REFLEXIONS
par Jean LEVY
Homme du "Front républicain",
qui appelle "à voter socialiste",
hostile aux "valeurs" du Front national
Alain JUPPE
se déclarait en 1990, alors secrétaire-général du RPR
"Pour une différentiation entre Français et étrangers pour les prestations sociales et familiales, afin d'éviter un phénomène d'appel considérable à l'immigration". Ou encore : "Notre attitude, comme déclarait Jacques Chirac, est fondée sur la volonté de défendre la société française, dans sa civilisation, sa personnalité et ses équilibres humains."
Dans sa conclusion de synthèse des États généraux de l'immigration de la droite et du centre (RPR-UDF-CNI) , on pouvait lire :
"Être étranger en France, ce n'est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française. Les avantages sociaux peuvent être légitimement liés à des conditions de durée de résidence, de nationalité et de réciprocité."
Est-ce si différent de la prose frontiste ?
Aujourd'hui, Alain Juppé est l'homme qui se voit président en 2017 avec le soutien du PS. Ses propos ont changé. Mais "européen" comme le Parti socialiste, partisan de l'austérité comme le Parti socialiste, il est comme l'équipe "socialiste" actuellement au pouvoir au service du grand patronat et des puissances d'argent.
Alors pourquoi ne pas envisager (comme en Allemagne) un gouvernement droite-"gauche", en clair l'UMPS, selon la formule employée par ses adversaires ?
Pour mieux parvenir à ce "Front républicain", n'est-il pas utile, voire nécessaire d'être
le meilleur défenseur des "valeurs républicaines" , et pourquoi pas devenir l'adepte du "Vivre ensemble", si cher à François Hollande, en cette période de mariage pour tous ?
L'Elysée vaut bien une messe. C'est un fait presque religieux.
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