Social

Vendredi 6 novembre 2009

De l'agence Reuters
Emmanuel Jarry

Face à la crise et à la montée du chômage en France, Nicolas Sarkozy mise sur les relations inédites qu'il a établies avec les grandes centrales syndicales pour désamorcer les tensions sociales.

NICOLAS SARKOZY MISE SUR LES SYNDICATS FACE À LA CRISE

Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, l'Elysée est devenu le centre névralgique du processus de décision, sous la houlette du très influent conseiller social du chef de l'Etat, Raymond Soubie. Rompant avec les habitudes de ses prédécesseurs, le président avait reçu les partenaires sociaux dès les premiers jours de son quinquennat, en mai 2007, pour leur proposer de les associer à l'élaboration d'une série de réformes.

Il a multiplié depuis les rencontres avec les dirigeants de la CFDT, de la CGT, de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC, séparément, ensemble ou lors de sommets sociaux.
"On n'a jamais vu un président de la République consulter aussi souvent les organisations syndicales en France", souligne Guy Groux, du centre de recherches politiques de l'Institut de sciences politiques de Paris, le Cevipof. "Il y a une sorte de désacralisation des rapports entre le président de la République et les directions syndicales, ce qui estincontestablement nouveau", ajoute-t-il.
Les responsables syndicaux font état d'échanges "directs" et "sans protocole" avec Nicolas Sarkozy.

Dans un livre qui lui a valu d'être un temps en froid avec l'Elysée, le patron de la CFDT, François Chérèque, raconte les tentatives du chef de l'Etat d'établir une connivence, lors de déjeuners au restaurant ou à sa résidence de la Lanterne.

RAPPROCHEMENT AVEC LA CGT

Mais c'est sans doute avec le leader de la CGT, Bernard Thibault, que Nicolas Sarkozy appelle par son prénom, selon un ministre, que le rapprochement a été le plus spectaculaire.
"Il y a toujours des relations très confiantes avec la CFDT. Mais on a instauré pour la première fois des relations de même nature avec la CGT", explique Raymond Soubie.
Quand ce n'est pas avec Nicolas Sarkozy, c'est avec son conseiller social que les dirigeants syndicaux traitent. Ce dialogue continu n'a pas empêché le bras de fer de fin 2007 sur la réforme des régimes spéciaux de retraite ou les accusations de trahison de la parole gouvernementale lors de celle de la semaine de 35 heures, début 2008.

Mais à mi-mandat, s'il y a un front sur lequel Nicolas Sarkozy semble pour le moment gagner son pari, c'est celui-là. Les dirigeants des grandes centrales syndicales disent certes ne pas être "dupes" de ce qui participe à leurs yeux de la stratégie decommunication du chef de l'Etat.
Ils n'en apprécient pas moins qu'il ait repris l'idée de la CFDT d'un Fonds d'investissement social, celle de la CGT d'états généraux de l'industrie, ou obtenu que l'Organisation mondiale du travail soit désormais invitée aux sommets du G20.

Les syndicats ont aussi été associés à la mise en oeuvre de l'extension du chômage partiel, pour éviter les plans sociaux, ou au traitement local des restructurations industrielles. Quitte à crier à la récupération en faisant valoir qu'ils n'ont pas attendu le gouvernement pour signer des accords de chômage partiel dans des entreprises touchées par la crise.

PLUS DURE SERA LA SORTIE DE CRISE

La CGT n'a dit mot lors de la désignation du patron de Veolia Henri Proglio pour prendre la tête d'EDF, si ce n'est pour espérer que son arrivée permettra d'assainir le climat social dans l'entreprise.
Le fait qu'Henri Proglio ait de bonnes relations avec les syndicats a été "un élément" de la décision, confirme l'Elysée.
Les grandes centrales ont-elles indirectement rendu service au chef de l'Etat en canalisant l'expression des salariés lors des journées de manifestations de janvier, mars et mai ?
Une thèse rejetée par François Chérèque :
"Je sais très bien que certains essayent de distiller l'idée dans l'opinion qu'on aurait organisé des manifestations pour empêcher les gens de se révolter. C'est une galéjade", a-t-il dit à Reuters.

Le président de la CFE-CGC, Bernard Van Craeynest, n'est cependant pas loin de penser qu'il y a "une forme de cogestion des risques d'explosion liés à la crise". Raymond Soubie se félicite, lui, de ce que les syndicats aient eu "depuis le début de la crise un comportement totalement responsable" et qu'ils aient "condamné les extrémistes". "Il faut comprendre que les syndicats ont besoin d'occuper le terrain contestataire. C'est une de leurs missions et s'ils ne l'occupaientpas, d'autres le feraient", souligne-t-il.

L'Elysée et la plupart des dirigeants syndicaux n'en récusent pas moins toute idée de "cogestion", terme qui renvoie aux relations entre patronat et syndicats allemands et reste tabou dans le monde syndical français, où il est associé à celle de compromission avec le pouvoir politique.
Tous s'accordent en tout cas à prédire une sortie de crise plus dure à gérer pour le chef de l'Etat que la crise elle-même. Nicolas Sarkozy "en est conscient, j'en ai discuté avec lui", souligne le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, dont le témoignage recoupe celui d'autres dirigeants.
"La crise calme les ardeurs et il y a en France un système d'amortisseurs sociaux qui fonctionne", estime pour sa part un ministre. "Mais quand les bonus flamberont et quand la bourse remontera, les syndicats retrouveront leur vigueur."

Par Jean Lévy
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Vendredi 6 novembre 2009

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki


Le FSC diffuse cette motion très importante. Elle témoigne, si besoin était, de l'engagement des bases syndicales dans la construction du tous ensemble en même temps et contre la stratégie perdante du syndicalisme rassemblé au sommet dans l'accompagnement du système capitaliste et de ses régressions sans fin.

 

Motion de la CSD fonction publique CGT du Pas de Calais à la confédération
signée par 59 syndicats du 62.

 

HOUDAIN, le 25 septembre 2009

 

Le saccage de la fonction publique entre dans une phase jamais égalée. 35000 suppressions de postes programmées pour 2010. A cela s’ajoute la volonté du gouvernement de prolonger l’âge de la retraite et d’en finir avec notre CNRACL. tandis que le chômage, la précarité et la misère font des bonds de géant.

 

Dans le Pas de Calais, Les militants de la fonction publique se sont largement investis à travers les nombreuses actions visant à sensibiliser la population par des pétitions contre le démantèlement des services publics. Ils ont été de tous les combats aux côtés des travailleurs du privé allant même jusqu’à prendre des initiatives, comme à Douvrin où ils étaient venus en grand nombre pour le blocage de la zone industrielle. Ils étaient présents aux côtés des gaziers, des agents d’EDF contre la privatisation, aux côtés des postiers qui luttent contre le démantèlement et une future privatisation et enfin à Hénin Beaumont pour rencontrer leurs collègues (pour certains en dépression) quant à l’avenir de leur collectivité.

 

Alors que nombre de ces militants CGT de la fonction publique territoriale subissent de plus en plus de pressions voire de harcèlement . Alors que ceux-ci rencontrent de plus en plus de problèmes financiers, les états majors des syndicats poursuivent leurs éternelles négociations de salons en salons, loin des véritables préocupations de leurs bases

 

Les 3 manifestations nationales unitaires interprofessionnelles du 29 janvier, 19 mars et 1er mai, ont témoigné d'un enracinement de la mobilisation et de la détermination des salariés, demandeurs d'emploi, retraités et des jeunes à exprimer leurs revendications et à obtenir satisfaction.

Le gouvernement Sarkozy et le Medef ont fait mine de ne rien entendre alors que partout les luttes sont livrées à elle mêmes secteur par secteur voire d’entreprise en entreprise et la répétition de journées de mobilisation à l'identique pourrait bien conduire à l'essoufflement des luttes.

 

Les camarades de la CGT de la fonction publique du Pas de Calais sont déterminés à faire entendre la voix de tous ceux qui luttent aujourd'hui. Nous voulons proposer des actions plus déterminées que celles proposées aujourd'hui.

Le 13 juin a été un fiasco et partout. Pour lutter efficacement contre les politiques patronales et gouvernementales, Il faut préparer et développer les rencontres secteur par secteur avec les travailleurs du privé, et mettre en place des collectifs qui devront œuvrer à la construction d’une grève générale reconductible avec blocage des aéroports, des chemins de fer, des ports, des frontières et ce, tous ensemble.


Assez de négociations.
Agissons dans l’unité
Tous ensemble et en même temps.


La coordination syndicale du Pas de Calais de la fonction publique

Par Jean Lévy
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Vendredi 6 novembre 2009

Un acte d'accusation transmis par
notre ami Michel DUPUIS

L’association
"DIALOGUES"
le club où d’anciens dirigeants syndicaux
fricottent
avec le MEDEF

Plus fort que "Le siècle",  voici maintenant l’association "dialogues" !

"Dialogues", que voici un beau nom pour cette association chargée de "réfléchir" sur le "dialogue social", créée par d’anciens dirigeants syndicaux de la CFDT et de la CGT à laquelle participe aussi des membres de FO

des colloques et diners débats, et ateliers en 2009 par exemple sur "la carrière syndicale" avec G. LarcherM. Dumas et d’autres :

http://www.dialogues.asso.fr/index.php?page=groupes_travail

Ici, les entreprises qui "soutiennent" cette belle association tueuse de lutte de classe - elles sont toutes là :

Accor, Adecco, BNP, Michelin, la Banque Postale et on en passe bref tout le gratin du Medef et du CAC 40 !

http://www.dialogues.asso.fr/index.php?page=adherents

Allez aussi jeter un œil aux "groupes de travail"

http://www.dialogues.asso.fr/index.php?page=groupes_travail

LES RESPONSABLES de cette magnifique association syndicats/patronat :

L’équipe de "Dialogues" est animée au quotidien par :

http://www.dialogues.asso.fr/index.php?page=equipe&PHPSESSID=cc4a07b45a4d2ddfee65276648df4023

Jean-Dominique SIMONPOLI Directeur général de "Dialogues"
(ancien secrétaire général de la fédédration CGT des secteurs financiers)

Philippe BOURGALLÉ Directeur de "Dialogues"
Ancien Secrétaire général de la Fédération CGT Banque et Assurance

Isabelle MAÏA Assistante de direction

François BAGUET
Directeur d’études Dialogues Ancien DRH et
Directeur des Relations Sociales chez France Telecom

Denis CHAMPAIN
Directeur d’études Dialogues Ancien DRH du C.I.C.

Philippe HOURCADE
Vice-président et Secrétaire de "Dialogues"
Adjoint au Directeur du Développement à la Mutualité Française
Ancien secrétaire général de la Fédération CGT Organismes sociaux

Joseph MUSSEAU
Directeur d’études Dialogues Ancien DRH du Crédit Lyonnais

Jean-Louis TARDIVAUD
Directeur d’études "Dialogues"
Responsable du pôle Observatoires régionaux à l’UCANSS
Ancien secrétaire général de Fédération CFDT Protection Sociale, Travail & Emploi


CONSEIL D’ADMINISTRATION

http://www.dialogues.asso.fr/index.php?page=ca

Didier BRULE
Cadre commercial, Groupe NOVALIS

Jean CASTAGNE
Président, AG2R La Mondiale

Anne de RAVARAN
Directeur Juridique Ressources Humaines, Thalès

Frédéric DEDIEU
Directeur des relations sociales et des rémunérations, Groupe Caisse d’Epargne

Guy GROUX
Membre fondateur, Directeur de recherches, CNRS,
Centre de recherches politiques de Sciences Po,
CEVIPOF

Philippe HOURCADE
Membre fondateur,
Vice-président et Secrétaire de "Dialogues"
Adjoint au Directeur du Développement, La Mutualité Française

Foucauld LESTIENNE
Directeur Délégué aux Ressources Humaines et aux Relations Sociales,
Groupe La Poste

René-Luc MAISONNEUVE
Directeur Général Adjoint des Ressources Humaines, France Télévisions

Michel MANENT
Directeur des Affaires Sociales Prévention Sécurité, Groupe ADECCO

Serge MORELLI
Directeur des Ressources Humaines et de la Communication, AXA FRANCE

Jérôme NANTY
Directeur des Ressources Humaines, Groupe Caisse des Dépôts

Marianne NAUD
Directeur de la Politique Sociale, Groupe AREVA

Pascale PORTERES Directeur Général, Groupe BPI

Jean-Louis TARDIVAUD
Responsable du Pôle "Observatoires régionaux", UCANSS

Claude TENDIL
Président Directeur Général du groupe GENERALI,
Président de "Dialogues"

Joël WINTER
Associé de Winter et Associés,
Trésorier de "Dialogues"


Invités permanents

Jean PEYRELEVADE
Membre fondateur et Président d’Honneur de "Dialogues"

Jean-Dominique SIMONPOLI
Directeur Général de "Dialogues"


ET LE PLUS BEAU !!!!

"organisations syndicales partenaires"

CFDT

FO

CGT !!!!!

http://www.dialogues.asso.fr/index.php?page=partenaires

http://www.dialogues.asso.fr


 

Par Jean Lévy
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Jeudi 5 novembre 2009

GREVE EN BELGIQUE
Solidaires avec les cheminots !

 

Le processus de démantèlement de notre société de chemin de fer se poursuit. Après avoir scindé en 2008 la société en trois structures distinctes chapeautées par la holding  SNCB, la gestion démontre quasi au quotidien une volonté des dirigeants d’en finir avec l’entreprise publique du rail, d’en finir avec le service public.

Le fait, comme le font les dirigeants de la SNCB,  de s’en remettre à la « volonté des clients », c’est-à-dire au marché est une fumisterie qui ne trompe personne. Le projet de filialiser le transport des marchandises (le fret) n’est qu’une étape supplémentaire (sans doute qualitativement déterminante étant donné l’importance de ce secteur du transport) vers la privatisation progressive de ce service public. Cette filialisation a pour but de créer une société de droit privé afin d’ouvrir la voie à la casse sociale. Les cheminots l’ont bien compris : la suite se déclinera en dégradation du statut du cheminot, en pertes salariales, en recours de plus en plus fréquent à! ; la sous-traitance, en dommages irrémédiables pour la sécurité des agents et des usagers,…

L’argument est toujours le même : on perd de l’argent. Mais est-ce un hasard ? Le transport par rail subit une concurrence déloyale du transport routier devenu hégémonique (+ de 80% du transport total de fret), lequel ne paie pas le coût réel et « offre » souvent des conditions de travail déplorables. Pourquoi ne pas prélever une taxe sur le transport routier afin de la réinjecter dans le rail ? Cela permettrait d’inverser la tendance et de sauver un service public. Cela réduirait l’engorgement de nos routes et, élément crucial à l’heure du combat contre le réchauffement climatique, cela ferait baisser la pollution (le train émettant beaucoup moins de CO2 que le camion à la tonne transportée).

 

Ce laisser-faire au nom du « libre-marché », c’est le résultat de la volonté de l’Europe ultra-libérale exprimée dans le Traité de Lisbonne, clone de feu le Traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas mais avalisé par tous les partis francophones du gouvernement fédéral, opposition écolo comprise.
Cela explique sans doute le silence assourdissant de ces partis face au drame social qui se trame à la SNCB.

 

C’est la raison pour laquelle
le Parti Communiste
exprime sa totale solidarité
avec l’action de grève décidée par les cheminots
ce jeudi 5 novembre.

 

 

Lire la carte-blanche "L’Etat belge mettra-t-il en danger le Chemin de fer… et les citoyens ?" (Le Soir 26/10/09)

 

   

 


 

 

   

Message envoyé par : webmaster@particommuniste.be

 

 

Site internet : http://www.particommuniste.be

 

Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 

Par Jean Lévy
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Mercredi 4 novembre 2009
Front Syndical de Classe

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

H. Krazucki

 

En complément de cet appel rédigé par le collectif de soutien à JP Delannoy, lire également :
- Soutien de René VILLESECHE (CGT) à la candidature de JP Delannoy
- Soutien de Jacques TOURTAUX (CGT) à la candidature de JP Delannoy


Le 2 novembre 2009

 

 

«Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps».

Paul Eluard

 

Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers.

Toujours plus sauvage, le capitalisme broie les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, parfois jusqu’au suicide !


Salariés, retraités ou chômeurs, avec ou sans papiers, nous ne voulons plus subir, nous luttons.


Nous menons le combat syndical contre les reculs imposés par le capitalisme (droit du travail, salaires, retraites, régimes spéciaux, protection sociale, services publics, solidarités, liberté syndicale…) et pour faire aboutir nos revendications immédiates : refus de tous les licenciements, pas de salaires ni de revenus inférieurs à 1600€ net, augmentation de 300€ net pour tous, retour aux 37,5 annuités pour la retraite, arrêt des délocalisations, création d’emplois en CDI, régularisation de tous les sans-papiers.. Nous luttons contre la répression et les discriminations anti-syndicales (EDF, GDF-Suez, SNCF, Continental, Forclum, Dalkia, Cegelec, Elyo…). Notre colère est juste et nous ne lâcherons pas !

Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d’action tous les 2 ou 3 mois, ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la concrétisation du « Tous ensemble ! » dans la grève générale.

La direction confédérale n’ignore pas que la mobilisation, pour être efficace, nécessite une autre orientation que celle du syndicalisme dit « rassemblé ». Sa stratégie actuelle est de s’adapter, comme le fait la Confédération Européenne des Syndicats (CES), au système capitaliste par l’accompagnement des contre-réformes des Etats bourgeois au lieu de le combattre. C’est pourquoi la direction confédérale entreprend de liquider l’identité de classe et anticapitaliste de la CGT qui a fait sa force et son histoire. Il est urgent d’engager, notamment à l’occasion du 49ème congrès, un vrai débat démocratique sur les orientations de la CGT.


Fermement opposés à la politique gouvernementale, nous ne voulons pas nous adapter au capitalisme, nous voulons le combattre !


Seules les luttes déterminées des travailleurs avec un syndicat de classe et de masse permettront le succès de leurs revendications et la construction d’une société émancipatrice débarrassée du capitalisme.


Nous devons nous mobiliser et nous engager dans la durée, au-delà du congres, pour retrouver confiance et force dans notre syndicat.


Nous dénonçons les pressions, poursuites et exclusions à l’encontre des militant(e)s et de leurs organisations qui pensent autrement que la direction confédérale (UL-CGT Douai, CGT Forclum, région Nord-Pas-De-Calais…).Les désaccords avec les orientations et la stratégie confédérales ne doivent pas servir de prétexte à une « chasse aux sorcières ».

Nous nous engageons à des pratiques démocratiques dans le fonctionnement à tous les niveaux de notre syndicat.

Voici les raisons de fond qui motivent la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy face au secrétaire général sortant dont la désignation à sa propre succession n’a pas respecté un véritable débat démocratique.

NOMS Prénoms

Structure syndicale actifs, chômeurs, retraités

signatures


Jean LEVY


RETRAITE


Jean Lévy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Signatures à envoyer à : USTM-CGT 2, rue Colliez 1er étage 59 300 Valenciennes ou ustmcgt.hac@wanadoo.fr

APPEL À SOUTIEN DE LA CANDIDATURE DE JEAN PIERRE DELANNOY

COMME SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT AU 49ème CONGRÈS

Par Jean Lévy
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Mercredi 4 novembre 2009

« Le Quotidien du Médecin » annonçait, il y a quelques jours qu’un arrêté prévoyait la fermeture de 182 bocs opératoires et 28 maternités. C’est un « comité national de l’organisation sanitaire et sociale » qui a fixé un seuil minimum de 1500 interventions par an (cela fait quand même 6 à 7 opérations par jour).

En deçà il existe pour le dit comité «  une absence globale de qualité et une perte de chances pour le patient ». Son souci est donc de « préserver la sécurité des patients ». Louable intention mais on se demande si en cas d’urgence, il est bien de promener le patient à  50 km et plus à la recherche d’un bloc opératoire. On a vu le cas en région parisienne où un patient est décédé dans l’ambulance.

On s’en doute, cette prudence hypocrite cache...

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EL DIABLO

Par Jean Lévy
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Mardi 3 novembre 2009


« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

H. Krazucki

 

  Libertés syndicales et démocratiques :
ALERTE !

 

  Nous ne laisserons pas les militants d’EDF, GDF-SUEZ (ainsi que de centaines d’autres entreprises) subir la répression patronale et gouvernementale

 

 

Face à la crise et à l'offensive sans limite que mènent le gouvernement, le MEDEF et l’UE contre l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques, les luttes sont innombrables depuis des mois dans de nombreux secteurs du privé comme du public.


Pour contrer cette résistance et permettre l'aggravation de la régression sociale, le gouvernement du grand patronat a choisi d'accentuer la répression des luttes, qu'il s'agisse des étudiants bloqueurs poursuivis, des ouvriers de nombreux sites industriels confrontés aux vigiles du patronat, aux CRS et aux poursuites judiciaires, ou aujourd'hui des syndicalistes d'EDF et GDF.


EDF, ERDF-GRDF, GDF-SUEZ, plusieurs mois de luttes, des centaines de sanctions


Depuis le printemps, nos camarades mènent une lutte exemplaire pour l'augmentation des salaires et contre les privatisations et ses dégâts, tant pour les salariés que pour les agents. Un certain nombre d’entre eux ont dépassé deux mois de grève ; tout naturellement, la direction avec le soutien du MEDEF et du système fascisant sarkoziste répond par la répression : 240 travailleurs sont poursuivis, certains ont été mis en examen.

Dans la région de Toulouse, une procédure de licenciement est engagée à l’encontre de 6 militants. En Ile de France 18 camarades subissent la même procédure. Tout naturellement les militants CGT sont particulièrement visés. Dans le 92 (Hauts-de-Seine), Xavier CHUAT secrétaire adjoint du syndicat est concerné par cette mesure. A Paris, c’est le jeune secrétaire du syndicat Cédric LIECHTI qui est aussi menacé de licenciement.


Les prétextes de « dégradations », « violences » et « menaces »... pourraient prêter à sourire si l'heure n'était pas à la colère : nous connaissons tous l'attachement des travailleurs d'EDF-GDF au service de la collectivité ; ce ne sont pas eux qui cassent EDF-GDF mais bien le gouvernement qui, obéissant aux directives de l'UE, est en train de privatiser le secteur de l'énergie pour le livrer aux grands entreprises privées et à leur stratégie du profit maximum qui mène le monde à la faillite : quelle plus grande violence et plus grande menace pour la grande masse des usagers ?



Face à cette dérive autoritaire qui accompagne la casse du pays et de l'ensemble des acquis de ses travailleurs, il est nécessaire d'affirmer haut et fort notre solidarité avec l'ensemble des militants arrêtes et traînés en justice dans tout le pays. Cette solidarité de classe est ancrée au plus profond de l'histoire du mouvement ouvrier. Alors que nos directions syndicales nationales se contentent de « déplorer » sans organiser de solidarité active ni dénoncer en bloc les atteintes aux libertés, le FSC invite à diffuser les informations auprès des salariés, à multiplier les communiqués de soutien et adresser des messages de protestation auprès du pouvoir. Nous ne laisserons pas les militants d’EDF, GDF-SUEZ (ainsi que de centaines d’autres entreprises) subir la répression patronale et gouvernementale. La solidarité doit s'amplifier dans les jours qui viennent, y compris en participant aux rassemblements qui seront annoncés. Toute sanction pour activité syndicale fragilise tous les travailleurs.



Mais cette solidarité consiste aussi à construire l'unité des travailleurs en lutte réduits pour le moment à se battre seuls et de manière isolée face à la toute-puissance patronale et étatique. Il n'est pas inutile de rappeler qu'en 1968, c'est à partir d'une charge des CRS faisant des blessés rue Gay-Lussac que la CGT conduite par Georges Séguy avait appelé à la grève générale du 13 mai qui 3 jours plus tard débouchait sur le blocage du pays.


Salariés de l'industrie menant de dures luttes contre les suppressions d'emplois et les compressions salariales, personnels de l'Energie, de l'Université ou de l'Hôpital combattant les mêmes projets de casse des services publics « à la française », sans-papiers en lutte pour leurs droits légitimes, ... c'est « tous ensemble en même temps » que nous créerons le rapport de force capable de battre un pouvoir décidé à passer en force et à criminaliser toute résistance déterminée. C'est « tous ensemble » que nous gagnerons sur les revendications et rendrons impossible l'acharnement policier et judiciaire contre les travailleurs en lutte.


Il serait dramatique pour la grande CGT comme pour les travailleurs que le 49ème congrès de la CGT, qui se tiendra début décembre, reste à l'écart de cette problématique. On peut malheureusement craindre le pire, au vu du mode de désignation des délégués dans de nombreux endroits, au vu aussi de la teneur des documents d'orientation et du bilan de ceux qui ont évacué la lutte de classes de leur discours comme de leur pratique.


Le 49ème congrès sera-t-il celui des militants qui luttent ou celui des porteurs de valise qui envahissent les commissions patronales et gouvernementales, des administrateurs spécialisés dans la prise des jetons de présence ? Sera-t-il celui des luttes à la base pour la construction du « tous ensemble » ou celui d'une caste qui veut poursuivre l'intégration au niveau européen dans une Confédération Européenne des Syndicats qui n'aspire qu'à sauver le capitalisme de lui-même (moyennant finances et prébendes) ?


Le Front Syndical de Classe appuiera tous ceux qui avant, pendant et après le congrès, défendront la CGT de classe et de masse et l'intérêt des travailleurs.


Egalement sur le site du FSC :
- L'anti-communisme a toujours été une arme contre les travailleurs
- Communiqué et motions de la 13ème Coordination Nationale des Universités (CNU)
- Conseil de discipline du 1er responsable CGT énergie Paris
- Pétition pour la libération de Richard Patry
- 49ème congrès CGT : contribution de Luisa Benbouzid, Comité Chômeurs CGT Nîmes
- Contribution des syndicats de l'Union Locale CGT d'Armentières au 49ème congrès
- Photos manif du 22 octobre à Paris
...

Par Jean Lévy
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Lundi 2 novembre 2009
JORF n°0251 du 29 octobre 2009
page 18386
texte n° 35



ARRETE
Arrêté du 15 octobre 2009 fixant pour l'année scolaire 2008-2009 le montant de la contribution de l'Etat aux dépenses de fonctionnement des classes des établissements du second degré privés placées sous contrat d'association

NOR: MENF0922805A


Le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat et le ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement,
Vu le code de l'éducation, notamment ses
articles L. 213-2-1, L. 214-6-1, L. 442-9 et R. 442-14,
Arrêtent :

Sous réserve des dispositions des articles 2 et 3 du présent arrêté, les taux de la contribution annuelle de l'Etat aux dépenses de fonctionnement (part personnel) des classes des établissements du second degré privés placées sous contrat d'association sont fixés, après résultats de l'enquête administrative de 2009, pour l'année scolaire 2008-2009, conformément au tableau ci-après :

CATÉGORIES
TAUX
par élève
(en euros)
Collèges

C 1Pour les 80 premiers élèves
  737,29
C 1 bisA partir du 81e élève
  407,63
C 24e et 3e de dispositifs aménagés ou d'insertion
  479,10
C 3Sections d'enseignement général et professionnel adapté
  909,10
C 44e et 3e technologiques, 3e préparatoire à la voie professionnelle
  581,72
C 5Classes des établissements d'enseignement régional adapté
  1 169,77
D 1Classes des unités pédagogiques d'intégration
  2 147,78

Lycées d'enseignement général et technologique

D 1Classes des unités pédagogiques d'intégration
  2 147,78
G 1Classes du second cycle
  441,27
G 2Classes préparatoires littéraires
  499,58
G 3Classes préparatoires scientifiques
  557,90
T 1Classes du secteur tertiaire
  438,41
T 2Classes du secteur industriel
  550,72
T 3Classes des secteurs : bâtiment, biologie, informatique, hôtellerie
  573,72
TS 1Sections de techniciens supérieurs (secteur tertiaire)
  544,95
TS 2Sections de techniciens supérieurs (secteur industriel)
  654,35
TS 3Sections de techniciens supérieurs (secteurs : bâtiment, biologie, informatique, hôtellerie)
  663,09

Lycées professionnels

C 24e et 3e de dispositifs aménagés ou d'insertion (*)
  479,10
C 3Sections d'enseignement général et professionnel adapté
  909,10
D 1Classes des unités pédagogiques d'intégration
  2 147,78
P 1Classes du secteur tertiaire (*)
  556,08
P 2Classes du secteur industriel (*)
  682,57
P 3Classes des secteurs : bâtiment, biologie, informatique, hôtellerie (*)
  731,28
(*) Y compris dispositif d'initiation aux métiers en alternance (DIMA) (C 2), 3e générale avec module de découverte professionnelle (3e DP 6 H) (P1), 4e et 3e technologiques, 3e préparatoire à la voie professionnelle (P 1, P 2 ou P 3).

 

Dans les collèges classés en zone d'éducation prioritaire, les taux de la contribution annuelle de l'Etat aux dépenses de fonctionnement (part personnel) des classes placées sous contrat d'association sont fixés conformément au tableau ci-après :

 

CATÉGORIES
TAUX
par élève
(en euros)
Collèges (*)
C 1Pour les 80 premiers élèves
  853,19
C 1 bisA partir du 81e élève
  492,23
C 24e et 3e de dispositifs aménagés ou d'insertion
  564,59
C 3Sections d'enseignement général et professionnel adapté
  1 041,37
C 44e et 3e technologiques, 3e préparatoire à la voie professionnelle
  647,33
C 5Classes des établissements d'enseignement régional adapté
  1 460,08
(*) Y compris les classes des collèges classés zone ambition réussite (arrêté du 2 octobre 2008).



 

Les taux de la contribution annuelle de l'Etat aux dépenses de fonctionnement des classes placées sous contrat d'association de la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon et du territoire de la Polynésie française pour l'année scolaire 2008-2009 et du territoire de la Nouvelle-Calédonie pour l'année 2009 sont fixés conformément au tableau ci-après :

 

CATÉGORIES (*)
TAUX PAR ÉLÈVE
(en euros)

Saint-Pierre-
et-Miquelon
Polynésie
française
Nouvelle-Calédonie



(1)
(2)
C 1
2 315,08
1 954,21
1 936,82
2 159,86
C 1 bis
1 450,82
1 094,62
1 128,62
1 253,55
C 2
1 643,81
1 286,56
1 309,09
1 455,93
C 3
2 804,83
2 441,31
2 394,80
2 673,43
C 4
1 920,86
1 562,12
1 568,18
1 746,46
D 1
6 149,19
5 767,59
5 522,23
6 180,49
G 1
1 282,94
1 164,92
1 220,02
1 352,97
G 2
1 452,52
1 318,86
1 364,75
1 515,27
G 3
1 621,78
1 472,83
1 509,52
1 677,61
T 1
1 284,06
1 157,34
1 277,26
1 409,35
T 2
1 616,72
1 453,82
1 590,58
1 756,50
T 3
1 690,17
1 514,60
1 647,72
1 820,58
TS 1
1 597,06
1 438,60
1 541,71
1 705,90
TS 2
1 921,28
1 727,45
1 847,85
2 045,00
TS 3
1 987,34
1 780,68
1 897,89
2 101,12
P 1
2 053,44
1 562,09
1 657,81
1 836,09
P 2
2 092,58
1 917,48
2 141,53
2 360,37
P 3
2 240,96
2 054,29
2 270,16
2 504,61
(*) Dénommées à l'article 1er.
(1) Taux applicables pour les communes de Nouméa, Le Mont-Dore, Dumbéa et Païta.
(2) Taux applicables pour les autres communes de Nouvelle-Calédonie.

 


L'arrêté du 4 février 2009 fixant pour l'année scolaire 2008-2009 le montant de la contribution de l'Etat aux dépenses de fonctionnement des classes des établissements du second degré privés placées sous contrat d'association est abrogé.


Le directeur du budget au ministère du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat et le directeur des affaires financières au ministère de l'éducation nationale sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 15 octobre 2009.


Le ministre de l'éducation nationale,

porte-parole du Gouvernement,

Pour le ministre et par délégation :

Le sous-directeur

de l'enseignement privé,

F. Bonnot

Le ministre du budget, des comptes publics,

de la fonction publique

et de la réforme de l'Etat
,

Pour le ministre et par délégation :

Par empêchement du directeur du budget :

Le sous-directeur,

R. Gintz

Par Jean Lévy
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Lundi 2 novembre 2009

Grippe H1N1 : les fabricants refusent de dire les prix des vaccins

C'est une dépêche AFP, qui donne l'information :



PARIS — Les contrats passés entre l'Etat et les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, auxquels l'AFP a eu accès, fournissent quelques détails et confirmations, mais avec des passages caviardés à la demande des fabricants notamment sur le prix payé.


Jeudi le ministère de la santé avait décidé de les rendre publics après que la CADA (ou Commission d'Accès aux Documents Administratifs), saisie par l'hebdomadaire Le Point, eut indiqué qu'ils devaient être transmis à toute personne en faisant la demande.


Ces contrats confirment le nombre de 94 millions de doses de vaccins achetées et annoncées en juillet par le ministère:
50 millions auprès de GlaxoSmithKline,
28 millions auprès de Sanofi-Pasteur,
16 millions auprès de Novartis.
50.000 doses ont été commandées un peu plus tard chez Baxter.


A noter qu'aucun élément n'est fourni sur le contrat signé avec Baxter, qui avait demandé lors de sa signature une clause totale de confidentialité.

Les contrats évoquent aussi les 36 millions de doses supplémentaires pré-réservées, qui pourraient être achetées en cas de besoin.

Les contrats présentent un calendrier "indicatif" de fourniture des vaccins, variable en fonction du rendement de la souche vaccinale.


Depuis, ce calendrier a été précisé devant le Sénat par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Le 29 septembre, elle a indiqué que 5,1 millions de doses seraient livrées au mois d'octobre, 5,4 au mois de novembre, 45,5 au mois de décembre, "soit 56 millions de doses d'ici la fin de l'année".


Le prix par dose, rendu public ce jour-là par la ministre, fait partie des informations confidentielles chez tous les fabricants (et masquées sur les contrats avant remise aux personnes extérieures).

Mais les montants de la vente (hors taxe) sont rappelés dans des "éléments de contexte" fournis par l'Eprus (Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires):
350 millions d'euros pour GSK (soit 7 euros HT la dose),
175 millions pour Sanofi-Pasteur (6,25 euros),
149,4 millions pour Novartis (9,34 euros),
500.000 euros pour Baxter (10 euros).


A noter encore:
GSK refuse de divulguer des éléments tels que les informations concernant la pharmacovigilance, c'est-à-dire les effets indésirables.


Par ailleurs, l'Etat s'engage à garantir le fabricant "contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire qui pourraient être élevées à l'encontre de ce dernier dans le cadre des opérations de vaccination", selon les contrats signés avec Novartis et Sanofi-Pasteur.


Les vaccins sont livrés avec matériel d'injection (Novartis) ou sans (Sanofi-Pasteur), ce qui justifie peut-être la différence de prix. Le contrat signé par Sanofi-Pasteur, qui ne dispose pas encore de l'autorisation de mise sur le marché, prévoit une livraison des vaccins seulement à partir du 30 novembre.

On apprend aussi (dans le contrat avec GSK) que le vaccin doit être stocké entre 2 et 8 degrés et qu'il ne doit pas être exposé à la lumière ni congelé.
Sa péremption intervient 18 mois après sa fabrication.

Les contrats sont présentés sous forme d'avenants à des marchés signés en 2005 pour la fourniture de vaccins contre un virus de la grippe aviaire et un éventuel "virus pandémique mutant, réassortant ou recombinant".


Publié
par
BANDERA ROSSA

Par Jean Lévy
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Lundi 2 novembre 2009

HIER, J’AI SURPRIS FRANCE TELECOM
SEMANT DES GRAINES DE SUICIDE.


TEXTE REPRIS DU M'PEP

Par Maxime VIVAS

Ecrivain, ex-cadre de France Télécom, ex-ergonome européen, Maxime Vivas a été concepteur de formations en ergonomie et sécurité.



Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies.
Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. A l’époque, tous les délocalisés (souvent des couples) étaient volontaires en raison d’avantages palpables : primes de mobilité, autre qualité de vie, de transport, de logement.

Cette direction nationale comptait environ 800 personnes à Blagnac et 6000 dans ses directions « régionales » dont les sièges étaient à Lyon, Metz, Nantes, Paris, Toulouse.

A Paris, la DG (direction générale), sous l’impulsion d’un DRH éclairé et de quelques collaborateurs convaincus, avait mis en place un service national comptant une centaine d’ergonomes ou assimilés pour 150 000 agents.

A quoi sert un ergonome ?
En résumé, c’est un analyste du travail dont la tâche est de créer des situations où les opérateurs sont placés dans de meilleures conditions de confort, de sécurité et d’efficacité.
Confort, on voit là le profit pour les agents.
Efficacité, on voit celui de l’entreprise.
L’intérêt commun est dans la sécurité, la diminution des accidents de travail.


En ces lieux de coopération et d’antagonisme que sont les entreprises, les ergonomes développent des opérations gagnant-gagnant, en collaboration avec les directeurs d’établissements, les cadres, les agents, les syndicats et les CHSCT.

Pour arriver à leurs résultats, ils pratiquent de minutieuses observations du travail, dialoguent avec les opérateurs, avec les cadres, étudient les locaux, les documents de travail, les matériels, les notes de service, les modes opératoires, etc. Ils interviennent sur les ambiances thermique, lumineuse, sonore, l’agencement des postes de travail, le contenu du travail, son rythme et son organisation même.

Leur formation emprunte entre autres à la psychologie, à la sociologie, à la physiologie. Dans le jargon des directeurs de France Télécom (essentiellement issus de l’école Polytechnique) adeptes des « sciences dures », il s’agissait là de « sciences molles », donc de théories fumeuses.

A l’époque (je doute que cela ait beaucoup changé depuis), un diplômé d’une grande école, pouvait entrer dans le monde du travail à moins de 30 ans et gérer illico des dizaines, voire des centaines de salariés, sans avoir reçu une seule heure de formation sur ces sciences méprisées. Le fait qu’elles ne soient pas enseignées à Polytechnique suffisait d’ailleurs à prouver qu’elles servaient tout juste à sodomiser les diptères.

Le DRH, fondateur de l’équipe d’ergonomie, parti (ou débarqué), France Télécom n’eut de cesse que de résorber cette niche de plaisantins dont l’activité faisait obstacle au management intuitif, ou dépoussiéré en surface par des bonimenteurs en costars croisés et cravates rayées, pseudos experts de cabinets de consultants dont les attachés-cases étaient bourrés de recettes magiques pour améliorer en un temps record la gestion des « ressources humaines », réduire les coûts du travail, améliorer la productivité.

Le ramage de ces individus faisait ouvrir un large bec à nos décideurs qui, ignorants du fonctionnement des hommes et surtout des groupes, gobaient les théories les plus débiles et les plus coûteuses (donc excellentes, sinon elles seraient bon marché).

J’ai vécu l’époque où les ergonomes de France Télécom, en rangs de plus en plus clairsemés, essayaient, non sans risque pour leur carrière, d’alerter les dirigeants de leur entreprise sur la dangerosité des solutions qui leur étaient vendues. L’une d’elle, je ne saurais l’oublier tant elle nous faisait hurler, était que pour améliorer la productivité, il fallait « introduire une dose de stress dans l’entreprise ».

Quiconque doute de la véracité de cette information devrait consulter la presse de l’époque qui promouvait avec ravissement cette méthode de management.
La liste des futurs suicides s’est ouverte ainsi.

Les ergonomes savaient, parce qu’ils l’avaient étudié et que des expériences l’avaient scientifiquement démontré, que le stress inhibe une partie des capacités du cerveau, favorise les erreurs et les accidents. Ils savaient aussi qu’il provoque des maladies physiques et atteint la santé psychique.

En face d’eux, des docteurs Diafoirus prétendaient avoir inventé la pipette pour instiller le poison à doses millimétrées. Leur geste médical n’étant pas sûr à 100%, des agents overdosés commencèrent à se jeter par les fenêtres.

L’actuel patron de France Télécom a sans doute sa part de responsabilité dans la vague de suicides, mais il n’est pas le seul. Il est celui qu’on peut attraper quand les autres, ayant dirigé une entreprise nationale naguère prospère, sont partis en laissant derrière eux une machine commerciale cotée en bourse, endettée jusqu’au cou, avec un personnel désemparé. Il a suivi la voie mortifère où les salariés sont vus comme des citrons ou des fourmis à affoler à coups de pieds pour qu’elles s’agitent. Les personnels, sans qui l’entreprise n’est rien (pardonnez cette banalité, écrite au cas où un directeur général me lirait), figuraient et figurent dans des dossiers noirs étiquetés :
« sureffectifs », « coûts à résorber », « postes à supprimer », « mutations d’office », « commercial ».

Quand, il y a une quinzaine d’années, un Ingénieur en Chef, chef d’un service où je travaillais s’est jeté du haut de l’escalier de la direction de Blagnac au sortir d’une réunion où il avait appris que son service était délocalisé à Nantes, ordre fut donné de nettoyer le sol de marbre rose où il s’était écrasé et de ne pas alerter la presse, de ne pas écrire un mot dans le journal d’entreprise.

Casser le thermomètre…. Feu vert pour les suicides à venir.

Puis, débarquèrent les marchands de « Cercles de qualités » attrape-nigauds qui nous vinrent du Japon après avoir été validés aux States. Une autre fumisterie abêtissante devant laquelle les ergonomes tordirent le nez mais qui s’imposa à raison de dizaines de milliers d’exemplaires dans l’entreprise. Coûteuses bulles de savon qui éclatèrent toutes à la vitesse de la lumière. Il n’en subsiste plus aucune.
Plus durable fut l’infantilisation manoeuvrière par les pin’s dont l’accrochage au revers de la veste des sans-grades et des décideurs donnant l’exemple, était preuve d’intégration dans la grande famille de France Télécom, donc de sa cohésion sociale.
Et de la supposée capacité des bons sauvages du bas, à qui on allait voler leur Statut, à se laisser éblouir par de la bimbeloterie.

Vinrent aussi les promoteurs de séminaires sans cravate, voire en short. Et en avant pour les jeux de rôles, les "brainstormings", les "papers-boards" savamment constellés de gommettes de couleurs variées, les tableaux blancs égayés de cercles, de carrés, de flèches, de post-its, d’arbres d’Ishikawa, de diagrammes de Pareto, autant de méthodes dont la possible valeur intrinsèque était instrumentalisée pour avaliser l’idée erronée qu’il n’est pas besoin d’un savoir sur l’homme pour résoudre les problèmes de l’homme au travail.
Le « bon sens » dont mon maître en ergonomie disait crûment qu’il est « la connerie unanimement partagée par un groupe homogène » suffisait. Les médias ne juraient-ils pas qu’en d’autres lieux, des « chirurgiens aux mains nues » opéraient de l’appendicite sans ouvrir les ventres et sans avoir fréquenté l’Académie de médecine ?
Des escrocs enjoués promettaient la lune, les décideurs naïfs regardaient le ciel, les ergonomes essayaient de mordre le doigt. Nous avons échappé de peu aux sauts à l’élastique et aux marches pieds nus sur les braises.
J’ai quitté cette maison quand le triomphe des charlatans planétaires était si patent qu’il me fallait partir ou me compromettre. D’autres ont dû rester qui ont étouffé leur spleen dans un nœud coulant.

J’extrais de mes archives un numéro spécial du journal « L’Autan » que le syndicat CGT des télécommunications de la Haute-Garonne avait édité pour dénoncer ces dérives en octobre 1990 (19 ans, déjà !).
On y lit que la direction sise à Blagnac venait de signer un contrat qui lui coûta de 2 millions de francs (304 898 euros) avec deux joyeux drilles, beaux parleurs qui se faisaient fort de modifier l’état d’esprit de 6000 agents en deux jours de stage.
En fait, les malins allaient former 20 animateurs de France Télécom qui auraient ensuite à appliquer la méthode aux autres avec les documents fournis (vendus !) : cassettes vidéo, transparents, stylo spécial (sic), un livre écrit par les deux génies et un test permettant en quelques réponses de se classer soi-même dans un des 4 types de personnalités existants (4, pas un de plus). Un syndicaliste curieux découvrit que cette merveille d’introspection moderne était déjà utilisée dans l’armée états-unienne en 1928.
Pour France Télécom, elle avait été rajeunie par l’adjonction d’un procédé de grattage, style « Tac au tac ».


Le contrat comportait une règle idiote à laquelle il était pourtant impossible de déroger, le directeur national, ayant grade d’Ingénieur Général, y veillant personnellement : les formations devaient avoir lieu hors de la région d’affectation des personnels. Des milliers d’agents, souvent « volontaires-désignés-d’office », parcoururent la France en tout sens, les Marseillais visitant Brest, les Bordelais fonçant à Strasbourg, les Lillois découvrant Bayonne. Le chassé-croisé entraîna la perte de dizaines de milliers d’heures de travail et des millions de francs de dépenses supplémentaires, nullement inutiles pourtant, auraient dit ceux qui pensaient que la mobilité forcée doit s’apprendre assez tôt afin que chacun accepte demain une mutation tous les trois ans avec un minimum de pendaison sur les lieux de travail.

Pendant ce temps, les ergonomes reculaient, toujours moins nombreux, toujours moins écoutés, toujours moins promis à une belle carrière. Le management camouflait sa brutalité croissante sous des gadgets clinquants, ruineux et superflus. Puis, le plus gros de l’opération de décervelage étant fait, on managea sans masque.
A la hussarde.

Il me souvient de ce jeune chef d’un service d’une cinquantaine d’agents et de cadres, bardé de diplômes, qui ne comprit pas qu’à son pot de début d’année, seules trois personnes étaient présentes : sa secrétaire et deux fayots (ou pétochards). Il alla pleurer dans le bureau de la psychologue affectée au management qui découvrit en l’interrogeant qu’il ne lui venait jamais à l’idée de saluer son personnel le matin. Il apprit par elle que cette perte de temps était malheureusement d’usage, ailleurs.

Je tiens de source sûre cette histoire d’un jeune cadre sup, arrivant en retard, essoufflé mais radieux dans la grande salle où se tenait un conseil de direction. Il s’excusa en annonçant qu’il rentrait de la maternité où sa femme venait d’accoucher.
Un ingénieur, éleveur de chevaux à ses heures perdues, lui rétorqua :
« Et alors ? Quand une de mes juments met bas, je n’arrive pas en retard. ». La réplique était assez vile pour que le directeur national lui lance un « Je vous en prie ! » outré.

Mais personne ne lui a sauté au collet pour le sortir de la pièce. Les futurs suicides s’alimentent de ces arrogances impunies et donc répétées. Un temps, regrettant mes anciens collègues, j’allais déjeuner avec eux au restaurant d’entreprise. Je n’entendais que lamentations, annonce de mutations non voulues, obligations de performances, tableaux d’activités à remplir, fiches d’évaluation individuelles, objectifs chiffrés, affectations de techniciens supérieurs à la vente de téléphones portables, craintes pour leurs primes, bon vouloir du N+1 pour l’avancement, détestation des décideurs.
Accablement et rêve de retraite.

Il me souvient aussi de ces cadres sup se croyant intouchables, jamais une grève, pas syndiqués, très impliqués, à qui la direction annonçait un beau jour que leur poste était supprimé, qu’ils devaient se trouver un « point de chute » et qui vivaient alors des mois entiers d’inactivité sur le lieu de travail, niés, humiliés. Chacun d’eux s’employait fébrilement à « se vendre », tremblant qu’on lui impose un poste à Hazebrouck ou à Triffouilly-Lez-Engelure, charmante localité qui n’offrirait pas d’emploi à son épouse et de lycée à ses enfants.
Partir ? Mourir ?

J’ai connu un cadre supérieur de 55 ans, chargé de famille, bien décidé à travailler encore 5 ans, acharné à donner satisfaction jusqu’à sacrifier des soirées et des week-ends, qui accompagna tous les changements sans lever un sourcil, qui ne broncha pas quand les premières victimes se plaignirent et que son chef convoqua un vendredi pour lui dire qu’il avait le droit de partir en préretraite et que ça serait bien qu’il le fasse.
Sur l’air de : « Me suis-je bien fait comprendre ? ».
Viré ! Fissa ! Car son allégeance ne suffisait pas à effacer l’essentiel : sur un listing, il était un pion sans visage, sans famille, sans âme et sans chair, une « unité » gonflant un total.

France Télécom aujourd’hui, c’est vingt ans d’incompétence hautaine, sûre d’elle et dominatrice, de cruauté, de morgue, d’ignorance crasse et revendiquée dans la gestion de femmes et d’hommes qui étaient fiers d’œuvrer pour le public.
Pour le pays.

Au bonheur de préserver le tissu rural en s’enfonçant dans la montagne pour aller installer un téléphone à « la petite mémé de l’Ariège » qui enlève la housse protégeant l’appareil quand les enfants pensent à l’appeler de la ville, s’est substituée la tâche roublarde de fourguer des contrats incompréhensibles, des forfaits téléphoniques non souhaités à de pauvres gens dont le pouvoir d’achat est en chute libre.
Parfois, des agents de France Télécom se lavent de ces souillures en se jetant dans un torrent.

Didier Lombard, le PDG, peut bloquer quelques-uns des engrenages meurtriers, embaucher des psychologues, dire à tous qu’il les aime. De son vivant, il ne réparera pas les dégâts.

Par effet d’hystérésis, le paquebot dont les machines sont stoppées continue sur sa lancée. Pour l’empêcher d’échouer, pour éviter le choc qui jettera des poignées de passagers par-dessus le bastingage, il faudrait faire machines arrière, toutes.


Et cela ne se fera pas, foi de Nicolas Sarkozy !
Foi de Martine Aubry !
Foi de privatiseurs ! Foi d’Union européenne !
Foi de Traité de Lisbonne !
Foi de Concurrence libre et non faussée !
Foi de CAC 40 !
Foi de FMI !

Ah ! qu’accède aux commandes une vraie gauche décidée à tenir tête aux susnommés, une gauche ayant dans son programme le respect de chacun, la reconnaissance des services rendus à la population et un chouïa d’amour, si le mot n’est pas devenu choquant dans les conseils d’administration et dans les ministères.


Maxime VIVAS

Par Jean Lévy
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