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Europe

Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 12:11

AgoraVox le média citoyen

 

La fine fleur du libéralisme économique

au 11e sommet européen des Affaires

« Choisis la pilule rouge, tu restes au pays des merveilles et on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre » Morphéus

 

L'avenir de l'industrie européenne était au centre des discussions de la 11e édition du European Business Summit (EBS), intitulé « Ouvrir des possibilités industrielles ». Comme un symbole, l’avionneur « européen » Airbus avait annoncé l’année dernière la construction d’une usine dans l’Empire américain pour y produire des A320. Le maintien de l’austérité budgétaire fut préconisé lors de ce sommet, notamment par Jürgen R. Thumann. L’EBS est une initiative conjointe de BusinessEurope et de la Fédération des Entreprises de Belgique.

 

D’après le programme [1] disponible sur le site de la Commission européenne, d’autres questions ont été abordées, en particulier la relation transatlantique. William E. Kennard, « l’ambassadeur de l’Empire américain auprès de l’U.E. », est intervenu sur la perspective du marché transatlantique.

Le 17 mai dernier, le site euractiv.com nous apprenait que « Des organisations d’entreprises européennes se sont associées jeudi (16 mai) à l’European Business Summit afin de demander instamment la mise en place du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI). La décision de créer une alliance d’entreprises européennes pour le PTCI intervient à la suite d’une action similaire menée en avril par des sociétés américaines qui ont lancé la Business Coalition for Transatlantic Trade. Les négociations devraient commencer dès le mois de juin et les parties prenantes appellent à une résolution rapide des différences dans les relations commerciales les plus importantes au monde, ce qui pourrait prendre plus de deux ans. Jürgen R.Thumann, le président de BusinessEurope, a déclaré, lors du lancement de l’alliance européenne, que cette dernière s’engageait à aider les gouvernements tout au long des négociations et qu’elle ferait tout son possible pour que l’accord soit conclu. [...]. L’alliance est composée de BusinessEurope, une fédération qui représente les plus grandes entreprises d’Europe, de la Chambre américaine de commerce, du Transatlantic Business Council et du Forum des services européens ».

D’après le communiqué de presse donné par BusinessEurope [2], cette alliance est plus large : on y retrouve en particulier le Transatlantic Policy Network dont le président honoraire européen estPeter Sutherland.

Parmi les intervenants « prestigieux » lors de l’EBS, notons la présence

de Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la Confédération Européenne des Syndicats.

Cette organisation avait soutenu le traité constitutionnel européen de 2005 : « Le Comité de direction de la CES soutient la Constitution européenne comme " Point de départ " de nouveaux progrès vers des valeurs sociales plus fortes dans l’Union européenne » [3].

Capture d'écran

Bernadette Ségol avait participé en 2011 à l’Université d’été du MEDEF. Le 07/09/2011, elle déclarait que« L’Europe ne doit plus hésiter. Ses dirigeants doivent franchir un cap vers davantage de solidarité et de fédéralisme avant que l’Europe ou l’euro se cassent la figure »

Le 24 janvier 2013 [4], elle a rencontré Lucio Levi, Président du Movimento Federalista Europeo. Il est vrai que le MEDEF a une priorité : le fédéralisme européen.

J.G., Tridi 3 Prairial an CCXXI

P.S. : Marché & Union transatlantique sur Radio Aligre.

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 14:56

TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun Commune

Un an après son élection, Hollande dans sa conférence de Presse de ce jeudi 16 mai 2013 annonce qu’il prend une initiative européenne « offensive », avec sa proposition de la mise en place avant 2 ans d’une union politique de la zone euro, quels que soient les gouvernements en place car cette question qu’il juge primordiale et urgente dépasse de loin la « sensibilité politique » des uns ou des autres. 

 

Socialistes, droite ou conservateurs, l’essentiel, selon lui, c’est que l’Europe capitaliste atteigne très rapidement une nouvelle étape de son intégration. A cet effet, il veut instaurer un gouvernement économique européen, flanqué d’un président, qui se réunira tous les mois pour prendre des décisions concrètes dans les domaines économiques, politiques, dont il contrôlera l’application dans les pays.

 

Sa « stratégie d’investissement » dans les grandes entreprises capitalistes est au cœur de ce que Hollande propose : tout pour l’entreprise. cette politique économique est entièrement orientée vers ce qu’il appelle « la compétitivité des entreprises », avec « une stratégie d’investissement » à leur service. Il veut une « Communauté européenne de l’énergie » qui décidera à la fois de sa production et de son développement, dans quel but, pour quoi faire et pour qui. C’est la fin programmée de l’indépendance énergétique.

 

Evidemment il veut « harmoniser la fiscalité » et « organiser la convergence sociale » des pays de la zone euro. On voit de là lesnouveaux reculs sociaux que lui et ses collègues européens veulent imposer aux peuples et les nouveaux cadeaux fiscaux et autres, qu’ils veulent octroyer aux entreprises.

 

Pour ce qui concerne la France, il a confirmé sa feuille de route qui tient en une phrase : tout pour le capital. Il a annoncé qu’il « mobiliserait tous les moyens » pour y parvenir : attribution de milliards aux entreprises dont il faut « muscler l’économie » , application immédiate de la loi « ANI » sur le marché du travail en poussant au maximum de tels accords dans les entreprises. Il a confirmé que l’Etat va vendre aux grandes entreprises privées, y compris étrangères » de ses parts importantes qu’il détient encore dans des entreprises publiques. Il a annoncé que la nouvelle réforme des retraites sera discuté à la « conférence sociale » de Juin et viendra au Parlement à la rentrée de septembre.

 

Une fois de plus Hollande a montré sa dévotion totale au capital européen et mondial. ¨Plus que jamais il n’y a que la lutte qui pourra faire reculer le capital, Hollande et tous les représentants du capital en Europe..

 

Source : site "Communistes"   

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 14:41

TEXTE REPRIS SUR
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Commun Commune

commission-bruxelles.jpg

Parfois les informations les plus importantes sont planquées.. vous allez le voir. Ca concerne tout simplement l’avenir de notre pays.

Voilà ce qu’un journaliste correspondant d’une chaine à Bruxelles à donc twitté:

“On aimerait que France présente son plan réformes très rapidement. Ca aidera à convaincre Allemagne que Hollande est sérieux”

source UE

Et donc, après les 20 miliards de CICE, l’ANI accord MEDEF-CFDT , la dérégulation des normes (en cours) : ça va être quoi ? Confier une mission à Sophie de Menthon ? On ne sait pas trop.

 

Mais voilà, Je vous l’ai déjà dit : le master plan de la commission européenne c’est la zone LOW COST au sud : Portugal, Espagne, Italie, Grece.

 

20 à 25 % de PIB economie souterraine “travail au noir”, donc hors impôts et système de protection sociale : far west pour employeurs libres et salariés en concurrence non faussée.C’est le cas en Espagne, en Grèce, Portugal.

 

Fonctionnaires en moins pour ne pas controler tout ça, on les accuse d’être la cause de tout bien sûr. D’empêcher la libre entreprise plus efficace. Même si au bout de plusieurs années de ce régime on ne voit pas de reprise… au contraire.

 

Bientôt moins de douaniers pour laisser passer toutes sortes de drogues pour permettre aux salariés d’être joyeux et opérationnels. Là bien sûr j’exagère un peu, mais ça me semble hélas possible.

 

Voilà ce qu’on lit dans un rapport de la commission au sujet de la France, je ne l’ai trouvé qu’en anglais:

In-depth review for FRANCE

In the long term, recent measures taken to support competitiveness and develop a more flexible labour market should  contribute to improving the competitiveness of exports.However, it is worth highlighting that a number of countries have also engaged in far-reaching structural measures to support competitiveness.  In particular, France’s southern peers, Spain and Italy, have implemented significant reforms,  including on the labour market, hence putting additional pressure on France’s capacity to regain market shares. (…)

 

Further efforts are still needed however to better develop part-time employment and to ensure that reforms are conducted through a social dialogue. The agreement reached by social partners in January 2013 is a positive sign. The reform addresses key weaknesses of the labour market institutions, and as such, it moves in the direction set by the country specific recommendations addressed to France by the Council. However, it appears useful if these reforms, although significant, could be further complemented to enable firms to redress their competitive edge, in particular over their main southern competitors, notably in Spain and Italy, where labour costs have been reduced and significant reforms undertaken, including on the labour market, and where export performance has already significantly recovered.

Traduction du dernier paragraphe :

Des efforts supplémentaires sont cependant encore nécessaires pour mieux développer l’emploi à temps partiel et à veiller à ce que les réformes soient menées à travers un dialogue social. L’accord conclu par les partenaires sociaux en Janvier 2013 est un signe positif. La réforme porte sur les principales faiblesses des institutions du marché du travail, et en tant que tel, il se déplace dans la direction indiquée par les recommandations spécifiques par pays adressées à la France par le Conseil. Cependant, il apparaît utile que ces réformes, bien que significative, pourraient être encore complétées pour permettre aux entreprises de redresser leur compétitivité, en particulier sur leurs principaux concurrents du sud, notamment en Espagne et en Italie, où les coûts salariaux ont été réduits et d’importantes réformes entrepris, y compris sur le marché du travail, et où la performance à l’exportation a déjà récupéré de manière significative.

Je vous le résume : la zone UE-SUD a divisé ses salaires par 2 , faites de même En effet ils vont vous manger des parts de marché…Voilà donc le message de la commission Européenne. Ils attendent quoi ? que des désespérés marchent sur Bruxelles et mettent à feu et à sang 4 ou 5 bâtiments de l’Union Européenne ?

 

Source :Politeeks

  

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 14:20

INFO REPRISE SUR
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Commun Commune

italie-mai2013a.jpg

100 000 manifestants dans les rues de Rome ce samedi 18 mai 2013 ont répondu à l'appel lancé par le syndicat des métallurgistes, la FIOM sous le slogan : « Ca suffit, nous ne pouvons plus attendre ».

 

Face à l' « union nationale » entre la droite de Berlusconi et le centre-gauche démocrate, aux nouvelles réformes à venir contre le monde de travail, en collaboration avec l'UE, la réponse exprimée dans les rues de Rome ce samedi 18 mai a été massive

 

Et pourtant, aucune des trois principales formations syndicales CISL, UIL et surtout CGIL n'ont appelé à manifester laissant la seule FIOM, le syndicat des métallurgistes, lancer un appel à remettre au centre des priorités du pays le monde du travail.

 

La classe ouvrière, celle touchée par les restructurations, dans la sidérurgie comme à ILVA-Taranto, dans le pneu à Bridgestone-Bari, touchée par le chantage patronal à FIAT-Pomigliano, a répondu présent. 

Des dizaines de milliers de « tutte blu » (cols bleu) étaient dans les rues.

 

Après deux ans d' « austérité » imposée par le gouvernement non-élu de l'ex-commissaire européen Monti, le non moins europhile Enrico Letta prétend appliquer une « politique de relance ».

 

Relance, cela signifie de nouveaux cadeaux pour le capital :

 

on commence par la suppression d'une partie de la taxe foncière IMU pour satisfaire la base sociale berlusconienne, puis on attaque le programme de cadeaux aux plus riches avec une nouvelle contre-réforme de flexiblisation du travail, de nouvelles exonérations fiscales pour les entreprises.



Le manque à gagner, rien qu'avec la refonte de la taxe foncière, est estimé au moins à 5 milliards d'euros. En continuant à creuser le déficit et la dette, le but est de justifier de nouvelles coupes budgétaires dans le secteur public.

 

La casse du système de Sécurité sociale est même à présager au vu des déclarations rassurantes de Letta sur l'extension de la protection sociale aux plus « démunis », le tout au prix d'une refonte du système.


Ambiguités et débats internes à la FIOM :

une manifestation contre le gouvernement ?

 

La crise profonde du mouvement syndical en Italie peut être révélée par les positions hésitantes de son aile révolutionnaire, représentée par la FIOM.

italie-mai2013b.jpg

Le secrétaire de la FIOM, Maurizio Landini, a insisté sur le fait que la « manifestation n'était pas contre le gouvernement », le but étant de peser sur le gouvernement pour le forcer à adopter des mesures pour l'emploi.

 

Le mot d'ordre « Nous ne pouvons plus attendre » de la FIOM répondait au discours de Letta devant la Chambre des députés : « Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre ».


Parmi les propositions de Landini, pas de plan de bataille contre les mesures envisagées par Letta mais des propositions éclectiques : augmentation des salaires, interdiction des licenciements et taxation des revenus financiers, sans oublier revenu de citoyenneté et vote des étrangers.


L'ancien dirigeant de la FIOM, Giorgio Cremaschi, n'a pas épargné ses critiques contre le mot d'ordre de la FIOM, appelant d'une part à préparer la lutte contre les mesures du gouvernement, d'autre part à préparer l'alternative au gouvernement, enfin à rompre avec l'intégration européenne.

 

Collaboration des trois centrales syndicales : de l' « union sacrée » syndicale

à l' « union sacrée » politique

 

Les débats internes à la FIOM sont pourtant bien loin de la position des trois principales centrales syndicales, et en particulier celle de la CGIL, héritière du syndicat de classe historiquement lié au Parti communiste italien.

 

La CGIL n'a pas appelé à manifester le 18 mai, lié de plus en plus organiquement au Parti démocrate, force dominante du nouveau gouvernement.

 

Il suffit de rappeler que l'ancien secrétaire-général de la CGIL entre 2002 et 2012, Guglielmo Epifani, s'est retrouvé propulsé le 12 mai à la tête du Parti démocrate, récompensé de sa politique de collaboration sous les gouvernements sociaux-libéraux de Prodi (2002-06) et Monti.

italie-mai2013c.jpg

Quant à l'actuelle secrétaire de la CGIL Susanna Camusso, elle ne peut cacher sa satisfaction face au nouveau gouvernement « Le discours d'investiture de Letta nous a enchanté, il a mis au centre le travail. Mais les paroles ne suffisent pas, il nous faut des réformes concrètes. »

 

Susanna Camusso a appelé le gouvernement surtout à négocier avec tous les « partenaires sociaux », patronat et syndicats. Comme Camusso l'avait fait pour la fameuse réforme Fornero, de précarisation du travail, négociée avec le patronat et le gouvernement Monti.

 

Dans l'institutionnalisation du « dialogue social », les trois centrales (UIL, CISL, CIGL) ont signé un nouvel accord sur la « représentativité syndicale », concerté avec la Confindustria (Medef italien) limitant la représentativité aux seuls syndicats signataires, intégrant le « dialogue social ».


Dans le même temps, dans un grand élan unitaire, les trois centrales – l'UIL et la CISL ont soutenu les mesures de Monti, la CGIL a négocié avant de claquer la porte, sans mobiliser pour autant – annoncent une grande manifestation unitaire le 22 juin, avant les vacances.

 

L'objectif de la manifestation ne sera pas de lutte contre l'austérité qui vient, mais de proposer des mesures constructives au gouvernement pour sortir de la crise.

 

Camusso peut saluer la « fin de la période des divisions syndicales ».

 

Avec la représentativité syndicale et la présence d'un dirigeant de la CGIL à la tête du PD, l' « union sacrée » syndicale légitime l' « union sacrée » politique, dans la soumission à la politique au service de la Confindustria.



Article AC


Source : Solidarité Internationale PCF 

  

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 14:12

 

Il y a huit ans

Le NON à la Constitution européenne

Pour une fois, le peuple français avait pu s'exprimer...

 

Commémorons le 29 mai 2005, 

 

Comme chaque année, mais peut-être encore plus cette année, nous souhaitons commémorer le vote que les français avaient émis le 29 mai 2005 contre le Traité Constitutionnel européen (TCE).

C’est à la fois le rappel d’une expression de la volonté des citoyens, mais aussi la réaffirmation de la souveraineté du peuple qui, pourtant inscrite dans la Constitution, a été bafouée par la ratification du traité de Lisbonne qui n’était que le jumeau du précédent.

 

L’appel à des rassemblements à cette occasion est d’autant plus nécessaire en ce moment où la démocratie n’est souvent qu’un mot sans portée. Dans plusieurs départents, des appels ont été lancés.

 

A Paris, ce rassemblement aura lieu le 

mercredi 29 mai

à 18h30

dans le jardin des Tuileries 

à côté de la plaque qui rappelle la proclamation de la République en 1792.

C’est en face du 228 rue de Rivoli (Métros Tuileries ou Concorde).

 

Venez nombreux rappeler vos droits.

 

André Bellon

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 11:18

TEXTE REPRIS SUR 
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Commun commune

 

Bientôt en France ?

La catastrophe sociale de l'Allemagne révélée!

merkel-kaput.jpg

Elle s’appelle Inge Hannemann. Depuis deux semaines, elle fait les titres des journaux outre-Rhin. Ancienne conseillère au « Pôle emploi » allemand à Hambourg de 2005 à début 2013, Elle a été suspendue pour « activité politique ».

En 2006, en constatant les méthodes violentes instiguées en interne qui constituent de facto des violations des droits fondamentaux à l'égard de ses compatriotes au chômage, elle va se révolter et refuser d’appliquer des sanctions !

Cette Vigie citoyenne parle le français et se passionne par le « Pays des droits de l'Homme ». Aujourd’hui, elle veut venir en France rencontrer le syndicat SNU-FSU du Pôle emploi. En effet, il y a fort à parier que les nouveaux plans sur le chômage en France soient directement importés du modèle Hartz IV en vigueur de l’autre côté du Rhin.

Devenant une affaire d’État, le blog d'Inge Hannemann, « altonabloggt » et ses divers entretiens dans la presse commencent à échauder Berlin.

« Le rapport sur la pauvreté, publié en mars 2013 par Ursula von der Leyen, a été falsifié par le gouvernement. Chaque jour, 100 enfants sont retirés de leur famille pour pauvreté ou « difficultés » des parents. Les citoyens et de nombreux retraités sont « recyclés » dans une fabrique à la frontière polonaise et le gouvernement continue de dire que finalement, tout va bien en Allemagne » explique Inge.

Trois avocats et des communicants se chargent de la conseiller.

Son objectif est l’abrogation de la loi Hartz IV, un programme mis en place par les socialistes allemands qui appauvrit le pays, disloque les familles et fait régner la peur dans la société : « La Arbeitsagentur produit de la pauvreté et viole les droits fondamentaux. Plusieurs paragraphes de la loi fondamentale sont violés. Je vois la misère, les actes de répression et une grande division de la société se produire» témoigne l’activiste.

Inge Hannemann dénonce également le travail par intérim : « Les sociétés d'intérim reçoivent durant trois mois de l'argent de la Arbeitsagentur. Le salarié, lui, ne touche pas cet argent. Les gens sont donc embauchés pour trois mois et sont ensuite virés car la boîte d'intérim embauche des nouveaux chômeurs pour toucher les primes. La ministre du travail, Ursula Von der Leyen, est assez incompétente. Je dénonce les chiffres sur le chômage annoncés par le gouvernement. Nos médias parlent de trois millions alors que nous avons huit millions de chômeurs en Allemagne ! ».

Et de mentionner l’exemple suivant : « Un jour, j'ai eu dans mon bureau un chômeur très malade. Il ne pouvait pas bien entendre et marcher. Il respirait à l'aide d'une machine. Les médecins du Pôle emploi ont déclaré qu'il pouvait travailler tout en restant sur un lit ! ».

La mesure Hartz IV a été instauré par Schröder, du SPD. Il ressemble au système du RSA mais en plus strict et pénalise les chômeurs. Les services du Pôle emploi ont une fonction de police et effectuent des contrôles dans les appartements. En outre, ils dénoncent les familles au Juge : « Ils vont sonner chez les gens sans prévenir. Ils mettent un pied à travers la porte et rentrent. Puis ils regardent partout, dans les tiroirs et même dans le linge et dans les sous-vêtements. Tout est passé au crible. 

 

Il faut avertir les Français ! » martèle Inge !

Volonté de la faire taire : Son employeur a tenté à plusieurs reprises de l'envoyer passer une expertise psychologique puis psychiatrique. Inge Hanneman a refusé de se soumettre car « je sens qu'avec leurs expertises, ils pourraient me déclarer malade mentalement ». Depuis 4 semaines, son ordinateur et son téléphone ne marchent plus correctement. « Mes communications téléphoniques sont subitement interrompues quand je parle aux journalistes. Pendant des heures, je ne peux plus téléphoner. Les mails n'arrivent plus correctement. Ceux qui veulent me contacter reçoivent un message comme quoi mon compte mail est fermé ».

Elle a finalement été licencié en ce début de mois de mai.

 

Les Blogs d’Inge Hannemann :

 http://altonabloggt.wordpress.com/  

et

 http://www.ingehannemann.de/

Un article de Die Welt (en allemand)

http://www.welt.de/vermischtes/article115539372/Systemgegnerin-Die-Hartz-IV-Rebellin-im-Jobcenter.html

Un article de la Voix de la Russie (en français approximatif)

http://french.ruvr.ru/2013_05_13/Reforme-du-travail-outre-Rhin-Elle-met-en-garde-la-France/

 

Lu sur Facebook/Le Renifleur 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe
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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 09:45

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO

Commun Commune

Déclaration du PRCF

(Pôle de Renaissance Communiste en France)

 

Conférence de presse de Hollande, le 16 mai 2013 :


Missionné par l’Union Européenne pour « aligner » le peuple français,

Hollande se prépare à un affrontement global avec le monde du travail.

Refusons la mascarade de la « conférence sociale » Ayrault-MEDEF-CFDT !

A L’action contre l’euro-austérité !

A bas le « gouvernement européen » de Merkholland !

 

Comme s’il ne lui suffisait pas d’avoir massivement déçu ses électeurs de gauche depuis un an (acceptation de l’euro-austérité et du TSCG, « choc de compétitivité » au bénéfice du patronat, validation des contre-réformes sarkozystes, adoption du plan MEDEF-CFDT contre les salaires et les conditions d’emploi, refus d’amnistier les syndicalistes sanctionnés, lâchage total des ouvriers de Doux, Aulnay, Florange, Pétro-Plus, escalade belliqueuse en Afrique et en Syrie, ponction de 80 milliards sur les dépenses publiques avec pour résultat la récession économique…), Hollande vient – dans le style feutré et hypocrite qui le caractérise – d’annoncer une offensive antisociale et antinationale généralisée contre le peuple de France.

 

 

Réclamée à cor et à cris par les capitalistes allemands et français, cette offensive ne peut qu’accélérer la crise socio-politique potentiellement explosive que vit notre pays. Faisant servilement allégeance à la Commission européenne, à son directoire allemand de plus en plus méprisant et aux actionnaires gavés du CAC 40 « français », Hollande annonce une série d’attaques d’une ampleur inouïe :

 

 

=>Coup de grâce contre les retraites : il faut s’attendre à une nouvelle augmentation des annuités nécessaires, à la paupérisation massive des retraités petits et moyens (alors qu’il faudrait augmenter fortement les salaires et revenir à l’indexation des pensions sur les salaires), avec en perspective la destruction finale des retraites par répartition héritées du CNR et du ministre communiste de 1945 Ambroise Croizat. Car combien de temps les jeunes actifs accepteront-ils de cotiser pour des retraites de plus en plus tardives et de plus en plus misérables (ne risquent-ils pas alors de se jeter eux-mêmes dans la gueule du loup en optant pour une hasardeuse retraite par capitalisation ?). ?

 

 

=>Hallali sur les services publics : sous prétexte de payer la dette « due » aux usuriers des banques (sic), le président « socialiste » prépare de nouvelles coupes claires qui ne peuvent conduire qu’à la mort : car passé un certain seuil, le « service » rendu sera tellement dégradé que la privatisation apparaîtra (à tort !) comme la seule issue ; or c’est bien vers la privatisation d’EDF et d’Airbus, les derniers joyaux industriels français, sans parler des actions de l’Etat chez Renault, que travaille la fausse gauche au pouvoir ;

 

 

=>Même si, fidèle à son style jésuitique, le président n’a pas été clair sur la question, il faut s’attendre à une nouvelle offensive contre le droit du travail, car les grands patrons « français » ET ALLEMAND exigent l’ultra-flexibilité de la main-d’œuvre française : le très nocif « ANI » pourrait n’être qu’un avant-goût de cette casse aggravée qui menace de « tiers-mondiser » en profondeur des millions de personnes ;

 

 

=>Sans le moindre mandat du peuple français souverain, Hollande annonce la mise en place d’un « gouvernement économique européen » ; alors que les 2/3 des Français voteraient non au traité de Maastricht s’ils devaient revoter à son sujet, ce nouveau mauvais coup contre la souveraineté nationale va encore aggraver la tutelle de l’Allemagne capitaliste sur notre pays. Il faudrait au contraire récupérer toute notre souveraineté politique, monétaire et budgétaire pour pouvoir sérieusement nationaliser la grande industrie et entreprendre la reconstruction urgente du « produire en France » !

 

 

Sur la forme comme sur le fond, ces attaques – qui ne sont pas sans rappeler la manière dont Chirac, sermonné par H. Kohl, était passé à l’offensive contre le peuple français en décembre 95 (plan Juppé, attaque contre la SNCF) - annoncent de grands affrontements de classes dans notre pays. Les salariés, et notamment les OUVRIERS en lutte, qui en ont RAS-LE-BOL de l’Euro, et qui supportent de moins en moins la direction jaune de la CFDT, n’ont plus le choix s’ils ne veulent pas être radicalement précarisés et asservis.

 

 

Alors que l’UM’Pen en gestation cultive de plus en plus la violence et l’illégalité, l’heure n’est pas à l’union sacrée avec l’actuel pouvoir social-collabo : c’est en effet la politique du PS (et par conséquent de tous ceux qui, sous une forme ou une autre, la soutiennent) qui nourrit la fascisation avec l’aide du franc réactionnaire M. Valls. L’heure est au combat de classe « tous ensemble et en même temps », au REFUS de toute mascarade du style « conférence sociale », à l’exigence du RETRAIT des contre-réformes inspirées par l’Union Européenne.

 

 

ON NE NEGOCIE PAS LES REGRESSIONS, RETRAIT TOTAL du PLAN « Merkholland » !

 

 

Alors que nous fêtons le 70ème anniversaire du CNR, le PRCF invite les communistes, les travailleurs, les patriotes républicains à s’unir dans l’action pour le progrès social, l’indépendance nationale, la coopération internationale, la nationalisation démocratique des banques et du CAC 40.

 

 

Assez menti sur l’ « Europe sociale » ! Clamons dans nos luttes cette exigence vitale pour notre pays : SORTIR de l’EURO par la voie progressiste, préparer la rupture révolutionnaire avec le capitalisme et avec son U.E. de malheur !

 

PRCF00.jpg

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 14:21

 

CANAILLE
LE ROUGE

 

Vendredi 17 mai 2013

http://www.laradioactivite.com/fr/site/images/Joliot_Curie_neutron.jpg

Irène et Frédéric Joliot-Curie dans leur laboratoire

 

 

Depuis quelques jours, parmi les diverses indignations qui bouillaient à partir des casseroles que le PS accroche à la France, à propos des rafales de mesures contraire à toute culture, souveraineté et son périmètre, une de celles-ci concerne la question des cours présentés en anglais dans les universités françaises. 

 

Canaille  le rouge n'est pas choqué qu'un étudiant français puisse aller à Londres étudier Shakespeare en Anglais et même y trouve nombre d'avantages, se cultiver, c'est être curieux, échanger, comparer et  mutualiser. Mais venir à la Sorbonne pour entendre expliquer les finesses de Rabelais dans la langue de l'auteur de Richard III, sauf à ce que l'enseignant soit lui même anglophone ou non francophone est pour le moins exotique et plus que discutable. La langue c'est comme pour Hamlet : to be or not to be. Cet argumentation vaut aussi pour les activités scientifiques et de recherches ce qui suit en fera démonstration.

 

Chacun sur une question peut s'indigner et ne pas savoir comment faire partager son indignation, c'était le cas pour Canaille le Rouge quand il a reçu ce texte de Jacques Maillard qu'ici déjàsur ses p@ges, sur d'autres aspects, vous déjà eu l'occasion de croiser et de connaître. Son papier est sur le site du Comité Valmy link.


Ce texte, sur ce sujet dans la période, est certainement celui qui  a été écrit de plus politiquement affûtés  et rejoint avec beaucoup plus d'arguments et de précisions que La Canaille ne saurait le faire avec ses impressions plus floues mais suffisantes pour qu'il veuille avec cet article vous faire partager sa colère.

Le Voici :

Jacques Maillard, chercheur au CNRS en physique des particules, répond au colletif de six chercheurs scientifiques, dont quatre dirigeants d’institutions nationales publiques, qui dans une tribune au Monde du 8 mai « Facultés : les cours en anglais sont une chance et une réalité »prône l’emploi de la langue anglaise dans l’enseignement supérieur en France.

 

Jacques Maillard rappelle que : « La langue est un élément fondamental de l’existence d’une nation et de la cohérence d’un peuple. »

 

Les signataires de cette tribune qui sont en charge d’institutions dont l’activité est vitale pour l’avenir de notre pays ont bénéficié d’un enseignement de très haute qualité, dans leur langue maternelle, payé par la nation. Pourtant ils s’autorisent à participer à une attaque délibérée contre notre langue nationale, et arguent de leur position pour refuser aux étudiants d’aujourd’hui le droit à recevoir ce même enseignement dans leur langue, qui est celle de leur pays.

 

Ils prétendent que liberté serait laissée aux professeurs d’enseigner dans la langue nationale, alors même qu’ils savent très bien que les lois actuellement mises en place, et les traités européens, pourraient imposer, lorsque la dernière barrière ( la loi « Toubon » ) serait détruite, le passage au tout anglais.

 

Ils feignent d’ignorer que le premier but de l’université n’est pas de s’insérer dans un « prétendu marché international de l’éducation » mais de former des étudiants français, dont eux-mêmes, et les parents de ces étudiants et tous les Français, payent les études par leurs impôts. Ils omettent la motivation principale de maints étudiants étrangers, qui viennent en France pour sa culture, dont sa langue.

 

Ils se trompent, et leurrent leurs lecteurs, en prétendant que « passer à l’anglais » pour singer les universités étasuniennes augmenterait le renom des universités françaises, alors que le seul effet serait de faire préférer l’original à la copie. Ils taisent que de grands pays (Russie, Chine...) maintiennent tout leur enseignement dans leur langue nationale. La Chine a décidé récemment de supprimer l’épreuve d’anglais obligatoire pour les scientifiques, ayant remarqué que cette obligation « baissait le niveau » (agence Xinhua). En effet la langue est un élément fondamental de la structure du raisonnement.

 

Ils dédaignent leurs compatriotes, car c’est détruire l’égalité que de réserver l’accès à la connaissance à une minorité élevée dans une langue étrangère. Leur plaidoyer n’est-il qu’un prétexte pour justifier d’aggraver la séparation des classes sociales ?

 

Ils méprisent les citoyens des pays francophones, dont les études seraient dévalorisées sans recours, et qu’ils inciteraient donc à se tourner vers l’anglais. Prétendre qu’imposer l’anglais développerait la francophonie est une absurdité malhonnête.

 

Ils glorifient des actes contraires à la loi, et même à la Constitution, consistant à imposer – déjà - des cours en anglais, au lieu de proposer des cours de français aux étudiants étrangers pour leur permettre de suivre les cours (des cours de mise à niveau leur sont d’ailleurs refusés). Ces abus maintiennent un handicap permanent pour ces étudiants lors de leur séjour en France, pendant ou après leurs études. Ils handicapent aussi les chercheurs français, forcés de communiquer avec leurs étudiants en anglais, alors même que ces étudiants ont passé des années en France, et désiraient parler français.

 

Ils confondent sciemment l’enseignement, la recherche, la publication et l’échange oral, actions diverses dont chacune a ses modalités et ses nécessités propres. Si l’anglais est utilisé dans la plupart des communications et des publications (mais pas toujours, heureusement), le français est, peut et doit rester la langue de travail pour les chercheurs français (ce qui a été rappellé par le plus important syndicat des chercheurs, le SNCS/FSU, lors de son dernier congrès). Passer au « tout anglais » n’entraînerait que destruction et corruption de notre système d’enseignement et de recherche scientifique.

 

Est-ce là leur vœu ?

 

Enfin ils étalent leurs titres et de leurs responsabilités, passés et présents, en restant discrets sur les services rendus aux pays anglophones avec lesquels ils collaborent régulièrement, et surtout en passant sous silence qu’ils ne doivent leur formation intellectuelle et leur carrière qu’à la République, notre institution commune qui assure la solidarité de tous nos compatriotes. En science les arguments d’autorité n’existent pas. Seules la démonstration et la preuve font autorité.

 

Dans un débat qui engage tout l’avenir de notre Nation, l’abus d’autorité n’a pas sa place.

 

Le 9 mai 2013

 

Réponse de Jacques Maillard membre de la direction du Comité Valmy, à l’article de MM Fuchs, Berger, Haroche, Petit et autres dans Le Monde en date du 8 mai 2013

Mise en ligne : 10 mai 2013

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 11:33

Le Blog d'Olivier Berruyer

 

18
Mai
2013

Dans la lignée du billet d’hier, extraits de l’émission

 

 

Ce soir ou jamais

du 10 mai, avec

Emmanuel Todd

et

Marie-France Garaud :

Alors commentaires (attention, ils

contredisent la vision du monde des

Bisounours ultra présent dans les médias) :

 

 

1/ les visions des deux me semblent globalement justes

 

2/ la formulation pourrait être plus lissée (le mot exterminer n’est pas le plus adapté, MAIs toute entreprise cherche bien à exterminer ses concurrents, c’est ça le capitalisme)

 

3/ bien sûr que l’amitié Franco-Allemande est un bien plus que précieux

 

4/ mais qu’on ne va quand même pas se laisser tondre par le voisin sans rien dire

 

5/ une politique de furieuse compression du pouvoir d’achat est un acte profondémentagressifenvers ses voisins

 

6/ cette agression a été décidée sans concertation par le gouvernement socialiste allemand d’il y a 10 ans, et poursuivie par Merkel

 

7/ le peuple allemand n’y est pas pour grand chose, et une majorité en est aussivictime.

Je ne vois pas en quoi dire ceci serait de nature à contredire le point 3.

 

Au contraire, c’est bien le point 5 qui pose problème.

 

Je conseille aussi l’intéressant billet, plus critique, de Frédéric Stambach, et les commentaires eux même critiques qui suivent son billet.

 

Le problème actuel est que la situation présente est optimale pour l’Allemagne, et s’est jouée en 3 temps de son point de vue :

 

1/ je bâtis une monnaie unique avec mes voisins

 

2/ je baisse mes salaires et gagne férocement en compétitivité, m’appuyant sur mes autres avantages concurrentiels (eh oui, les Allemands l’acceptent plus facilement que les Français, c’est une forte différence cultuelle, eh oui, on n’est pas pareil. On peut faire plein de choses ensemble, en respectant nos cultures différentes, mais on n’est pas pareils. Les Allemands sont plus compétitifs que nous, et ce sera comme ça pour très longtemps. Nous on fait plus d’enfants. Chacun son truc, tout est respectable.)

 

3/ mes imbéciles de voisins ne me disent rien, donc les déséquilibres persistent et j’exporte in fine mon chômage chez eux – merci !

 

A ce stade, c’est optimal pour les Allemands. Pas du tout pour les autres.

 

Malheureusement, les déséquilibres ne sont pas durables, et imposeront d’agir, donc, in fine de diminuer l’avantage allemand ou de procéder à des transferts financiers depuis l’Allemagne. Et là, ce ne sera plus optimal du tout pour l’Allemagne, qui aura à choisir entre 2 situations non optimales : rendre une bonne partie des gains aux autres ou quitter l’euro (même si à terme, cela réduira aussi ses gains amis c en’est la même chose du point de vue POLITIQUE) – j’ai ma petite idée sur la seule situation acceptable politiquement par une population vieillissante…

BREF.

 

Je termine par le commentaire de l’inénarrable Jean Quatremer sur son blog : la germanophobie germanopratine d'Emmanuel Todd(Lisez le une fois en entier)

 

Commentaires :

1/ bon si on critique, on est doncgermanophobe - bravo pour le finesse d’analyse

 

2/ elle est évidemmentgermanopratine(= De St Germain des près à Paris), car bien évidemment, ce n’est qu’une infime minorité de la population qui ne soutient pas le GRAND PROJET FEDERAL DES ETATS UNIS D’EUROPE POUR DANS DEUX ANS. La population n’aurait jamais voté non à un référendum sur le sujet, et ne serait pas actuellement en majorité hostile à l’UE (cf billet de mercredi)

 

3/ “Après avoir vu leurs espoirs d’un effondrementde la zone euro et de l’Union européenne reportés sine die” : bien entendu, le projet “euro” est FORCEMENT bon par nature, PARCE QUE. Qu’importent les centaines de milliers de chômeurs qu’il crée en France. Et critiquer l’euro c’est évidemment être contre “l’Europe” (marque brevetée apparemment), pour la nation, la haine, la guerre et les chambres à gaz ;

 

4/ “et tentent derallumer les rancoeursdu passé pour parvenir à leurs fins.” : bien sûr, on est tous des nazis. On vomit Sarkozy en France, mais il faut être trèèès mesuré sur la critique de la politique sarkozyste de Merkel – logique !

 

5/ “Emmanuel Todd, icône de la droite et de la gaucheradicale” : insister sur RADICAL, car on n’a pas le droit d’être modéré et de penser que Todd a en gros raison ;

 

6/ “et Marie-France Garaud, cedinosaure échappé du pompidolismedes années 70″ : classe !!!! Bah oui, sale époque les années 1970, ses projets industriels, la France rayonnante, les 5 % de croissance… Le monde actuel de “l’Europe” (marque brevetée apparemment) a produit un tel succès…

 

7/ “il y a des traits génétiques allemands qui en font des méchants absolus” : non, mais oui, il y a des traits culturels (petit souci apparent de compréhension entre culture et gènes, mais bon) allemands, français, italiens, espagnols… C’est quand on les nie, quand on ne les respecte plus, que la barbarie surgit.

 

8/ “Un numéropathétique de haine nationaliste recuitedans le passé (son discours rappelle celui des nationalistes français entre 1870 et 1940)” : ah pardon, essayer de défendre les intérêts des français, c’est être nationaliste, j’oubliais. Comme les intérêts supérieurs “européens” (marque brevetée apparemment) sont désormais uniquement ceux des multinationales et du secteur financier (PS : la prochaine fois qu’Hollande, en parlant de construction européenne, parlera dans les 2 minutes “d’union bancaire”, je crierai – je ne bâtis pas l’Europe pour les banques, je me fous des banques, qu’elles se démerdent seules, et crèvent si elles doivent crever, comme Florange – bienvenue dans un monde libéral) ;

 

9/ “ses « analyses » des allures d’objectivité alors que ce ne sont que des opinions (et on est souvent aucafé du commerce).” : on en est tous là, moi le premier – personne n’a la vérité scientifique, n’en déplaise à la doxa des économistes néolibéraux et de leurs ouailles ;

 

10/ “et sous le regard approbateur deMarine Le Pencette fois, il s’était déjà livré aux mêmes attaques germanophobes.” : ah, la Marine-Le-Pen-isation. Bah oui, si par hasard, sur un point, elle trouve un truc bien, c’est FORCÉMENT faux. Bon, ça m’inquiète, car il me semble avoir lu qu’elle était pour les élections et la laïcité, mais ce sont peut-être les prochaines étapes du projet “européen” (marque brevetée apparemment)
11/ “Seule consolation : si les souverainistes en sont là, c’est qu’ilstirent leurs dernières cartouches” (putain, ça vole vraiment haut). Donc quand on est contre l’organisation de Bruxelles, on est forcément SOUVERAINISTE, on n’a pas le droit d’être confédéraliste européen par exemple (merde, je vais faire comment ???). Oser dira ça la semaine où le soutient à l’UE perd 20 points en France, il faut oser. Cela me rappelle un peu les généraux allemands dans leur bunker berlinois en mai 1945, qui estimaient aussi que l’Armée Rouge tirait ses dernières cartouches, et que la riposte allait être fulgurante… RIP
12/ “C’est la seconde fois que j’assiste à ce numéro toddien qui mériterait d’être interdit d’antenne (il n’y pas de racisme acceptable)” : ah, la Démocratie rôde, danger…

Et si je disais que “son discours rappelle celui des nationalistes français entre 1870 et 1940″, non ?

 

Mais bon, j’exagère sans doute, en craignant que pour tenter sans espoir de sauver l’euro, on mette la coopération en Europe en danger, où voyez le moindre problème avec l’Allemagne, puisque “l’Europe, c’est la paix, l’amour et la fraternité” ????

 

P.S. Pour les malcomprenants, il est clair que ces parodies font mal au coeur de l’humansite que je suis. Mais c’est la triste réalité. Donc quand une politique “l’Europe, c’est la paix, l’amour et la fraternité” (marque brevetée apparemment)aboutit à ça, un individu normal doit se dire qu’il y a un sérieux souci, et qu’il est temps de freiner et de consulter et écouter sa population. PAS d’en faire encore bien plus. sinon les conséquences sont… Eh bien en haut, les 2 derniers sont le parti nazi grec et ses nouveaux joyeux députés… Alors l’ambassadeur suédois, il ferait mieux de s’occuper de ça 24h/24 plutôt que de tweeter sur Todd…

 

 

 

 

 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 12:22

INFO REPRISE SUR

BANDERA ROSSA

grece-greve.jpg

Dans l'éducation comme dans les autres secteurs en Grèce, le mouvement s'amplifie contre des mesures d'austérité de plus en plus insupportables.

Face à ce mouvement, le gouvernement doit en recourir à des « lois d'exception », héritages de la dictature.

 

Dans la politique du gouvernement, concertée avec la Troïka (BCE-UE-FMI), au service du capital, la casse de l'éducation publique est une priorité non seulement pour briser un foyer de résistance mais aussi pour déconstruire toute ambition à la démocratisation du savoir, de l'esprit critique.


Grèce : le gouvernement interdit une grève des enseignants du secondaire

Une semaine de grève

pour lutter contre la casse de l'éducation publique



Au programme du dernier plan du gouvernement : la poursuite des fusions-fermeture d'école, le licenciement de 10 000 professeurs du secondaire à temps partiel, l'augmentation du temps de travail hebdomadaire de 2 heures et enfin les mutations forcées pour 4 000 professeurs.



Face à cette offensive du gouvernement, le syndicat des enseignants OLME a décidé d'une semaine de grève qui débutait ce vendredi par une première journée d'arrêt de travail, coïncidant avec le début des examens nationaux, compris entre le 17 et le 31 mai.

 

Violant les principes constitutionnels, le gouvernement a eu recours pour la troisième fois de l'année – après les transports, et les dockers – à la « mobilisation civile », une loi d'exception héritée de la dictature, prévoyant l'interdiction d'une grève et la réquisition civile pour remplacer les grévistes.


Le syndicat des enseignants a dénoncé cette mesure « extrême et anti-démocratique » et exigé la convocation d'une grève de solidarité de la part de sa centrale confédérale, l'ADEDY, regroupant les salariés du public.



La centrale syndicale ADEDY

dénonce d'abord … la grève !



La réaction de l'ADEDY a plus que déçu les professeurs du secondaire. En effet, la centrale syndicale a dénoncé le mouvement de grève, arguant notamment de la perturbation du bon fonctionnement des examens nationaux.



Un argumentaire proche de celui du porte-parole du gouvernement Simos Kedikoglou qui dit que « nous faisons face à une menace à l'intérêt national ».



Néanmoins, confrontée à la pression de ses bases face à une telle mesure policière, l'ADEDY a appelé à une manifestation de solidarité devant le Parlement, ce mardi boycottée par les syndicats du secondaire.



L'ADEDY a annoncé depuis qu'elle organiserait un débrayage de 4 heures dans la journée de jeudi en solidarité avec les travailleurs de l'éducation, sans pour autant appeler à des grèves de solidarité exigées par les syndicats de l'éducation.



Les syndicats de classe, les communistes soutiennent sans réserves la lutte des enseignants



De son côté, le cortège du PAME (Front militant des travailleurs), syndicat lié au Parti communiste, a été le plus massif ce mardi, mobilisant des milliers de travailleurs de la santé, de l'éducation, mais aussi de l'ensemble du secteur public, insistant sur la convergence des luttes.



Le Parti communiste grec (KKE) a apporté son soutien entier et sans réserves aux enseignants :



« Le gouvernement porte une grande responsabilité dans les mesures impopulaire adoptées et conduisant à des licenciements massifs d'enseignants et des fusions d'écoles, niant le droit à l'éducation de la jeunesse. Cet autoritarisme, ces mesures anti-populaires atteignent de sommets dans la mobilisation civile.

 

Le KKE insiste sur le fait que le mouvement syndical a ses propres procédures, le gouvernement n'a pas à s'y ingérer. Le mouvement syndical doit pouvoir choisir les formes adéquates de lutte tout comme le contenu en mesure d'assurer une action massive, effective, unitaire.

 

C'est celle qu'a portée le PAME dans l'OLME, sans se confondre avec les stratégies aventureuses, aux basses considérations partisanes, comme le font certaines autres forces. Dans le débat, surtout pour l'école, c'est le problème de l'éducation qui doit seul entrer en ligne de compte. L'avenir de nos enfants.

 

Nous condamnons fermement l'autoritarisme, la mobilisation civile. Nous appelons aujourd'hui à être présents aux rassemblements du PAME, comme ici à Athènes, ou dans les autres villes du pays, avec les étudiants, employés, professeurs, instituteurs, parents, tous ceux inquiets de l'avenir de l'éducation et celui de notre jeunesse »


Article AC


Source : Solidarité Internationale PCF

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