Europe

Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 07:33

"La Grèce est un laboratoire

 pour tester des politiques effroyables"


par Philippe Menut, Alex Anfruns

 

Philippe Menut, ex-journaliste à France 2 et France 3, devenu journaliste indépendant, a réalisé un documentaire...

Un gros plan à la fois humain et économique sur les causes et les conséquences de la crise grecque, le film donne la parole aux salariés, militants, économistes, médecins, ministres, chômeurs, philosophes...

Ils donnent leur éclairage sur la crise vécue de l'intérieur, et témoignent de la résistance et de la solidarité du peuple grec.

La Grèce est un laboratoire.

Le film ouvre le débat sur l'avenir d'une zone euro en crise, livrée à un capitalisme financiarisé.

Un documentaire lanceur d’alerte.

Dans votre film "La tourmente grecque", une série de manipulations médiatiques sont exposées. Elles cherchent à justifier une véritable guerre économique et sociale contre la Grèce. Comment expliquez-vous, en tant que journaliste critique cette inversion des rôles et que les victimes, les citoyens grecs, soient présentées comme responsables de la crise ?

C’est sur ce constat que j’avais commencé le tournage. J’étais révolté que les Grecs soient souvent présentés – d’ailleurs depuis le début de la crise - comme les responsables d’une situation dont ils sont victimes. Depuis, j’ai été emporté plus loin, sur les raisons même de la crise.

Ces rumeurs, ces intox, ont bien sûr une fonction, celle de masquer une politique économique à l’œuvre, celle qui met en place une austérité effroyable vis-à-vis du peuple grec et des services publics avec un transfert massif de capitaux publics vers la spéculation internationale. Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement d’argent public grec mais aussi européen.

245 milliards ont été versés dans un soi-disant plan européen de sauvetage dont les Grecs et l’économie réelle grecque n’ont quasiment pas vu la couleur. C’est démontré dans le film, ces sommes énormes vont directement dans la poche des créanciers de la dette publique grecque qui ont prêté à des taux dépassant parfois 20%... Ces prêts ont donc la garantie du contribuable européen !

Tout cela est organisé par la Troïka, les vrais patrons du pays, envoyés de la commission européenne, la Banque centrale Européenne et le FMI (qui joue plutôt le rôle d’expert).

Quelle est la responsabilité, selon vous, des médias européens dans la présentation biaisée de la réalité de ce pays ?

Les médias européens, d’abord allemands et surtout Bild, premier tirage quotidien européen, jouent un rôle considérable dans la fabrication de l’opinion. Ce n’est d’ailleurs pas seulement la réalité grecque qui est biaisée, c’est celle de la crise de toute l’Europe.

La « grande presse » française, moins violente mais tout aussi efficace nous parle de « réformes structurelle » (traduisez « d’austérité imposée à la population »), de « rassurer les marchés » (financiers, bien sûr, mais ce n’est jamais dit), de « restaurer la confiance » (des mêmes, mais ce n’est pas non plus dit). Le but est d’entretenir le fatalisme face à un système économique néolibéral « qui n’aurait pas d’alternative » comme disait Margareth Thatcher.

Le plus fort dans cette idéologie dominante est d’arriver à faire croire qu’il n’y a pas d’idéologie dominante… On pousse les gens à dire « je ne fais pas de politique » alors qu’ils cautionnent ainsi celle qu’ils subissent...

Je reconnais que j’emploie, comme tout le monde, le terme de « crise » par facilité de langage. Il est pourtant inapproprié. En Europe, la crise n’est pas une catastrophe, une fatalité. C’est, en dernière analyse une augmentation délibérée et brutale des inégalités.

La fermeture de la télévision publique grecque en 2013 et la décision de ses travailleurs de développer un média indépendant reste un exemple frappant de la capacité de résistance du peuple grec. Quel leçon tirer de cette expérience ?

Il y a des moments où le peuple est fort, imaginatif et audacieux face à un pouvoir affaibli. La lutte de l’audiovisuel public (l’ERT) en est un exemple. Elle est développée dans le film et je vous le résume : le 11 juin 2013, le gouvernement, à la demande de la Troïka, ferme l’antenne et licencie les 2650 salariés. Immédiatement, se déclenche une énorme mobilisation en Grèce et une protestation généralisée dans le monde entier. Journalistes et techniciens occupent le bâtiment, mais le gouvernement grec, pris à contrepied, n’ose pas lancer les MAT (police anti émeute) contre les personnels.

L’occupation a duré 5 longs mois, une période de véritable autogestion, avec la remise en marche d’émissions diffusées sur Internet. Ces émissions, marquées par une totale indépendance et un véritable pluralisme ont eu un grand succès.

Au bout de 5 mois, le gouvernement – toujours conseillé par la Troïka ! – a décidé d’évacuer le personnel le 7 novembre 2013. Depuis, les anciens de l’ERT ont lancé une nouvelle radio télé, ERT Open.

Lorsqu’on parle de dette de la Grèce, il paraît que l’Allemagne aurait intérêt à cacher une épisode important de l’Histoire, concernant l’argent qu’elle doit à la Grèce depuis la 2ème guerre mondiale. Pouvez-vous nous expliquer ce chapitre important du film qui est évoqué dans le film à travers le témoignage du combat d’un ancien résistant.

Manolis Glesos, 92 ans, est un « monument » en Grèce. Il est un des tout premiers résistants d’Europe, connu pour avoir décroché en mai 1941 le drapeau nazi du somment de l’Acropole. Un de ses combat actuel est de demander le paiement par l’Allemagne des dommages de guerre et un emprunt forcé incontestable à la banque d’Athènes par les nazis.

Total de la dette due à la Grèce : 162 milliards d’euros actuels… Soit plus de la moitié de la dette qui est maintenant exigée de la Grèce avec une totale intransigeance par l’Allemagne !

L’un des médecins qui témoigne dans le film, lors d’une manifestation, explique que la fermeture de sept hôpitaux à Athènes signifie tout simplement que de plus en plus de personnes vont mourir dans la rue. L’impact des mesures d’austérité en Grèce, en particulier dans le domaine de la santé semble apocalyptique...

Un seul chiffre suffirait : d’après une revue scientifique anglaise et Médecins du Monde : la mortalité infantile a augmenté de 43% depuis le début des mesures d’austérité. En Grèce, mais aussi dans l’Europe en crise, la santé est la principale cible des réductions budgétaires. Pourquoi n’est-ce pas l’éducation nationale ? Parce que vous ne pouvez pas réduire le nombre d’élèves total. En revanche, on peut moduler les parcours de soin, réduire les remboursements, etc. Dans le film, on voit un grand hôpital qui reste ouvert mais tourne au ralenti, quasi vide, faute de moyens.

Votre regard panoramique sur la Grèce risque d’être bientôt se devoir s’élargir sur d’autres pays.

Je n’avais pas lors de mes premiers tournages prévu de parler de l’importance du capitalisme financiarisé, pas plus que de l’Union Européenne. J’y ai été naturellement porté par mes investigations, mes interlocuteurs. Le film ouvre un débat sur l’Union Economique et Monétaire.

Des interviews fortes expliquent la nécessité d’une rupture avec la zone euro, d’autres expliquent qu’il faut être pragmatique et qu’il faut d’abord s’opposer à l’austérité et à une dette illégitime.

Je ne tranche pas, mais si on veut poser la question du changement de politique économique et sociale, et aussi de la démocratie, il faudra bien poser la question du pouvoir tout puissant de l’Europe actuelle. Le capitalisme financiarisé y est maître dans son organisation même, dans ses traités, l’influence de lobbies tout puissants.

Quel message adressez vous aux personnes qui regardent de loin la Grèce, subir des dégâts terribles mais présentés comme inévitables ? En quoi les Européens peuvent-ils, au-delà de la solidarité, être concernés ? Au-delà, comment les peuples européens pourraient-ils passer à la contre offensive ?

Toute la zone euro est concernée par la crise grecque. La Grèce est un laboratoire pour tester sur un petit pays (11 millions d’habitants) une politique effroyable au nom d’une dette artificiellement gonflée. Depuis le début des réformes, prétendues réponses à la crise, la dette a grimpé de 50 % et le chômage est passé de 10 à 28% ! Et ces politiques continuent.

Mais attention, cette crise de la dette est la même partout en Europe, zone la plus récessive du monde. La France, que je connais mieux, a une dette de 2000 milliards d’Euros de même nature que la dette grecque. Elle serait de moins de la moitié sans les intérêts excessifs aux banques et les cadeaux fiscaux. Le remboursement des seuls intérêts est un des tous premiers budget de l’Etat. Nos chers « confrères » journalistes des « grands médias » n’en parlent jamais…

Le rêve européen pourrait bien tourner au cauchemar. Les Grecs montrent la voie de la résistance. Des résistances isolées ne suffiront pas. La vraie question est de savoir si les peuples sauront s’unir pour une autre Europe, plus juste et démocratique, une Europe des citoyens.

Minisite du film : http://lesfilmsdumouvement.wordpress.com

Entretien réalisé par Alex Anfruns

Source : Publico.es

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 08:02

TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE
MICHEL EL DIABLO

blog-descartes

Une phrase dans un journal du soir bien connu a frappé la semaine dernière mon imagination. Le journaliste expliquait les négociations complexes entre les autorités françaises et la Commission européenne au sujet du projet de loi de finances 2015. Alors que le projet présenté est de toute évidence hors des clous – ce qui me rappelle d’ailleurs l’hypothèse d’Emmanuel Todd sur la possibilité que François Hollande devienne, par pure nécessité, le révolutionnaire qui nous ferait sortir de l’Euro – le gouvernement français semble confiant que rien d’irréparable ne sera fait, et que la Commission fera preuve d’une grande modération. Ce que le journaliste explique en ces termes : la Commission a été effrayé par les résultats de l’élection européenne de 2014, avec une montée des europhobes en général et du Front National en particulier. Et elle ne fera rien qui puisse alimenter les réflexes nationalistes et populistes qu’elle croit voir dans ces résultats.


Si cette explication est vraie – et je ne doute pas qu’elle le soit, si je crois les échos que j’entends de Bruxelles – alors elle nous conduit à une conclusion très dangereuse. Que nous dit cette explication ? Que si le peuple français avait voté UMP, UDI, MODEM, PS ou Front de Gauche, alors la Commission n’aurait pas hésité à nous sauter à la gorge pour exiger que notre loi de finances soit mise en conformité avec la doxa européenne. Mais comme le peuples français a mis le FN en première position, la Commission est forcée de prendre des gants et de modérer ses demandes. En d’autres termes, que le vote FN a été un vote fort utile, y compris pour donner à un gouvernement de gauche des marges de manœuvre en Europe. Et que si l’on veut un changement des politiques européennes, ce n’est pas en votant pour les partis dits « républicains » qu’on l’obtiendra, mais bien en votant pour le Front National.


Marine Le Pen est allée aux élections européennes en parlant social, économie et emploi là où les autres récitaient l’évangile de « l’Euro qui protège », du « SMIC européen », la « relance européenne », la « politique européenne de l’énergie » et autres attrape-nigaud qu’on nous ressort depuis vingt ans à chaque scrutin, et en nous expliquant accessoirement que le vote pour le FN était un « vote perdu », puisque jamais les europhobes n’auraient suffisamment de députés pour peser à Bruxelles. Conclusion : le FN arrive en tête et – oh miracle ! – la Commission se sent obligée d’infléchir sa position, de se faire plus compréhensive, d’éviter toute collision frontale avec la France. Le FN n’a même pas réussi à constituer un groupe au Parlement européen, et pourtant c’est lui qu’on regarde. Loin d’être un « vote perdu », le vote FN semble avoir aujourd’hui plus de poids pour peser sur la Commission que n’importe quel autre. Et certains ne manqueront pas d’expliquer que si cela marche pour la Commission européenne, pourquoi cela ne marcherait-il pas pour le gouvernement de la France ?


Ce débat me fait penser au nouveau slogan de Mélenchon : « le capital n’a pas peur de la gauche, elle a peur du peuple ». Ce qui est parfaitement exact, à condition d’identifier le « peuple » avec les « couches populaires ». Le capital n’a pas peur des classes moyennes, parce qu’il sait qu’il peut toujours les acheter et qu’il y a, du moins à ce stade du capitalisme, une convergence d’intérêts entre les classes moyennes et la bourgeoisie. C’est pour cela que le capital n’a aujourd’hui pas peur de la « gauche », devenue stérile à force d’épouser les intérêts des couches moyennes. Ce que Mélenchon ne semble pas percevoir c’est combien les intérêts et les aspirations du « peuple » dont il parle sont à des lieues de son propre discours. Le Front National n’a pas conquis le pouvoir d’Etat, et n’est pas près de le faire. Mais, comme le PCF naguère, il a conquis un véritable pouvoir d’influence parce qu’il encadre aujourd’hui l’électorat populaire, le seul dont les élites au pouvoir ont peur, il a aujourd’hui une véritable capacité à faire passer ses positions. Et il l’a fait parce que depuis quelques années il s’est constitué un corpus idéologique – largement puisé d’ailleurs dans les motifs populaires du PCF des années 1970 et dans la doxa des républicains intransigeants proches du gaullisme ou du chevènementisme – qui lui a permis de répondre aux questions que l’électorat populaire se pose.


 

Face à ce phénomène, la gauche en général et la « gauche radicale » en particulier font étalage de leur impuissance. Cette impuissance vient d’abord d’une absence quasi-totale d’analyse sérieuse sur le phénomène. En fait, la gauche ne comprend pas comment et pourquoi le FN a réussi à lui piquer l’électorat populaire. Et c’est pourquoi elle continue à combattre le FN avec des stratégies totalement inadaptées. Croire qu’on combat le FN en expliquant que le discours – plutôt républicain - que tient cette formation aujourd’hui est en contradiction totale avec celui réactionnaire, pétainiste, poujadiste et libéral qu’il tenait hier ne sert strictement à rien, pas plus que ne sert d’insister sur les amitiés douteuses ou les dérapages des uns et des autres. Ce que les gens constatent aujourd’hui, et le journaliste du grand quotidien du soir que je citais au début de cet article n’a fait que l’écrire en toutes lettres, c’est que lorsque on vote FN, il y a quelque chose qui change, alors que lorsqu’on vote pour les autres, tous les autres, tout continue comme avant.


Descartes
 

 

sur son blog

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 07:52

Joelle.girard

 

ANALYSE DES CAUSES DE L’ACCIDENT

DU VOL MH17 de la Malaysia Air lines  

par l’Union des ingénieurs russes‏

 

Ivan A. Andrievskii, le 15 août 2014

Traduit de l’anglais au français par Patrick, Lionel, Francis et Goklayeh (qui a écrit le préambule). Traduction du russe à l’anglais : Alice & Gideon (Russian Saker / Oceania Saker).

Reconstitution de ce qui s’est passé

Les circonstances de l’écrasement du Boeing 777 de la Malaysia Airlines.


Le 17 juillet 2014, le Boeing 777 de la Malaysia Airlines effectuait le vol Amsterdam — Kuala Lumpur dans le couloir de vol établi par les contrôleurs aériens. En même temps, il est probable que le contrôle manuel des commandes a été éteint et que l’avion a été mis en ​​pilotage automatique, volant sur un plan horizontal, le long de l’itinéraire aménagé et adapté par les contrôleurs de la circulation aérienne, sur la partie ukrainienne du vol.

De 17 h 17 à 17 h 20, le Boeing 777 volait dans l’espace aérien ukrainien près de la ville de Donetsk, à l’altitude de 10 100 m. Un avion de combat non identifié (probablement un Su-25 ou MiG-29), qui était un niveau en dessous, sur une trajectoire de collision, dans la couche de nuage, a rapidement pris de l’altitude et est soudainement apparu au-dessus des nuages ​​à l’avant de l’avion civil, ouvrant le feu sur le poste de pilotage avec un canon de calibre 30 mm ou moins. Le pilote d’un avion de chasse peut le faire en mode « chasse libre » (à l’aide du radar de bord) ou avec l’aide du guidage de navigation et des données sur l’espace aérien transmises depuis un radar au sol.

De multiples tirs d’obus ont causé de gros dégâts sur l’habitacle, et une dépressurisation soudaine, qui a provoqué la mort immédiate de l’équipage, du fait des impacts et de la décompression. L’attaque a été soudaine : une fraction de seconde. Dans de telles circonstances, l’équipage n’a pas pu lancer d’alerte : le vol s’est poursuivi de façon apparemment normale, comme si aucune attaque n’était intervenue.

Puisque ni les moteurs, ni le système hydraulique, ni aucun autre organe vital nécessaire à la poursuite du vol n’ont été touchés, le Boeing 777, sous pilote automatique (procédure standard), a continué sa trajectoire horizontale, en perdant peut-être graduellement de l’altitude.

Le pilote de l’avion de combat non identifié s’est placé à l’arrière du Boeing 777. Ensuite, tandis que l’avion non identifié restait sur la zone de combat, le pilote, au moyen de son équipement de poursuite de cible, a verrouillé la cible et lancé ses missiles R-60 ou R-73.

Le résultat en a été la perte de pressurisation à l’intérieur de l’appareil, la destruction du système de contrôle de l’avion et la mise hors service du pilote automatique. L’avion a perdu alors toute capacité à maintenir son assiette et il est parti en vrille. C’est là le résultat de grosses défaillances mécaniques à haute altitude.

L’avion, selon les informations fournies par l’enregistreur de vol, s’est brisé en l’air, mais cela n’est possible que dans le cas d’une chute verticale depuis une altitude de 10 000 mètres, et seulement lorsque la surcharge maximum admissible est dépassée. Aussi bien la cabine de pilotage que les cabines des passagers s’étant dépressurisées, l’équipage n’était plus en mesure de contrôler l’avion, qui s’est mis à tomber en vrille et s’est rompu à haute altitude. Cela explique que les débris se sont éparpillés sur plus de 15 km2.

Au sujet de la responsabilité dans la mort de 283 passagers et de 15 membres d’équipage.

Ce 17 juillet 2014, les Forces armées de la République nationale de Donetsk n’avaient pas d’avion de combat capable de détruire une cible volante telle que le Boeing 777, ni le réseau de contrôle aérien, ni le matériel radar de détection, de ciblage et de poursuite adéquats.

Aucun avion de combat des forces armées de la Fédération russe n’a violé l’espace aérien de l’Ukraine, ce qui est confirmé non seulement par les Ukrainiens, mais aussi par les tierces parties chargées de la surveillance de leur espace aérien. 

Pour établir la vérité, il est nécessaire d’enquêter objectivement et impartialement sur toutes les circonstances de la destruction du Boeing 777, d’interroger les centaines de citoyens qui peuvent avoir vu quelque chose. Naturellement, cette enquête doit être conduite par des professionnels. Aller vers la vérité, poser les bonnes questions, est une science rigoureuse, qui nécessite un savoir-faire.

Les informations importantes sont contenues dans l’épave de l’avion et les restes des victimes, mais ces informations précises sont faciles à détruire, à déformer et à cacher. Et il y a beaucoup de parties intéressées à occulter la réalité des faits. Comme le confirme le fait que l’Ukraine, les Pays-Bas, la Belgique et l’Australie ont signé un accord le 8 août, indiquant que les informations sur l’enquête relative à l’accident ne seraient divulguées qu’avec le consentement de toutes les parties.

« L’enquête suit son cours, par des expertises et d’autres actes d’instruction », a annoncé le porte-parole du Procureur général de l’Ukraine, Youri Boytchenko. « Les résultats seront annoncés lors de la conclusion de l’enquête et avec le consentement de toutes les parties qui ont signé l’accord ».

La procrastination et le manque d’investigation objective de tous côtés, avec la participation de prestigieuses organisations internationales, font d’autant plus douter que les parties concernées rendent jamais publiques les véritables circonstances qui entourent le crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines.

 

 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 07:38

Solidarité Internationale PCF

 

Le métro de Lisbonne paralysé,

grève contre la privatisation :


la CGTP lance un mouvement national

dans les transports

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Ce 21 octobre, c'était la troisième grève en plus d'un mois dans le métro de Lisbonne, avec des mouvements parallèles à Porto.

 

Menée par une combative CGTP, les salariés des transports sont mobilisés contre la privatisation du service de transports urbains.


Mardi dernier, le réseau de métro de Lisbonne - qui transporte 500 000 voyageurs par jour - était entièrement paralysé, tandis que les routes de la capitale étaient perlées d'embouteillages.

 

Le mouvement appelé par la Fectrans (Fedération des syndicats des transports), affiliée à la CGTP, a été massivement suivi, avec une adhésion de près de 100 %. A la hauteur de la colère face à un gouvernement qui prévoit de livrer les lignes de métro, de chemins de fer et de bus mais aussi la compagnie aérienne nationale aux grands groupes privés.

 

Troisième journée de grève en six semaines

 

Le gouvernement prend prétexte d'une dette accumulée de 13 milliards d'€ pour le métro et le chemin de fer, et de pertes de 13 millions d'€ pour le seul métro de Lisbonne.

 

En réalité, ce sont les coûts du réseau - dans un secteur structurellement déficitaire - qui grèvent les résultats. Donc, le gouvernement a trouvé la formule idoine : maintenir un réseau sous contrôle public, et ouvrir au secteur privé l'exploitation. Socialiser les pertes et privatiser les profits.

 

Le gouvernement envisage ainsi d'ici la fin de l'année de livrer les lignes de métro de Lisbonne et Porto à des opérateurs de privé pour une durée de 9 ans. Il fera de même à la CP (SNCF portugaise), en commençant par le fret (CP-Carga).

 

La CGTP, et sa fédération des transports, mène une lutte acharnée contre le plan de privatisations. Il s'agit de la trosième journée de grève dans le réseau de Lisbonne depuis moins de six semaines.

 

Un "crime de lèse-patrie" pour le secrétaire de la CGTP

 

Le secrétaire-général de la CGTP, Arménio Carlos a rappelé que cette lutte "est la lutte de tout le monde", au moment où le "gouvernement s'engage à privatiser les entreprises de transports, pour des profits privés".

 

Ces derniers temps, il a multiplié les déclarations publiques dénonçant un acte contraire aux intérêts des travailleurs, du peuple, de la nation parlant d'un "crime de lèse-patrie" et d'un "préjudice pour tous les Portugais".

 

La CGTP reste au Portugal un syndicat de lutte, de classe et de masse. Le syndicat majoritaire qui reste encore organiquement lié au Parti communiste, avec un secrétaire-général qui est même un dirigeant du PCP.

 

La semaine conduisant à la grève du 21 a été une semaine de lutte pour la CGTP sur les lieux de travail, d'explication des raisons du mouvement, de mobilisation pour la journée. Les cellules du PCP ont joué leur rôle habituel, encore prégnant, dans cette campagne.

 

Ferrys, conducteurs de Porto, chemins de fer : les transports mobilisés !

 

Les travailleurs du métro de Lisbonne trouvent une solidarité de fait chez leurs collègues. D'abord, ceux de la Soflusa - responsable des ferrys sur le Tage - qui ont arrêté symboliquement toutes les liaisons entre Lisbonne et Barreiro dans l'après-midi.

 

A Porto, les conducteurs continuent la lutte. Du 13 au 19, ils ont refusé de réaliser des heures supplémentaires exigées par la direction. Ils réclament le respect des droits sociaux des travailleurs, l'abandon du plan de privaisation et l'embauche des 100 machinistes manquants.

 

Dans les chemins de fer, le climat est tout aussi tendu. Les travailleurs rejettent le démembrement de la CP (SNCF) - avec la scission accentuée des activités du réseau, fret et transport de passagers.

 

Il y a semaine, les salariés du réseau (REFER) ont paralysé pendant deux heures le réseau. Ce 15 octobre, les salariés de la CP se réunissaient à Porto, Coimbra, Lisboa et Barreiro à l'appel du Syndicat national des travailleurs du chemin de fer (SNTSF).

 

Ils envisagent de lancer une mobilisation nationale contre le budget d'Etat 2015 qui conduirait les salariés des transports à avoir un salaire inférieur à celui de 2009. Ils dénonçent aussi un "gouvernement de laquais, au service des grands groupes économiques et financiers", avançant dans la privatisation de la CP-Fret.

 

Il est à noter que les usagers ont apporté un soutien au mouvement à travers le Mouvement des usagers des services publics (MUSP). Le 17 octobre, avec le syndicat des transports, ils ont organisé une initiative d'explication sur l'avenue Camoes, à Lisbonne.

 

En présence du secrétaire-général de la CGTP Arménio Carlos, ils ont dénoncé la "dégradation du service public", la politique de "rapine" et la "pénalisation des usagers et des travailleurs".

 

Des usagers, des travailleurs et des citoyens dans leur ensemble. Entre 2000 et 2013, la logique de privatisation a conduit à l'augmentation du titre de Métro à Lisbonne de 180 %. Dans le même temps, le service se dégrade et 221 postes ont été supprimés depuis 2009.

 

Le hold-up des privatisations : voilà l'origine de la dette !

 

Le Portugal dispose d'une base industrielle faible mais il possède un réseau d'infrasctures de bon niveau dans l'eau, l'électricité, les postes et les chemins de fer, ainsi que d'un système de santé longtemps réputé pour sa qualité.

 

Ses infrastructures, services nationaux, dernières ressources du pays sont la convoitises des groupes internationaux, qu'ils soient français, allemands, américains, chinois ou brésiliens.

 

L'électricité (EDP), la Poste (CTT), les aéroports (ANA) ou les assurances (Caixa Seguros) ont récemment été privatisés. Les prochains sur la liste sont les transports (CP, métro, TAP) et les services d'eau (EGF).

 

Ces entreprises ne sont pas des nains. EDP est l'entreprise la plus rentable du pays, avec 3 milliards d'€ de profits ces trois dernières années. Le montact exact de la concession accordée au groupe chinois qui en a pris possession en 2012.

 

Air Portugal ou TAP est la première entreprise exportatrice du pays, avec 8 millions de passagers par an, et un rôle de redistributeur européen privilégié vers le Brésil.

 

Quand on sait que les 10 premiers aéoports portugais gérés par l'ANA ont été bradés à Vinci en 2013 pour 3 milliards d'euros pour les 50 ans à venir, on s'aperçoit de l'ampleur du hold-up.

 

Un chiffre pour comprendre l'ampleur de l'hypocrisie sur la dette et l'austérité : depuis 1989, 240  entreprises ont été privatisées. Les entreprises privatisées appartenant au PSI 20 (CAC 40 portugais) ont réalisé entre 2004 et 2010 39 milliards d'euros de profits.

 

Cela représente sept milliards d'euros par an de moins de recettes pour l’État. Ces sept milliards, c'est exactement le montant du déficit public portugais en 2011.

 

De 1989 à 2012, la dette publique portugaise est passée de 54% du PIB à 120%, une dette fabriquée par une politique de casse de l'appareil productif national et de braderie du patrimoine public aux intérêts privés.

 

En France, le 4 novembre prochain, la CGT appelle à construire un

mouvement national dans les transports.


C'est déjà le cas au Portugal avec la combative et puissante CGTP :

construisons la convergence des luttes, la solidarité internationale en

organisant notre mouvement de lutte, ici, en France !

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 07:25

Nicolas Maury Militant PCF Istres

 

Hé oui la "nouvelle" Ukraine "démocratique", tournée vers l'Union européenne, vers le libéralisme, la liberté etc. etc. c'est l'élection de Dmitri Yarosh, leader du groupe néonazis radical "Pravy sektor", groupe politique responsable de nombreuses agressions contre les communistes et de nombreux crimes de guerre dans le Donbass.

Voilà la "nouvelle" Ukraine "démocratique" labélisée UE -

article et traduction Nico Maury

La "nouvelle" Ukraine "démocratique" c'est ça : Le leader des néonazis élu député !
Le leader ultranationaliste néonazi du "Pravy sektor" (Secteur droit), Dmitri Yarosh, a été élu dans une circonscription de Dnipropetrovsk. Avec la complicité du gouverneur/oligarque Igor Kolomoïsky (qui a financé sa campagne et finance les combattants du Pravy sektor dans la Garde nationale) a obtenu 29,75% des voix et il entrera à la Verkhovna Rada d'Ukraine. 

Dmitry Yarosh recherché par Interpol pour activité terroriste 

La Russie a déposé un mandat d’arrêt international contre le chef du groupe extrémiste Praviy Sektor (secteur droit), Dmitry Yaroch. Il est accusé d’avoir appelé à des activités terroristes et extrémistes, contre la Russie. Les enquêteurs pensent que le leader est en train de faire appel à toutes les forces anti-russes du pays pour déclencher des actes de terrorisme à la frontière et sur le territoire russe. Les enquêteurs ont décidé de placer une motion à la cour pour arrêter Yarosh. Si cela ne suffit pas, ils placeront un mandat d’arrêt international sur sa tête. 

Le leader de EuroMaïdan a exhorté chef de guerre tchétchène Dokou Oumarov d'aider à lutter contre "l'occupation russe en Ukraine", en tentant de créer un front entre Ukrainiens et les habitants du Nord-Caucase de la Russie au nom du "sang versé." 

Les actions du Pravy sektor contre les communistes ukrainiens : 
http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/search/pravy+sektor/ 

Qu'est ce que le Pravy sektor: 
http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Un-mandat-d-arret-international-contre-Dmitry-Yarosh-Praviy-sektor-EuroMaidan-pour-incitation-au-terrorisme_a7552.html
Nicolas Maury
Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 29 octobre 2014 3 29 /10 /Oct /2014 08:22

 

Nicolas Maury Militant PCF Istres

 

 

Le Premier secrétaire du Parti communiste Petro Simonenko, a annoncé cette terrible nouvelle lors d'une visite de travail à Kharkov. Alexander et Michael Kononovich ont été torturés, soumis à des chocs électriques, passés à tabac par le bras armée du gouvernement des putschistes de Kiev, Pravy Sektor - article et traduction Nico Maury


"Ce qui est clair c'est qu'en Ukraine un régime fasciste national a été établit, ils répriment toute opposition et instaurent une censure féroce contre les idées différentes, contre le droit d'une personne a avoir un point de vue différent de celui imposé aujourd'hui par des hommes masqués armés. C'est l'image du pouvoir actuel" déclare Petro Simonenko, leader communiste ukrainien. Il a rappelé que le 18 mars des députés fascistes de "Svoboda" ont fait irruption dans le bureau du Président de la première chaîne de télévision nationale et qu'ils ont frappé et forcé ce dernier a écrire une lettre de démission. 

La terreur et la violence fasciste règne en Ukraine 

"Le dernier exemple en date des actions des bandits nationalistes c'est déroulé en Volhynie, la tyrannie et l'anarchie règne en Ukraine. Dans le bâtiment du Comité régional du Parti communiste plusieurs dizaines de militants de "Pravy sektor" ont pris en otage nos camarades." 

'Il s'agit de deux frères jumeaux - Alexander et Michael Kononovich" déclare le chef du Parti communiste . Selon des témoins, les terroristes étaient armés et ont menacé, la violence physique, tous ceux qui résistaient. Michael et Alexander ont été capturé dans le siège du Parti par les nazis de "Pravy Sektor", les voyous les ont soumis à des chocs électriques, les ont passé à tabac, ont filmé la scène et les ont menacé de les tuer sur-le-champ si ils ne se mettaient à genoux, et si ils ne renonçaient publiquement a soutenir le Parti communiste et ne déchiraient pas leurs cartes du parti." 

Soumis à des chocs électriques, et passés à tabac parce que communistes 

"Malgré les menaces et la torture, Michael et Alexander Kononovich ont refusé de répondre aux exigences des terroristes. Ils ont au contraire affirmés leurs principes et leurs convictions profondes. Ces jeunes patriotes de la région de Volhynie sont prêts à faire beaucoup pour sa prospérité. Actuellement ils ont été libéré mais leurs ravisseurs occupent toujours les lieux, se sont des bandits armés " déclare Petro Simonenko. 

"Ni la police ni le SBU n'ont intervenu contre les actions des ultra-radicaux néo-nazis de "Pravy Sektor", ils ont refusé d'ouvrir une enquête pour enlèvement, prise d'otages, torture et tentative de meurtre. "Les extrémistes criminels en Ukraine enlèvent des personnes, capturent des bâtiments, volent des banques, les forces de l'ordre servent pratiquement les intérêts de "Pravy sektor","Svoboda "et des groupes armés de bandits qui mènent des pillages à travers le pays. " 

La police et le SBU n'interviennent pas, ils laissent faire 

"Toutefois, ce n'est pas surprenant, car toutes les structures de pouvoir sont solidement tenues par représentants des partis et des organisations nationalistes et néo-nazis. Comme vous le savez, le chien ne mange pas de chien" déclare Petro Simonenko. Le chef du Parti communiste a également fait appel à la communauté mondiale progressite pour demander à leurs gouvernements de cesser de soutenir ce pouvoir pro-fascistes en Ukraine, cette dictature policière détruit l'intégrité du pays.



Nicolas Maury
Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 08:45

Wikistrike

26 Octobre 2014

Ce billet vise essentiellement à vous informer sur les derniers développements relatifs à la guerre en cours en Ukraine, au 24 octobre 2014.

À la suite de l’utilisation d’un missile balistique tactique contre Donetsk par les Ukies, Zakharchenko a déclaré que le cessez-le-feu était, à toutes fins utiles, terminé.

Strelkov a lancé un avertissement officiel à propos de l’information voulant que les Ukies massaient des troupes en vue d’un assaut. D’après Strelkov, le plan des Ukies consiste à effectuer une poussée très brève et très rapide vers Donestk et la frontière russe, de façon à rendre l’État novorossien non viable et pouvoir ainsi négocier en position de force. Strelkov a certes l’habitude d’exagérer la menace afin de mieux la réduire, mais, cette fois, il y a des signaux clairs que son analyse est partagée par les militaires russes, et ces signaux sont les plus inquiétants qui soient.

Des sources russes, dont l’excellent blog du colonel Cassad, rapportent que le robinet du voentorg [L’aide clandestine russe] est de nouveau ouvert à fond et que d’importantes livraisons sont attendues. Je me réjouis bien sûr de savoir que la résistance novorossienne va acquérir de l’équipement (et de l’aide de spécialistes), ce dont elle a cruellement besoin, sauf que la reprise du voentorg me donne aussi à penser que les services du renseignement russes ont conclu qu’une attaque est très probable, et ce, très bientôt.

Je surveille la situation au Banderastan d’assez près et ce que je peux dire, c’est que le régime en place se fissure de partout. Je ne sais pas si Porochenko, et ses maîtres à penser aux USA, croient vraiment qu’une attaque peut réussir (j’en doute) ou veulent vraiment forcer la main à la Russie pour qu’elle intervienne ouvertement (c’est presque inévitable selon moi), mais un fait demeure : déclencher une guerre majeure pourrait bien être la seule façon de sauver le régime Porochenko, lequel est actuellement en chute libre.

Il est fort possible que l’avertissement sans détour de Strelkov et que, plus encore, la reprise du voentorg,convaincront les Ukies que la Russie est prête à intervenir, et que l’attaque prévue est vouée à l’échec. Ce qui me préoccupe, c’est que le régime Porochenko (et ses patrons de la CIA) pourrait juger que même une défaite face aux militaires russes est préférable à la spirale descendante en cours. Non seulement une guerre peut sauver le régime, mais une intervention russe réaliserait enfin le rêve anglo-sioniste. Poutine fera tout son possible pour éviter ce piège, ce qui veut dire que la Russie devra fournir secrètement une aide et un appui massifs à la Novorussie. Quant aux Novorusses, ils doivent être assez forts pour contenir l’assaut initial. S’ils réussissent, l’offensive prendra fin. Mais Strelkov a raison. Si les Ukies font une trouée dans les lignes des Novorusses, la Russie devra intervenir.

C’est une situation extrêmement dangereuse.

Plusieurs d’entre vous ont noté ce qui n’est rien de moins qu’une déclaration de guerre à la Russie par George Soros, l’un des bonzes du marché de capitaux internationaux anglo-sionistes, qui a déclaré que la Russie défie aujourd’hui l’existence même de l’Europe et que L’Europe soit sauver la nouvelle Ukraine [1]Après Khodorkovsky, voilà Soros qui en remet. Nous savons maintenant qui veut mettre la main sur la Russie, et comment. Il ressort clairement aussi que, par leurs propos belliqueux, ces financiers admettent sans ambages que Poutine défie l’existence même de leurs intérêts. Il faut dire qu’ils ont absolument raison (ce qui prouve une fois de plus que ceux qui disent que Poutine est une marionnette des oligarques ne sont que des idiots utiles manipulés).

Nuland, Soros, Khodorkovsky, Hillary, Friedman… la liste s’étend à l’infini. Toute la cabale néoconservatrice veut la guerre et exerce énormément de pression pour que le reste de la planète partage ses vues.

Sans surprise, les Européens ont autant de colonne vertébrale qu’une méduse cuite au micro-ondes, même s’ils savent et comprennent parfaitement que l’oncle Sam soutient un régime nazi à Kiev, et que les politiques des USA leur nuisent. Sauf qu’ils vont faire tout ce que les USA leur demandent. Il n’y a pas de politique étrangère européenne à proprement dit. Tout ce que les Européens peuvent faire se résume à dire Oui monsieur, vos désirs sont des ordres, monsieur ! La preuve la plus pitoyable de cette submissivité à tout ordre provenant des USA, même le plus stupide de ces ordres, est ce conte de fées à propos d’un sous-marin russe tapi dans les eaux suédoises.

On assiste aujourd’hui à une mauvaise reprise de la paranoïa suédoise de la période de la Guerre froide qui a sévi à la suite de l’incident baptisé par la presse anglophone Whiskey on the Rocks [2], lorsque, à la suite d’une erreur de navigation, un sous-marin soviétique de classe Whiskey s’était échoué sur des rochers, près de Karlskrona. Pendant la Guerre froide, on pouvait pardonner aux Suédois de voir autant de fois des sous-marins soviétiques que les Écossais voyaient le monstre du Loch Ness. Sauf que ramener ce genre de sornettes en 2014 est vraiment embarrassant et démontre que les militaires suédois vont aussi exécuter tous les ordres, même les plus stupides.

Cette fois-ci, la BBC affirme [3] que le premier signe de la présence du sous-marin russe était, je ne blague pas, une conversation radio en russe, apparemment détectée le jeudi 16 octobre entre l’archipel de Stockholm et l’enclave russe de Kaliningrad, où la flotte russe de la mer Baltique est basée. Apparemment, il y a des gens assez stupides pour croire ce genre de balivernes.

Sérieusement, même si ces contes de fées suédois sont bien amusants, il ne faut pas oublier que l’intention derrière n’est pas drôle du tout. Cette intention, c’est de semer la crainte et de trouver éventuellement un prétexte à une confrontation.

Au Banderastan, pendant ce temps, les choses se détériorent jour après jour et tout ce qui empêche une attaque en règle des Ukies contre la Novorussie, c’est la crainte d’autres défaites militaires avant les élections. Mais à moins d’un revirement majeur dans la dynamique, les Ukies passeront à l’attaque aussitôt les élections derrière eux. Un coup d’État anti-Porochenko à Kiev pourrait toutefois retarder l’attaque. Un élément qui est ressorti du sommet de Milan, bien qu’on ne l’ait pas rapporté de cette façon, est que les Ukrainiens ont fini par admettre qu’ils n’ont pas d’argent du tout. D’où tous ces pourparlers au sujet des Européens qui allongeraient l’argent pour le gaz russe. La saison froide a aussi commencé et, à partir de maintenant, les choses ne feront que s’empirer.

Carte des opérations militaires en Novorossia 
du 21 au 22 octobre 2014

(pour les commentaires associés à la carte, en français, cliquez ici)

Carte des opérations militaires en Novorossia du 21 au 22 octobre 2014

Carte des opérations militaires en Novorossia 
du 23 octobre 2014

(pour les commentaires associés à la carte, en français, cliquez ici)

Carte des opérations militaires en Novorossia du 23 octobre 2014

Cordialement, 

Le Saker
Traduit par Daniel pour Vineyardsaker.fr

Notes

[1] Ukraine : « L’Europe est indirectement en guerre », publié par Le Monde en ligne le 23 octobre 2014, ouL’Europe soit sauver la nouvelle Ukraine de l’édition papier sortie le même jour. Notons que le nom de l’auteur de l’article, George Soros, n’est même pas mentionné sous le titre de la version en ligne, comme nous l’avons souligné dans l’article Journalistes achetés, journaux achetés : L’exemple de la campagne de dénigrement menée par George Soros contre la Russie (vineyardsaker, français 25-10-2014).

[2] Sous-marin soviétique classe Whiskey S-263, Wikipédia

[3] What was lurking in Sweden’s waters ?, BBC, 24-10-2014

Sources : Ukraine mini-SITREP : very ominous developments (vineyardsaker, anglais, 22-10-2014) et Ukraine mini-SITREP : very ominous developments (follow up) (vineyardsaker, anglais, 24-10-2014)

 

 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 07:24

La France, sous la pression de l'étranger

modifie le budget national !

Notre pays n'est plus souverain...

 

 Économie

 

La France modifie son budget

et propose des efforts sur le déficit

en réponse à Bruxelles

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Le ministre des finances Michel Sapin le 13 juillet 2014.

 

Le commissaire européen aux affaires économiques, Jyrki Katainen, avait adressé la semaine passée un courrier au ministre des finances. Il lui demandait « les raisons qui ont conduit à ce que la France prévoie de dévier des objectifs budgétaires fixés par le Conseil, en ce qui concerne le déficit public général et l'ajustement de l'équilibre structurel en 2015 ». «Je voudrais également savoir comment la France prévoit de se conformer à ses obligations de politique budgétaire en 2015, conformément au pacte de stabilité et de croissance », ajoutait alors le commissaire.

 

Le ministre des finances, Michel Sapin, a annoncé lundi 27 octobre que la France allait modifier ses projets budgétaires pour 2015, dans l'espoir d'échapper à un bras de fer avec ses partenaires européens. Ces « mesures nouvelles » devraient permettre de réduire le déficit public de 3,6 milliards d'euros de plus que prévu, selon le ministre.

 

Qui va payer la note ?


Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 27 octobre 2014 1 27 /10 /Oct /2014 16:33

 

t Ɛg 

 

Conférence-débat à Talence 

 

 

De l’Europe des nations à

l’Europe fédérale ? 

 

avec

 

Michel Zerbato

Économiste – Université de Bordeaux


 

 

Depuis ses débuts, la gouvernance de l'Union européenne balance, au gré des événements, entre intégration communautaire et repli intergouvernemental. À un extrême, les fédéralistes souhaitent la constitution d'États-Unis d'Europe, à l'autre, les souverainistes refusent des abandons de souveraineté supplémentaires et veulent s'en tenir à une Europe des nations.

 

La crise ouverte en 2007 a renforcé le pôle nationaliste, en faisant cruellement apparaître le défaut de gouvernement de l'Europe et légitimant ainsi que chaque État puisse faire valoir d'abord son intérêt propre, mais la résolution de la crise a aussi fait avancer l'intégration économique et monétaire (mécanismes de sauvetage des banques, Union bancaire, etc.) et fait accepter l'idée qu'il fallait aller vers plus de fédéralisme. 


Pour les fédéralistes, la constitution de la Commission Juncker est une avancée importante de l'idée fédéraliste contre le Conseil de l'Europe, qui perdrait de son pouvoir. Cependant, à y regarder de plus près, il apparaît que sous cette apparence, la réalité est la main-mise de l'Allemagne sur les instances de décision communautaires (Parlement, Commission, Banque centrale, etc.).

 

Dès lors, voir un mouvement de fédéralisation dans la montée en puissance d'une Commission sans base politique, c'est faire le jeu d'une bureaucratie hors-sol, nécessairement ultra-libérale, et y voir une échappatoire à la férule allemande est une impasse. Le seul moyen pour les peuples d'Europe de retrouver la souveraineté économique et monétaire, c'est l'avancée vers une vraie fédération, dotée d'une souveraineté politique, d'une défense nationale, de politiques sociales, etc. 

 

 

 

Le débat sera animé par

 

Bernard Conte

Économiste – Les Afriques dans le monde - Sciences Po Bordeaux

 

 

Mardi 28 octobre 2014

de 20h15 à 22h15

-------------------------------------------------------------------------

Auditorium du Forum des Arts et de la Culture

Place Alcala de Henares – À côté de la librairie Georges

Centre ville de Talence

Tramway ligne B – station Forum

Contact : 06 98 52 99 78 - bconte@free.fr

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 27 octobre 2014 1 27 /10 /Oct /2014 11:04

 

Budget

Face aux sommations de la Commission européenne à la France :

entre l’U.E. « diktatoriale »

et le salut du peuple et des travailleurs de Franceil faut choisir !

Sans plus tarder, décidons et préparons ensemble une grande manifestation pour sortir de l’UE par la voie progressiste !

BRISONS LES CHAINES DE L UNION EUROPEENNEAprès Médiapart, le PRCF se fait un devoir de révéler la lettre adressée  par les arrogants diktateurs de la Commission Européenne à la République française, aux bons soins de son ministre des finances.

Aucun progressiste, aucun patriote, aucun républicain ne peut lire une telle sommation, adressée à un grand pays qui se dit encore souverain, sans éprouver un haut-le-cœur d’indignation.

Que François Hollande ait refusé de publier cette lettre honteuse, qu’il n’ait pas rejeté avec colère le diktat humiliant de Barroso, et derrière lui, d’Angela Merkel et de toute l’oligarchie européenne et pseudo-française (MEDEF, CAC-40, et les partis et journalistes « français » à leur botte prennent aussitôt parti pour la Sainte Alliance Européenne du Capital) montre le degré d’avilissement auquel le Parti Maastrichtien Unique des Sarkozy, Bayrou et autre dirigeants « socialistes » ont conduit notre pays depuis le mortifère appel commun de Chirac et de Mitterrand à voter Oui à Maastricht en 1992.

traité transatlantiqueCar outre l’arrogance dont Bruxelles, subventionné par nos impôts*, use contre notre pays (auquel ils ont apparemment écrit EN ANGLAIS !), il faut rappeler ce qu’ils exigent au nom du sauvetage de leur MAUDIT EURO et du « remboursement » aux banques de la pseudo-dette souveraine : ce qu’ils demandent, avec l’appui des collabos du gouvernement « français », c’est en fait

  • La mort des services publics, de la Sécu et de la protection sociale à la française
  • La fin du Code du travail à l’instar de ce qui s’est fait en Allemagne et que le faux « démocrate » Renzi veut imposer en Italie

Bref, n’en déplaise aux bonimenteurs de l’ « Europe sociale », l’U.E. ce n’est rien d’autre que l’humiliation nationale pour laditktat et menace de la BCEFrance accompagnée de la casse thatchérienne des conquêtes du C.N.R. (à commencer par la Sécu) et de la Révolution française (inaliénabilité de la souveraineté de la Nation).

C’est pourquoi le PRCF presse les vrais communistes, les syndicalistes de classe, les patriotes républicains, les internationalistes qui ne confondent pas l’euro-mondialisme des financiers avec le développement urgent de l’Europe des luttes (Italie, Grande-Bretagne, Grèce, RFA…), de se concerter sans retard pour appeler, comme le PRCF y invite depuis des mois, à organiser en mai prochain une grande manifestation unitaire affiche PRCF UE il faut en sortir pour s'en sortirprogressiste pour la souveraineté de la France, le progrès social, l’emploi, la paix, la coopération internationale, pour sortir la France de ces MOUROIRS que sont l’euro et l’UE supranationale et atlantique du grand capital.

Et ce sera en outre la seule manière efficace pour stopper la droite dure et le FN que les « diktateurs » de Bruxelles et leurs collabos élyséens contribuent sans trêve à rapprocher du pouvoir.

*chaque année, la France verse 18 milliards d’euros à Bruxelles qui lui en rend royalement 9 à titre de « subventions ». Et bien entendu, il faut alors dire « Thank you » !

NDLR : La Commission Européenne ose indiquer sur ce genre de « lettre » Strictement Confidentiel…

traduction par nos soins

Lettre de la Commission Européenne au gouvernement Français – octobre 2014

Jirki Katainen, vice président de la Commission Européenne
Cher Ministre,

En premier lieu, je vous remercie de nous avoir soumis la proposition de Budget de la France pour 2015, que nous avons reçu le 15 Octobre.

Je vous écris pour vous demander les raisons qui ont conduit à ce que la France prévoie de dévier des objectifs budgétaires fixés par le Conseil, en ce qui concerne à la fois le déficit public général, et l’ajustement de l’équilibre structurel en 2015. Je voudrais également savoir comment la France prévoit de se conformer à ses obligations de politique budgétaire en 2015, conformément au pacte de stabilité et de croissance. 

À partir de la proposition française, il ressort que l’ébauche de proposition budgétaire ne prévoit pas de ramener le déficit public global sous la barre des 3 % du PIB définie par les traités d’ici 2015, qui correspond à la date butoir fixée par le Conseil dans ses recommandations du 21 juin 2013 – avec l’objectif de mettre fin à la procédure de déficit public excessif pour la France.

Selon nos propres analyses préliminaires – confirmées en s’appuyant sur le recalcul conduit par les services de la Commission en utilisant la méthode communément reconnue, l’ajustement du déficit structurel devrait ressortir à un niveau bien inférieur au niveau recommandé. Dès lors, tout porte à croire que l’ébauche de programme budgétaire pour 2015 prévoit de manquer aux obligations budgétaires qui découlent des recommandations du Conseil, sous la procédure de déficit public excessif. Dans ce contexte, de nouveaux échanges d’informations ont commencé entre votre administration et la Commission.

Conformément avec les disposition de l’article 7(2) du Réglement européen N° 473/2013  (*) en date du 1 May 2013, je vous écris pour connaître les explications sur les raisons qui conduisent la France à déroger aux objectifs budgétaires fixés par le Conseil à la fois en ce qui concerne le déficit des administrations publiques et l’ajustement du solde structurel en 2015. Je voudrais aussi savoir comment la France compte assurer le plein respect de ses obligations en matière de politique budgétaire résultant du  Pacte de Stabilité et de Croisance pour 2015 .

La commission souhaite poursuivre un dialogue constructif avec la France, dans la perspective de déboucher sur une appréciation définitive (du projet de budget, ndlr). J’attends donc de connaître votre position dès que vous le pourrez, et si possible d’ici le 24 octobre (ce vendredi, ndlr). Cela permettrait à la commission de prendre en compte les positions françaises, dans la suite de la procédure

Cordialement,

(*) 0023:FR:PDF">Règlement (UE) n ° 473/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 établissant des dispositions communes pour le suivi et l’évaluation des projets de plans budgétaires et pour la correction des déficits excessifs dans les États membres de la zone euro

Le diktat envoyé par la Commission Européenne à la France:

« Dear Minister,

First and foremost, I would like to thank you for the submission of France’s Draft Budgetary Plan (DBP) for 2015, which we received on 15 October.

Based on the submission by France, the DBP itself does not plan to bring the general government deficit below the 3 % of GDP Treaty reference value by 2015, the deadline set by the Council in its recommendation of 21 June 2013 with a view to bringing an end to the situation of an excessive government deficit in France.

According to our preliminary analysis – confirmed on the basis of the recalculation by the Commission services using the commonly agreed methodology – the adjustment in the structural deficit is expected to be well below the level recommended. In that respect, there is a strong indication that the DBP for 2015 plans a breach of the budgetary policy obligations which stem from the Council recommendation under the excessive deficit procedure. Against this background, further exchanges of information have already taken place between your services and the Commission.

In line with the provisions of Article 7(2) of Regulation (EU) № 473/2013 of 21 May 2013, I am writing to consult you on the reasons why France plans to deviate from the budgetary targets set by the Council regarding both the general government deficit and the adjustment in the structural balance in 2015. I would also wish to know how France could ensure full compliance with its budgetary policy obligations under the SGP for 2015.

The Commission seeks to continue a constructive dialogue with France with the view to come to a final assessment. I would therefore welcome your view at your earliest convenience and if possible by 24 October. This would allow the Commission to take into account France’s views in the further procedure.

Yours sincerely, »

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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