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Education nationale

Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 08:19

Front Syndical de Classe

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, RECHERCHE : 

grève le 22 mai 2013


FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP) - CGT (SNTRS, CGT INRA, FERC Sup) - SNPREES-FO - Solidaires (Sud Recherche EPST, Sud Education) – SLU. 

Sont associés à ce texte les collectifs de précaires d'IdF : Collectif Aquitain des Contractuels de la Recherche, Collectif contre la précarité Pouchet/CNRS, Collectif de l'INRA de Versailles, Sortir de la précarité EHESS, Collectifs des étudient-e-s de Paris 7, Collectif des précaires de l'INED, Collectif des précaires de Paris 1, Collectif de précaires du CNRS de Gif-sur-Yvette, Collectif des précaires de Montpellier,  Collectif des non titulaires de la recherche toulousaine.


Contre un projet de loi ESR toujours inacceptable.....

Après avoir « expédié » la concertation avec les personnels sur le projet de loi ESR (sans même saisir le comité technique ministériel), le gouvernement « expédie » le débat parlementaire. Alors qu’il a déjà réduit à une seule lecture l’examen du projet de loi, il impose aujourd’hui la procédure du temps législatif « programmé » limitant au minimum possible (30h) les débats à l'Assemblée Nationale.  Les organisations signataires protestent contre cette procédure qui raccourcit le temps du débat démocratique au Parlement. Elles renouvellent leur appel à signer et faire signer la pétition intersyndicale – demandant l'abrogation des lois LRU et Pacte pour la Recherche ainsi que l'abandon du projet de loi ESR - sur 
http://www.loiesrtoujoursinacceptable.org/  ou en version papier.

Elles appellent les personnels à se mobiliser – en concertation avec les étudiants – au cours de la semaine du 13 au 17 mai en organisant des AG dans les établissements, des rassemblements ou des conférences de presse locales à l'occasion des débats en commission. Une conférence de presse nationale des organisations signataires, et de celles qui voudraient les rejoindre, aura lieu le mercredi 15 mai à 11h. 

Elles appellent leurs militants à préparer la journée nationale de grève et de manifestations du 22 mai, jour de l'ouverture de la séance plénière à l'Assemblée Nationale. Une manifestation parisienne est d'ores et déjà programmée entre le Panthéon et l'Assemblée Nationale. Des préavis de grève seront déposés du 13 au 17 mai et les semaines suivantes, tandis que des rassemblements quotidiens seront initiés durant tout l'examen, et notamment le jour du vote de la loi, annoncé à ce jour pour le 28 mai. 

Les organisations signataires ont interpellé les groupes parlementaires.  Les collègues  doivent s’adresser directement  aux parlementaires, notamment  locaux et ceux de la commission des Affaires Culturelles et de l’Education, de préférence avant le vote en commission (mi-mai). 

Les organisations signataires se réuniront le 15 mai pour faciliter la suite de la mobilisation, primordiale pour faire retirer ce projet de loi inacceptable. Ce retrait est un préalable indispensable pour mettre en chantier un autre projet de loi d’orientation ET de programmation (avec un volet « moyens »), à la hauteur des besoins des personnels, des étudiants et de la société, en rupture complète avec les lois « Pacte Recherche » et LRU et les politiques de restrictions budgétaires.


 

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 18:13

Sauvons

la recherche

Enseignement supérieur

 

LETTRE AUX PARLEMENTAIRES

SUR LE PROJET DE LOI DU 22 MAI 2013


Madame, Monsieur,
le 3 mai 2013

Le 22 Mai prochain, vous devrez vous prononcer, selon la procédure du temps législatif programmé, sur le projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche (ESR). Loin de constituer une rupture avec la politique dictée depuis 10 ans par la Commission Europénne sous le nom de Stratégie de Lisbonne, ce texte plébisicite cette politique et la poursuit jusqu’à l’absurde. Parmi la kyrielle de points alarmants, nous citerons :

- L’effet contre-productif de la nouvelle mission "transfert" Le Code de la recherche publique serait modifié, assignant à celle-ci un objectif supplémentaire : "le transfert des résultats de la recherche vers le monde socio-économique". A l’heure où le budget de notre ministère est en baisse, cette nouvelle mission ne pourra se faire qu’au détriment des autres, en particulier de la formation de nos étudiants. Elle a déjà été encouragée par les gouvernements précédents et s’est révélée contre-productive : incitées à sous traiter leur recherche aux laboratoires publics, les entreprises ferment leurs centres de recherche. Dégraissage dans la recherche privée, gel des postes dans la recherche publique, quel étudiant de Master se risquera à entamer une thèse avec une telle perspective ? Les lois LRU et Pacte de la Recherche ont provoqué une explosion de la précarité dans nos métiers ; ce sera l’explosion de la crise des vocations si cette nouvelle loi est votée.

- La précarisation de l’emploi scientifique On compte aujourd’hui 50.000 précaires dans l’ESR. Cette situation est inacceptable d’un point de vue personnel pour les précaires, et elle l’est aussi pour notre mission de création et de transmission du savoir : comment la remplir dans la durée, faute de personnel permanent ? C’est d’une loi de programmation dont nous avons besoin pour résorber la précarité et donner un signal fort à nos jeunes que les débouchés existent dans nos métiers. Le projet de loi actuel est de ce point de vue totalement hors sujet.

- La paupérisation de l’ESR La loi de 2007 sur l’autonomie des universités conduit un nombre croissant d’entre elles au bord de la faillite, obligeant légalement le rectorat à les mettre sous tutelle, soit exactement l’effet inverse de celui annoncé. Au lieu de prendre acte qu’une université n’est pas une entreprise devant gérer des capitaux, le projet de loi ne modifie en rien ce qui provoque ces naufrages. Le budget des organismes de recherche baisse cette année de 16%. Même en restant dans le cadre de l’austérité budgétaire exigée par la Commission europénne, d’autres choix sont possibles mais le gouvernement les dissimule : le ministère de l’ESR n’a en effet pas la main sur les 22 milliards des Investissements d’Avenir, gérés par un Commissariat autonome, ni sur les 5 milliards du Crédit Impôt Recherche, gérés par le ministère des Finances. L’utilisation de ces fonds, décidée par le gouvernement précédent, devrait faire partie du débat parlementaire actuel sur l’ESR mais il n’en est rien. Autre forme de hors sujet.

- La capolarisation de l’ESR La prétendue excellence prônée par le précédent gouvernement sort renforcée de ce projet. Ainsi, les nouvelles structures au fonctionnement non démocratique telles que les IDEX ou les Fondations de Coopération Scientifique sont perennisées. Les universités sont sommées de se regrouper dans des mégastructures dont le fonctionnement pyramidal et flou dilue la démocratie et instaure une compétition entre personnes et zones géographiques. Ce n’est pas dans ce contexte que peut s’épanouir la créativité scientifique.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de rejeter ce projet de loi et d’exiger du gouvernement un projet radicalement différent.

Comptant sur votre soutien,

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 22 avril 2013 1 22 /04 /Avr /2013 20:17

 

Dimanche 21 avril 2013
Publié par Sauvons l'Ecole publique

 

Depuis le début de la semaine, des banderoles "UN REPORT POUR UN PROJET" ont été apposées sur les écoles de Trappes... ce qui n'a pas été du goût du maire de Trappes (PS) qui a diligenté les services municipaux pour prendre des photos et enlever les disgracieuses bannières !

En quoi cette déclaration est-elle une publicité syndicale, politique ou religieuse ?

On cherche encore...

En tout cas, il est révélateur d'un climat tendu entre les enseignants et la municipalité.

 

 

2013-1508.JPG

 

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Samedi 20 avril 2013 6 20 /04 /Avr /2013 09:19

 

Mercredi 17 avril 2013

par Sauvons l'Ecole publique

Trappes :

          TOUS AU RASSEMBLEMENT

                        LUNDI 22 AVRIL 2013

 

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In Toutes les Nouvelles de Versailles

 17/04/2013

 

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Mardi 16 avril 2013 2 16 /04 /Avr /2013 10:10

EDUCATION  BESANÇON FRANCHE-COMTÉ 

Rentrée 2013 : les lycéens manifestent à Besançon,

le recteur réagit

Publié le 11 Avril 2013 

 

TOUT EST PARTI DU LYCÉE PASTEUR

 

 

 

Alors qu’un tract a été distribué aux lycéens et personnels de l'éducation nationale par deux élèves du lycée Pasteur à Besançon, appelant à "sauver notre éducation", et que certains lycéens manifestent ce jeudi 11 avril dans les rues de la capitale comtoise, Eric Martin, recteur de l’Académie de Besançon entend rétablir la vérité des faits quant à la rentrée 2013.

 

 

 

 
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 12:08

 

Par Sauvons l'Ecole publique

Trappes : RASSEMBLEMENT

MERCREDI 10 AVRIL 2013

A 19 heures

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Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 5 avril 2013 5 05 /04 /Avr /2013 11:58

 

Publié par Sauvons l'Ecole

MANIFESTATION NATIONALE
pour l'Education
A PARIS
LE SAMEDI 6 AVRIL 2013

In FSU

http://www.91secondes.fr/wp-content/uploads/2010/06/logo_FSU.png

Les élèves et les jeunes ont besoin d’une vraie refondation du système éducatif. L’avenir de chaque jeune, de notre société, la nécessité de relever les défis qui s’imposent qu’ils soient économiques, écologiques ou culturels impose d’investir aujourd’hui dans l’Education.

 

Il s’agit d’assurer la réussite de tous les élèves, d’élever le niveau de qualification, d’augmenter le taux de diplômés de l’enseignement supérieur et de mettre fin aux sorties sans qualification. Il est temps d’assurer une amélioration des conditions de travail et de rémunération des personnels, de mettre un terme à la crise de recrutement, en rupture avec les politiques éducatives précédentes.

Cela doit se faire avec les personnels et l’ensemble de la communauté éducative s’appuyant sur leurs expériences, leurs savoir-faire, la connaissance de leurs métiers et de l’utilité de leurs missions.

Malgré des avancées dans le projet de loi d’orientation et de programmation pour l’Ecole soumis au Parlement (créations d’emplois, rappel des valeurs qui doivent fonder l’Ecole, priorité à l’école primaire...), des manques ou des continuités avec les politiques précédentes ne permettront pas les transformations nécessaires.

Pour tenir les engagements d’un projet ambitieux de l’école maternelle jusqu’à la fin du lycée et de l’enseignement supérieur, il faut donc aller plus loin.

C’est pourquoi la FSU se prononce :

  • Pour des lois de refondation de l’Ecole et sur l’enseignement supérieur et la recherche porteuses :

· d’une nouvelle étape de démocratisation du système éducatif, qui passe par la    prolongation de la scolarité obligatoire à 18 ans,

· de la reconnaissance sociale de tous les métiers de l’éducation.

  • Pour une meilleure qualité des temps éducatifs et une amélioration des conditions de scolarisation des élèves (effectifs, contenus enseignés...). Pour une réforme des rythmes réussie, cohérente pour le système éducatif, pensée sur la journée, la semaine et l’année s’articulant avec les rythmes sociaux et familiaux, élaborée en concertation avec les différents acteurs. Pour les écoles cela passe par un report de la réforme en 2014 pour donner le temps à une réécriture du décret.
  • Pour une rentrée 2013 qui rompe avec les précédentes, avec annonces de mesures immédiates (école, collège, lycée, éducation prioritaire…).
  • Pour la mise en place de mesures concrètes permettant aux enseignants comme à l’ensemble des personnels de l’Education d’exercer encore mieux leur métier au quotidien (révision des contenus enseignés, formation initiale et continue, diversification possible des pratiques professionnelles...). La priorité à la prévention de la difficulté scolaire est une nécessité.
  • Pour une relance de l’Education Prioritaire car l’Ecole doit contribuer à davantage d’égalité sociale sur l’ensemble du territoire.
  • Pour une amélioration des conditions de travail, d’emploi et de service de tous les personnels (temps de travail, missions, évaluation, gouvernance…) et le développement de l’offre de formation.
  • Pour que soit mis fin au gel du point d’indice et pour une réelle revalorisation salariale pour tous les personnels abandonnant les logiques d’individualisation et de rémunération au mérite.
  • Pour la création des postes et la programmation des moyens nécessaires à l’accomplissement des missions. Pour un véritable plan d’envergure de lutte contre la crise de recrutement (formation initiale et continue, prérecrutements…). Pour le maintien de la maîtrise par l’Etat des cartes de formations professionnelles, et donc contre la décentralisation envisagée. Pour le maintien du service public de l’orientation scolaire et de ses personnels dans l’éducation nationale.
  • Pour une autre loi sur l’enseignement supérieur et la recherche que celle proposée par la Ministre. Il faut une loi en rupture avec la LRU et les RCE, l’AERES et le pacte recherche, le CIR…

Nous refusons de nous résigner aux conséquences sociales de la crise sur les enfants et les jeunes. Nous affirmons qu’il y a urgence à assurer la réussite de tous. C’est « mieux d’Ecole » qu’il faut organiser pour tous les élèves, à tous les niveaux d’enseignement.

Afin de permettre la nécessaire démocratisation du système éducatif, la FSU appelle tous les personnels à se mobiliser pour défendre un projet éducatif ambitieux qui réponde aux attentes des jeunes, des personnels et de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative.

La FSU appelle les personnels à participer massivement à la manifestation nationale pour l’éducation à Paris le samedi 6 avril prochain.

Les Lilas le 28 février 2013

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 08:52

TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE DIABLO

Commun Commune

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

8 rue du Clos Lapaume, 92210 Bagneux 

 

PRCF-logo

 

 

Commission enseignement, université et recherche du PRCF.

Supplément à « Conseils de classe », le bulletin enseignant du PRCF

----------

Lettre aux personnels de l’Education nationale en lutte,


Chers collègues,

 

En mai 2012, vous avez majoritairement voté contre Sarkozy, dont l’acharnement à détruire l’Education nationale et la Fonction publique n’avait d’égal que sa servilité à l’égard des milliardaires, de Berlin et de Washington. Or, ce n’est pas faire un mauvais procès à Hollande que de constater que, sous des formes « normalisées », et au nom de la sacro-sainte « construction » européenne, le gouvernement « socialiste » continue sur le fond la politique de l’UMP :

 

=> Le blocage des salaires continue ; les déremboursements médicauxs’aggravent ; une 4ème contre-réforme des retraites est en préparation pour aligner la France sur l’Allemagne, où l’on « débat » des moyens de travailler après 70 ans ! Après le choc de compétitivité du rapport Gallois, qui se traduit par de fortes baisses de cotisations patronales (source n°1 des déficits sociaux !), après l’accord MEDEF-CFDT qui permet aux patrons de prétexter de la défense de l’emploi pour baisser les salaires et flexibiliser à outrance, après le lâchage gouvernemental de Florange et d’Aulnay, les « mesures courageuses » annoncées par Hollande le 28 mars vont dans le sens du patronat et des « euro-diktateurs » de la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI), auxquels les députés PS et UMP ont donné un droit de veto sur le budget français en ratifiant le Traité d’euro-gouvernance.


=>Sous l’appellation de « refondation de l’école », Vincent Peillon applique et amplifie les contre-réformes Fillon-Chatel ; dans bien des académies, les suppressions de postes continuent ; financés par le désossage des autres services publics, les 60 000 postes annoncés ne permettront pas d’améliorer les taux d’encadrement ; le bavardage sur les rythmes scolaires vise en fait, avec la territorialisation,  à détruire l’Ecole de la République,  nationale,  gratuite, la même pour tous dans tous le pays et où l’enseignement est dispensé par des personnels diplômés d’Etat ; le projet d’école fondamentale – c’est-à-dire le regroupement de fait du premier degré et du collège – vise à mettre fin à l’accès majoritaire de la jeunesse aux baccalauréats ; la loi Fioraso sur l’université avalise et aggrave la loi LRU de Pécresse, à quoi elle ajoute un volet linguistique scandaleux (feu vert pour le basculement au tout-anglais dans le Supérieur !) ; il s’agit de désengager encore plus l’Etat, de dénationaliser au maximum la formation et les diplômes en donnant tout le pouvoir aux « décideurs locaux », c’est-à-dire in fine, aux Chambres patronales : au nom du marché des compétences, on va vers le dépeçage de l’Education « nationale » et du bac national, lequel servait de référence aux grilles salariales des conventions collectives !


=>Tout cela possède une forte cohérence politique : en concertation avec la droite, Hollande prépare l’ Acte III de la décentralisation ; le but est d’en finir avec laRépubliqueune et indivisible héritée de la Révolution française et de créer des « euro-régions » et des « métropoles » ; ces féodalités locales, si possible « transfrontalières », travailleraient sous l’autorité directe de Bruxelles ; les fragments de l’ex-territoire national seraient mis en concurrence au détriment des salariés (= moins-disant social pour les travailleurs, mais mieux-disant pour les subventions aux « investisseurs »). Déjà les dirigeants UMP d’Alsace, avec le feu vert de J.-M. Ayrault, mettent en place une « région d’Europe tournée vers l’espace germano-suisse » ! En fait, Hollande applique le Manifeste du MEDEF intitulé Besoin d’aire : cap sur les Etats-Unis d’Europe, la reconfiguration des territoires et l’Union transatlantique, enterrement de l’idéal d’un peuple souverain et d’une République sociale hérités des Sans-Culotte, des Communards et du Conseil National de la Résistance !


Devant ces réalités, la « gauche » du PS ne trompe plus personne. Quand M. Emmanuelli invite à allonger la durée de cotisation donnant droit à pension, quand M. Montebourg avalise la suppression de 7000 emplois chez Renault en échange… du gel des salaires et d’un choc de productivité sur les chaînes, quand aucune des contre-réformes sarkozystes (retraites, Sécu, hôpitaux…) n’est seulement toilettée, quand Valls criminalise les luttes sociales et traque les travailleurs sans-papiers, qui peut croire encore à la farce d’une gauche socialiste ?


Quant au Front de gauche, sa fausse radicalité ouvre un boulevard au FN. Certes M. Mélenchon a le mérite d’unir le drapeau rouge au drapeau tricolore, comme savait si bien le faire jadis le PCF du Front populaire et de la Résistance. Maisaffiliés au Parti de la Gauche Européenne subventionné par Bruxelles, l’appareil du PCF et la direction du PG continuent d’amuser la galerie en parlant d’« Europe sociale » et d’« euro au service des peuples » ! En réalité, l’U.E. et l’euro sont des armes létales contre les peuples souverains et leurs acquis sociaux. Déjà la majorité des ouvriers et des employés français – et un nombre croissant d’enseignants – comprennent que ce n’est pas en sortant de l’UE que nous serions ruinés : c’est au contraire en y restant que nous « y resterions » et que notre pays perdrait tout : son industrie, ses services publics, son agriculture familiale, sa spécificité laïco-républicaine, sa protection sociale, et jusqu’à sa culture, marginalisée par l’UE et le MEDEF, qui sacrifient la langue française au « globish » dans leur « pub » et leur « com »

C’est bien entendu par la gauche, par la voie progressiste, qu’il faut sortir du carcan maastrichtien pour reconstituer les acquis du CNR, réindustrialiser le pays en nationalisant les banques et les industries stratégiques, réduire les inégalités en prenant sur les profits, élargir la démocratie, nouer denouveaux traités internationaux non limités à l’Europe : c’est ce qu’expérimentent avec succès, après avoir rompu les traités de libre-échange imposés par Washington, les pays latino-américains de l’Alternative bolivarienne des Amériques.


Car il est suicidaire d’opposer l’internationalisme au patriotisme. En fait, dans toute société divisée en classes, le mondialisme des financiers – les Bernard Arnault et Cie n’ont d’autre patrie que leur fric – fait face à l’internationalisme des prolétaires : les ouvriers roumains et français de Renault ont les mêmes intérêts de classe face à leur multinationale. De même, le nationalisme xénophobe de l’UM’Penen formation autour des Copé et autres Le Pen s’oppose radicalement au patriotisme républicain des ouvriers, français ou immigrés, qui veulent produire en France pour échanger avec le monde entier. Si la « gauche de la gauche » continue d’abandonner la défense de la nation aux usurpateurs frontistes, le rassemblement fascisant qui germe aujourd’hui sur des bases cléricales, homophobes, anti-fonctionnaires, anti-immigrés et anti-« assistés » (les vrais assistés, ce sont les gros actionnaires !) s’emparera tôt ou tard du pouvoir étant donné le discrédit de Hollande !


C’est pourquoi le PRCF soutient chaleureusement les enseignants en lutte. Il les appelle à :


=>entrer durablement en résistance, sans laisser Peillon opposer les degrés d’enseignement ; refusons les contre-réformes ; des contre-propositions, oui, mais sur la base du refus des dynamitages actuels ;


=>se solidariser avec les ouvriers en lutte : sans une puissante industrie, sans une classe ouvrière impulsant la résistance populaire, les services publics seront liquidés et les jeunes devront s’expatrier en masse ;


=>s’engager pour un « nouveau CNR », une alliance des républicains de progrès visant à sortir le pays de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, à restaurer le progrès social, à étendre la démocratie y compris à l’entreprise, à nouer de nouveaux traités progressistes fondés sur la coopération internationale ;


=>se démarquer du conditionnement idéologique qui met notre école au service de la pensée unique anticommuniste, de l’euro-formatage des élèves, et qui s’accompagne de l’abaissement des contenus historiques, scientifiques, philosophiques, linguistiques et artistiques ;


=>aider à reconstruire le  vrai Parti franchement communiste dont notre peuple a besoin… y compris ceux qui n’adhèrent pas à la totalité des idées communistes ;


Tant que notre peuple disposait d’un puissant PCF, patriote et internationaliste, lié aux ouvriers, porteur d’une analyse marxiste de la société, notre peuple tenait tête au capital : car la crainte de la révolution sociale obligeait alors le patronat à faire des concessions. Depuis que le PCF-PGE a préféré muter et qu’il accepte la « construction » européenne dans son principe, notre peuple est devenu une proie facile pour la fausse gauche, la droite dure et de plus en plus, pour… l’extrême droite. Alors, ne nous résignons pas ! Agissez avec le PRCF, abonnez-vous au mensuel Initiative communiste, à sa revue culturelle EtincelleS

N’ayez pas peur d’agir pour révolutionner cette société malade, 

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Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 29 mars 2013 5 29 /03 /Mars /2013 14:32

 

Mercredi 27 mars 2013
Publié  par
Sauvons l'Ecole publique

Maîtresse d’école,

la réforme des rythmes scolaires,

j'en rêvais...

In Rue89
 
 LE PÉRISCOLAIRE DE QUALITÉ N’AURA PAS LIEU

Laure M. nous a envoyé ce texte par e-mail (qu’elle a posté sur Facebook ce week-end et « qui a été apprécié »). Au téléphone, elle nous apporte quelques précisions : elle a 35 ans et travaille dans une maternelle du XIIIe arrondissement de Paris, « des conditions difficiles mais une équipe soudée », très différente de son expérience près du jardin du Luxembourg. Elle est certaine que le « périscolaire de qualité » n’aura pas lieu dans son établissement, où l’on peine à recruter des animateurs. N.L.B.

 

C03-18

Je suis prof. Le genre de prof qui croit au sens de son métier, qui l’a choisi par vocation, s’est battu pour lui avec passion, et le vit au quotidien comme un engagement. Je ne suis pas meilleure qu’une autre, je rencontre des difficultés, j’essuie des échecs, je fais parfois des impasses que je regrette, des erreurs...

Je suis juste une « maîtresse » qui ne compte pas ses heures, ni dans l’école ni à la maison, quand il s’agit de monter ses projets ou de préparer son matériel. Je suis une enseignante impliquée dans le parcours de ses élèves, en auto-formation permanente.

Je suis ce genre de prof, et le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne suis pas seule. Je ne suis même pas rare, en fait. Je suis légion. Nous pouvons être découragés, désabusés, fatigués, agacés, révoltés, nous pouvons même être malades ou déprimés, nous pouvons, à l’occasion, tirer au flanc, nous pouvons mêmes, hélas, être mauvais, mais pour la plupart d’entre nous, faire correctement notre travail est une priorité.

Pour la plupart d’entre nous, arriver à l’heure le matin, assurer son service, partir à l’heure le soir, revenir le lendemain et toucher son salaire à la fin du mois n’est pas suffisant.

Rien à voir avec le mercredi chômé

Quand un prof se plaint de ses conditions de travail, ce n’est pas un travailleur qui veut faire valoir ses droits syndicaux (et qu’on ne voie là aucun jugement de valeur : je suis plus que favorable à la défense des droits des travailleurs par leurs représentants syndicaux, ce n’est pas le sujet), c’est un professionnel de l’éducation qui tire une sonnette d’alarme.

Alors non, quand « on » vous dit que les enseignants manifestent et se mettent en grève (plusieurs jours d’affilée, avec ce que cela implique en termes de sacrifice financier et de désorganisation des apprentissages) parce qu’ils sont corporatistes, réfractaires au changement, ou préoccupés par la sauvegarde de leurs avantages sociaux, et bien il ne faut tout simplement pas croire ce qu’on vous dit.

Le périscolaire de qualité n’aura pas lieu
Laure M. nous a envoyé ce texte par e-mail (qu’elle a posté sur Facebook ce week-end et « qui a été apprécié »). Au téléphone, elle nous apporte quelques précisions : elle a 35 ans et travaille dans une maternelle du XIIIe arrondissement de Paris, « des conditions difficiles mais une équipe soudée », très différente de son expérience près du jardin du Luxembourg. Elle est certaine que le « périscolaire de qualité » n’aura pas lieu dans son établissement, où l’on peine à recruter des animateurs. N.L.B.

Parce que, vous le savez bien, « on » est un con. Bien sûr, c’est chouette de ne pas travailler le mercredi, ça permet de rester auprès de ses enfants, de reprendre une bouffée d’air avant de replonger dans un quotidien professionnel souvent éprouvant, de faire tout le travail de préparation que nécessite un enseignement de qualité, de se rendre aux rendez-vous médicaux ou administratifs pour lesquels nous n’avons pas le loisir de prendre des RTT ou un jour de congé. Mais on s’est adaptés par le passé, et on s’adaptera encore.

La mobilisation actuelle n’a rien à voir avec une « défense du mercredi
chômé ». Pour la plupart d’entre nous, travailler un jour de plus et avoir des vacances plus courtes et plus espacées, c’est du bon sens… mais pas à n’importe quel prix.

J’en rêvais. Peillon l’a fait. Ou pas

 

Alors la réforme des rythmes scolaires, moi, je suis pour. Depuis toujours.
J’en rêvais, Peillon l’a fait. Ou pas. Je suis prof à Paris. Dans six mois, cette réforme sera donc mise en œuvre dans l’école ou je travaille.

Je lis un peu partout dans la presse qu’il s’agit de passer à quatre jours et demi de classe par semaine, et que les trois heures de classe du mercredi seront « récupérées » en finissant à 15h au lieu de 16h30 le mardi et le vendredi (ces deux plages de 1h30 de classe supprimées étant remplacées par des « activités périscolaires de qualité »).

Soit. Ce que cela signifie en pratique ? Les lundis et jeudis, les élèves resteront à l’école, comme c’est le cas aujourd’hui, de 8h30 à 16h30 (sans compter ceux qui arrivent à 7h30 ou repartent à 18h30, selon les possibilités offertes par le périscolaire).

Les mercredis, ils auront trois heures de classe le matin, et ceux qui allaient au centre de loisirs ce jour-là continueront à y aller aussi. Les mardis et vendredis, seule une faible proportion de parents viendra chercher ses enfants à 15 h (sauf ponctuellement, les vendredis de gros week-ends), ils iront donc au périscolaire jusqu’à 16h30 (ou plus tard).

Où est l’allègement ? Où est la cohérence ? Où est l’intérêt de l’enfant ? Les deux jours qui ne changent pas, bah…. ne changent pas. Pour les deux jours qui changent, tout le changement repose sur la qualité des activités périscolaires proposées. Je rappelle à ceux qui ne sont pas familiers de ces questions que le périscolaire ne dépend pas du ministère de l’Education nationale, mais de la mairie.

La mort du centre de loisirs tel qu’il existe

Je vous laisse en déduire les inégalités que cela implique en terme de « périscolaire de qualité », les moyens financiers n’étant clairement pas les mêmes à Paris que dans la petite commune rurale où mes enfants sont scolarisés, par exemple (et à l’intérieur même de Paris, les inégalités sont flagrantes, j’ai sillonné suffisamment d’arrondissements pour l’affirmer).

Pour moi qui travaille en maternelle, un rythme différent chaque jour est une véritable catastrophe (ce n’est pas la panacée non plus en élémentaire, mais les élèves sont déjà plus habitués à l’école).

De plus, le fonctionnement du dispositif repose sur le recrutement massif
d’animateurs. Quand on connaît les difficultés actuelles de la mairie de Paris à recruter des personnels et à assurer le remplacement des animateurs absents, on se demande si, pour être aussi confiant, M. Delanoë a découvert le secret du clonage.

Quant au mercredi travaillé, auquel je ne suis pas du tout hostile sur le principe, il signe, dans ce contexte, la mort du « centre de loisirs » tel qu’il existe actuellement : plus de sorties à la journée, plus de rencontres sportives avec des groupes scolaires éloignés, plus de pique-niques, moins de temps pour organiser un défilé de carnaval ou faire un roulement d’activités.

Pas besoin d’un doctorat en psychologie du management pour deviner que ça ne va pas galvaniser les équipes d’animation (je suppose également que les nouveaux horaires que cette réforme implique ne vont pas faciliter la fidélisation des personnels recrutés).

Je voulais faire l’école pour tous

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 23 mars 2013 6 23 /03 /Mars /2013 09:37

 

Publié par Sauvons l'école publique

 

Paris : appel unitaire à la grève des enseignants

le 25 mars...

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Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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