Pages d"écriture

Mardi 23 septembre 2014 2 23 /09 /Sep /2014 07:45

 

 

Domenico Losurdo (1941), Docteur en philosophie, Professeur de l’Université d’Urbino

(Italie), est l’auteur de nombreux ouvrages d’histoire des idées politiques.

 

Sont notamment parus en français

Contre-histoire du libéralisme (La Découverte),

Critique de l’apolitisme. La leçon de Hegel d’hier à nos jours (Delga),

Staline, histoire et critique d’une légende noire (Aden),

Fuir l’histoire. La révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui

(Delga / Le Temps des Cerises),

Nietzsche philosophe réactionnaire (Delga),

Démocratie ou bonapartisme (Le Temps des Cerises),

Le Péché originel du xxe siècle (Aden),

Le Révisionnisme en histoire (Albin Michel),

Hegel et la catastrophe allemande (Albin Michel),

Hegel et les libéraux (PUF),

Heidegger et l’idéologie de la guerre (PUF).

 

 

Chez les éditions Delga

le-langage-de-l-empire-domenico-losurdo

fuir-l-histoire-nietzsche-philosophe-reactionnaire

critique-de-l-apolitisme

 

 

l-humanite-commune-stefano-g-azzara

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 23 septembre 2014 2 23 /09 /Sep /2014 07:39

Se révolter si nécessaire

 

dans la collection
« Mémoires sociales »

 
couverture
Howard Zinn
Se révolter si nécessaire
Textes & discours (1952-2010)

Parution : 15/09/2014 

ISBN : 9782748902068

Format papier
516 pages (12 x 21 cm) 26.00 € 

Au sommaire :

Zinn
Qu’est-ce que l’histoire radicale ?
Les historiens pendant la guerre froide
Archives, secret défense et intérêt public
Christophe Colomb et la civilisation occidentale
La Grève des mineurs du Colorado (1913–1914)
Trois guerres saintes
Le libéralisme agressif
Sur le patriotisme
Hiroshima
Les limites du New Deal
L’affaire Sacco et Vanzetti
Le crime de la punition
La mystique du Sud
Les Freedom Schools
Nouveaux abolitionnistes et stratégies d’action
Le marxisme et la nouvelle gauche
Témoignage au procès Ellsberg
Les marines et l’Université
L’entreprise meurtrière de Dow Chemical
Barons voleurs
Victoire en justice des saboteurs de Camden
L’action directe contre la guerre du Vietnam
La vieille manière de penser
Que faisons-nous en Irak ?
La fièvre électorale
Hommage à Kurt Vonnegut
Se révolter si nécessaire

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Dimanche 21 septembre 2014 7 21 /09 /Sep /2014 07:33

Réveil Communiste

 

 

Vendredi 19 septembre 2014

 

Nous connaissons les larmes et le sang qu’ont coûtés les projets de transformation du monde par la guerre ou la révolution. À partir de l’essai publié en 1921 par Walter Benjamin, la philosophie du axe siècle s’est engagée dans la « critique de la violence » même quand celle-ci prétend être « un moyen pour de justes fins ».

Mais que savons-nous des dilemmes, des « trahisons », des désillusions et des véritables tragédies auxquels s’est heurté le mouvement qui s’est inspiré de l’idéal de la non-violence ? 

Domenico Losurdo parcourt une histoire fascinante:

des organisations chrétiennes qui, au début du xixe siècle, se proposent aux états-Unis de combattre de façon pacifique le fléau de l’esclavage et de la guerre, jusqu’aux acteurs des mouvements qui, soit par passion, soit par calcul, ont agité le drapeau de la non-violence : Thoreau, Tolstoï, Gandhi, Martin Luther King, le Dalaï Lama et les récents inspirateurs des «révolutions colorées».

 

La non-violence, une histoire démystifiée

DOMENICO LOSURDO

Prix : 20 euros

Référence : 978-2-915854-67-1

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 19 septembre 2014 5 19 /09 /Sep /2014 07:31

Blog d'Olivier Berruyer

16
Sept
2014

Propagande ordinaire à Libération :

Irina, pro-Kiev, torturée par les rebelles et tabassée par les habitants

 

(Libération 7 septembre) 

Rédacteur AFP (!!!)

Les séparatistes prorusses l’ont d’abord torturée, puis l’ont exhibée en plein centre de leur bastion de Donetsk où des femmes lui ont donné des coups de pied, ont écrasé des tomates sur son visage. Le crime d’Irina ? Etre pro-Kiev.

Irina Dovgan, une blonde svelte et souriante de 52 ans, raconte à l’AFP son calvaire de quatre jours qui a pris fin lorsque des journalistes étrangers l’ont aperçue à Donetsk, donnant à son histoire un retentissement international.

Portant un t-shirt imprimé «Dieu merci je suis Ukrainienne» offert par une télévision ukrainienne, cette esthéticienne reçoit dans un appartement d’amis à la périphérie de Kiev où elle s’est réfugiée.

Le 24 août, jour de l’Indépendance de l’Ukraine, une dizaine d’hommes débarquent dans sa maison à Iassynouvata, près de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine.

- «Agente des forces punitives» -

Cagoule sur le visage, elle est accusée de guider les tirs d’artillerie pour l’armée ukrainienne et emmenée dans un QG séparatiste à Donetsk.

«Ils tiraient près de mon oreille au point de me rendre pratiquement sourde. Ils me racontaient en détail comment ils allaient me violer en groupe. Ils me frappaient à coups de poing, avec leurs pieds et les crosses de leurs armes», énumère Mme Dovgan, dont un avant-bras et une hanche portent toujours deux gros hématomes, une semaine après sa libération.

«Je me traînais sur le sol et les suppliais de ne pas me toucher», se souvient Irina.

«Puis ils m’ont montré une photo de ma fille de 15 ans en disant +Combien d’hommes va-t-elle supporter avant de crever, à ton avis? Une quarantaine, une soixantaine?+»

Selon Amnesty International qui a publié un rapport dimanche, séparatistes prorusses mais aussi milices ukrainiennes agissant au côté des forces gouvernementales se sont rendus coupables dans l’est de l’Ukraine de crimes de guerre, dont des enlèvements et actes de torture.

Après le passage à tabac, les tortionnaires d’Irina menacent de l’attacher sur la ligne de tir de l’artillerie ukrainienne, enveloppée dans le drapeau ukrainien.

«J’ai pensé +Dieu merci, je serai simplement tuée+», se souvient-elle.

Mais ils changent d’avis et Irina se retrouve dans le centre de Donetsk, drapeau ukrainien jaune et bleu sur les épaules et une pancarte «agente des forces punitives, elle tue nos enfants» sur la poitrine. Des hommes l’insultent, des jeunes se prennent en photo avec elle en arrière-plan. Mais ce sont les femmes qui s’acharnent le plus.

- «Sauvages» -

«Une femme a dit à son mari d’arrêter la voiture. Elle a sorti des tomates du coffre et les a jetées sur moi, puis elle en a écrasé plusieurs sur mon visage. Une septuagénaire m’a frappée au dos et à la tête avec son bâton», raconte Irina.

Une jeune femme lui donne un coup de pied.

C’est à ce moment-là que des journalistes étrangers aperçoivent Irina. Les photos de cette scène publiées par le New York Times suscitent une forte émotion en Ukraine et à l’étranger.

C’est visiblement ce qui sauve Irina, qui se croyait déjà condamnée à mort.

Le lendemain, un chef rebelle la convoque pour lui dire qu’il n’avait rien à lui reprocher et que ses tortionnaires ont été punis. Elle est libérée.

Originaire de Iassynouvata, une petite ville près de Donetsk, Mme Dovgan est l’une des rares à avoir affiché ouvertement sa position pro-ukrainienne dans cette région en proie à une insurrection armée prorusse.

Elle a refusé de quitter sa maison malgré les combats. «Dans toutes les guerres, quand les libérateurs arrivent, il y a ceux qui les accueillent avec un drapeau. Et là, mon destin est d’accueillir les nôtres+», pensait-elle avant son enlèvement.

Pendant deux mois, elle collecte des donations pour acheter des produits alimentaires, médicaments, uniformes et cigarettes aux soldats ukrainiens. Des photos de ces achats découvertes sur sa tablette numérique se sont transformées en principale pièce à conviction contre elle.

Pendant sa captivité, sa maison à Iassynouvata a été pillée et endommagée par des éclats d’un obus. Irina ne sait pas si elle va pouvoir retourner chez elle un jour. Sa famille, assez aisée financièrement, a tout perdu.

«Des amis nous ont dit de ne plus y mettre les pieds si on ne veut pas se faire tuer sur place», dit-elle.

Alors que le gouvernement ukrainien espère avoir négocié un cessez-le-feu durable avec les rebelles, Irina met en garde contre toute tentative d’accord avec eux.

«Ce n’est pas la peine de croire qu’on peut trouver un accord avec les rebelles, les appeler au bon sens. Ces gens n’ont pas de lois, pas d’honneur ou de pitié. Ce sont des sauvages».

Source : AFP, Libération, 7/9/2014
AFP

Ukraine: Irina, pro-Kiev, torturée par les rebelles et tabassée par les habitants

(Libération 12 septembre) « Ils m’ont prise par les cheveux, et l’enfer a commencé »

Rédacteur Hélène DESPIC-POPOVIC

(5 jours plus tard, la deuxième couche – c’ets vraiq ue la première photo n’allait pas du tout)

TÉMOIGNAGE – Irina Dovgan, une esthéticienne ukrainienne de 52 ans, raconte comment elle a été torturée par des séparatistes prorusses à Donetsk.

«Madame, vous êtes devenue la nouvelle star d’Internet.» C’est en entendant ces mots qu’Irina Dovgan, une esthéticienne pro-Ukraine, torturée puis presque lynchée sur la place publique à Donetsk, a compris qu’elle allait survivre, que l’image prise la veille par ce photographe barbu «à l’air intelligent»,alors qu’elle était livrée à la vindicte de gens qui étaient convaincus «sans avoir besoin de preuves»qu’elle était une criminelle, lui avait sauvé la mise. Le soir même, ses geôliers lui apportaient de la nourriture pour la première fois depuis quatre jours. Le lendemain, elle était libérée, et le surlendemain, elle regagnait Marioupol où elle retrouvait sa famille, avant de partir pour Kiev, la capitale ukrainienne, où elle et son mari ne sont plus que deux chômeurs déplacés de plus.

C’est à Kiev, où elle a été accueillie gratuitement par un couple de petits entrepreneurs, dans une maison avec jardin située dans une banlieue plutôt cossue, qu’Irina, une blonde élancée de 52 ans, fragile dans ses vêtements noirs, raconte comment elle a cru mourir et comment elle a été sauvée par des journalistes étrangers. Irina est une personne simple, typique de cette classe moyenne qui à l’Est ne soutient pas les rebelles de la DNR, la république autoproclamée de Donetsk, mais le pouvoir central de Kiev. Elle prodigue des soins esthétiques à des clients privés dans un petit appartement que lui a légué sa mère dans sa ville natale de Iassinouvata. Son mari est ingénieur en construction, ils ont une fille de 15 ans. Tout leur argent passe dans la maison qu’ils ont «construite et embellie pendant vingt ans». Irina a voyagé. En mars, alors que les rapports se tendaient à Donetsk entre pro-européens et prorusses, elle était allée en France, près de Bordeaux, faire un stage chez un fabricant de produits cosmétiques qu’elle utilise dans son travail. Elle était revenue de France avec des bouteilles de vin et du foie gras. Elle voulait inviter ses amis pour faire un bon repas, mais la situation s’était encore compliquée et la rencontre était sans cesse repoussée à des jours meilleurs.

« Ce n’était qu’une illusion »

En avril, des groupes armés prennent Slaviansk et Kramatorsk. L’effervescence règne à Donetsk. La région bascule dans la guerre. Mais Iassinouvata, une petite ville collée à Donetsk, reste calme. «Les gens disaient que le maire versait de l’argent à la DNR pour qu’elle ne s’installe pas. Il n’y avait pas de blokposts (ces barrages tenus par des hommes armés, ndlr). Au marché, les femmes disaient : “bravo à notre maire, il nous a épargné bien des tourments”. Mais ce n’était qu’une illusion.»

Vers le 10 août, dit-elle, les rebelles – elle dit les «terroristes» – sont «arrivés par centaines». Irina avait espéré que l’armée ukrainienne, qui n’était plus qu’à 6 kilomètres de Iassinouvata, allait arriver la première, et qu’«on resterait en territoire ukrainien». «La ville s’était divisée, et je ne cachais pas mes opinions. Dans mon milieu, les gens étaient pro-européens et avaient comme moi soutenu le Maïdan»(les manifs anti-Ianoukovitch de l’hiver à Kiev, ndlr). Aussi, quand l’armée ukrainienne campe à proximité, Irina commence à apporter de la nourriture et des vêtements neufs aux soldats. Elle se lie avec des blogueuses pro-Kiev, ramasse de l’argent autour d’elle pour acheter des draps, des médicaments, des uniformes. Elle se sent d’autant sereine que son mari et sa fille ont quitté Iassinouvata pour Marioupol, le grand port du sud de la région, sous contrôle loyaliste. «J’avais collecté 16 000 grivnias (1 000 euros) pour acheter des uniformes. Alors j’ai pris des photos pour montrer aux gens que leur argent allait bien là où ils le voulaient, qu’il n’était pas détourné mais utilisé à bon escient.»

Toutes ces photos sont restées dans sa tablette. Ce sont elles qui vont causer le malheur d’Irina. Elle montre une photo où on la voit avec des soldats ukrainiens qui commencent à enfiler ces nouveaux uniformes. «Je me rendais compte que cette tablette était compromettante. Alors je l’ai enveloppée dans des chiffons et je l’ai donnée à une connaissance qui quittait la ville pour Marioupol. Mais cet homme a été arrêté par des miliciens de la DNR qui ont saisi sa voiture. Le lendemain, ils ont trouvé la tablette, vu les photos de mes livraisons aux soldats ukrainiens, retrouvé le conducteur, l’ont tabassé jusqu’à ce qu’il leur donne mon adresse. Alors ils sont venus me chercher.»

«Ils ont arraché mon soutien-gorge»

Irina est arrêtée comme si elle était une dangereuse terroriste. C’était le 23 août, la veille du jour anniversaire de l’indépendance ukrainienne. «Ils sont venus à trois voitures, bourrées d’hommes armés de fusils automatiques. Ils croyaient que je cachais des soldats ukrainiens. En fait, j’étais seule, en train de m’occuper de mes fleurs.» Le premier jour, Irina, qu’on emmène au 3e étage d’une immeuble inconnu de Donetsk, a affaire à des enquêteurs «très polis». «J’ai appris plus tard que c’était une tactique d’interrogatoire: bon flic, mauvais flic». Ils l’interrogent sur les photos. Elle se tait. C’est alors qu’arrive un groupe de miliciens du Caucase, apparemment des Ossètes, pense-t-elle. «Ils m’ont prise par les cheveux, m’ont traînée au rez-de-chaussée. Alors l’enfer a commencé. Ils étaient entre 10 et 15, entrant, sortant. Ils m’ont mis un pistolet entre les deux yeux, puis ont tiré à côté de mes oreilles, m’assourdissant. Puis les coups de pied ont commencé. Ils voulaient que je leur donne tous mes mots de passe. Je leur ai donnés. Leur informaticien a commencé à fouiller dans mon ordinateur. Il est tombé sur ma correspondance sur Facebook.» Ils trouvent entre autres les messages qu’elle échange avec deux blogueuses, qui organisent l’aide à l’armée ukrainienne. L’une d’entre elles lui a transmis un numéro de téléphone qu’elle pourrait appeler pour donner des informations sur les rebelles. Un numéro qu’Irina n’a jamais utilisé. Les miliciens la battent comme plâtre. «Tout le temps, j’ai subi une énorme pression sexuelle. Ils ont menacé de me violer à tour de rôle, à 20 ou à 100, ont soulevé mon pull, arraché mon soutien-gorge, et se sont moqués de ma petite poitrine. Je leur ai dit que j’étais grand-mère. Le fils que j’ai eu de mon premier mariage a déjà une petite fille. Ils m’ont fait me mettre à genoux, ont fait mine d’enlever leur pantalon, ont approché leurs organes génitaux de moi. J’ai crié, j’ai hurlé.»

«Les gens étaient convaincus que je tuais des enfants»

Convaincus qu’elle n’a rien de plus à dire, ils l’emmènent alors sur ce grand carrefour de Donetsk qu’on appelle Motel. Ils l’enveloppent dans un drapeau ukrainien, lui attachent au cou une pancarte :«Elle a tué nos enfants. C’est une agente des forces punitives». «Je criais : non, je n’ai tué personne. Mais les gens étaient convaincus que je tuais des enfants. Personne ne demandait des preuves. Les gens se sont mis à agir comme des fanatiques religieux pour qui tout adversaire est un assassin. Il y avait des passants. Les hommes ne m’ont pas touchée. Ce sont les femmes qui m’ont battue. J’ai vu leurs yeux plein de haine. Huit femmes m’ont donné des coups. Il y a même eu une vieille femme qui m’a frappée avec sa canne, sur la tête et dans le dos. Soudain, j’ai vu un visage intelligent, un barbu m’a photographiée, peut-être pendant une minute, et il est parti. Le New York Times a publié cette photo faite par Mauricio Lima. Elle a tourné sur Internet. C’est grâce à elle que je suis en vie».

Maison saccagée et comptes bancaires pillés

La suite ressemble à un film. Peu après la publication de la photo, Irina est arrachée des mains de ses tourmenteurs. Le chef du bataillon Vostok, Alexandre Khodakovski, auprès duquel des journalistes anglais et américains étaient venus intercéder pour Irina, a lancé à ses hommes : «Qui a donné l’ordre de torturer cette femme?» «Il avait l’air furieux. Il n’avait pas besoin de cette contre-publicité. Pourtant je n’étais pas seule là-bas. Tout le temps, j’ai entendu les cris d’autres suppliciés.»

Elle est libérée. On lui rend sa tablette, son téléphone, les clés de sa voiture, mais pas les cartes bancaires dont elle a livré les codes et qui serviront à piller ses comptes. On l’accompagne même chez elle pour chercher son chien et ses chats dans sa maison saccagée («ils ont tout pris, draps, matelas…»).Adieu foie gras et vins de Bordeaux! Des journalistes du New York Times l’accompagnent dans sa fuite à Marioupol où elle retrouve son mari et sa fille. «Tout le monde me hait maintenant dans ma ville natale. Ils sont convaincus que je mettais des croix sur les maisons pour indiquer aux artilleurs où et qui bombarder.» Et quand on lui demande pourquoi elle n’avait pas tout simplement effacé son compte Facebook et ses photos de sa tablette, ou tout simplement envoyé le tout sur un espace de stockage externe, elle répond : «C’est mon mari qui gérait nos outils informatiques. Moi, je ne sais pas le faire, je suis une simple esthéticienne. Je n’étais pas préparée à toutes les méchancetés qui accompagnent la guerre.»

Source : Hélène DESPIC-POPOVIC Envoyée spéciale à Kiev, Libération, 12/09/2014

Commentaires

Eh beh… Impressionnant de “journalisme”…

Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas un point de la charte déontologique des journaliste qui traite de ce sujet des témoignages en temps de guerre – c’est pas possible à ce niveau…

Alors pour faire simple :

1/ Problème de crédibilité

Mais qui est cette femme ? Elle a été à l’évidence proche des militaires ukrainiens qui bombardent sa ville. Comment savoir si elle est bien la victime innocente qu’on nous présente, ou si elle n’est pas une membre active de Secteur Droit par exemple ?

Par exemple, il y avait quoi vraiment sur sa tablette (c’est pas louche cette histoire de tablette refilée ? Elle ne peut pas effacer les photos  ? Ou les mettre sur une clé USB bien planquée ? Dommage qu’elles ne ressortent pas sur la toile…) ? Les faits qu’elle relate sont-ils tous vrais ou ont-ils été grossis voire inventés ?

Cela s’est déjà vu…

(lire ici le billet consacré à cette incroyable affaire)

Et finalement, ce qu’on lit là, on peut le lire dans de fabuleux témoignages dignes du Pulitzer ou bien dans des journaux vichystes à propos d’exactions des “terroristes pro-de-Gaulle”…

2/ Problème de pertinence

Mais quand bien même tout serait vrai dans le témoignage de cette femme, qui serait bien une pauvre victime de la barbarie face à une pauvre démocrate europhile, on aurait alors un juste témoignage de la barbarie à l’oeuvre dans toutes les guerres.

OUI LA GUERRE C’EST MAL. Et donc il faut tout faire pour l’éviter, et donc cesser les combats et privilégier les négociations.

Bien.

Mais donc, après, on a le choix éditorial du journal de publier ce commentaire, et de le publier seul – avec une photo larmoyante. Et ça, ce n’est plus du tout innocent. Il y a un choix délibéré de dire “ressentez de la compassion pour cette pauvre victime innocente des pro-russes qui sont des barbares on vous l’avait bien dit”. Et le choix a été fait de ne pas publier un autre témoignage d’une victime des pro-Kiev cette fois, qui aurait pu montrer joliment toute l’horreur et l’absurdité d’une guerre civile – ce qui aurait été l’honneur du journalisme.

Alors Libération, le journal fondé par Sartre, réussit le tour de force d’orienter 100 % de notre compassion vers le camp des soldats qui pilonnent des villes à coups de Katiouchas (!!!) et y ont causé la mort d’environ 3 000 civile…

Conclusion : 

Alors pour faire plaisir aux critiques permanents, OUI, nous condamnons tous les sévices envers la population civile, qu’elle soit pro-Kiev, pro-Moscou, pro-Novorossia ou pro-”m’emmerdez plus et laissez moi tranquille”.

OUI, il y a des brutes pro-russes, oui il y a des brutes néonazies pro-Kiev, oui il y a des résistants héroïques à Donetsk, oui il y a de pauvres appelés dans l’armée ukrainienne qui se demandent pourquoi ils doivent bombarder leurs frères, oui il y a des volontaires russes (et autres) façon brigades internationales qui sont venus courageusement prêter main forte, etc.

Oui, une guerre civile, c’est un merdier immonde.

Alors pourquoi nos gouvernement ne font-ils pas vraiment pression (en particulier sur Kiev, puisque c’est eux qui attaquent) pour que cessent immédiatement les combats, que s’ouvrent des négociations internationales ?

Bref, pour que chaque peuple puisse démocratiquement choisir son destin, qu’il soit en Ukraine de l’Ouest ou de l’Est, en Écosse, au Tibet, en Catalogne, à Gaza, ou en Crimée ?

On appellerait ça l’esprit républicain

 

 


Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 08:44

 

 

Lundi 15 septembre 2014

"Unir les communistes",

Le numéro 3 de la revue  :

"La parole au monde du travail"

   


Le tirage de 500 exemplaires du numéro 2 de la revue est presque épuisé.
Il reste à faire progresser le nombre d'abonnés pour stabiliser le budget de la revue, et mettre en place progressivement des points de distribution. Avis aux lecteurs intéressés ! Il est possible de recevoir 5 ou 10 exemplaires au tarif spécial de 2 euros pour organiser un point de vente local.

Ces chiffres restent modestes mais sont significatifs de l'utilité de cette revue pour aider à unir les communistes dans la recherche des outils idéologiques pour reconstruire un parti communiste de combat, marxiste, populaire et rassembleur comme le proposait le texte 

"Unir les communistes..." au dernier congrès.

 

Comme indiqué lors du lancement de la revue, chaque numéro est diffusé sous version numérique après le lancement du numéro suivant. Voici donc le numéro 2 en téléchargement.

Le numéro 3 diffuse lappel de 15 dirigeants communistes pour 

Résister au capitalisme, reconstruire l'unité de pensée et d'action des communistes .

Introduit par un article de Marie-Christine Burricand sur la situation politique et de Marie-Christine Eigeldinger sur la situation sociale et publie un article de synthèse de Danielle Bleitrach sur la situation internationale.

Il ouvre enfin le dossier central de l'expression du monde du travail en donnant la parole à des militants d'entreprises pour témoigner des obstacles politiques et économiques auxquels ils et elles sont confrontés dans leur luttes.

Le succès des contacts pris dans cet objectif nous a conduit à augmenter la pagination à 24 pages, et à décider de poursuivre dans les numéros suivants ce tour de France des militants d'entreprise sur les formes actuelles de la conscience de classe nécessaire aux luttes.

Le numéro 4 paraîtra quelques semaines après la conférence nationale du PCF, qui est évidemment préparé par la direction pour dire "on continue", mais qui reste un momment ouvert à l'intervention des communistes. Ce numéro éclairera le rapport entre organisations du parti et rassemblement populaire, à partir d'un retour sur l'histoire des stratégies d'union du PCF, et des résultats des dernières élections.

Le sommaire du numéro 3 :

- Édito : Pierre-Alain Millet, La parole au monde du travail - p. 2

- Politique Française : Marie-Christine Burricand, PCF : changer de stratégie ou disparaître ! - p. 3 et 4

- Politique Française : Marie-Christine Eigeldinger, « des luttes pour aujourdhui... et pour demain » - p. 5

- Luttes : Serge Truscello (CGT Bosch vénissieux) « rendre crédible une véritable alternative » - p. 6
- Luttes : Anna Persichini (CGT IBM) : « le syndicalisme doit se réapproprier le politique » - p. 7
- Luttes : Jérôme Beau (CGT chômeurs) : « le PCF manque de lisibilité » - p. 8
- Luttes : Laurent Santoire (Alstom) : « le PCF devrait se réapproprier son héritage fondamental » - p. 9 et 10
- Luttes : Deniz (Bonduelle) : « leuro, cest le truc qui nous a fait le plus de mal » - p. 11
- Luttes : Thierry Ferront (CGT, SPIE Batignolles) : « avant, il y avait une conscience politique » - p. 12 et 13
- Luttes : Michel Lavastrou (CGT Total Raffinage)
- Luttes : Valérie Talbi (CGT Delatour) : « la lutte est à mener jusquaux portes des maisons » - p. 18
- Luttes : Gérard Carzola (CGT Fralib) : « il faut populariser les luttes » - p. 17 à 21

- International : Danielle Bleitrach, De nouvelles conditions de lutte se dessinent, mais les dangers de fascisation saccroissent - p. 21 et 23

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Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 09:48

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO

 

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Pour recevoir ce numéro

Contactez le journal

« INITIATIVE COMMUNISTE »

BP 30111

62802 LIEVIN

ou

 adressez-vous à un militant du PRCF  

*****

Le PRCF tiendra un stand

sur la fête de l'Humanité 

                                       les 12-13 et 14 septembre 2014 

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 09:37

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO

FVR-PCF-Unir

La fête de « l'Humanité » aura lieu le week-end des 12- 13 et 14 septembre 2014. La revue « UNIR LES COMMUNISTES » sortira son numéro 3 à cette occasion. 


FVR-PCF-Unir

« UNIR LES COMMUNISTES » La Revue

Le numéro 3 à la fête : « la parole au monde du travail »


SOMMAIRE


ÉDITORIAL :

Pierre-Alain Millet, La parole au monde du travail - p. 2

POLITIQUE FRANÇAISE :

Marie-Christine Burricand, PCF : changer de stratégie ou disparaître ! - p. 3 et 4

Marie-Christine Eigeldinger, « des luttes pour aujourd’hui... et pour demain » - p. 5

LUTTES :

Serge Truscello (CGT Bosch vénissieux) « rendre crédible une véritable alternative » - p. 6

Anna Persichini (CGT IBM) : « le syndicalisme doit se réapproprier le politique » - p. 7

Jérôme Beau (CGT chômeurs) : « le PCF manque de lisibilité » - p. 8

Laurent Santoire (Alstom) : « le PCF devrait se réapproprier son héritage fondamental » - p. 9 et 10

Deniz (Bonduelle) : « l’euro, c’est le truc qui nous a fait le plus de mal » - p. 11

Thierry Ferront (CGT, SPIE Batignolles) : « avant, il y avait une conscience politique » - p. 12 et 13

Michel Lavastrou (CGT Total Raffinage)

Valérie Talbi (CGT Delatour) : « la lutte est à mener jusqu’aux portes des maisons » - p. 18

Gérard Carzola (CGT Fralib) : « il faut populariser les luttes » - p. 17 à 21

INTERNATIONAL :

Danielle Bleitrach, De nouvelles conditions de lutte se dessinent, mais les dangers de fascisation s’accroissent - p. 21 et 23

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Vous pourrez la revue sur la fête au Village du livre

(avenue Henri Krasucki) ou elle tiendra un stand.

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Danielle Bleitrach y sera présente le dimanche 14 à partir de 14 h.00 après le débat qu'elle doit animer au stand du Pas-de-Calais le même jour à 11 h.00 (avenue Rosa Parks) sur la situation ukrainienne.[lire ici]

 

Source: informations communiquées par Gilbert R. 

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Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 08:18

Blog d'Olivier Berruyer 

11
Sept
2014

 

Une hallucinante tribune  sortie dans le Monde le 2 septembre,  par Françoise Thom (“Maître de conférences à Paris-IV – Sorbonne”). Je vous la propose en version brute, puis commentée.

Le Monde, journal de la haine ordinaire. RIP Hubert Beuve-Méry. (P.S. ne jamais vendre son journal à des milliardaires)

« L’Occident inepte face à la crise ukrainienne »

Notre propos n’est pas ici d’évoquer la tragédie du peuple ukrainien, qui lutte seul pour s’arracher à l’orbite mortifère de son voisin plus fort et acharné à sa perte. C’est un autre spectacle affligeant qui nous inspire ces réflexions amères. Celui de l’Europe et des Etats-Unis tétanisés devant Vladimir Poutine comme un lapin face à un boa. Que nous apprennent en effet la crise ukrainienne et la longue complaisance dont les Occidentaux ont fait preuve à l’égard de l’autocrate russe ?

D’abord que nous avons perdu le sens moral. La vénalité encouragée par le Kremlin au sein de nos élites porte ses fruits aujourd’hui : l’argent russe empêche les Européens d’agir, il empêche même la cristallisation d’une perception claire de la politique russe. Les réseaux de désinformation russes enfument littéralement le monde entier. M. Poutine ment depuis des mois, et nul ne semble choqué des affabulations grotesques dont nous régale le Kremlin. Les hommes verts en Crimée ont acheté leurs armes au supermarché du coin. Bien sûr il n’est pas question d’annexer la Crimée. Les soldats russes en Ukraine ? Ils se sont égarés par hasard. Pardon, ils sont en vacances et ont choisi de bronzer à Novoazovsk. Nous nous laissons mentir en pleine figure et comme nous sommes lâches nous en redemandons. Mme Merkel téléphone et réclame à M. Poutine des explications sur la présence de commandos russes sur le territoire ukrainien.

Comme la morale appuie l’intelligence, il n’est pas étonnant que la dégénérescence du sens moral entraîne la confusion mentale. Le premier indice est que nous ne réalisons même pas le danger dans lequel nous sommes face à un dictateur ivre de puissance équipé de l’arme nucléaire. Nos nouvelles abondent de frivolités diverses qui éclipsent largement le drame ukrainien. Quand il est question de l’Ukraine, on s’empresse de donner la parole aux poutiniens de service et de les opposer à ceux qui essaient d’expliquer ce qui se passe sur le terrain, comme si le point de vue de propagandistes était équivalent à celui de témoins. Tout cela contribue à entretenir une confusion dans les esprits qui ne bénéficie qu’au Kremlin, puisqu’elle aboutit à une paralysie de la volonté.

Pis encore, il semble que nous ayons perdu jusqu’à l’instinct de conservation. Car comment expliquer autrement que la France fournisse des Mistral équipés d’une technologie de pointe à la Russie alors que pour la deuxième fois celle-ci est en train de déchiqueter un pays coupable de vouloir être libre, M. Poutine ne cachant même plus son intention de créer un Etat à l’est de l’Ukraine ?

La signature de ce contrat après l’agression russe contre la Géorgie était déjà scandaleuse. La crise ukrainienne d’aujourd’hui est le résultat de notre fatale indifférence aux événements d’août 2008, de notre aveuglement volontaire face à tous les symptômes inquiétants que présentait la Russie poutinienne depuis le début. Imagine-t-on qu’en 1938, après l’annexion des Sudètes, la France ait vendu des bombardiers de dernière génération à Hitler et formé les officiers de la Luftwaffe ?

On peut trouver des excuses à la lâcheté, mais quand on passe à la complicité active avec l’agression il s’agit d’autre chose. N’oublions pas qu’au moment où des soldats russes envahissent l’Ukraine des marins russes reçoivent un entraînement en France. L’affaire des Mistral restera sans doute dans l’histoire comme un exemple cruel du somnambulisme de nos dirigeants postmodernes.

DES MESURES ABSURDES

Ce qui frappe dans l’enchaînement des événements de ces derniers mois, c’est l’extraordinaire crescendo à la fois dans les coups de force, la légifération et les propos du Kremlin, en politique extérieure et en politique intérieure. On a l’impression que la machine s’emballe. M. Poutine n’a pas fini de régler ses comptes à l‘’Ukraine que déjà il laisse entendre que l’est le prochain au menu : le 29 août il félicite le président Nazarbaïev d’« avoir créé un Etat là où il n’y en avait jamais eu » – propos qui suscita une vive réaction au Kazakhstan, et non sans raison, quand on se souvient que Poutine a nié l’existence de la nation ukrainienne pour justifier son agression contre Kiev.

Chaque jour, la Douma vote des mesures absurdes, et les propositions les plus délirantes sont examinées quotidiennement. Les députés cherchent fiévreusement à colmater les innombrables fissures par lesquelles pénètre la pernicieuse influence occidentale. C’est ainsi que les sous-vêtements en dentelle sont victimes d’un embargo, tandis que des patriotes particulièrement ardents préconisent d’interdire l’étude des langues étrangères pendant dix ans. La liste des traîtres et des « agents de l’étranger » ne cesse de s’allonger : aux citoyens titulaires d’une double nationalité viennent de s’ajouter les associations de mères de soldats. La Russie semble être aspirée dans une spirale autodestructrice. L’opposition, découragée par la passivité de l’Occident, incapable de résister à la surenchère nationaliste, assiste impuissante à la course au précipice.

La Russie nous tient paralysés parce qu’elle laisse entendre qu’elle est prête à faire n’importe quoi, qu’elle ne s’arrêtera devant rien. Au lieu de tenir tête à ce chantage, nos dirigeants occidentaux clament qu’ils excluent toute option militaire. Venue en Ukraine prétendument soutenir le président Porochenko, Angela Merkel a cru bon d’annoncer que l’Allemagne n’armerait pas l’Ukraine, ne financerait pas la reconstruction du Donbass et n’imposerait pas de sanctions dans l’immédiat. Le message a été compris par le président Poutine, qui a relancé l’offensive.

Il y a quelque chose de suicidaire dans l’ineptie occidentale. On dirait qu’émasculé par le politiquement correct le monde occidental éprouve une louche attraction pour la violence primitive qu’incarne l’autocratie russe. Incapable de distinguer le juste et l’injuste, le vrai et le faux, il est aspiré par l’univers de force nue incarné par Vladimir Poutine et ses janissaires.

L’indifférence au sort de l’Ukraine reflète l’oubli des vertus sur lesquelles s’était construite l’Europe.

Françoise Thom,

2/9/2014, Le Monde.fr

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Notre propos n’est pas ici d’évoquer la tragédie du peuple ukrainien, qui lutte seul pour s’arracher à l’orbite mortifère de son voisin plus fort et acharné à sa perte.

Au niveau de la tragédie,  la seule que je vois c’est les 2000 à 3000 civiles russophones morts. La lutte “seule” est risible, vu que la guerre de Kiev est financée par le FMI et par l’UE. “Acharné à sa perte”, alors que le pays proposait 20 Md$ par an de soutiens à l’Ukraine en décembre dernier…

C’est un autre spectacle affligeant qui nous inspire ces réflexions amères. Celui de l’Europe et des Etats-Unis tétanisés devant Vladimir Poutine comme un lapin face à un boa.

On est donc bien au niveau du délire…

Que nous apprennent en effet la crise ukrainienne et la longue complaisance dont les Occidentaux ont fait preuve à l’égard de l’autocrate russe ?

“L’autocrate russe”, c’est bien celui qui a été élu démocratiquement, et que a plus de 85 % de bonnes opinions ? C’est sûr que notre scootocrate à 13 M% de bonnes opinions est une publicité vivante pour la démocratie efficace et pérenne.

Amusant, je vois rarement dans Le Monde employer le mot d”autocrates” pour les vrais sévissan en Arabie Saoudite, au Gabon ou au Qatar (bizinesse, bizinesse…).

D’abord que nous avons perdu le sens moral.

Ça, on est d’accord…

La vénalité encouragée par le Kremlin au sein de nos élites porte ses fruits aujourd’hui : l’argent russe empêche les Européens d’agir, il empêche même la cristallisation d’une perception claire de la politique russe.

Mais bien sûr, les élites françaises sont achetées par les Russes, CA SAUTE AUX YEUX TOUS LES JOURS. C’est même pour ça que la plupart sont sous couverture des Young leaders de la French-American Fundation, à commencer par notre scootocrate !

Quand à “l’argent russe”, cela rappelle clairement une période de sinistre mémoire sur “l’argent juif”. Par contre, prévoir un délai pour que le Monde s’intéresse à l’argent américain.

Affiche de l’exposition antisémite nazie Der Ewige Jude (Le Juif éternel). Allemagne, 8 novembre 1937. (avec déjà de l’antirussisme…)

 

Les réseaux de désinformation russes enfument littéralement le monde entier.

Mais oui, Le Monde, Libération, France 2, France Inter : des nids à propagande pro-russe, en permanence !!!!

(la dame doit fréquenter les soirées de BHL)

M. Poutine ment depuis des mois, et nul ne semble choqué des affabulations grotesques dont nous régale le Kremlin.

Ah les plus belles viennent quand même de Kiev et Washington, cf. ce blog ! Mention spéciale aux invasions par 3 chars russes rouillés vaporisés sans laisser de traces…

Les hommes verts en Crimée ont acheté leurs armes au supermarché du coin.

Euh, non, c’était les armes des soldats russes stationnés en Crimée, en raison des accords Ukraine-Russie qui coûtait des milliards à cette dernière. Ils ont assuré la sécurité, et il n’y a eu aucun affrontement ni décès en Crimée… Dommage qu’il y en ait eu à Odessa…

Bien sûr il n’est pas question d’annexer la Crimée. Les soldats russes en Ukraine ? Ils se sont égarés par hasard. Pardon, ils sont en vacances et ont choisi de bronzer à Novoazovsk.

La pauvre, elle ne sait pas que Sébastopol était la base navale de la Russiedans la région, peuchère…

Nous nous laissons mentir en pleine figure et comme nous sommes lâches nous en redemandons. Mme Merkel téléphone et réclame à M. Poutine des explications sur la présence de commandos russes sur le territoire ukrainien.

Comme la morale appuie l’intelligence, il n’est pas étonnant que la dégénérescence du sens moral entraîne la confusion mentale.

Ah, elle est psychologue, en plus… Françoise Thom, spécialiste en tout.

Le premier indice est que nous ne réalisons même pas le danger dans lequel nous sommes face à undictateur ivre de puissance équipé de l’arme nucléaire.

Quelqu’un peut-il m’expliquer comment Le Monde peut laisser passer cette phrase ? C’est “tribune libre à n’importe quoi” ? “Dictateur” ???? Un type élu avec une Assemblée élue ? Critiquable, sans doute, mais dictateur ?? A moustache ?

Nos nouvelles abondent de frivolités diverses qui éclipsent largement le drame ukrainien.

Ah, là, on est bien d’accord. Aucune image des civils hachés menus par leur armée dont l’artillerie pilonne la ville !

Quand il est question de l’Ukraine, on s’empresse de donner la parole aux poutiniens de service et de les opposer à ceux qui essaient d’expliquer ce qui se passe sur le terrain, comme si le point de vue de propagandistes était équivalent à celui de témoins. Tout cela contribue à entretenir une confusion dans les esprits qui ne bénéficie qu’au Kremlin, puisqu’elle aboutit à une paralysie de la volonté.

Pfffffffffffffff

Pis encore, il semble que nous ayons perdu jusqu’à l’instinct de conservation.

Instinct de conservation = faire la guerre à la Russie, CQFD.

Car comment expliquer autrement que la France fournisse des Mistral équipés d’une technologie de pointe à la Russie alors que pour la deuxième fois celle-ci est en train de déchiqueter un payscoupable de vouloir être libre, M. Poutine ne cachant même plus son intention de créer un Etat à l’est de l’Ukraine ?

C’est beau comme du Goebbels.

En tous cas, les étrangers, achetez nous des armes uniquement si vous nous garantissez de ne pas pas vous en servir…

La signature de ce contrat après l’agression russe contre la Géorgie était déjà scandaleuse.

Le 7 août 2008, c’est quand même l’armée géorgienne qui a attaqué, mais bon… Comme l’a dit BHL à l’époque : “Qui a tiré, cette semaine, le premier ? La question est obsolète. [...]  La vérité est que l’intervention de l’armée russe hors de ses frontières, contre un pays indépendant membre de l’ONU, est une première depuis l’invasion de l’Afghanistan.” [Libération, 14/08/2008], qui a même obligé Alain Minc à le recadrer sévèrement

La crise ukrainienne d’aujourd’hui est le résultat de notre fatale indifférence aux événements d’août 2008, de notre aveuglement volontaire face à tous les symptômes inquiétants que présentait la Russie poutinienne depuis le début.

C’est vrai que Sarko a quand même œuvré pour calmer les choses, l’inconscient…

Imagine-t-on qu’en 1938, après l’annexion des Sudètes, la France ait vendu des bombardiers de dernière génération à Hitler et formé les officiers de la Luftwaffe ?

Mais bien sûr… Dans 6 mois, on aura les chambres à gaz de Poutine, vous verrez…

Dommage que les Sudètes n’aient pas voté, alors que la Crimée l’a fait…

De toute façons, un vote dans une région – même remplie de Russes – pour intégrer la Fédération russe, est forcément truqué, CQFD.

On peut trouver des excuses à la lâcheté, mais quand on passe à la complicité active avec l’agression il s’agit d’autre chose. N’oublions pas qu’au moment où des soldats russes envahissent l’Ukraine des marins russes reçoivent un entraînement en France. L’affaire des Mistral restera sans doute dans l’histoire comme un exemple cruel du somnambulisme de nos dirigeants postmodernes.

C’est vrai que l’ancien directeur technique de la NSA dit qu’il n’y a eu aucune invasion, mais quelle importance ? Françoise Thom SAIT, car elle est plus forte que la NSA.

DES MESURES ABSURDES

Ce qui frappe dans l’enchaînement des événements de ces derniers mois, c’est l’extraordinaire crescendo à la fois dans les coups de force, la légifération et les propos du Kremlin, en politique extérieure et en politique intérieure. On a l’impression que la machine s’emballe. M. Poutine n’a pas fini de régler ses comptes à l‘’Ukraine que déjà il laisse entendre que l’est le prochain au menu : le 29 août il félicite le président Nazarbaïev d’« avoir créé un Etat là où il n’y en avait jamais eu » – propos qui suscita une vive réaction au Kazakhstan, et non sans raison, quand on se souvient que Poutine a nié l’existence de la nation ukrainienne pour justifier son agression contre Kiev.

Hein ?

Chaque jour, la Douma vote des mesures absurdes, et les propositions les plus délirantes sont examinées quotidiennement.

Ah, il y a quand même un Parlement démocratique dans cette dictature alors ?

Les députés cherchent fiévreusement à colmater les innombrables fissures par lesquelles pénètre la pernicieuse influence occidentale. C’est ainsi que les sous-vêtements en dentelle sont victimes d’un embargo, tandis que des patriotes particulièrement ardents préconisent d’interdire l’étude des langues étrangères pendant dix ans.

Ben cela s’appelle des mesures de rétorsion dans un premier temps, et dans le seconde, j’imagine, de simple propositions de loi de députés débiles. Si demain des profs à Moscou prennent par exemple des propositions de loi du FN par exemple, et font croire que c’est la vision de notre Parlement, cela ne serait pas très honnête intellectuellement, (rapport à la “morale” tout ça tout ça)

La liste des traîtres et des « agents de l’étranger » ne cesse de s’allonger : aux citoyens titulaires d’une double nationalité viennent de s’ajouter les associations de mères de soldats.

Encore un mensonge. Non, ce ne sont pas “LES  associations de mères de soldats”. Ce sont “DES associations de mères de soldats” (Françoise Thom, le Bescherelle est ton ami). Par exemple du genre de : Association of Public Entities “Union of Committees of Soldiers’ Mothers of Russia” qui a touché 60 000 $ rien qu’en 2009 de la NED, un des bras de la CIA. (info son propre rapport annuel, ici). Oui, la Russie veut surveiller des associations soit disant démocratiques financées par la CIA. Vivement que la Russie finance des associations contre la peine de mort, les assassinats ciblés, la torture, l’exfiltration de prisonniers aux USA. Je pense qu’ils vont bien le prendre.

La Russie semble être aspirée dans une spirale autodestructrice. L’opposition, découragée par la passivité de l’Occident, incapable de résister à la surenchère nationaliste, assiste impuissante à la course au précipice.

Et le but est donc de se précipiter dans le précipice ?

La Russie nous tient paralysés parce qu’elle laisse entendre qu’elle est prête à faire n’importe quoi, qu’elle ne s’arrêtera devant rien. Au lieu de tenir tête à ce chantage, nos dirigeants occidentaux clament qu’ils excluent toute option militaire.

Non, il faut en effet leur dire à ces sales Russes qu’on va bombarder Moscou !!!!

Venue en Ukraine prétendument soutenir le président Porochenko, Angela Merkel a cru bon d’annoncer que l’Allemagne n’armerait pas l’Ukraine, ne financerait pas la reconstruction du Donbass et n’imposerait pas de sanctions dans l’immédiat.

Bravo Angela :)

Le message a été compris par le président Poutine, qui a relancé l’offensive.

Le jour où la Russie envahira l’Ukraine, on le verra vite, et ils seront à Kiev en 3 ou 4 jours.

Il y a quelque chose de suicidaire dans l’ineptie occidentale. On dirait qu’émasculé par le politiquement correct le monde occidental éprouve une louche attraction pour la violence primitivequ’incarne l’autocratie russe.

Bravo Le Monde, ça, c’est grand journalisme…

Incapable de distinguer le juste et l’injuste, le vrai et le faux, il est aspiré par l’univers de force nueincarné par Vladimir Poutine et ses janissaires.

Tiens elle nous sort les Ottomans maintenant…

Moi, qu’en j’entends “force nue”, je pense à Israël écrasant Gaza par exemple, mais bon, je suis un peu bête…

Les pro-russes ont tué combien de civils pro-Kiev ? A peu près aucun ? Ah ok, gros problème alors…

L’indifférence au sort de l’Ukraine reflète l’oubli des vertus sur lesquelles s’était construite l’Europe.

Rappel de la règle au Monde : toujours finir une tribune par le mot “Europe”. C’est important pour un intégriste.

Françoise Thom

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Pas d’autre commentaire à ce stade, cette personne n’en mérite pas plus.

Mais qu’on journal soi-disant de premier plan publie un torchon pareil, digne des brûlots anti-boches de 1914, sans la moindre contradiction ou éclairage contraire, cela en dit long sur notre époque…

Tiens, je termine par cette analyse de 2008 d’Alexandre Anizy sur son blog :

ANTIRUSSISME de Françoise THOM

Lorsque nous étions jeunes, nous eûmes la sagesse et le plaisir de lire Paul VALÉRY, ce bon bourgeois qui ne perdait pas le nord, notamment lorsqu’il écrivait :

« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. »

C’est en lisant la tribune de madame Françoise THOM que cette maxime nous est revenue, parce qu’hier comme aujourd’hui les intellectuels belliqueux nous font gerber.

Bardée de son statut d’historienne, Françoise THOM nous assène [dans le Mondesa vérité digne du café du commerce :

« (…) bientôt nous pouvons être acculés à l’action, à moins d’accepter une vassalisation complète, au moins pour ce qui nous concerne, nous autres Européens. »

Parce que c’est évident :

« Tant que demeurera une Europe indépendante alliée aux Etats-Unis, la Russie se sentira encerclée. La réalisation des prétendus intérêts de sécurité russes passe par l’asservissement par cercles successifs de tous ses voisins occidentaux et méridionaux. »

Rien que ça ?  Dans la tête de Françoise THOM, le mur de Berlin n’est pas tombé.

 

 

 

 


Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 12 septembre 2014 5 12 /09 /Sep /2014 08:18
Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 11 septembre 2014 4 11 /09 /Sep /2014 07:40

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO 

 fakir

COMMUNIQUÉ

Salut à vous, forces vives de la nation fakirienne.

Cette année encore, FAKIR sera présent à la fête de l'Huma.

Petit changement toutefois, nous partagerons un espace avec nos potes del'Aube Nouvelle, journal communiste amiénois.

L'adresse du stand:

Espace Nord -Avenue Rosa Parks

Y aura à bouffer, à boire, de la zique....

On aura besoin de main d'oeuvre comme d'hab pour tenir la table, vendre du journal, differ du tchio Fakir, mais en plus pour préparer et servir la bouffe.

Si ce programme vous allèche, oui vous allèche, dites-moi par retour les jours où vous souhaitez être présents, afin d'établir un planning et de répartir les tâches.

 

C'est l'occasion, pour certains, de passer de lecteur de Fakir, à militant actif du canard.
Pour les autres, de nous prouver votre indéfectible fidélité.

http://fete.humanite.fr/?-infos-pratiques-

 

Merci et à bientôt

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture - Communauté : Communard toujours !
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