Pages d"écriture

Mardi 20 janvier 2015 2 20 /01 /Jan /2015 07:28

LE MAGAZINE ELECTRONIQUE

D'ACRIMED

 

Première journée de critique des médias 

 

Les assassinats récemment perpétrés à Paris sont des actes ignobles. L’attentat perpétré contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo est ignoble. Des journalistes assassinés et c’est la liberté de toute la presse qui est visée et, à travers elle, toutes les libertés.

La liberté de l’information est en danger quand des fanatiques, des dictatures ou des régimes autoritaires s’en prennent à elle.

Mais elle n’est pas en bonne santé quand les médias sont livrés à des actionnaires qui laissent se développer un journalisme précaire et à bas coûts, quand les chefferies éditoriales, particulièrement dans les grands médias audiovisuels, se satisfont d’un pluralisme anémié, quand des gouvernements, en France même, placent les journalistes sur écoute, abandonnent la presse écrite à son marasme, le secteur public de l’audiovisuel à son sous-financement, les médias libres et alternatifs à des formes de mendicité.

Devenus des « Charlie », des responsables politiques – ceux-là mêmes qui, habituellement, se désintéressent du pluralisme quand ils n’en sont pas les seuls bénéficiaires, plaident pour l’impertinence et la diversité. Devenus des « Charlie », les patrons des médias dominants se sont déclarés garants d’une liberté de la presse qu’ils confisquent à leur profit. Nous ne sommes pas dupes : 

 

La question des médias, c’est notre affaire ! 


Journée de la critique des médias,

 

samedi 31 janvier 2015



De 14 h à 21 h30,

à La Java,

105 Rue du Faubourg du Temple,

75010 Paris

(Métro Goncourt ou Belleville)



Avec la participation de : Attac, Bastamag, Ligue des Droits de l’Homme, SNJ, SNJ-CGT, Solidaires, Syndicat de la Magistrature, et de Gilles Balbastre, Pierre Carles, Serge Halimi, Henri Maler, Didier Porte, Mathias Reymond. 

Avec le soutien du Front de Gauche médias, du Nouveau Parti Anticapitaliste et du Parti de Gauche.

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Dimanche 18 janvier 2015 7 18 /01 /Jan /2015 07:50

Réveil Communiste

 

Mercredi 14 janvier 2015

Vu sur la page FB de Pasquale

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 14 janvier 2015 3 14 /01 /Jan /2015 07:22

Des images pour comprendre

13
Jan
2015

Luz : "Tout le monde nous regarde,

on est devenu des symboles"

 

Luz après l’incendie criminel qui a dévasté les locaux de Charlie Hebdo en 2011 (capture d’écran)

Une exécution collective a décimé la rédaction de Charlie Hebdo. Face à l’horreur, le slogan Je suis Charlie est devenu l’étendard de la liberté et de la résistance à l’obscurantisme. Luz, dessinateur emblématique de l’hebdo, prend la parole pour la première fois, au lendemain de la mort de ses amis et à la veille du grand rassemblement de dimanche.

Luz dessine à Charlie Hebdo depuis vingt ans. Il doit la vie au fait d’être né un 7 janvier, et d’être arrivé à la bourre pour la conférence de rédaction de l’hebdomadaire satirique. Il participe avec les autres “survivants” à la fabrication du numéro de Charlie Hebdo qui sortira le 14 janvier, et qui sera exceptionnellement tiré à un million d’exemplaires. Aujourd’hui, comme hier, il se rendra dans les locaux de Libération, qui abritent la rédaction, pour discuter des angles, des sujets, de la couverture. Avec d’autres dessinateurs, il ira croquer le grand rassemblement républicain de dimanche. Au lendemain de l’attaque terroriste qui a coûté la vie à ses amis, ses mentors, sa famille, Luz nous confie ses doutes, ses craintes et sa colère. Dévasté par le chagrin, il s’interroge sur la possibilité de dessiner encore après ce terrible 7 janvier 2015 et livre un témoignage à contre-courant. (This interview is also available in english)

La sortie de Charlie Hebdo mercredi prochain est devenu un enjeu national et politique. Comment vivre cette responsabilité dans ces terribles conditions ?

Luz – Quand j’ai commencé le dessin, j’ai toujours considéré qu’on était protégé par le fait qu’on faisait des petits Mickey. Avec les morts, la fusillade, la violence, tout a changé de nature. Tout le monde nous regarde, on est devenu des symboles, tout comme nos dessins. L’Humanité a titré en Une “C’est la liberté qu’on assassine” au dessus de la reproduction de ma couverture sur Houellebecq qui, même si il y a un peu de fond, est une connerie sur Houellebecq. On fait porter sur nos épaules une charge symbolique qui n’existe pas dans nos dessins et qui nous dépasse un peu. Je fais partie des gens qui ont du mal avec ça.

Qu’entends-tu par “charge symbolique” ?

En 2007, avec la publication des caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten, on était soit des provocateurs, soit des chevaliers blancs de la liberté de la presse. En 2011, quand les locaux ont été incendiés, on était de nouveau des chevaliers blancs. En 2012, à l’occasion de la sortie d’un film complètement con sur les musulmans (L’Innocence des musulmans), on dessine Mahomet à l’intérieur de Charlie, comme d’habitude. On redevient alors de dangereux provocateurs qui font fermer des ambassades et terrorisent les Français de l’étranger. Les médias ont fait une montagne de nos dessins alors qu’au regard du monde on est un putain de fanzine, un petit fanzine de lycéen. Ce fanzine est devenu un symbole national et international, mais ce sont des gens qui ont été assassinés, pas la liberté d’expression ! Des gens qui faisaient des petits dessins dans leur coin.

Tu veux dire que la nature de la caricature a changé ?

Depuis la publication des caricatures de Mahomet, la nature irresponsable de la caricature a progressivement disparue. Depuis 2007, nos dessins sont lus au premier degré. Des gens ou des dessinateurs, comme Plantu, estiment qu’on ne peut pas faire de dessins sur Mahomet à cause de leur visibilité mondiale liée à Internet. Il faudrait faire attention à ce qu’on fait en France parce qu’on peut faire réagir à Kuala Lumpur ou ailleurs. Et ça, c’est insupportable.

Pourquoi ?

Depuis 2007, Charlie est regardé sous l’angle de la responsabilité. Chaque dessin a la possibilité d’être lu sous l’angle d’enjeux géopolitique ou de politique intérieure. On met sur nos épaules la responsabilité de ces enjeux. Or on est un journal, on l’achète, on l’ouvre et on le referme. Si des gens postent nos dessins sur Internet, si des médias mettent en avant certains dessins, ce sont leur responsabilité. Pas la nôtre.

Sauf que c’est absolument l’inverse qui se passe.

On doit porter une responsabilité symbolique qui n’est pas inscrite dans le dessin de Charlie. A la différence des anglo-saxons ou de Plantu, Charlie se bat contre le symbolisme. Les colombes de la paix et autres métaphores du monde en guerre, ce n’est pas notre truc. On travaille sur des points de détails, des points précis liés à l’humour français, à nos analyses de petits Français.

Des dessins parfois crasses ou punk…

Parfois cucul la praline, parfois craspouille, punk effectivement. Parfois c’est raté, parfois c’est juste beau. Charlie est la somme de personnes très différentes les unes des autres qui font des petits dessins. La nature du dessin changeait en fonction de la patte de son dessinateur, de son style, de son passé politique pour les uns, ou artistique pour les autres. Mais cette humilité et cette diversité de regards n’existent plus. Chaque dessin est vu comme si il était fait par chacun d’entre nous. Au final, la charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillé : détruire les symboles, faire tomber les tabous, mettre à plat les fantasmes. C’est formidable que les gens nous soutiennent mais on est dans un contre-sens de ce que sont les dessins de Charlie.

Vous êtes devenus les étendards de l’unité nationale.

Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation. Il est utile à Marine Le Pen pour demander la peine de mort. Le symbolisme au sens large, tout le monde peut en faire n’importe quoi. Même Poutine pourrait être d’accord avec une colombe de la paix. Or, précisément, les dessins de Charlie, tu ne pouvais pas en faire n’importe quoi. Quand on se moque avec précision des obscurantismes, quand on ridiculise des attitudes politiques, on n’est pas dans le symbole. Charb, que je considère comme le Reiser de la fin du XXe siècle et du début du XXIe, parlait de la société. Il dessinait ce qu’il y avait sous le vernis, des gens avec un gros nez, un peu moches. Là, on est sous une énorme chape de vernis et ça va être difficile pour moi.

C’est-à-dire ?

Est-ce vraiment le moment de faire Charlie alors qu’on est dans l’émotion ? Est ce opportun de le faire vite pour répondre à la symbolique de l’attentat ? Ce sont des questions que je pose. Répondre à la symbolique par la symbolique, ce n’est pas Charlie. Cette nuit, j’ai pensé à un dessin que je ne ferais certainement pas : une trace sur le sol pour montrer l’emplacement des victimes, avec une lunette dans un coin et juste une bulle qui dit “hahaha”, le tout sur fond noir. Ce n’est pas une super idée, parce que c’est l’idée que la symbolique m’impose.

La question que tu poses c’est “comment encore dessiner après ça?”

Oui. Et après ça, comment dessiner dans ce cadre-là. Dans ce Charlie fantasmé qui nous submerge.

Comment continuer Charlie Hebdo ?

La suite va être compliquée. Pour toutes les raisons que je viens de te donner et parce qu’on va être obligé de travailler sans les personnalités graphiques, politiques, éthiques et militantes de Charb, Tignous, Honoré et de tous les autres. Dans les moments difficiles où nous étions piégés par le fantasme de l’irresponsabilité, on s’en répartissait la charge. Aujourd’hui, reste Catherine, Willem, Coco et moi (et Riss blessé à l’épaule). Comment va-t-on se dépatouiller pour dépasser cette injonction symbolique avec quatre styles ? (Jul, qui avait quitté Charlie, les a rejoints pour participer au prochain numéro). Des gens nous proposent des dessins gratos. Mais est-ce qu’ils seront dans l’esprit Charlie ? L’esprit actuel existe depuis 22 ans. Ce journal existe grâce à la somme de ses personnalités.

As-tu toujours pensé qu’il fallait caricaturer le prophète ou, à un moment, as-tu eu le sentiment qu’un piège était en train de se refermer sur vous ?

Ce qui est marrant, c’est qu’on a continué à caricaturer Mahomet après 2007. Après la triple polémique 2007, 2011, 2012, Charb et Zineb El-Rhazoui ont même publié La vie de Mahomet en deux tomes. Cela n’a fait aucun bruit. On avait gagné. Charb voulait aller au bout de ce projet, droit dans ses chaussures de trekking (rires) et ses pantalons militaires tout moches qu’il aimait. Charb estimait qu’on pouvait continuer à faire tomber les tabous et les symboles. Sauf qu’aujourd’hui, nous somme le symbole. Comment détruire un symbole qui est soi-même ?

Je ne sais pas.

Moi non plus. Je ne trouverais pas la réponse cette semaine et je ne suis pas sûr de la trouver un jour. Nous allons sortir Charlie. Je vais me forcer. Je vais penser aux copains morts, mais qui ne sont pas tombés pour la France ! Aujourd’hui, on a l’impression que Charlie est tombé pour la liberté d’expression. Nos copains sont juste morts. Nos copains qu’on aimait et dont on admirait tellement le talent.

Jeannette Bougrab, la compagne de Charb, très émue, a estimé sur BFMTV qu’ils méritaient d’entrer au Panthéon.

Charlie c’est l’inverse. Et puis ça n’a pas changé grand chose pour Marie Curie d’entrer au Panthéon.

Cela fait une belle cérémonie…

Je n’étais pas à la manifestation spontanée du 7 janvier. Des gens ont chanté la Marseillaise. On parle de la mémoire de Charb, Tignous, Cabus, Honoré, Wolinski : ils auraient conchié ce genre d’attitude. Les gens s’expriment comme ils veulent mais il ne faut pas que la République ressemble à une pleureuse de la Corée du Nord. Ce serait dommage.

J’imagine que tu veux croquer le rassemblement de demain à cause de ce genre de considération ?

Je ne sais pas ce que ça va donner. On ne va pas en reportage avec ses a priori, on ressent et on fait avec ce qu’il y a. Il y aura certainement des belles choses, des pleurs, des joies et peut être des absurdités. En même temps, cela montrera le changement de nature de Charlie : ces gens qui nous soutiennent maintenant qu’on est mort, qui ne nous ont pas toujours lu, pas toujours suivi. Je ne leur en veux pas. On n’était pas là pour convaincre l’ensemble de la population.

En novembre dernier, Charb avait lancé un appel à souscription pour sauver Charlie. Vous étiez bien seuls…

On était tout seuls depuis un petit moment. Depuis la troisième affaire liée à Mahomet. Toutes ces histoires ont créé tellement de fantasmes sur la dangerosité de l’athéisme de Charlie, son islamophobie. On était juste de joyeux incroyants. Tous ceux qui sont morts étaient de joyeux incroyants. Et là, ils sont nulle part. Comme tout le monde.

Qu’est ce que tu penses du fait que Manuel Valls n’a pas convié Marine Le Pen au “rassemblement républicain” de demain ?

Je m’en branle.

Est ce que tu as l’impression qu’on essaie de récupérer Charlie ?

Honnêtement, qu’est ce que tu veux récupérer ? Après, il y a ce grand élan. Mais dans un an, que restera-t-il de ce grand élan plutôt progressiste sur la liberté d’expression ? Est ce qu’il va y avoir des aides à la presse particulières ? Est ce que des gens vont s’opposer à la fermeture des journaux ? Des kiosques ? Est ce que les gens vont acheter des journaux ? Que restera-t-il de cet élan ? Peut-être quelque chose. Mais peut-être rien.

Comment allez vous travailler ?

On va continuer à faire nos bonshommes. Notre boulot de dessinateur est de mettre le petit bonhomme au coeur du dessin, de traduire l’idée qu’on est tous des petits bonhommes et qu’on essaie de se démerder avec ça. C’est ça le dessin. Ceux qu’on a tué étaient juste des gens qui dessinaient des bonhommes. Et aussi des bonnes-femmes.

Et c’est beaucoup demander à des petits bonhommes de sauver la République ?

Exactement.

Propos recueillis par Anne Laffeter.

Source : Les Inrocks

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 13 janvier 2015 2 13 /01 /Jan /2015 08:02

COMITE VALMY
          

 

           12 morts dans une attaque dans les locaux de Charlie Hebdo -

par Al Manar
             Avec une note du Comité Valmy
             http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5462

             L’euro : une proposition indécente -

De Yanis Varoufakis
             http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5445

             Pour la Commission européenne : l’appartenance à la zone euro est « irrévocable »

...Par Charles de Gaulle : "Je suis couillonné, eh bien, voilà, je fous le camp ! " 

             http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1899

             Navalny, c’est Sourkov, c’est l’entourage de Medvedev, ce sont les libéraux du pouvoir.

par Valeri Korovine
             http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5443

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Lundi 12 janvier 2015 1 12 /01 /Jan /2015 06:33

 

 
10 
User nos semelles sur le froid macadam pour cautionner les chefs d’Etat européens...

Ah bon ! Quelle liberté de la presse ?

Jacques-Marie BOURGET

La suite de l’attentat contre Charlie Hebdo est comme une deuxième mort. Quand, face aux caméras de télévision, on ne trouve rien de mieux que Caroline Fourest et Philippe Val pour défendre la liberté de la presse, c’est qu’elle-même a décampé.

 

 

L’attentat de Richard Lenoir n’en est pas seulement un contre un hebdomadaire et ses héros, il en cache un autre, celui qui fait crier des dizaines de milliers de français venus dans la rue pour défendre la « liberté de la presse ».

Quelle liberté ?

Celle de Dassault, de Lagardère, de Bergé, Pigasse et Niel, celle de Drahi ou Rothschild, de Pinault ou d’Arnaud ? Les hommes au bon cœur, en sortant de chez eux pour manifester la haine qu’ils éprouvent pour les ennemies de la liberté, n’ont pas imaginé qu’en allant ainsi user leurs semelles sur le froid macadam, ils cautionnaient le système. Celui qui fait que la presse est moribonde, étouffée par ses mensonges, par ses oublis, par ses réseaux et de son peu de goût pour cette maxime venu des États Unis, mais qui me plait quand même : le journaliste est là pour réconforter les faibles et affliger les puissants.

Le pompon, comme le cordon du poêle que l’on doit tenir en ce jour de deuil, c’est le débarquement de Sarkozy à l’Élysée. Sarko is back, la belle image. Sorti du bavardage inutile avec Hollande, de son moment de connivence entre professionnel de la politique, on a pu entendre le nouveau président de l’UMP dauber sur « le système de sécurité français qui n’est pas adapté ». Il faut oser. Qui a organisé l’islam de France autour de l’UOIF au point que ce chef d’œuvre vient d’être couché par les Émirats Arabes Unis sur la liste des organisations terroristes ?

Qui a soufflé sur le feu en Syrie avant de semer le chaos en Libye pour en faire deux nouvelles patries du djihad ?

Principalement Sarkozy et ses compères du Qatar.

Après la tuerie de Charlie le temps est venu, non point d’ouvrir les prisons et de donner plus des fusils aux gendarmes. Le temps est venu d’un mea culpa. Il faut qu’un tribunal international juge tous les politiciens, essentiellement ceux de Washington, de Ryad et de Doha, qui ont inventé et nourri le djihad et son esprit, celui qui nous frappe aujourd’hui. Rappelons nous combien Ben Laden était un gentil garçon quand, aux côtés de la CIA, il se battant en Afghanistan contre les soviétiques.

Rappelons-nous l’indifférence occidentale aux tueries perpétrées en Algérie par les sbires du GIA, dès qu’ils sont rentrés au pays leur campagne afghane terminée. Rappelons-nous que les États-Unis refusent toujours de publier 28 pages du rapport officiel sur les attentats du 11 septembre. Feuillets qui mettent en cause la complaisance de l’Arabie Saoudite pour les guérilleros ailés de Manhattan.

Peine perdue, demain nous passerons le micro à des Zemmour ou des Houellebecq puisqu’il semble que ce soit avec ces remèdes que les médias, et ceux qui les possèdent, entendent faire rendre gorge aux mahométans tout en sauvegardant la liberté de la presse.

Jacques-Marie Bourget

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Samedi 10 janvier 2015 6 10 /01 /Jan /2015 14:17

2322 BRN43 1

 

Dans le n°43, notamment :

Editorial : Pas plus que l'Italie, l'Irlande, la Belgique ou la Grèce, la France n'est plus un pays libre puisqu'elle est membre de l'UE

Récit : La zone euro s'enfonce dans la stagnation économique, notamment du fait de la surveillance budgétaire pilotée par Bruxelles

 

Analyse : Les dirigeants européens tentent d'accompagner l'austérité par une relance des investissements, et pourraient être tentés par l'expansion monétaire

 

Focus : des résistances se dessinent dans plusieurs pays, tandis qu'en Grèce, la perspective d'élections en janvier inquiète la Commission

 

Entretien : Pour Philippe Cordat, dirigeant de l'Union régionale CGT-Centre, la crise actuelle de la centrale de Montreuil remonte notamment à l'adhésion de celle-ci à la CES

 


Document BRN paru dans le n°25 :
une contribution à la réflexion et au débat sur l'intégration européenn
e

 

 

 

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Samedi 10 janvier 2015 6 10 /01 /Jan /2015 07:07
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Vendredi 9 janvier 2015 5 09 /01 /Jan /2015 07:15

 

Le Point 

Publié le 07/01/2015 à 14:29

Le dernier numéro en date du 7 janvier

faisait sa une

sur les "prédictions" de Michel Houellebecq

et brocardait largement

les djihadistes islamistes.

 

"Charlie Hebdo" : Houellebecq et djihadistes au sommaire du dernier numéro 

 

"En 2015, je perds mes dents, en 2022, je fais Ramadan. La victime de la mythique ironie acide des unes de Charlie Hebdo était cette semaine l'écrivain Michel Houellebecq, et son roman Soumission. Luz ouvrait le numéro de la semaine avec les prophéties pour le XXIe siècle du mage Houellebecq, comparé à un Illuminati pour ses prévisions de cartomancien : DSK rejoint Raël et l'État islamique fera son entrée dans l'Europe en 2036. "Domination", titrait Bernard Maris dans son éditorial. "Supprimez la police quelques jours, et vous verrez que la crainte de Dieu n'empêchera pas grand-chose...", écrivait-il sans s'imaginer aussi dramatiquement prophétique.

 

En page 7, l'un des derniers dessins de Charb, qui fait partie des caricaturistes victimes de ce carnage, était encore plus prophétique : "Toujours pas d'attentats en France : attendez, on a jusqu'à la fin janvier pour présenter ses voeux", faisait-il dire à un djihadiste armé d'une kalachnikov...

 

 

En page 10, ce sont les voeux du leader de l'autoproclamé État islamique, Al Baghdadi, que la rédaction de Charlie Hebdoimaginait : "Et surtout la santé !" Des caricatures à rapprocher des propos militants des terroristes rapportés par les témoins de l'attaque. 

Déjà menacé par le passé pour avoir publié des caricatures de Mahomet, le journal satirique publiait aussi dans son dernier numéro en kiosque le 7 janvier, sous la plume de Willem, une autre caricature se moquant des décapitations pratiquées par les militants islamistes en Irak : "Les jeunes aiment le djihad." Tignous, qui fait lui aussi partie des victimes, illustrait l'une des dernières pages de ce numéro, qui se moquait quant à elle de la religion catholique et titrée "Celui qui croyait à Jésus et celui qui n'y croyait pas". 

Quant à Cabu, également tué lors de cet attentat, et qui collaborait depuis des décennies tant auCanard enchaîné qu'à Charlie Hebdo, on peut retrouver ses dernières cases sur les voeux de François Hollande et, en dernière page de ce numéro, un de ses derniers dessins caricaturant Houellebecq parmi "Les couvertures auxquelles vous avez échappé". La dernière de toutes était, encore, signée Charb : "Scandale, Allah a créé Houellebecq à son image."
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Lundi 5 janvier 2015 1 05 /01 /Jan /2015 11:33

 

vu-entendu-TV

 

Chers tous,

Comme chacun de nous, j'ai suivi, pour ma part sur France 2, l'odyssée de ce cargo grec, rempli d'émigrants (surtout syriens), auxquels des passeurs avaient exigé des sommes allant de 2000 à 6000 dollars (ce qui est énorme pour la Syrie) pour les embarquer sur des cargos, les entasser comme des légumes avariés - et prendre la poudre d'escampette.

Et, comme chacun de nous, j'ai également appris, par France 2, que l'entreprise américaine Uber (qui assure, à Paris, des prestations de taxi sans l'être) avait, dans la nuit de la Saint-Sylvestre, facturé des courses de 16 km à des tarifs allant de 170 à 230 euros.

Remarque 1. J'ai entendu dire, par tous les journalistes, que les passeurs étaient des négriers, des mafieux, des criminels, mais je n'en ai entendu aucun dire la même chose des patrons de l'entreprise Uber - qui modulaient leurs tarifs en fonction du besoin qu'avaient leurs clients de rentrer chez eux à 2 h ou 3 h du matin, quand il n'y avait plus ni métro ni bus. Ce qui tendrait à montrer (de façon tellement criante qu'on la dirait caricaturale) que l'ultralibéralisme et le banditisme fonctionnent sur le même principe, celui de l'exploitation de la détresse.

Remarque 2. L'entreprise Uber, pour sa défense, allègue qu'elle avait prévenu ses clients sur son site web (donc qu'ils faisaient appel à elle en toute connaissance de cause, et - donc aussi - qu'ils n'avaient pas à se plaindre). Ce genre de justification est typique, à deux égards, de l'hypocrisie et du pharisaïsme du fonctionnement de la société libérale avancée :


Celui qui déguise la nécessité en liberté. Par exemple, lorsque je disais, à un interlocuteur de droite que certaines caissières d'hypermarché, dans la région parisienne, étaient astreintes à des horaires égrenés (par exemple 2 h en début de matinée, puis 1 h 30 vers midi, puis 1 h vers 16 h, puis de nouveau 1 h 30 en fin de journée), ce qui faisait qu'elles avaient 6 h de travail effectif, mais que la longueur des trajets ne leur permettant pas de rentrer chez elles dans les intervalles, pour ces 6 h de travail, elles étaient forcées d'être sur place durant 10 ou 11 h. Et cet interlocuteur m'avait répondu : "Mais elles sont toujours libres de refuser !". Mais quelle liberté y a-t-il lorsqu'il il y a 12 % de chômage et qu'on n'a rien d'autre comme offre ou comme possibilité ?


Celui qui se réfugie derrière le formalisme d'une décision. Ici c'est : "On ne vous a pas pris en traître, on vous a prévenus". Mais c'est exactement le même type d'argutie qu'a osé produire récemment Patrick Kron, le PDG d'Alstom, lorsqu'il a dit avoir droit à sa "prime de Noël" [sic] de 4 millions d'euros. Il a dit : "C'est parfaitement légal, car le conseil d'administration me l'a votée en toute régularité !" [Rappelons, pour mémoire, qu'en 2013 Patrick Kron avait touché, pour l'année, 1 130 000 euros de rémunération fixe - donc hors bonus et primes - ce qui fait 94 167 euros par mois, et rien qu'avec ce salaire, il peut se payer plus d'une boîte de chocolats...].


Je vous saurais gré de vos remarques, compléments, rectifications et critiques...

Et je vous souhaite une bonne et heureuse année 2015 !

Bien à vous

 Philippe Arnaud,

AMD Tours
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    Lundi 5 janvier 2015 1 05 /01 /Jan /2015 11:28

    commun-affiche2

    IC-152-janvier2015.jpg

     

     

    SOMMAIRE :

    Pages 4-5 : Camouflet cubain pour l'Oncle Sam. Une fondation allemande s'est donné le nom d'un criminel de guerre nazi !

    Pages 6-7 : C.G.T. et F.S.U., éviter le naufrage !

    Pages 8-9 : Poursuite de la fascisation ou nouveau C.N.R. ?

    Pages 10-11 : La France, zone calme dans l'Europe des grèves !

    Pages 12-13 : Il y a soixante-dix ans, le pacte franco-soviétique. Les Le Pen et la torture, une constante.

    Pages 14-15 : Entretien avec un responsable M.J.C.F.. La révolution est-elle soluble dans l'U.E. ?


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