VIDÉO. Ukraine (Odessa): la chasse aux sorcières se poursuit toujours dans la ville

Publié le avr 16, 2014 @ 22:50

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Par Alexandre Sivov

Artiom Davidchenko

Artiom Davidchenko

Après la manifestation violente d’Odessa du 13 avril dernier, Artiom Davidchenko, a reçu mandat pour comparaître devant le procureur. Souvenez-vous, son frère, Anton Davidchenko, avait été arrêté par la SBU le 17 mars dernier. Selon les sources proches de la Résistance d’Odessa et/ou Anti-Maïdan, Artiom a préféré s’enfuir d’Ukraine que de répondre à la convocation du procureur.  Du coup, la Résistance est passée à l’état de la clandestinité totale. Ses leaders ne donnent plus une seule interview officielle ni annonce publique.

 

Le 17 mars dernier, suite à l’arrestation de son fils Anton Davidchenko,  sa mère racontait de façon émotionnelle l’arrestation de son fils aîné. 

     

Le groupe «Alpha» (contingent de SBU contre terroriste), a tiré sous mes pieds en me criant dessus: «On va tirer sur vous à bout portant si vous ne courrez pas !». Je suis une mère, j’ai donc commencé à courir. Ils ont tiré à deux reprises sous mes pieds. Et ensuite, il m’ont dit : «Deux tirs imprévus sont partis, attention à la troisième. Nos gars n’ont fait que leur devoir».   Non, leur ai-je répondu, regardez mes yeux de mère ! Sachez que cette mère, au nom de Dieu, a le droit de vous maudire !». Ils sont alors partis Mais je peux vous dire que, sa voiture était minée. le groupe «Alpha» a retiré un énorme paquet sous la voiture. C’est même mieux que l’ai arrêté sinon, on allait l’assassiner avec ces explosifs.

Alexandre Gerasomov

Alexandre Gerasomov

Il faut tout de même rappeler que, les membres de la SBU ne sont pas des enfants de cœur. Alexandre Gerasomov (photo au dessus), communiste révolutionnaire d’Odessa, fut torturé par SBU entre 2002 et 2003. Il est maintenant l’un des militants actifs des Anti-Maïdan d’Odessa.

Igor Voline-Danolov le rédacteur en chef du seul journal ouvertement pro-russe "Наше дело" (Nachee Delo – Notre affaire), paru pendant 4 ans, a été accusé à plusieurs reprises. Mais, devant les tribunaux, il s’est toujours tiré d’affaire, grâce à de bons avocats et à de l’argent grassement arrosé pour système judiciaire corrompu ukrainien. Malgré cette protection donc, au bout du compte, son journal néanmoins été fermé. Igor fut condamné à de la prison avec sursis après avoir payé un pot de vin équivalent à 10 ans de travail d’un habitant moyen d’Odessa. Une somme forcément exorbitante, mais pourquoi  ?