l'Etat ukrainien dans les prochains mois.

 

Merci maïdan, merci l'union européenne !

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 16 juillet 2014 3 16 /07 /Juil /2014 07:34

Blog d'Olivier Berruyer

 

9
Juil
2014

DERNIRE MINUTE :

Le candidat de la droite élu grâce aux voix social-démocrates

Bonnet blanc et blanc bonnet

Le 26 juin, un accord de majorité a été signé à Bruxelles entre le PPE (Droite, dont l’UMP), le S&D (Socialistes et Démocrates, dont le PS) et l’ALDE (Libéraux et démocrates, dont UDI et Modem).

J’ai cherché, mais je n’ai pas trouvé l’accord en question (si quelqu’un y arrive, merci de me l’envoyer…), juste des communiqués de presse très partiels, axés sur les magouilles de postes :

Le 24/06, PPE :

==> miam m

iam, des “réformes”

Le 26/06, S&D (Socialistes) :

==> miam miam, des “réformes”

Le 26/06, ALDE (Libéraux) :

==> miam miam, des “réformes”

Le 27/06, S&D (Socialistes) :

==> Donc les socialistes soutiennent le luxembourgeois de droite – mais attention, c’est seulement parce qu’il respecte le “programme pour le changement” (arf) des socialistes…

Le changement c’est donc maintenant ?

Le 07/06, S&D (Socialistes) :

 

==> miam miam “Pouvoir et Influence” !!!!

D’ailleurs, c’est écrit : ce sera exactement “comme pour la législature précédente” !

Donc ça devrait fortement s’améliorer sur “le plan social” (ou alors, sinon, votez socialistes en 2019…)

Mais bon, n’oublions pas l’objectif :

Et clairement, s’allier avec la droite et les libéraux, c’est clairement ce qu’attendaient les électeurs socialistes, ce qui devrait évidemment permettre de lutter efficacement contre “l’extrémisme et le populisme” ! – ils s’étaient déjà alliés en 2009 avec la seule droite, comme en 2004, etc…

==> miam miam “Pouvoir ” !!!!

(article à diffuser sans modération)


Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 15 juillet 2014 2 15 /07 /Juil /2014 08:16

Blog d'Olivier Berruyer

 

15
Juil
2014

Le Manifeste du

front populaire de libération de l’Ukraine

 

Je vous propose aujourd’hui la traduction exclusive d’un document fort intéressant, Le Manifeste du front populaire de libération de l’Ukraine.

On peut discuter le fond, mais cela me semble important de le lire pour comprendre le point de vue des russophones. Et cela a un petit parfum de Commune 1870…

En introduction, je reprends la présentation de Karine Bechet-Golovko.

Présentation

Dans un premier temps, le mécontentement populaire, organisé et structuré, a donné Maïdan. Pour les droits sociaux, contre les oligarques et le pouvoir de la corruption qui détruit l’État. Avec le coup d’État à Kiev, les  oligarques ont pris les régions, se sont appuyés sur des forces armées radicales, et certaines néo-nazies, pour assurer leur pouvoir par la force.
Une autre voie n’était pas possible : il fallait asservir la population par la peur. Finalement, les radicaux sont sur-représentés à la rada et un autre oligarque a pris le pouvoir, grâce à l’élection présidentielle, dont la campagne fut téléguidée, préparée et financée de l’étranger. Maïdan a perdu, le peuple ukrainien est à nouveau dépossédé et pressuré. En réaction, le sud-est se soulève et prend les armes. D’une intervention “anti-terroriste”, Kiev a fini, par incompétence politique ou par volonté profonde, par provoquer une guerre civile qui permet un nettoyage ethnique.
Dans ce contexte, Novorossia est reconstituée par référendum local, les armes grondent, les civils meurent sous les coups de l’armée ukrainienne ou sont évacués malgré l’absence de corridor humanitaire. Dans ce contexte difficile, les dirigeants de Novorossia tentent de se positionner politiquement. Non, ils ne sont pas séparatistes, ils veulent vivre en Ukraine mais dans une autre Ukraine. Non ils ne sont pas pro-russes, ils sont ethniquement russes, pour une Ukraine libre, réellement européenne comme elle l’a toujours été et non corrompue, ce qu’elle n’est pas. Le Manifeste du Front Populaire de Libération Ukrainien est adopté.
Le 7 juillet, à Yalta, des représentants de différentes régions d’Ukraine, de différentes forces politiques, de différentes organisations agissant en Ukraine, ont adopté un Manifeste qui, pour la première fois, pose la vision politique de ce mouvement de résistance armée.
Habituellement, les combattants dans le Donbass sont considérés comme pro-russes, car contre le pouvoir à Kiev, comme si le seul fait de s’opposer au coup d’État faisaient d’eux des séparatistes pro-russes. Habituellement, ils sont montrés comme des marionnettes à la solde de Moscou qui tire les ficelles dans la région pour déstabiliser l’Ukraine, voire “annexer” les territoires contestataires, pour reprendre une expression qui plait aux médias occidentaux.
Or, ce Manifeste a pour but non seulement d’expliquer les buts politiques de la démarche des résistants, mais également de casser certaines images un peu trop confortables et trop éloignées de leur réalité.
On remarquera que l’internet russe le diffuse pour l’instant sans réels commentaires.
On le trouve même sur le site des Echos de Moscou, ce qui est à la fois intéressant et surprenant. Il semble s’agir d’un acte important pour la compréhension de l’évolution politique de la situation en Ukraine, mais un acte que pour l’instant aucun média internet ne prend le risque de vraiment analyser.
Un virage politique est pris ici, mais l’on ne sait pas encore ni sur quoi il va déboucher, ni s’il pourra arriver à son terme.
En ce qui concerne le texte lui-même, je ne vais pas le traduire, mais en donner les points qui me semblent les plus importants. Il montre ici l’échec de la révolution du Maïdan, car celle-ci a débouché sur la prise de pouvoir des oligarques, aidés par le bras armé des groupes extrémistes, constitués et de fanatiques et de contractuels.
Il s’agit donc de revenir aux débuts de la contestation: un pouvoir qui appartienne au peuple, fonctionnant sur le mode de la représentation par des délégués, par l’intermédiaire d’élections et de référendums, contre la corruption, le pouvoir des oligarques, des bandits et contre l’intervention des forces étrangères.
Le but est l’établissement en Ukraine d’un régime social (par opposition au néolibéralisme prôné actuellement comme parangon des valeurs européennes), orienté vers l’individu, mais également un État libéral qui permette de créer son entreprise sans risque d’être attaqué par les bandits et les fonctionnaires corrompus, un État fédéral ou confédéral - comme les régions en décideront elles-mêmes.
Bref, un État qui permette le respect de chacun, qui permette de reconstruire le lien social entre tous les habitants de l’Ukraine, qui, rappelons-le, sont ethniquement très diversifiés (russes, roumains, bulgares, polonais, etc). Pour restaurer le Vivre ensemble. C’est idéaliste? C’est un idéal, comme tout projet politique.
Si la population de l’Est s’est soulevée en premier, c’est parce qu’elle est doublement attaquée, rappelle le Manifeste: comme les autres, elle est attaquée sur le plan social et économique (réduction des salaires, des pensions, augmentation des prix, réduction des aides sociales, déstructuration de la médecine etc, sous le joug du FMI ou de l’Union européenne, pour obtenir des aides financières, sans lesquelles l’Ukraine ne peut plus vivre).
Mais cette population est également attaquée dans ses fondements culturels, avec l’interdiction d’enseigner la langue russe, de tourner des films en russe, etc. Cette double attaque, et fondamentale car contre le “banditisme néolibéral” caché sous des couleurs européennes, et culturelle pour l’identité russe, a provoqué la révolte du Donbass.
Mais comme cette révolte n’a pas été écoutée, comme la volonté du nouveau pouvoir néolibéral extrémiste de Kiev a été d’empêcher toute contestation politico-juridique par la destitution immédiate de la Cour constitutionnelle, l’intimidation contre les députés et les demandes d’interdiction des partis politiques de réduire par les armes toute contestation, les habitants de la région ont pris les armes. Pour eux, le recours à la force est nécessaire pour se défendre, c’est un moyen de lutte pour arriver au résultat espéré, la libération de l’Ukraine.
Quant au soutien de Moscou, ils estiment que leur combat, principalement, dérange les élites russes, qui auraient préféré rapidement négocier avec Kiev la fin des hostilités, trouver un compromis et continuer leur business.
Mais comme la population révoltée ne baisse pas les bras, comme une grande partie de la population russe les soutient, les élites russes sont obligées, au minimum, de faire semblant de soutenir le combat mené et de ne pas complètement le lâcher.
Bref, dans l’ensemble, nous sommes face à la seconde phase révolutionnaire ukrainienne. Sur le plan institutionnel, le modèle politique présenté est très simpliste, c’est un modèle populaire/révolutionnaire intermédiaire, fondé sur les représentants et les assemblées, mais permettant de sortir de cette gabegie sanglante et de construire ensemble des institutions qui correspondent à la volonté des habitants du pays.
Le premier Maïdan fut objectivement un échec, aucune des demandes des premiers manifestants ne fut satisfaites, bien au contraire. Aujourd’hui, en fait, ces demandes premières sont reprises par les combattants de l’Est.
Je serai vraiment curieuse de voir si nos élites bienpensantes, nos chercheurs et sociologues, qui se sont tellement attachés aux revendications du premier Maïdan, vont mettre autant de vigueur pour soutenir ce mouvement populaire-là. Car, pour eux la question est simple: ils sont contre la corruption, les oligarques, l’extrémisme, pour le respect de l’autre, le combat pour le vivre ensemble, ou bien cela dépend-il de qui formule ces revendications ?

Le Manifeste

Quel est le but de notre lutte ?
La construction sur le territoire de l’Ukraine d’une république populaire équitable, sociale, sans les oligarques et la corruption de la bureaucratie.

Qui sont nos ennemis ?
Les élites dirigeantes libéral-fascistes – l’union criminelle des oligarques, des bureaucrates, des forces de sécurité, et du crime organisé, servant les intérêts des États étrangers.

Qui sont nos alliés ?
Tous les gens de bonne volonté qui reconnaissent les idéaux de justice sociale et qui sont prêts à se battre pour eux, pas ceux qui ont accepté l’état libéral-fasciste sur le territoire de l’Ukraine, indépendamment de leur citoyenneté et de la nationalité.

Qu’est-ce que la république sociale populaire pour laquelle nous nous battons ?
La république sociale populaire, c’est une forme d’organisation politique de la société, dans laquelle :

  • les intérêts du peuple et de son développement sur tous les plans (spirituel, intellectuel, social, physique) sont les buts et objectifs de la sociale de la république sociale populaire.
  • tout le pouvoir appartient au peuple et est accompli par les organes élus, ses représentants directs.
  • chaque citoyen-travailleur a droit à des soins médicaux, l’éducation, la retraite et la Sécurité sociale aux frais de l’État.
  • est autorisée toute initiative, privée ou collective, étant en faveur du peuple et à son développement
  • est interdit le capitalisme bancaire usurier, vivant aux dépens des intérêts d’emprunt – l’argent ne doit pas être gagné au travers de la servitude pour la dette, mais par la mise en œuvre de projets réussis
  • l’État, agissant au nom du peuple et contrôlé par ses représentants, est le plus gros détenteur de capital et contrôle toutes les industries stratégiques
  • la propriété privée est autorisée, mais les grandes fortunes et leurs investissements dans la politique et l’économie sont sous le contrôle de la société – personne n’a le droit d’être un oligarque et de régner sur le peuple par la création artificielle d’une situation d’exclusivité

Quelles sont les méthodes de notre lutte ?
Pour atteindre l’objectif fixé (la création sur le territoire de l’Ukraine de la république sociale populaire), nous sommes prêts à appliquer des méthodes de lutte violentes ou pacifiques. Nous considérons qu’un peuple armé est seul capable de protéger sa liberté, mais la violence n’est qu’un moyen forcé (de derniers recours) pour atteindre un objectif politique.

Ce qui se passe sur le territoire de l’Ukraine ?
Sur le territoire de l’Ukraine se produit un soulèvement de libération populaire contre le pouvoir libéral-fasciste, qui tente à l’aide de la terreur et de la propagande d’affermir dans notre pays un capitalisme libéral-fasciste et criminel.

Qu’est-ce que l’Ukraine ?
L’Ukraine est un territoire entre l’Union Européenne et la Russie avec des traditions chrétiennes (principalement orthodoxes), peuplée par des peuples divers (Ukrainiens, Russes, Biélorusses, Moldaves, Bulgares, Hongrois, Roumains, Polonais, Juifs, Arméniens, Grecs, Tartares, Ruthènes, Houtsoules, etc.) et qui a des siècles de tradition populaire d’autonomie politique et de lutte pour la liberté populaire.

Ce qui se passe au Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia) ?
Dans le Sud-Est (Novorossia) se produit un soulèvement populaire contre le parti libéral-fasciste au pouvoir, établie à Kiev avec l’argent et l’appui de patrons occidentaux. Dans cette rébellion prennent participation tous les peuples : les Ukrainiens, les Russes, les Grecs, les Arméniens, les Juifs, les Hongrois, les Roumains et ainsi de suite.

Est-ce une guerre entre les Russes et les Ukrainiens dans le Sud-Est (Novorossia)?
Ce n’est pas la guerre entre les Russes et les Ukrainiens, comme le dit la propagande libérale-fasciste, c’est une insurrection des peuples opprimés contre l’ennemi criminel commun – le parti libéral-fasciste capitaliste.
 

Des deux côtés du front combattent des Russes et des Ukrainiens (ainsi que d’autres peuples).
 

Du côté des «autorités de Kiev», des mercenaires et des oppresseurs dupés par la propagande se battent pour les intérêts du grand capital criminel et de la bureaucratie malfaisante, alors que du côté du Sud-Est (Novorossia), les insurgés défendent les intérêts du peuple et son avenir libre, équitable et démocratique.

Les intérêts des russes et des ukrainiens sont ils différents dans les événements qui se déroulent en Ukraine ?
Les Russes et les Ukrainiens sont unis par les mêmes intérêts socio-politiques – la libération de l’Ukraine du pouvoir du capital criminel, de la bureaucratie criminelle, des services de force criminels, et du crime organisé.

Pourquoi la révolte dans le Sud-Est (Novorossia) se passe sous des slogans russes ?
Parce que la population russe et russophone d’Ukraine s’est trouvée dans la double oppression socio-économique (tout comme la population ukrainophone), mais aussi culturel et politique.
 

L’oppression Socio-économique, c’est la corruption, le régime d’illégalité, le pouvoir du crime, l’impossibilité de mener une entreprise normalement et d’avoir une vie normale, des salaires de misère, d’être dépendant des «maîtres de la vie» – c’est la norme de l’existence de chaque citoyen travailleur de l’Ukraine.
 

L’interdiction de la langue russe dans les régions où 90 % et plus de la population, pense et parle en russe (c’est environ la moitié du territoire de l’Ukraine), l’interdiction de l’enseignement de la langue russe dans les écoles, l’interdiction de la publicité et du cinéma russe, l’interdiction d’utiliser le russe dans le domaine juridique et dans la pratique administrative et beaucoup d’autres interdictions et exigences absurdes et ségrégationnistes – c’est une humiliation de plus de la population russophone de l’Ukraine par le pouvoir criminel libéral-fasciste.
 

C’est pourquoi les Russes et russophones se sont soulevés en premier.

Et c’est le tour de tous les peuples opprimés de l’Ukraine !

Pourquoi la Russie aide le Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia)?
Une grande partie de l’élite russe a peur de la protestation socio-politique populaire. Elle se ferait un plaisir de trouver un accord avec le pouvoir de Kiev et de mettre fin à la guerre dans le Sud-Est (Novorossia).

Mais la fureur du soulèvement populaire contre le capitalisme oligarcho-bureaucratique libéral-fasciste ne le permet pas. Les peuples de la Russie soutiennent la juste lutte du Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia). Et cela oblige toute l’élite de la Russie (russe d’origine, mais pas d’opinion) de maintenir ou de faire semblant, souvent à l’encontre de ses intérêts stratégiques, qu’elle soutient la rébellion du Sud-Est de l’Ukraine.

Pourquoi les États-UNIS et de l’UE aident le régime de Kiev ?
L’objectif principal des États-Unis, c’est l’affrontement avec la Russie, son principal concurrent géopolitique. Les États-Unis doivent soit créer un État ukrainien anti-russe avec des bases de l’OTAN aux frontières de la Russie, soit semer le chaos, en déstabilisant la région.
L’UE a besoin de marchés supplémentaires pour écouler ses marchandises et des sources de matières premières bon marché.

Qu’est-ce qui soutient la lutte du Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia) ?
La lutte des peuples d’Ukraine, dont le Sud-Est (Novorossia) est la base de support, est soutenu et développée par la volonté inébranlable des peuples d’Ukraine de se libérer de la domination des élites libéral-fascistes au pouvoir et par la prise de conscience progressive de leurs intérêts socio-politiques et des objectifs de la lutte.

Est-ce que la lutte dans le Sud-Est (Novorossia) soutient le séparatisme ?
Non, le territoire de la lutte est l’ensemble du territoire de l’Ukraine. Les rebelles du Sud-Est (Novorossia) tendent la main à leurs frères et sœurs dans toutes les régions de l’Ukraine avec l’appel : «Levez-vous contre l’ennemi commun!»
Nous allons créer une nouveau pouvoir populaire libre et socialement responsable sur l’ensemble du territoire de l’Ukraine et de la Novorossia.

Que se passera-t’il après la victoire de la révolution de libération populaire et la naufrage du régime libéral-fasciste ?
La formation d’un nouvel état sur le territoire de l’Ukraine, dans lequel le pouvoir appartiendra au peuple, non pas en paroles, mais en actes.
La population de chaque région va déterminer l’avenir de sa région par la voie d’un référendum (comme forme suprême de la démocratie) et choisira soit de rester dans le cadre d’un état uni fédéral (ou confédéral), soit de devenir indépendante.

Comment se construira le pouvoir politique après la victoire de la révolution de libération populaire ?
Le pouvoir politique sera fondée sur le principe de la représentation populaire directe (démocratie) – du bas vers le haut.
Les organes de la Démocratie vont se former, en commençant par les Conseils régionaux et le Conseil Suprême, selon le principe de la représentation des délégués des territoires ; des délégués des organisations des travailleurs, des corporations professionnelles et des syndicats ; des délégués de organisations politiques, religieuses et communautaires.

Les pilier de la Démocratie populaire seront les conseils locaux.

Ils délègueront des représentants dans les conseils régionaux.

L’organe suprême de la représentation populaire (Conseil Suprême) se composera de délégués des conseils régionaux.
Le Conseil suprême choisira le gouvernement, responsable devant le peuple en la personne de ses représentants.

Nous préconisons l’éligibilité des juges et des chefs des structures des forces de l’ordre sur le terrain (localement).

Quels seront les droits de régions à la suite de la victoire de la révolution de libération populaire ?
Chaque région aura le droit de disposer de sa Constitution ou d’un autre document fondamental pour garantir aux peuples résidant sur son territoire leurs principaux droits politiques, économiques, sociaux, culturels, religieux.

 Chaque région sera en droit de choisir, outre les langues nationales, les langues régionales pour le développement culturel, politique, juridique ou administratif.

 Chaque région aura le droit de former son budget sur la base de l’imposition des personnes physiques ou juridiques exerçant des activités sur son territoire.
 

Chaque région sera en droit d’avoir une activité autonome dans le commerce extérieur.

Quelles seront les responsabilités des régions à la suite de la victoire de la révolution de libération populaire ?
Chaque région sera obligée d’acquitter une partie de ses impôts dans le fond anti-crise commun (pour les circonstances de catastrophe naturelle ou autres cataclysmes).
 

Chaque région sera obligé d’acquitter une partie de ses impôts pour les besoins généraux de l’État national – la défense, le dépenses de l’appareil d’état commun, la construction de structures d’importance nationale.
 

Chaque région devra obéir aux principes nationaux communs des rapports réciproques du travail et du capital, des libertés civiles et politiques.
 

Chaque région doit maintenir l’ordre et protéger les droits et les libertés des citoyens, dans le cadre de la législation nationale.

Ce sont les principes de base et les objectifs de notre combat.
Chaque honnête citoyen et patriote doit les accepter et les soutenir.

Nous comptons sur la solidarité internationale et le soutien de tous ceux pour qui les idéaux d’égalité, de démocratie et de justice sociale ne se traduisent pas qu’en paroles mais en faits.

Ensemble – nous vaincrons !

Approuvé par la résistance de la conférence de Yalta 07/07/2014

Source : Msk, et RabKor

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 15 juillet 2014 2 15 /07 /Juil /2014 08:13

COMITE VALMY

 

Pour un cessez-le-feu véritable,

le dialogue, la négociation politique

et une solution pacifique en Ukraine

par le Comité Valmy

dimanche 13 juillet 2014, par Comité Valmy

 

Pour un cessez-le-feu véritable, le dialogue, la négociation politique et une solution pacifique en Ukraine

Intervention de Jacques Maillard, le 11 juillet 2014,

à la manifestation pour la paix en Ukraine, au nom du Comité Valmy

Le Comité Valmy est une association de citoyens de divers horizons, mais réunis autour de principes, ceux qui ont permis la constitution en son temps - (1943) - du Conseil National de la Résistance, notamment :

 

1) Pour une nation indépendante
2) Pour un peuple souverain
3) Pour une République sociale

Avant de passer au fond, je voudrais ouvrir une parenthèse sur mon expérience personnelle.

 

Je suis physicien des particules au CNRS, et à ce titre j’ai travaillé au CERN, avec des physiciens russes et ukrainiens, et, en 1996, je suis allé en mission, plusieurs fois, à Kiev et à Kharkov, dans le cadre d’un programme de coopération avec nos collègues ukrainiens.

 

 

De ces missions et de cette expérience, je voudrais souligner 4 points :

 

1) En 1996 régnait en Ukraine une misère effrayante, dont certains profitaient beaucoup à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

2) Les populations russes et ukrainiennes étaient très proches, intrinsèquement liées par la famille, la culture, la politique et l’histoire.

3) Il existait des réalisations communes très impressionnantes. En particulier le centre de recherche KFTI avec lequel nous collaborions était le « laboratoire n° 2 de l’URSS », où avait travaillé Landau, le physicien du XXème siècle le plus connu dans ma génération, et chez mes professeurs, dont les livres (traduits en français par les éditions MIR), remplissaient les rayons de nos bibliothèques.

4) Les liens avec la France étaient nombreux : culturels, historiques, familiaux aussi.

 

Aujourd’hui la situation en Ukraine peut se décrire ainsi :


1) L’Ukraine subit une catastrophe encore plus grande : guerre, misère totale pour une grande partie de la population, chaos économique et social, destruction de l’Etat.

2) Ingérence des pays occidentaux : voyages et prises de position de responsables politiques, envoi de mercenaires, aide militaire...

3) Désinformation massive par le mensonge, la dissimulation ou la déformation de faits et d’informations, par les médias occidentaux totalement contrôlés par les puissances financières ou par les gouvernements, eux-même loin du contrôle du peuple.

4) Danger d’embrasement général, et à minimum du retour de la guerre froide. Un piège mortel est tendu à la Russie. D’un côté, les violences en Ukraine provoquent en retour une haine, un désir de vengeance, qui peut amener l’opinion publique russe à réclamer une intervention, elle-même prétexte à l’intervention de l’OTAN.

D’un autre côté, en Occident, un incident, une provocation, une manœuvre sous « faux pavillon », peut provoquer le déclenchement des clauses d’ « assistance mutuelle en cas d’agression », prévues dans les traités de l’OTAN et de Paris, plongeant tous les pays de l’OTAN (et ensuite de l’OTSC) dans une guerre apocalyptique. La présence d’une flotte massive de l’OTAN au large de l’Ukraine, et l’annonce pour la mi-juillet d’exercices Ukraine/OTAN laissent dans le ciel européen de gros nuages noirs.

5) Jusqu’à présent toutes les tentatives de négociation, tout début de cessez-le-feu,ainsi que tous les accord conclus (en particulier avant le 1er mars), n’ont été suivis que de nouvelles flambées de violences (prise du parlement et du gouvernement), de répression des opposants et d’offensives militaires de la part de Kiev.

6) On ne peut être que très perplexe sur la capacité de l’Union Européenne à « aider », voire à « sauver » l’Ukraine, alors que la politique de cette même UE a enfoncé, et continue de les enfoncer, la majorité des pays de l’Europe dans la dépression, la régression sociale, la destruction des services publics... Comment sauver l’Ukraine, de 45 millions d’habitants, alors que l’UE est incapable de faire quoique ce soit pour la Grèce (11 millions d’habitants), le Portugal (11 millions), voire Chypre (1,1 millions ) ou la Slovénie (2,1), sombrant dans la misère.

7) Certains pays, ou plutôt leur gouvernement ou leur « établissement », ont intérêt à une guerre, même généralisée (cf. Le grand Echiquier de, Zbigniew Brzezinski, en 1997).

8) L’intérêt du peuple français est totalement à l’opposé à cette politique d’agression, de conquête et d’ingérence. Seule une politique souveraine, indépendante, respectant également la liberté et la souveraineté des autres peuples, peut permettre au peuple français d’éviter de sombrer davantage encore dans les catastrophes et la misère qui se développent déjà aujourd’hui, dans notre pays.

 

 

En conclusion, nous souhaitons, par notre participation à cette manifestation, aujourd’hui, faire entendre une voix autre que celle d’une France qui se prétend « officielle ».
Il faut exiger un cessez-le-feu immédiat, total, et la reprise du dialogue entre toutes les parties.

 

Le Comité Valmy est partisan d’un cessez-le-feu véritable et d’une solution pacifique : le dialogue, seul, mettra un terme au drame ukrainien.

 

Spaciba bolchoy

Paris le 11 juillet 2014

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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