Europe

Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 07:58

Blog d'Olivier Berruyer

 

17
Oct
2014

C'est encore pire...

 

Svoboda :

“Nous sommes nés

pour détruire Moscou !”

Radio Svoboda : back to the 1930′s ?

ATTENTION : la radio Svoboda ukrainienne n’a rien à voir avec le parti du même nom. C’est une radio (“Liberté”) qui est en fait Radio Free Europe, financée par le Congrès des États-Unis

Elle a fait un petit montage en rapport avec Hennadiy Kernes, le maire de Kharkiv, vu comme un anti-Maidan (sans être follement pro-russe non plus).

Petit détail, on lui a tiré une balle dans le dos en avril 2014, auquel il a survecu. Il est retourné dans sa ville fin juin.

Autre détail, il est juif – important pour saisir certains aspects de cette image d’anthologie :

Irina Farion, Kiev, le 14.10.2014

Certains d’entre vous se souviennent certainement d’Irina Farion, député de la Rada [P1]  suprême ukrainienne, numéro trois du parti pas-nazi-selon-béhachelle « Svoboda » et surtout « directrice adjointe de la Commission du conseil sur l’éducation et la science. » Ses multiples déclarations enflammées, ses appels au meurtre ou son obsession particulière pour la dérussification des prénoms d’enfants ukrainiens dans les écoles ont fait d’elle une figure amusante et populaire, véritable passionaria des « patriotes ukrainiens » [l’expression ukrainienne commune pour « nazis »].

Je ne résiste pas au plaisir de vous offrir ici quelques-uns des extraits les plus croustillants de son désormais mémorable discours du 14 octobre dernier à Kiev, devant tout son fan-club réuni pour célébrer « l‘Armée insurrectionnelle d’Ukraine » (UPA) créée en 1942 par Stepan Bandera et qui combattit les Soviétiques (les Russes).

Selon Irina Farion, les Ukrainiens qui crient des slogans nationalistes « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! » sont les seuls Ukrainiens libres. [P2] Ceux qui ne crient pas ces slogans sont des esclaves.

« Des pharisiens et des hypocrites ont repris ces slogans dans leurs sales bouches, nous devons être prudents, nous devons être sans pitié envers eux. Nous ne devons croire en aucun cas un seul mot de ce qu’ils disent. […] Je prie la Sainte Vierge : bénis nos plumes et nos épées, car seuls les peuples qui ont la Sainte Parole vivent avec dignité dans ce monde[P3] . »  

“Dieu et l’Ukraine au-dessus de tout!” (Kramatorsk, le 14 octobre 2014)

De droite à gauche : l’ancien chef de l’UPA dont on parlait hier,
Stepan Bandera et Konovalets (le montage avec Adolf est un faux)

 

« Cette guerre [elle parle de la guerre avec la Russie] était tout à fait inévitable en termes historiques.

Désolée, je ne cite pas volontiers Hitler ici, mais il avait raison quand il disait que les guerres sont gagnées avant le déclenchement des hostilités.

Les guerres sont perdues d’avance quand les enseignants et les prêtres ont déjà perdu. Les enseignants et les prêtres ont été défaits en Crimée, à Lougansk et à Donetsk. Il n’y avait pas de livres ukrainiens, pas de mots ukrainiens, de musique ukrainienne, d’idées ukrainiennes. C’est pourquoi Poutine y règne[P4] aujourd’hui.

Tout dans notre vie dépend de la façon dont nous pensons, des objectifs que nous nous fixons et à quel point nous sommes ukrainiens dans nos âmes. Méfiez-vous de ceux qui portent désormais la ‘vichivanka [chemise nationale ukrainienne, très prisée chez les nationalistes], car ces chemises brodées cachent l’absence d’âme ukrainienne. »

vishivanka matelassée spéciale “hiver post-maidan”

« Nous nous battons non seulement sur le front extérieur contre l’agresseur Poutine, ce qui est absolument inévitable. Une seule issue s’offre à nous : détruire Moscou. C’est pourquoi nous vivons, c’est pourquoi nous sommes venus en ce monde : pour détruire Moscou, ce trou noir dans le système de sécurité européen. Même s’il en va, bien sûr, avant tout de notre sécurité.

Nos plus grands ennemis ne sont pas les Russes qui se tiennent à nos frontières. Nos plus grands ennemis vivent ici, chez nous. Ils portent des noms ukrainiens typiques qui se terminent en « -enko », en « -tchouk », en « -youk », en « -ouk », en «-ichine »  [P5] ou en « -iv ». Voilà les janissaires, les voleurs, les lèche-culs, les opportunistes, les corrompus [P6] ! Mon vœu est d’abord que, lors des prochaines élections, nos bulletins de vote les abattent [sic] tous, chacun de ces déchets. D’abord avec nos bulletins de vote. » Puis elle répète : « abattez-les bientôt ! »

Et Irina Farion d’accuser les infortunées personnes affublées de ces patronymes [P7] de tous les maux de l’Ukraine depuis 1917.

Parce que ces opportunistes ont fait échouer l’indépendance ukrainienne en 1917. Ils ont démilitarisé la société ukrainienne. Ils ont renoncé à une armée ukrainienne forte. Ils ont parlé de prétendue « démocratie ». Le brillant Kotchoubinsky a dit à une occasion : « La démocratie est un mot risible, un mot romantique drôle.[P8]

En fait, notre gouvernement doit avoir une forte et puissante conscience militariste. Et c’est notre devoir à nous, l’authentique noyau ukrainien, contrairement à ces répugnantes âmes démo[P9] -libérales de tout acabit. »

« [Je souhaite plus] de pouvoir pour nous, la confiance, la foi, l’offensive, l’amour de soi et la haine de l’ennemi ! Gloire à la nation ! » S’adressant aux néo-nazis ukrainiens, Farion leur dit : « Vous êtes le noyau autour duquel doit tourner l’État ukrainien »[P10]  « Vous devez être sans pitié envers l’ennemi… nous devons lutter sur de nombreux fronts… Dans l’esprit et les mains de chacun de nous, il doit y avoir la compréhension que seule la force militaire sera capable de vaincre cette horde étrangère et intérieure. Sommes-nous prêts pour cela ? » [P11] La foule lui répond : « Oui ! »

Farion déclare ensuite que : « Le plus terrible poison, c’est le libéralisme. C’est pourquoi nous devons les [les libéraux] rejeter lors des élections hors de notre Histoire ! »

La foule lui répond : « Mort aux ennemis ! »

[P1]Ou le Conseil suprême (voir l’allemand Rat = conseil, en russe soviet…)http://fr.wikipedia.org/wiki/Rada_(Ukraine)

 [P3]Ou « sont dignes de vivre » (lebenswert) apparemment selon le site allemand une citation de la poétesse ukrainienne Lina Kostenko.

 [P4]En allemand plus neutre « est » (Poutine y est aujourd’hui). Mais l’ukrainien à l’audio semble bien ajouter « bottes ».

 [P7]Quasiment tous les Ukrainiens ont des noms qui se terminent en –enko, -youk, -iv, etc. Elles visent les « faux » ukrainiens qui ont des dehors ukrainiens (nom de famille, chemise brodée) mais qui sont russes de cœur (esclaves pour elles).

Le discours d’Iryna en V.O. ukrainienne sous-titrée par Vincent Parlier

Les meilleurs moments festifs de la journée à Kiev

 


Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 07:49

 

Les élections ukrainiennes,

ou les « héros » dans le brouillard

Les élections ukrainiennes, ou les « héros » dans le brouillard

Par La Voix de la Russie | Selon la plupart des experts occidentaux, les élections à la Rada suprême attiseront la désintégration politique en Ukraine. Le scrutin est fixé au 26 octobre.

D’après les récents sondages, le Bloc de Petr Porochenko pour lequel entendent voter près d’un tiers des électeurs détient le leadership devancé par le Front populaire du premier ministre Iatseniouk (9%). Il est possible que le Parti radical du nationaliste belliqueux Oleg Liachko se classe troisième.

La Rada sera occupée par les ultranationalistes. Ils cherchent à transformer leurs « mérites » militaires en capital politique, écrit un observateur cité par Sunday Times. Selon le journal, les leaders des groupes militarisés formés par le gouvernement et financés par les oligarques locaux pour la lutte contre les milices populaires dans l’Est de l’Ukraine entendent occuper d’urgence les sièges de députés dans le nouveau parlement.

Le portait du nouveau parlement s’est esquissé. Selon les experts russes, les listes des partis concurrents sont composées selon le principe analogue : les « héros » du front, les héros » du maïdan et les « héros » de Facebook.

La composition de la future Rada suprême est plus ou moins prévisible mais les pronostics concernant son efficacité sont vagues. L’ONU exprime l’espoir que les législatives constitueront un pas vers la réconciliation politique en Ukraine. Cependant, le Bloc Porochenko est considéré comme la « partie de la paix » alors que pratiquement tous les autres participants au processus électoral – comme la « partie de la guerre ». Tous, ils ont des chances d’être représentés à la Rada, dit le directeur de l’Institut d’études politiques Grigori Dobromelov.

Si Porochenko gagne la majorité stable à la Rada suprême et engage les réformes, il se montrera, peut-être, plus disposé à la réconciliation. L’escalade du conflit armé sera dans ce cas désavantageuse pour lui.

Si Porochenko ne réussit pas une majorité stable et les partis radicaux, par exemple le parti de Liachko, ont des positions convaincantes, le président sera contraint de marcher dans le sillage des forces militaristes et le conflit armé sera repris.

Kiev doit décider comment organiser le scrutin sur le territoire des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk qui se préparent à élire leurs parlements et administrations le 2 novembre. Porochenko a fixé aux deux républiques sa date : le 7 décembre. Kiev espère sans doute tout comme, d’ailleurs, Bruxelles et Washington que la situation changera d’une manière ou d’une autre d’ici décembre.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_10_21/Les-elections-ukrainiennes-ou-les-heros-dans-le-brouillard-5565/

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 10:41

Le budget de la France 

soumis à l'étranger....

Où est notre souveraineté ?

 

 Économie

 

Bruxelles prête à aller au clash

sur le budget français

Le Monde.fr | 23.10.2014 

 

 

Jean-Claude Juncker et Angela Merkel, avec François Hollande le 23 octobre lors du sommet des chefs d'Etat européens.Jean-Claude Juncker et Angela Merkel, avec François Hollande le 23 octobre lors du sommet des chefs d'Etat européens. | REUTERS / FRANCOIS LENOIR

 

Les discussions entre Paris et Bruxelles sont très tendues à propos du projet de budget du gouvernement français pour 2015. Au point que la Commission européenne se dit résolue à émettre, mercredi 29 octobre, un avis négatif sur la copie présentée par Paris si les discussions n’avancent pas d’ici là, indique-ton de sources européennes concordantes.

 

A ce stade, les choses ne bougent pas suffisamment aux yeux de la Commission, selon ces mêmes sources : « Paris doit prendre des mesures effectives et ne pas se contenter de prendre ici, pour retirer là. Il faut faire de vrais efforts supplémentaires ».

 

En 2015, la France ne prévoit pas de tenir ses engagements, pris en 2013, d’un déficit public sous le plafond des 3 % (il devrait être à 4,3 % du PIB). Pire, du point de vue de la Commission, le déficit structurel (hors effets de la conjoncture) ne diminue pas suffisamment. La France s’était engagée en juin à ce qu’il baisse de 0,8 point. L’effort ne serait que de 0,1 à 0,2 point.« On peut discuter sur une marge de 0,1 ou de 0,2, pas sur un tel différentiel » assure t-on encore à Bruxelles.

 

S’il reste encore cinq jours pour faire bouger le curseur - notamment un Conseil européen, jeudi 23 octobre, et un sommet de l’eurozone, vendredi 24 octobre, pour multiplier les rencontres au sommet - la Commission apparaît décidée à prendre le risque d’aller au clash avec Paris en émettant un avis négatif, ajoutent ces mêmes sources européennes.

 

La Commision semble d’autant plus décidée à agir en ce sens que la nouvelle équipe qui se met en place, présidée par Jean-Claude Juncker, n’entend pas faire ses débuts en acceptant que le pacte de stabilité et de croissance, conclu en 1997 et durci en 2011, soit sciemment transgressé par un pays. M. Juncker travaillerait sur le sujet depuis près de deux mois en collaboration avec Jose Manuel Barroso, le président sortant de la commission, pour assurer une continuité sur ce dossier ultra-sensible, sur lequel l’institution joue sa crédibilité.

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 08:32

 

Elizabeth Glinka

demande à Vladimir Poutine

d’aider les enfants du Donbass

 

 

 

Mardi 14 octobre, lors d’une réunion du Conseil présidentiel russe pour les droits de l’homme, la célèbre médecin Elizabeth Glinka, connue pour son action auprès des sans-abris et malades démunis, a demandé l’aide du président russe pour soigner et reloger les enfants du Sud-Est ukrainien réfugiés en Russie.

Elizabeth Glinka aide à sortir une jeune fille du wagon du train "Donetsk-Moscou" à la gare Kourski. Crédits: RIA Novosti

Elizabeth Glinka aide à sortir une jeune fille du wagon du train « Donetsk-Moscou » à la gare Kourski à Moscou. Crédits : RIA Novosti

Depuis le début du conflit dans le Sud-Est de l’Ukraine, Elizabeth Glinka s’estrendue seize fois dans le Donbass dans le cadre de missions humanitaires initiées par sa fondation privée. Elle a notamment apporté des médicaments et du matériel médical dans les zones de combat.

La médecin a également réussi à évacuer 62 enfants âgés de zéro à 17 ans, dont 33 depuis un orphelinat de Kramatorsk, qui ont été emmenés via Slaviansk puis rendus à la partie ukrainienne. Les 29 autres ont rejoint la Russie.

Lors de son intervention au Conseil présidentiel pour les droits de l’homme, Elizabeth Glinka a précisé que ce sont les familles elles-mêmes de ces enfants qui ont demandé à être évacuées vers la Russie. « Nous leur avons proposé d’aller à Kharkiv ou à Kiev, mais ces gens ont refusé. Ils ont peur d’y aller. Leur seul désir était de fuir en Russie », a-t-elle déclaré.

La médecin a expliqué que les jeunes Ukrainiens se trouvant actuellement en Russie sont atteints de maladies graves ou ont été blessés dans les combats. « Malheureusement, des difficultés juridiques nous empêchent de soigner ces patients correctement. Un citoyen étranger qui n’a pas le statut de réfugié ne peut recevoir gratuitement des soins de qualité », a-t-elle précisé.

Elizabeth Glinka a ainsi demandé au président russe d’introduire une loi provisoire facilitant ​​le traitement de ces enfants.

Vladimir Poutine a assuré qu’il travaillait actuellement sur la question du statut des réfugiés ukrainiens et avait déjà convenu avec le gouvernement de consacrer des fonds aux personnes souhaitant rester en Russie.

Concrètement, Elizabeth Glinka a interpellé le président russe sur les problèmes de logement de cinq enfants malades ou blessés et de leurs familles, possédant déjà le statut de réfugiés. Elle a cité notamment Bogdan Iastrebov, un garçon de cinq ans qui a passé cinq heures dans les décombres de sa maison, détruite par les frappes aériennes. « Sa mère est morte décapitée, il ne lui reste qu’un grand-père. Ils sont ici, à Moscou. Ils ont le statut de réfugiés, mais nulle part où
vivre » a-t-elle insisté. Mme Glinka a également mentionné Ioulia Kourenkova, 15 ans, l’une des deux survivantes d’un bombardement ayant fait 61 morts à Gorlovka. La jeune fille, violemment touchée par les éclats d’obus, souffre de nombreux traumatismes, dont une rupture complète des tympans. « Elle est ici avec sa mère, je leur loue un appartement mais elles ne vivent pas dans de bonnes conditions », a déploré la médecin.

Une situation humanitaire désastreuse

Elizabeth Glinka a ensuite alerté le président sur la situation humanitaire dans le Sud-Est de l’Ukraine, soulignant le danger que représentent les bombes qui n’ont pas explosé. Elle a ainsi rapporté le cas de cinq enfants, à Chakhteresk, qui ont récemment démonté une bombe à fragmentation. Deux d’entre eux sont morts sur le coup, un est dans un état grave, en soins intensifs à l’hôpital local, et le quatrième, le petit Igor, souffre de graves blessures sur tout le corps. Le cinquième et plus jeune du groupe, âgé de cinq ans, a été propulsé par l’explosion mais pas blessé. « Mais comprenez-vous qu’il n’y a rien, là-bas, pour soigner ces enfants qui sont entre la vie et la mort ? Pas de sang, pas d’instruments et pas de médecins ! », a-t-elle martelé.

« Bien sûr, il faut les aider. Et nous allons aider – les enfants mais aussi les adultes qui se trouvent en difficulté », a répondu le président russe, soulignant toutefois que « distribuer de l’aide humanitaire en Ukraine est une démarche compliquée du fait des questions légales ». À titre d’exemple, Vladimir Poutine a rappelé que les trois convois humanitaires envoyés par la Russie dans le Sud-Est de l’Ukraine entre août et septembre avaient été bloqués un moment à la frontière, les autorités de Kiev considérant ces gestes comme une « provocation » et une « violation du droit international ». « Le facteur humanitaire doit cependant prévaloir sur toutes les autres questions » a conclu le président, ajoutant que les Russes « ne pouvaient pas regarder les gens mourir de faim ou à cause du manque de médicaments et d’aide médicale ».

Le chef d’Etat russe a ainsi promis de renforcer la coopération avec les partenaires étrangers et de se montrer à l’écoute afin de résoudre cette question de façon pacifique.

Elizabeth Glinka a terminé son intervention en remerciant plusieurs représentants de la présidence qui ont apporté leur soutien aux enfants du Donbass : « Tout d’abord, Vyacheslav Volodin (premier adjoint du directeur de l’administration présidentielle), qui a immédiatement décidé d’aider les enfants blessés et m’a apporté son aide dès que je la lui ai demandée.

Ensuite, Radiy Khabirov (adjoint du directeur), avec qui j’étais en contact permanent, même quand j’ai traversé la frontière sous les bombardements. Oleg Morozov (directeur du département de politique intérieure), pour les réunions efficaces sur les évacuations et ses conseils sur le transport des enfants à la frontière russo-ukrainienne. Elena Leonteva (directrice adjointe du directeur du département de politique intérieure) : "j’ai vu cette femme deux fois dans ma vie, elle m’a aidée 24h/24 pendant mes déplacements », a énuméré la médecin. Ce à quoi le président a répondu que ces personnes « faisaient leur travail ». Ajoutant, à l’adresse de Mme Glinka : « Si le gouvernement doit remercier quelqu’un, ce sont bien des gens comme vous. »

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 08:02

Le Nouvel Observateur

 

 

 

 

PHOTOS. J'ai vu l'autre Ukraine,

celle qui célèbre les SS et crimes nazis

Publié le 03-12-2013

 

 

 

Par 
Prof retraité

LE PLUS. Depuis que l'Ukraine a refusé de signer un accord d'association avec l'Union européenne, d'imposantes manifestations pro-européennes ont lieu à Kiev, la capitale. En leur sein, on trouve paradoxalement des partisans de la formation politique ultra-nationaliste Svoboda. Une présence qui mène Louis Monnier, professeur d'histoire-géographie à la retraite, à relater une scène à laquelle il a assisté il y a quelques mois.

Édité par Hélène Decommer 

 

 

Commémoration du 70e anniversaire de la création de la division SS Halychyna, Ukraine, le 21/07/13 (Crédit : Louis Monnier)

 

En ces temps où l’on parle de l’Ukraine pour son refus de signer un accord avec l’UE et les manifestations pro-européennes qui en découlent, voici un autre visage du pays, que j'ai pu voir de mes propres yeux.

 

Cet été, je me suis rendu dans la région de Brody, dans l'ouest ukrainien, avec une amie canadienne d'origine ukrainienne (et ukrainophone). Le 21 juillet 2013, j'ai assisté à un événement assez surprenant pour un européen occidental.

 

Un curieux anniversaire

 

A cette date, les nationalistes et leurs sympathisants, entraînés par le parti d’extrême droite Svoboda (dont on voit beaucoup flotter le drapeau ces jours-ci à Kiev), saluent le passé collaborationniste avec les nazis. Ils ont commémoré cette année le 70e anniversaire de la création de la division SS Halychyna(désormais 1ère division ukrainienne), qui a combattu dans les rangs des Allemands lors de la bataille de Brody (juillet 1944).

 

Tout commence par une messe gréco-catholique auprès du monument érigé sur le mont Jbyr, un revers de côte qui domine la plaine, à la mémoire des divisionnistes ukrainiens qui y attendaient de pied ferme l’armée soviétique pour retarder sa progression dans la reconquête de l’Ukraine.

 

Le mont Jbyr (Crédit : Louis Monnier)

 

Des milliers de soldats sont tombés là, des milliers de civils se sont terrés sous les bombardements et beaucoup y ont péri… Les souvenirs des survivants sont terrifiants. Mais rien ne transparait plus dans cette manifestation où se pressent quelques anciens de la division, des nostalgiques, avec femmes et enfants, des militants de Svoboda portant la chemise brodée ukrainienne et quelques curieux des environs.

 

Les discours des autorités (maire, président des anciens de la division…) se succèdent tous plus enflammés les uns que les autres, clôturés par celui d’Iryna Sekh, députée de Brody au Parlement national et figure de Svoboda. Un chanteur "engagé" entonne ensuite des chants patriotiques, suivi d’un groupe formé de quelques anciens "Upistes", ces anciens membres de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA).

 

Discours, gerbes et sigle SS

 

Tout ce beau monde ne doute pas un seul instant de la grandeur du combat mené par la division SS et sans aucune attention à tous les méfaits qu’elle a pu commettre, notamment la destruction complète du village de Huta Pieniacka et de son millier d'habitants, le mitraillage de 365 habitants d’origine polonaisede Palykorovy en 1944, son entrainement en France contre les maquisards, sa chasse des partisans biélorusses, sa participation à la destruction du ghetto de Varsovie, etc.

 

Ce qui compte avant tout, c’est qu’elle a voulu "libérer l’Ukraine" des bolcheviques et du communisme, mais en semblant oublier que c'était au profit des nazis et du nazisme !

 

Une fois les gerbes déposées et les discours prononcés, ponctués d’un "Vive l’Ukraine ! Vive les héros !", les participants rejoignent les cars affrétés à cet effet et partent pour le lieu suivant : Pidhirtsi, autre point de la côte dominant la plaine et où se dresse un tumulus planté d’une croix et entouré de quelques tombes.

 

Nouvelle messe, nouveaux discours, nouveaux chants et nouveau départ pour la dernière et majeure étape : le cimetière de la division à Tchervone. Là sont enterrés ceux qui ont péri dans la bataille et ont été identifiés. La foule est cette fois beaucoup plus conséquente. Il semble que l’on soit venu de plus loin, les autorités viennent de la capitale régionale, Lviv, qui est à une soixantaine de kilomètres.

 

Le cimetière-mausolée de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

 

Il est prévu d’ensevelir, avec tous les honneurs, deux dépouilles de soldats de la division retrouvés récemment sur les lieux de la bataille. Cela se fait en grande pompe, sous l’égide des plus hautes autorités religieuses uniates, en présence d’une foule bigarrée.

 

Les dépouilles sont escortées par des figurants revêtus des uniformes allemands correspondant à ceux que portaient les divisionnistes et, après la bénédiction des cercueils, une salve d’honneur est tirée par deux soldats en uniformes allemands ornés du sigle SS sur leur col.

 

Au cimetière de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

 

"Qui sont les Nôtres ?"

 

Impression bizarre, émotion mais uniquement personnelle, tout parait très normal aux présents ! Mais le clou du spectacle est à venir : la reconstitution jouée par une troupe de cascadeurs (russes parait-il, ce qui est un comble pour des nationalistes ukrainiens !) de la bataille elle-même.

 

Il faut rappeler qu’elle a duré trois jours et mis aux prises 15.000 divisionnistes SS (dont la moitié est restée sur le champ de bataille) et le double de troupes soviétiques. La foule apprécie cette agréable réjouissance, avec musique et commentaires diffusés par haut-parleurs, jeux pour les enfants, buvette, vente de souvenirs… Et de s’esclaffer devant la pantalonnade, comme devant un quelconque combat de catch, "Vas-y ! Mets-lui un coup dans le foie" !

 

Au premier rang, cinq gamins de 6 à 10 ans s’interrogent pourtant : "Qui sont les Nôtres ?" Sous-entendu "Qui sont les Ukrainiens ?" Or, des Ukrainiens, il y en avait dans les deux camps et parmi les spectateurs présents, tous ou presque avaient eu un membre de leur famille dans le camp soviétique (baptisé ici "bolcheviques" pour insister sur l’armée du "Mal" en ces temps très "anti-communistes/ anti-bolcheviques"), mais pas forcément dans celui des divisionnistes SS revêtus de l’uniforme allemand ! D’où l’embarras des parents, "Ici il n’y a pas 'les Nôtres' et 'les Autres'", et la perplexité des enfants…           

Une mémoire tronquée, un présent incertain

 

Comment peut-on donner de la tragédie de cette guerre une vision aussi grotesque et humiliante pour ses victimes, aussi partiale et peu éclairante pour leurs descendants maintenus dans une ignorance coupable ?!

 

Svoboda a un très bon ancrage dans l'ouest de l'Ukraine. Pendant les trois mois que j'ai passé dans cette région du pays, j'ai pu constater à quel point ce parti, avec le soutien non négligeable de l'Eglise gréco-catholique, imposait sa vision de l'histoire de la guerre et de ses suites en URSS jusqu'au début des années 1950, dans le seul but de discréditer "l'occupation bolchevique" et de glorifier l'action de ses "combattants de la liberté" que furent les membres de l'armée insurrectionnelle ukrainienne et les soldats de la division SS.

 

Chemin faisant, non seulement la Seconde Guerre mondiale n'est guère plus commémorée, ses monuments vandalisés, abandonnés ou récupérés à d'autres fins, mais en plus est éliminé tout ce qui pourrait entacher la réputation des "nouveaux héros". Or ceux-ci ont laissé dans les mémoires le souvenir d'atrocités perpétrées contre la population civile qui ne les avait pas soutenus, des Ukrainiens mais aussi des Polonais. Quant aux Juifs, pourtant très nombreux dans la région, victimes de la Shoah par balles et des déportations de masse auxquelles les Ukrainiens sur place ont assisté, voire participé, ils se sont "évanouis" dans les mémoires et il n'en reste que quelques traces en voie de disparition.

 

Aujourd'hui, les quelques témoins survivants sont condamnés au silence et ne disposent d'aucuns moyens, d'aucun soutien pour pouvoir exprimer leur opposition. Aujourd'hui les drapeaux de Svobodaflottent dans les manifestations pro-européennes à Kiev. Pourtant, il reste du chemin à parcourir avant de faire partie de l’Europe !

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 07:49

RIA Novosti

 

 

 

MH17:

les Allemands avancent

deux versions contradictoires du crash

 

Vetcherniaïa Moskva
12:15 20/10/2014
MOSCOU, 20 octobre - RIA Novosti

Les renseignements allemands ont annoncé le 19 octobre que le Boeing malaisien aurait été abattu par un missile d'un système sol-air Bouk lancé par les forces d'autodéfense, écrit lundi le quotidien Vetcherniaïa Moskva.

Plus tôt, des représentants allemands disaient que l'avion avait été abattu par un missile sol-air tiré par un système S-125 du côté ukrainien.

Que se trouve-il derrière cela?

A qui profite ce jeu propagandiste?

L'expert militaire Igor Korotchenko a accepté de partager son point de vue.

Les Allemands ont avancé deux versions contradictoires du crash du Boeing malaisien. Cela indique que l'hystérie médiatique se poursuit. En réalité, les renseignements allemands ne disposent pas de l'intégralité des informations contrairement à leurs collègues américains, qui savent parfaitement que c'est les forces ukrainiennes qui ont abattu l'avion.

C'est la raison pour laquelle ils ne fournissent aucune photo réelle ou autres preuves pour appuyer la version sur l'implication des forces d'autodéfense et de la Russie dans cette tragédie – tous les indices pointent sur l'implication de l'Ukraine.

Quant à l'Allemagne, ces versions contradictoires montrent que les conclusions rendues publiques sont politiques, et non des renseignements réels. Ce n'est rien d'autre qu'une manipulation. Le dernier communiqué des renseignements allemands vise à influer sur l'opinion publique – les Allemands s'interrogent de plus en plus pourquoi la chancelière allemande Angela Merkel va à l'encontre des intérêts nationaux en adoptant des sanctions contre la Russie.

Ces déclarations contradictoires de l'Allemagne indiquent qu'il y existe deux positions. Objective et manipulatrice. Et cela reflète la lutte entre deux points de vue, dont un s'appuie sur la vérité en disant que l'armée ukrainienne a abattu l'avion avec un système S-125, et un autre – politique – pour justifier la ligne antirusse d'Angela Merkel.

© RIA Novosti. Mikhail Voskresensky

 

On se demande si cette tragédie fera finalement l'objet d'une enquête objective allant jusqu'au bout. Les débris du Boeing n'ont toujours pas été évacués. L'Ukraine tire sur les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui tentent d'évacuer les débris de l'appareil. L'enquête ne mènera probablement nulle part – personne n'a l'intention d'identifier les véritables coupables. On sait déjà que l'avion a été abattu par l'Ukraine, et il serait très défavorable pour l'Occident de constater ce fait. Il n'existe aucune volonté de mener une enquête objective, d'autant que l'Occident a déjà accusé la Russie d'être responsable de la tragédie. Pour cette raison il est aujourd'hui plus simple de fermer l'enquête.

Pour établir la véritable cause du crash, il faut organiser une inspection des systèmes sol-air ukrainiens sur place, inspecter les systèmes S-125, forcer les services de sécurité ukrainiens à remettre à la commission internationale les enregistrements des centres de contrôle des vols confisqués. Rien de cela n'a été fait. Tout le reste n'est que de la démagogie.







Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 07:56

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE
MICHEL EL DIABLO

 retraite-ukraine.jpg

UKRAINE : Pourquoi fallait-il l’intégrer aussi rapidement ?

C’est entendu les ukrainiens ont décidé de partager les valeurs européennes”C’est pourquoi il faut les intégrer le plus rapidement possible.


Ci-dessous les vraies valeurs européennes :

salaires-ukraine-chine.jpg


Clean Clothes Campaign vient de publier un rapport, où nous avons appris que le salaire minimum est aux alentours de 80 euros par mois en Ukraine. « Dans la pratique, le salaire minimum légal est souvent le plafond et non la base pour les salaires », selon Clean Clothes Campaign.


Avoir des gens moins payés que les chinois à nos frontières, cela n’a pas de prix ! Voilà nos vraies valeurs ! Vive l’ouverture des frontières ! Marine en a rêvée et l’Europe lui sert sur un plateau.

L’Europe et le FMI lui imposent les mêmes “valeurs européennes” qu’à la Grèce :

En autres augmentation du prix de gaz de 50 %, gel des salaires et des retraites des fonctionnaires, la baisse rapide de 10% du personnel des ministères, suppression de subventions aux mines et bien sur la vente de terrains et propriétés de l’état aux compagnies privées….etc

Le premier créditeur de l’Ukraine étant la Russie … c’est cette dernière qui bénéficiera de l’aide du FMI à l’Ukraine !

 

Sources: http://www.paulcraigroberts.org/http://www.euractiv.fr/sections/,http://www.lefigaro.fr/international/,


Crédit photos: 

http://www.les-crises.fr/images/

http://www.paulcraigroberts.org/wp-content/uploads/2014/03/ukrainian-woman.png

 

source : voie militante (vu sur action communiste)

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 07:45

 

Embargo :

rencontre avec les producteurs russes

au salon de l’agriculture (vidéo)

Deux mois après l’entrée vigueur de l’embargo russe à l’encontre des produits agroalimentaires européens, qu’est ce qui a changé pour les producteurs russes et leurs voisins de la CEI ? L’embargo représente-il pour eux une chance à saisir, ou implique-t-il de nouvelles contraintes ? Le Courrier de Russie a parcouru les allées du salon de l’agriculture, qui se tenait du 8 au 11 octobre à Moscou, et leur a posé la question.

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 07:33

Solidarité Internationale PCF

 

100 000 manifestants à Londres

pour augmenter les salaires 

 TUC-Britain-needs-a-pay-rise-march.jpg

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Moins d'une semaine après la grève inédite des travailleurs de la santé, c'est l'ensemble des travailleurs du secteur public et au-delà qui se sont mobilisés ce samedi. Une revendication : augmenter les salaires, après 5 ans de coupes salariales.

 

 

VIDÉO - Cette marche intitulée «Les Britanniques ont besoin d'une augmentation» se déclinait également en Écosse et en Irlande.

 

Ils étaient près de 100 000 à Londres d'après la secrétaire-générale du Trade Union Congress (TUC) Frances O'Grady, accompagnés par plusieurs milliers de manifestants à Glasgow et Belfast.

Augmenter les salaires après avoir perdu 250 € par mois depuis 2008 !

Dans les cortèges, une forte représentation de ceux qui ont le plus subi les coupes salariales depuis 2008 : les travailleurs du secteur public, dont une forte délégation d'enseignants, d'infirmiers, de postiers, cheminots mais aussi de pompiers et de sages-femmes.

A l'appel des syndicats du public Unite, Unison, du National union of teachers (NUT) ou encore du Royal college of Nurse, la revendication était claire : « Britain needs a pay rise », augmenter les salaires maintenant, après 6 ans de gel salarial, de baisse réelle des salaires.

Le Trade Union Congress (TUC) a ainsi démontré que depuis 2008, chaque travailleur britannique a perdu en moyenne 250 € par mois de salaire. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre confirme, évoquant une baisse de 10 % en termes réels.

On en est à la septième année d'affilée de baisse des revenus moyens des travailleurs : une première depuis les années 1850, pour la confédération syndicale britannique.

« Tous dans le même bateau ? » Baisse des salaires, hausse des profits !

Pendant que les salaires réels ont baissé de 10 % depuis 2008, le taux de profit a lui augmenté de 21 % depuis 2009.

Symbole significatif, la Royal Bank of Scotland, renflouée en 2008 à hauteur de 55 milliards d'euros, enregistre des profits records en 2014 : 3 milliards d'euros pour les six premiers mois, après 1,7 milliards en 2013. Nationalisée en 2008, elle devrait être privatisée d'ici l'an prochain.

Autre symbole frappant, le « Big six », les six grands monopoles de l'énergie (dont EDF) qui se partagent le gâteau du gaz et de l'énergie depuis leur privatisation ont multiplié par 5 leurs profits depuis 2009 pendant que les factures explosent : de 300 millions à 1,5 milliard d'euros.

David Cameron prétendait, lors de ses premiers budgets d'austérité que « tout le monde était dans le même bateau » (« We are all in this together »). Une fable, visible aux yeux de tous désormais.

Pour les travailleursla TVA est passée de 17 à 20 % (un coût de 600 € par famille, par an), 700 000 emplois publics ont été supprimés, le budgets des administrations publiques ont été coupées de 25 %, les salaires ont été gelés donc baissés en réel, enfin diverses allocations ont été réduites.

Pour les entreprises, la fête continue puisque l'Impôt sur les sociétés a été diminué de 28 à 24 % en 2010, de nouveau abaissé à 21 % en avril 2014. Il devrait passer à 20 % en 2015. Cela en fait le pays du G-8 le pays plus attractif pour les investisseurs.

Et la privatisation annoncée de la Royal Mail (la poste anglaise), la libéralisation accélérée du Service national de santé (NHS) ainsi que la poursuite du bradage du système de chemins de fer privatisé depuis 20 ans sont une source de profits faciles pour le big business britannique.

« Ils veulent démanteler tous les acquis gagnés depuis 1945 par les travailleurs »

Les leaders trade-unionistes présents à Hyde Park ont renvoyé ce message d'un pays où la lutte de classes n'est pas un discours idéologique mais bien une réalité vécue par tous, et une lutte gagnée par la classe capitaliste.

Ainsi, Dave Prentis, secrétaire-général d'Unison, réveille l'histoire des « deux nations », l'une ouvrière miséreuse, l'autre bourgeoise financière opulente, sorti tout droit du XIX ème siècle, des écrits d'Engels ou Dickens :

« C'est l'histoire de deux nations – l'une où le champagne coule à flots pour les banquiers et où les payes des PDG explosent, l'autre, celle d'un monde où les nôtres luttent pour un gagne-pain de misère ».

Len McCluskey, secrétaire-général d'Unite, ne dit pas autre chose. Pour le leader syndical, les conservateurs veulent « démanteler, détruire tous les acquis gagnés depuis 1945 par les travailleurs », en premier lieu la santé publique livrée aux grandes entreprises privées du secteur.

Même la souvent très modérée Frances O'Grady, leader de la Confédération syndicale TUC (Trade Union Congress), a du radicaliser son discours face à la foule réunie à Hyde Park :

« Après la plus longue, la plus grande période de baisse de salaires de notre histoire, il est temps de mettre fin à ce blocage des salaires, qui empêche la grande majorité d'avoir sa part de la reprise ».

« Une économie qui trouve de l'argent pour financer des baisses d'impôts pour les riches et la cupidité des managers, tandis que le reste subit des baisses de salaire, et des coupes importantes dans les services publics : elle n'est plus supportable pour la majorité », a-t-elle déclaré.

Ce que les travailleurs britanniques subissent depuis au moins 2010, c'est ce qui attend les travailleurs français à partir de cette année.

La visite d'allégeance de Valls à Londres, avec son « My governement is pro-business » adressé au gouvernement Cameron et à la City qu'il représente n'est pas qu'un symbole, c'est le signal du début du combat en France, les yeux rivés vers l'exemple anglais.

En six ans de mesures contraires au monde du travail, les salaires réels ont baissé de 10 % en Grande-Bretagne. La riposte est là, même tardive, pas assez forte. A nous d'apprendre du cas britannique pour ne pas laisser faire ce vaste transfert de richesse du travail vers le capital, organiser la riposte maintenant contre le « gouvernement pro-business » de Valls.

    Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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    Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 06:38

    Blog d'Olivier Berruyer

    16
    Oct
    2014

     

    Une excellente vidéo de Vincent Parlier sur les évènements dans et devant le Parlement ukrainien le 14/10.


    Les députés devaient voter le statut d’ancien combattant aux membres survivants de l’UPA – l’armée des partisans nationalistes ukrainiens durant la guerre -, c’est une forte revendication des nationalistes, Svoboda en tête...

    ...Mais pas que...

    le Président s’y est mis aussi comme on l’a vu dans ce billet :

    Bien évidemment, si ce n’est toujours pas fait plus de 70 ans après les faits, c’est qu’il y a une raison…

    On ne va pas aller bien loin, tout est dans Wikipedia :

    80 000 civils massacrés par les “héros” de l’UPA…

    Cf. le billet [U3-6] L’UPA en action et les Massacres de la Volhynie

    Et voici le commandant de l’UPA Roman Choukhevytch :

    Roman Choukhevytch dans le bataillon Nachtigall de la Wehrmacht en 1941 (en bas 2e à gauche)

    Roman Choukhevytch en habit de la Wehrmacht en 1941

    Les militants de l”UPA ayant en grande partie accompagné la Wehrmacht en juin 1941 dans l’invasion de l’URSS, avant de prendre le maquis plus tard, surtout contre les Soviétiques.

    Bref, des “héros”, mais principalement dans l’idéologie des fascistes ukrainiens…

    Voici donc la vidéo d’avant hier. Problème : dans la Constitution ukrainienne, il y a encore un peu de Démocratie (absente chez nous en l’espèce). Pour ce genre de lois, il faut avoir l’accord de la moitié des députés inscrits – et non pas simplement de la moitié des députés présents. Ce qui donne ceci (une bonne partie de l’opposition ne se risquant pas à venir pour ce genre de vote) :

    Vous reconnaissez le Président du Parlement, proche de Timochenko, qui a été Président par intérim de l’Ukraine pendant 3 mois.

    On sent le grand démocrate, avec une certaine idée du rôle du Président du Parlement…

    Bah oui, Poutine tremble de la réhabilitation de 150 nonagénaires fascistes… Je pense que c’est même sa préoccupation en ce moment – tout comme ces députés dans un pays ne guerre civile et ruine économique. Cela en dit long…

    Devant le parlement, pendant ce temps (cela ne vous rappelle rien ?) :

    Tiens quelques balles ont été tirées dans les vitres du Parlement – normal quoi…

    P.S. bien entendu, vous en avez entendu parler sur TF1 ou France Culture ?

     


    Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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