A propos de l'expression religieuse
et des principes républicains de laïcité.
L'Eglise de France, voulant célébrer sa solidarité avec les chrétiens d'Orient, victimes de massacres et de sévices de la part des des forces de l'EI, a fait placarder dans le métro parisien des affiches représentant des prêtres...Dans un premier temps, la direction de la RATP s'y est opposée, comme manifestation contraire à loi de 1905 sur la Laïcité. Mais elle a fait machine arrière, face aux réactions hostiles de la hiérarchie catholique, soutenue par le gouvernement PS, contestant cette interprétation.
"canempechepasnicolas" publie ci-dessous les articles clefs de la loi de 1905 et l'affiche en question.
A vous de juger.
Il faut savoir que depuis la Libération, les principes de laïcité ont subi de graves atteintes.
Dans l'enseignement, où l'Etat subventionne les écoles privées sous contrat au détriment de l'enseignement public de la République, qui manque cruellement de moyens...
Dans la vie publique, où l'Etat comme les collectivités locales, associent aux manifestations officielles les représentants des cultes catholiques, juifs et musulmans, comme partenaires reconnus de la vie sociale et publique. Prêtres, rabins et imans sont invités à toutes les commémorations officielles, comme si leurs églises étaient partie prenante de la République !
Faut-il rappeler le recours au "Sacré Choeur" par le dernier gouvernement de la 3ème République, pour conjurer la défaite,quelques jours avant la capitulation de juin 40, et bien sûr après celle-ci, la participation officielle de l'épiscopat catholique à toutes les manifestations de l'Etat français aux côtés de Pétain, et la campagne permanente des gouvernements de Vichy, contre l'école laîque, "responsable de la défaite" ...
Les pouvoirs successifs de droite comme de "gauche" versent dans le communautarisme, divisant les Français, en groupes autonomes, selon leur appartenance religieuse, réelle ou supposée, ce qui contraire au principe de la "République une et indivisible" .
Chacun se souvient de la volonté exprimée par des autorités officielles européennes d'inclure la référence aux "origines chrétiennes de l'Europe" dans la constitution de L'UE, projet rejeté par le peuple français il y aura 10 ans le 29 mai prochain.
Faut-il rappeler que le drapeau de l'Union européenne - la constellation d'étoiles jaunes sur fond bleu - n'est que la réplique de l'emblème marial...
Et il n'est pas innocent de vouloir inclure dans les programmes scolaires "l'histoire des religions" au nom de la culture, alors que les martyrs victimes de l'inquisition contre les hérétiques avec ses sentences de mort ordonnées par les tribunaux écclésiastiques, tel Etienne Dolet, ne sont plus honorés dans notre pays comme des héros de la liberté de pensée...
Car, il faut le dire, les lois laïques sont mises à mal, touche par touche, dans notre pays.
Ce qui requiert une vigilance accrue de la part de notre peuple.
Version consolidée au 14 avril 2015
Le Sénat et la chambre des députés ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
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Titre Ier : Principes.
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Article 1La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.
Article 2
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.
Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.
Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.
Article 28Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.
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