Education nationale

Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 07:19

DECLARATION REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO

Pour Benoit HAMON,

la réforme des rythmes scolaires appliquée dès 2014...l

benoit-hamon-PS

Mardi 8 avril 2014 , Manuel Valls prononce son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale.  Il déclare «l’aménagement des rythmes scolaires est une bonne réforme » et annonce que « le cadre réglementaire sera assoupli après les concertations nécessaires ». 

Le soir même, le service de presse du ministère de l’Education invite les journalistes et explique : «il n’y aura ni report, ni retrait, ni libre choix, toutes les communes passeront aux nouveaux rythmes à la rentrée, le décret sur la nouvelle semaine scolaire n’est pas modifié. Simplement, on va étudier au cas par cas, au niveau du terrain, les communes ayant des difficultés. ».

 

Mercredi 9 avril 2014Benoît Hamon, à la Sorbonne, confirme: la réforme sera appliquée et sera mise en œuvre en 2014. «Nous n’allons pas remettre en cause une réforme où 4 000 communes ont déjà choisi en 2013 leur organisation et où 92% des villes ont déjà présenté leur organisation pour septembre. Reste 8% de communes qui rencontrent objectivement des difficultés de mise en œuvre et certaines où des maires font de la résistance pour des raisons politiques», mais la réforme sera assouplie et pourra être « complétée d’expérimentations utiles et intéressantes. (…) Je suis ouvert à des formules qui n’ont pas été retenues,on pense à nos communes de montagne (1) ».

 

Mais parents, enseignants et élus qui se sont mobilisés contre la réforme ne se contenteront pas d’un «assouplissement». Christian Schoettl, maire de Janvry (Essonne) prévient « Nous nous attendons à une nouvelle vague de délibérations en conseil municipal contre la réforme, après les 2 500 que nous avons déjà enregistrées »,

 

(1) Des communes, autour de Grenoble, proposent d’emmener les élèves skier tout le mercredi, ce qui les empêcheraient de respecter les cinq matinées d’école prévues.

 

source: POI  

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 07:27

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO

Fonction publique :

journée nationale d'action unitaire

le jeudi 15 mai 2014

Tous-syndicats-FP.jpg

Fonction publique :
journée nationale d'action le 15 mai 
 
Les organisations syndicales CGT - CFTC – CFDT – FA-FP - FSU - SOLIDAIRES - UNSAdénoncent une nouvelle fois, l'absence de négociations salariales dans la Fonction publique et la dégradation de la qualité de l'emploi public. 
La politique d’austérité salariale menée par le gouvernement à l’égard des agents publics aboutit à une baisse incessante de leur pouvoir d'achat. Pourtant son amélioration est un objectif affiché du nouveau gouvernement. 
 
Le contentieux salarial s’accumule et la poursuite du gel du point d’indice est inacceptable ! 
Les agents de la fonction publique jouent un rôle déterminant dans notre société. 
La qualité des services rendus aux usagers est leur préoccupation majeure. 
La reconnaissance de leur travail ne peut donc plus attendre. 
Le gouvernement doit ouvrir sans délai de réelles négociations sur les rémunérations et garantir des emplois publics de qualité correspondant aux besoins. 
Les organisations syndicales exigent une revalorisation immédiate du point d'indice, la refonte de la grille indiciaire permettant la revalorisation de tous les métiers et des mesures de rattrapage. 
Elles appellent les agents des trois versants de la Fonction publique à une journée nationale d'action et de mobilisation le 15 mai prochain, journée qui pourra prendre des formes diversifiées (rassemblements, manifestations, grèves, arrêts de travail...). 
 

Paris le 8 avril 2014 

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 22 février 2014 6 22 /02 /Fév /2014 08:32

coco Magnanville

 

 

Publié le 19 Février 2014

 

 

Les stages poubelles pour tous, c'est la politique du gouvernement : non au « Contrat première embauche » à 350 €

Les stages poubelles

pour tous,

c'est la politique du

gouvernement

 

Non à ce « Contrat première embauche »

à 350 € déguisé !

Article-Tract pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

Le stage, c'est devenu la norme pour rentrer dans le marché du travail : la précarité pour les jeunes travailleurs, une main d’œuvre bon marché pour les patrons. Ce que fait le gouvernement, c'est légaliser, légitimer, généraliser cette pratique qu'il faudrait abolir.

Nous sommes deux millions de stagiaires, deux millions à subir cette forme ultime de la précarité : temps de travail extensible, rémunération minime ou nulle, contrat temporaire.

Pour les patrons, c'est tout bénéfice. Ils peuvent ne pas payer leurs stagiaires, bénéficient d'exonérations de cotisations, faire effectuer toutes les tâches les plus ingrates (le fameux stage « standard-photocopieuse ») à une main d’œuvre docile, peu chère et plutôt qualifiée.

Le gouvernement légalise et généralise les stages poubelles

Comme toujours, il y a les annonces gouvernementales : des stages limités à six mois, une rémunération obligatoire après deux mois de stage, l'interdiction de remplacer des postes permanents par des stagiaires.

Merci patron … sauf que ces dispositions existent souvent déjà mais ne sont pas appliquées !

Est-ce que le seront maintenant ? Bien sûr que non. La loi prévoit les décrets d'application, qui ne sont pas encore publiés et ne le seront sans doute jamais. Et si il y a un doute, la loi prévoit « des dérogations » accordées avec générosité aux patrons.

Mais cette loi, ce n'est pas le statu quo, c'est un danger : c'est un « Contrat première embauche » généralisé à 400 €, sans aucune garantie sur le plan du Code du travail.

Un « contrat première embauche » à 350 € pour tous

Ce que la loi prévoit, c'est légaliser l'injuste : une rémunération obligatoire après deux mois à 30 % du SMIC, soit 350 €, sans cotisations sociales pour l'employeur, donc sans droits à la Sécurité sociale pour le stagiaire.

Et le patron n'a pas intérêt à payer plus … ou sinon il paiera des cotisations. La même logique que les « exonérations de cotisations » pour les bas salaires : de quoi pousser le patron à payer des bas salaires !

Pour les stagiaires en milieu hospitalier, par ailleurs, la rémunération n'est toujours pas obligatoire.

Ce que la loi prévoit, c'est légitimer l'arbitraire : la loi dépend du Code de l'Education, pas du Code du travail. Cela veut dire que le stagiaire peut travailler jusqu'à 48 h par semaine, 13 h par jour, la nuit, le dimanche, les jours fériés, sans rémunération des heures sup.

Ce que la loi prévoit, c'est généraliser le précaire : cette loi rend formel ce qui était informel, il crée donc un « Contrat de stage » qui ressemble aux fameux « contrats doctoraux » des universités créés en 2008, qui ont légalisé pour les étudiants très qualifiés le CDD de 3 ans à 1 300 €.

Lycéens, le « stage de découverte », c'est la découverte de l'exploitation !

Le « stage de découverte », on le connaît depuis longtemps en 3 ème, une semaine pour découvrir un métier. Depuis 2011, il y a désormais un autre « stage en entreprise » à la fin de la Seconde.

La loi prévoit que la scolarité peut comporter des « périodes de formation dans les entreprises », facultatives en filière générale, obligatoires en filières technologiques ou professionnelles.

En 2011, on a ajouté qu'il s'agissait de découvrir « l'engagement volontaire et bénévole … à travers un stage obligatoire en fin de seconde dans une association à but social ou humanitaire ».

Depuis 2011, des milliers de jeunes lycéens ont fait l'expérience de « l'engagement bénévole » dans ces « associations à but humanitaire », en fait des entreprises qui ne les paient pas pendant 2 à 4 semaines (la rémunération est obligatoire après 2 mois!), et leur font faire les tâches ingrates.

En lycée professionnel, ce sont de 16 semaines (pour les CAP) à 22 semaines (pour les Bac pro) en entreprise, souvent fractionnés en période de moins de deux mois.

Cela peut parfois être une expérience professionnelle enrichissante, c'est souvent une dure confrontation au monde du travail, c'est toujours un moyen pour le patron d'exploiter au maximum une main d’œuvre motivée et gratuite.

Fioraso dit qu'il « faut ouvrir les universités aux entreprises ». Peillon déclarait, lui voir « introduire l'entreprise dans nos collèges et lycées ».Ce que la droite la plus libérale n'a pas osé faire, vendre notre éducation aux marchands de lessive et de canons, c'est le PS qui va le faire !

Dans la « Loi Fioraso », il est indiqué que « le transfert des résultats de la recherche publique vers le monde économique ». Cela veut dire des chercheurs précaires en CDD, à 1 300 € payés par l'Etat pour les profits de l'Oréal, Total ou Sanofi. Recherche publique, profits privés !

Dans la« Loi sur la refondation de l'école », on lit :

« l'école doit s'ouvrir : témoignages de professionnels, initiatives avec des associations et représentants d'entreprises, visites, stages et découverte des métiers et de l'entreprise, et projets pour développer l'esprit d'initiative et d'entreprise ».

On croyait que l'école devait apprendre l' « esprit critique », la « citoyenneté », le lycée et la fac devaient nous offrir une « qualification », une « formation » … on apprend que le but, c'est d'avoir une main d’œuvre docile, dans le « moule de l'entreprise », prête aux stages poubelles !

STOP ! C'est faux de dire que la loi votée par le gouvernement « ne va pas assez loin », « porte des avancées ». Elle va dans le même sens, c'est un nouveau recul gravissime. Nous avons le droit à des emplois stables, salaires dignes. Nous réclamons dès maintenant :

  • La rémunération des stages au SMIC : si les stages deviennent la première embauche la plus fréquente, que l'on respecte la loi : le SMIC comme rémunération minimum !

  • Le respect du code du Travail dans les « contrats de stage » : durée de temps de travail limitée à 35 h par semaine, stage réellement limité à 6 mois, interdiction du travail le dimanche, la nuit, les jours fériés ;

  • L'interdiction des stages en entreprise non-rémunérés ;

  • La transformation en CDI des contrats précaires ; notre but n'est pas de réglementer les contrats précaires mais de les abolir : tous les CDD, intérim doivent devenir des CDI. Les « stages de découverte », exceptionnels, doivent déboucher sur un contrat stable ;

En 2006, nous avions dit non au CPE (Contrat Première embauche) de la droite comme une forme de sous-contrat précaire pour toute la jeunesse Aujourd'hui le PS nous le remet sur la table, sous la forme du stage à 400 € pour tous, c'est toujours non.

Rejoins les Jeunes communistes, rejoins-nous dans notre combat pour construire une autre société, libérée de l'exploitation !

Encadré 1 : les stages poubelles pour tous, c'est maintenant !

  • Il y a aujourd'hui entre 1,5 et 2 millions de stagiaire, le chiffre a triplé depuis quatre ans ;

  • 55 % des jeunes entrés sur le marché du travail ont fait au moins un stage (en 2007) ;

  • La durée moyenne d'un stage est de deux mois ;

  • 30 % des stages sont rémunérés ;

  • 20 % des stages débouchent sur un recrutement, à 66 % en CDD ;

  • La rémunération, quand elle existe, est en moyenne de 480 € ;

Encadré 2 : les « mini-jobs » à 1 € de l'Allemagne, c'est ça notre modèle ?

L'herbe est toujours plus verte ailleurs, à écouter nos dirigeants. François Hollande vient d'inviter Peter Hartz pour prendre conseil sur sa « réforme du travail » adoptée en 2003 par un gouvernement socialiste (sic).

Grâce aux « réformes Hartz », aujourd'hui en Allemagne, les jeunes de moins de 30 ans ont à 55 % un emploi précaire, à 28 % un stage (non-rémunéré pour moitié), 27 % un contrat temporaire. Seuls 9 % ont un emploi dépassant les 800 € par mois.

Parmi les nouvelles embauches, 43% sont en contrat intérimaire, 42% en CDD. 

Seules 15% sont des CDI.

5 millions de personnes – souvent de moins de 30 ans – tombent sous les lois Hartz qui imposent à tout chômeur de travailler 10-15 heures par semaine (pour faire baisser les chiffres du chômage, pardi!) pour un salaire maximum de 400 €, souvent plus proches de 200-250 €.

On parle même de ces « mini-jobs » à 1 € de l'heure, contrats-poubelles soi-disant d'intérêt général, en fait un véritable travail forcé.

Résultat, derrière le taux de chômage officiellement à 9 % … 20 à 25 % des jeunes Allemands vivent sous le seuil de pauvreté.

Est-cela notre avenir ?

 

 

Rédigé par caroleone

 

 

 

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Jeudi 13 février 2014 4 13 /02 /Fév /2014 08:35

UFAL – UNION DES FAMILLES LAÏQUESBLOGS DES COMMISSIONS THÉMATIQUES DE L'UFAL

 

Quand la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche veut faire enseigner l’entreprenariat dès la maternelle

Je pense que si on veut avoir davantage d’étudiants [qui lancent des entreprises, ndlr], si on veut avoir une vraie équipe France, c’est la culture qu’il faut changer et il faut commencer très tôt, il faut même commencer dès l’école maternelle.
Mais comme je suis responsable de l’enseignement supérieur et de la recherche, je commence à la recherche !

Geneviève Fioraso

Si les idées de Geneviève Fioraso étaient mises en œuvre, nous pourrions avoir des fêtes de l’école qui ressemble à cela en maternelle :

 

 

Il n’est sans doute pas inutile de rappeler à notre ministre que même à son niveau, c’est-à-dire celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’article L141-6 du Code de l’éducation, qui dit que « Le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique », le monde l’entreprise n’a pas à s’immiscer de la sorte !

C’est l’occasion pour l’UFAL de rappeler son attachement à la laïcité scolaire qui permet cette séparation entre l’école publique et à la société civile. Sans cette séparation, aucune instruction n’est possible


Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Dimanche 9 février 2014 7 09 /02 /Fév /2014 08:57

La Science au XXI Siècle

Blog international du Collectif « Indépendance des Chercheurs » (France)

07/02/2014

CNRS : trois suicides récents

            inquiètent la CGT 

 

Le 7 février 2014, le Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique (SNTRS-CGT) vient de diffuser un communiqué intitulé « SOUFFRANCE AU TRAVAIL AU CNRS : Sommes-nous au début d’une vague de suicide ? »s'inquiétant de « la survenue, pour le seul mois de janvier 2014, de trois suicides de personnels travaillant dans des laboratoires et l’administration du CNRS (Rennes, Annecy, Meudon) ». Nous avons évoqué récemment la situation de plus en plus préoccupante du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et d'autres organismes publics de recherche dans nos articles « CNRS et crise des hiérarchies scientifiques (I) »,« CNRS, IRSTEA, INSERM... la crise s'aggrave (I) » et « La fin des organismes de recherche (CNRS, INSERM...) ? (I) ». C'est dans ce contexte, que le communiqué du SNTRS-CGT souligne la montée d'alertes au contenu sans ambiguïté :« arrêts de maladie, dépressions, augmentation des cas de souffrance et de harcèlements au travail déclarés auprès des DRH, de la médiatrice du CNRS et auprès du SNTRS-CGT », et qu'il dénonce « la souffrance au travail qui se manifeste dans les laboratoires et les services », ou encore « le poids de la hiérarchie et des outils de contrôle, la pression pour la réalisation d’objectifs, la course aux publications et à l’obtention de contrats... ». Nous avons analysé à plusieurs reprises sur ce blog des dérives institutionnelles qui ne cessent de s'aggraver et qui nous semblent nécessiter une révision profonde de la politique imposée progressivement aux organismes de recherche depuis trois décennies : montée de hiérarchies et coupoles administratives au détriment du travail créateur, suprématie croissante du « management », du « relationnel » et du lobbying sur la véritable activité scientifique, blocage récurrent des initiatives originales individuelles ou émanant de « petits groupes », absence d'un réel contrôle institutionnel des conflits d'intérêts dans l'évaluation, mise en cause de l'indépendance des chercheurs et de la stabilité d'emploi de tous les personnels, délocalisation de la recherche, montée de la précarité... Outre une rectification radicale de cette politique récurrente et autodestructrice, une enquête approfondie menée dans la transparence paraît indispensable sur les affaires signalées par le SNTRS-CGT.

 

Suit le communiqué du 7 février 2014 du SNTRS-CGT

http://websyndicats.vjf.cnrs.fr/sntrscgt/spip.php?article...

 

COMMUNIQUE DU SNTRS-CGT

SOUFFRANCE AU TRAVAIL AU CNRS

Sommes-nous au début d’une vague de suicide ?

La survenue, pour le seul mois de janvier 2014, de trois suicides de personnels travaillant dans des laboratoires et l’administration du CNRS (Rennes, Annecy, Meudon) nous inquiètent sérieusement. Même si les facteurs qui ont conduit à ces drames ne sont pas encore connus, deux de ces collègues étaient en congés de maladie.

La Direction du CNRS et le Ministère ne doivent pas prendre la situation à la légère. Ils doivent tenir compte de la souffrance au travail qui se manifeste dans les laboratoires et les services, notamment en révisant leurs objectifs de réduction d’emplois et en donnant les moyens aux Comités d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail d’exercer toutes leurs prérogatives.

La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) rebaptisée Modernisation de l’Action Publique (MAP) par le gouvernement Ayrault a des conséquences directes sur le mal être au travail et l’augmentation des risques psychosociaux.

Au CNRS, le budget 2014 va accentuer ces difficultés du fait des suppressions massives d’emplois. En 2014, le CNRS va perdre 842 emplois (102 fonctionnaires et 740 CDD payés sur la subvention d’Etat. Les conditions de travail vont s’en ressentir sérieusement car il sera difficile d’effectuer le remplacement de toutes les absences. L'emploi précaire restera à un haut niveau en raison du nombre important de CDD payés sur les ressources propres des laboratoires.

La dégradation des conditions de travail au CNRS est aussi la conséquence du mode de management qui renforce le poids de la hiérarchie et des outils de contrôle, la pression pour la réalisation d’objectifs, la course aux publications et à l’obtention de contrats,…

La Direction du CNRS nie la dégradation des conditions de travail bien que les signaux d’alerte se multiplient : arrêts de maladie, dépressions, augmentation des cas de souffrance et de harcèlements au travail déclarés auprès des DRH, de la médiatrice du CNRS et auprès du SNTRS-CGT. Il est temps de rendre publics les travaux du CNAM sur la souffrance des chercheurs et de lancer la même étude pour les ingénieurs, techniciens et administratifs. Les procédures mises en place par la direction, circulaire sur les risques psychosociaux et cellule de veille sont insuffisantes et peu efficaces. Il est temps de s’attaquer aux causes des risques psychosociaux et non à leurs seuls symptômes.

Villejuif, le 7 février 2014

 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 7 février 2014 5 07 /02 /Fév /2014 08:26

Front Syndical de Classe

 

Source : agences de presse

Sans réponse du Ministre de l’éducation nationale, la mobilisation s’élargit.

Ce mardi 04 février 2014, près de 700 personnes se sont réunies devant le ministère après une manifestation partie de Sèvres-Babylone. C’est la preuve que la mobilisation s’élargit au-delà des enseignants car de nombreux parents et lycéens ont rejoint le cortège.


Plus de 17 établissements étaient présents dans le cortège tandis que d’autres étaient bloqués par les parents d’élèves dans le département.

Une délégation a été reçue demandant des moyens supplémentaires nécessaires aux établissements du département. Encore une fois, après une quatrième journée de grève, aucune réponse n’a été donnée. C’est le choix du pourrissement qui a été fait par l’administration : c’est inacceptable.
Le refus du Ministre de répondre aux revendications légitimes contraint les personnels à élargir le mouvement.

 

Dans ces conditions, l’Assemblée Générale des établissements en lutte et les organisations CGT Educ’Action, FNEC FP FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD-Education et SE-UNSA appellent les personnels à poursuivre le mouvement :

 

  •  En poursuivant l’élargissement du mouvement en direction des parents et des jeunes scolarisés ainsi que des élus dans nos établissements et nos communes.
  •  En se rassemblant avec les familles samedi 8 Février à Colombes à 14 h30 devant la mairie de Colombes puis à Nanterre à 16 heures devant la Préfecture.
  • En appelant à la grève jeudi 13 février et en manifestant devant le Ministère.

Toutes ces actions ont pour but d’obtenir les moyens du maintien des taux d’encadrement dans les Hauts-de-Seine c’est-à-dire une dotation supplémentaire de l’Etat de 2000 heures, nécessaire au maintien de conditions d’études convenables pour les enseignants comme pour les élèves.

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 4 février 2014 2 04 /02 /Fév /2014 09:33

 

Réveil Communiste

 

Dimanche 2 février 2014

 

Les groupes d'extrême droite et les islamistes (qui se ressemble s'assemble) font circuler des rumeurs infondées contre l'école publique; par delà les fantasmes sur un enseignement du "genre" qui n'existe pas, se dessine une attaque directe contre l'égalité des garçons et des filles qui venant d'eux n'a rien pour surprendre. Ils n'ont rien d'autre à proposer qu'une casse accélérée du service public. Mais ces rumeurs se nourrissent d'une angoisse bien réelle dans la population générale, provoquées par les difficultés quotidiennes de l'école : inégalités territorales et sociales, misère des locaux, baisse du niveau culturel, violence, absentéisme, souffrance des élèves et des enseignants. Elles-mêmes conséquences graduelles mais implacables d'une série de réformes maltusiennes qui se sont succédées depuis l'inoubliable Claude Allègre, souvent au prétexte d'améliorer la pédagogie, et qui font exploser le marché de l'enseignement privé.

 

Or bien loin de tenter d'affronter ces problèmes, les théories pédagogiques bien en cours dans les instances officielles de l’EN ont été longtemps sous l’emprise de conceptions démagogiques, mélange de gauchisme, de paternalisme et de libéralisme, qui ont servi d’argument pour proposer de démanteler l’école universelle, obligatoire, laïque et gratuite.


Le programme éducatif dans toute société est fixé par une génération donnée, à l'intention des générations suivantes, qui ne sont pas consultées, et pour cause, car pour qu'elles puissent donner leur avis il faudrait qu'elle aient déjà reçu cette éducation. Ainsi, il n'y a pas de pratique de l'enseignement possible sans deux principes qui, en théorie, font horreur aux habituels théoriciens de l'éducation, et dont ils abusent en réalité dès qu'un petit pouvoir leur tombe entre les mains : l'autorité, et l'obligation. Ce faisant ils pratiquent la double contrainte hyperautoritaire sous un langage doucereux, à destination des enseignants et des élèves, et laissent le champ libre aux autoritaires de toute confession qui prolifèrent dans la société en fournissant des discours dogmatiques, alternatifs aux connaissances dispensées par l'école publique. 

 

Les "pédagos" libéralo-gauchistes dénigrent et caricaturent l'enseignement tel qu'il est réellement dispensé sur le terrain comme une forme de micro-dictature, et tentent de faire croire que des réformes dans le style d’enseignement, sans aucun investissement, pourraient faire des miracles contre l'échec scolaire, et bien entendu tous les casseurs de l’enseignement public leur font chorus à commencer par le MEDEF.

 

Les difficultés considérables que l’école rencontre dans sa mission principale, qui est de faire partager à tous des savoirs de base maitrisés et une culture générale de bonne qualité ne tirent pas principalement leur origine de problèmes internes, mais plutôt de l’invasion de la marchandise dans la vie quotidienne des enfants dès le plus jeune âge. Il y a une contradiction directe entre la culture au sens profond du terme et le capitalisme à son stade terminal.

 

Mais les recommendations d'une pédagogie officielle totalement irréaliste, et d'ailleurs en voie d'abandon, selon laquelle "l'apprenant" devait construire son savoir lui même (ce qui revenait à lui faire régurgiter toutes les marques dont il était saturé), où la grammaire et la logique avaient disparu, où l'apprentissage par cœur était interdit même quand il était incontournable, où l'évaluation était abandonnée, aggravaient les choses au lieu de les corriger, et ses promoteurs le savaient bien puisqu’ils se gardaient bien d’appliquer leurs généreux principes à leurs propres rejetons. Ou quand ils le faisaient, dans l'enseignement privé, ils se gardaient bien de les mélanger aux enfants du prolétariat.


Contrairement à ce qu'on entend dire en général, pour le déplorer, il n'est pas vrai que l'éducation civique ait disparu. Au contraire elle a envahi de son ennui mortifère toutes les disciplines, sous la forme d'une pseudo "éducation à la citoyenneté" et d'un préchi-précha risible qui se substitue bien souvent à l'acquisition de véritables connaissances exigeant l'effort des élèves, et dont la maitrise rendrait bien plus probable le futur comportement de citoyen qu'on prétend attendre d'eux.


Quant au fond, une pédagogie "ouverte" et "active" est parfaitement possible, et souhaitable, à condition d’y investir bien davantage de moyens par élève … ce dont il n’est bien sûr jamais question. Et aussi à condition de savoir que si elle améliore sans doute le vécu des élèves, elle aggrave les inégalités entre eux, et qu’il faudra corriger d’une manière ou d'une autre cet effet pervers.


"L’enfant au centre" de la ritournelle pédagogique a servi à remettre en cause "le savoir au centre" sans améliorer en aucune manière la condition des élèves en difficulté, qui sont particulièrement en manque de repères, et les ZEP ont souvent servi de laboratoire à cette liquidation de l’ambition culturelle pour les masses.


Aujourd’hui les masses se rebiffent et les fascistes récupèrent ces questions, comme ils ont fait pour la sécurité, le chômage, l'Europe, et il va falloir trouver une autre réponse que la simple dénégation des problèmes.


 

GQ, prof d'histoire dans le 93 depuis 1991

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Dimanche 19 janvier 2014 7 19 /01 /Jan /2014 07:49

Front Syndical de Classe

 

 

 

Appel diffusé par Solidaires étudiant-e-s,

Nous le relayons avec le sentiment que tout ce qui concourt à la résistance et à la convergence des luttes est positif

_____________________________________________

A la suite de l’appel de Montpellier 3, ayant donné naissance à la première coordination étudiante, les étudiant-e-s en lutte des universités lyonnaises appellent à la réunion d'une nouvelle coordination les 25 et 26 janvier 2014.


Nous reprenons donc les termes de l'appel de la coordination de Montpellier.

Partout en France, les mêmes problèmes persistent : difficultés à finir le mois, casse du service public, accès aux soins et logements mis à mal… Ces difficultés au quotidien ne sont que la conséquence de politiques d’austérité volontaires, évitables et coordonnées à l’échelle mondiale.

Les universités ne sont pas épargnées et pratiquent également des coupes budgétaires. Le processus de Bologne, les lois LRU puis la loi FIORASO, qui s’inscrit dans la continuité du premier, ont étranglé financièrement les établissements, détruisant petit à petit l’enseignement supérieur et la recherche.

Aujourd’hui, c’est une quinzaine d’universités en France qui sont en déficit et mettent en place progressivement une politique d’austérité passant par : la suppression de filières et d’antennes locales, la sélection des étudiant-e-s notamment par tirage au sort, le gel ou la suppression de postes…

Face à cette situation, des mobilisations ont lieu dans des dizaines d’universités et dans les Instituts de Formation du Travail Social. Dans ce contexte, il est urgent et nécessaire de coordonner nos luttes. C’est pourquoi des délégations de sept universités se sont réunies en table ronde dans le but de s’organiser et d’établir une base commune de revendications, et des perspectives concrètes en vue de la construction d'une université ouverte à tous, proposant un savoir humaniste, et non utilitariste.

Ainsi nous exigeons :

L’abrogation du processus de Bologne, ainsi que les lois LRU et FIORASO qui en découlent,

Un réengagement financier complet de l’État dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR),

Un vrai cadrage national des diplômes (pas de concurrence entre les universités),

La titularisation de toutes et tous les précaires de l’ESR (enseignants, personnel administratif et technique…),

Un retrait immédiat des personnalités extérieures (patronat, MEDEF, collectivités territoriales…) des Conseils Universitaires,

Solidarité internationale avec tous et toutes les étudiant-e-s et les universités en lutte,

Solidarité avec les travailleurs/euses en lutte.

Arrêt des poursuites et cessation immédiate de toute forme de répression

La Coordination Nationale appelle :

Toutes les universités à s’inscrire dans le mouvement,

À la grève étudiante, Les luttes étudiantes à soutenir et à s’impliquer avec celles des travailleurs-euses

Les Assemblées Générales à participer à la prochaine

Coordination Nationale les 25 et 26 janvier 2014.


Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 10 janvier 2014 5 10 /01 /Jan /2014 08:57

JINFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun commune

CGT-educ-action.jpg

Le Conseil Constitutionnel, par une décision du 29 décembre 2013, a censuré l'un des articles de la loi de finances concernant l'Apprentissage...

L'article censuré est l'article 60 concernant les nouvelles règles d'affectation de la Taxe d'Apprentissage, nouvelles règles que la CGT a dénoncé car risquant de faire baisser les moyens des lycées professionnels.

 

Selon le Conseil Constitutionnel, "l'article 60 fusionne la taxe d'apprentissage et la contribution au développement de l'apprentissage. Il pose de nouvelles règles d'affectation de son produit. Une "première fraction", dont le montant est au moins égal à 55 % du produit de la taxe due, est affectée aux régions. Une "deuxième fraction" dénommée "quota" est attribuée aux centres de formation d'apprentis et aux sections d'apprentissage. [...]

L'article 60, s'il pouvait renvoyer au pouvoir règlementaire l'affectation précise des recettes de la nouvelle taxe d'apprentissage, aurait dû encadrer cette affectation. En l'absence de cette précision dans la loi, le Conseil constitutionnel a censuré celles des dispositions de l'article 60 relatives aux règles d'affectation du produit de la taxe d'apprentissage".

 

Pourtant, le gouvernement, par la voix de M. Sapin, a confirmé que le projet de loi sur la formation professionnelle sera bien présenté au Conseil des ministres le 22 janvier 2014.

 

La CGT-Éduc'action exige du gouvernement qu'il cesse sa promotion idéologique de l'Apprentissage. Cette promotion provoque une concurrence inégale en défaveur des lycées professionnels : c'est l'enseignement professionnel public sous statut scolaire qui se retrouve en danger !

 

La CGT-Éduc'action exige du gouvernement qu'il mette en place une réelle relance de l'enseignement professionnel public: cela signifie revenir sur les différentes contres-réformes de ces dernières années (généralisation du bac pro en 3 ans, généralisation des contrôles en cours de formation (CCF), ...).

La CGT-Éduc'action engagera très prochainement des initiatives unitaires en ce sens.

 

Montreuil, le 6 janvier 2014

 

source :http://www.unsen.cgt.fr/ 

Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 30 décembre 2013 1 30 /12 /Déc /2013 09:22

Le Blog d'Olivier Berruyer

30
Déc
2013

Éducation, un grand corps malade

 

Excellent reportage sur les problèmes de l’Éducation nationale…

Je ne sais pas vous, mais je suis toujours étonné par le fait, nos grands-parents / arrières-grands-parents, qui avaient souvent arrêté très très tôt leurs études, maitrisaient parfaitement le français et les bases mathématiques, même à 80 ans. Et qu’aujourd’hui, ces bases ont fondu – mêmes les élèves des plus grandes écoles arrivant difficilement à écrire une lettre sans faute d’orthographe.

Il est donc très étonnant de constater un tel déclin : français maitrisé en 1930, français bafoué en 2013.

Il y a de nombreuses raisons à ceci – je laisse le soin aux spécialistes d’en débattre, mais enfin, il y a une chose aussi à constater (et qui m’a demandé pas mal d’efforts pour trouver ces données) :

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

Il y avait donc plus d’heures des cours en 2 années de primaire en 1895 que durant 3 années aujourd’hui – années comprenant en plus de l’anglais et de l’informatique…

(Petit concours : signalez des liens vers d’autres dessins sur l’école et l’éducation en commentaire :) )

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

durée d'enseignement en primaire

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Par Jean Lévy - Publié dans : Education nationale - Communauté : Communard toujours !
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