Journal communiste pour le rassemblement

Le scandale ne se niche pas là où les médias le désignent. Le scandale, ce n’est pas la chemise déchirée d’un haut cadre, payé pour réduire à néant la vie de milliers de travailleurs et de leur famille. Car que croyaient-ils ces dirigeants ? Qu’en se pointant pour annoncer, la bouche en cœur, 2 900 licenciements, ils allaient être applaudis ?
C’est bien là que se niche le scandale. Dans ce plan dit de restructuration. Dans les 2 900 licenciements. Les 2 900 vies brisées par une simple lettre recommandée.
"Ce qui se passe est proprement scandaleux. Des salariés sont en prison, en garde à vue. On a été les chercher chez eux à 6 heures du matin, devant leurs familles, devant leurs enfants et on a fouillé leurs maisons", s’est insurgé le secrétaire général de la CGT, lors d’une conférence de presse. "Il y a des personnalités qui ont fait des choses plus graves, qui ont détourné des millions et qui arrivent avec leur chauffeur" à leur convocation, a poursuiv M. Martinez, ajoutant : "il y a deux poids, deux mesures quand il s’agit de salariés, c’est profondément choquant".
Jean Jaurès et la violence patronale.
« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses !
Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...]
Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »
Extrait du discours du député Jaurès devant la chambre des députés le 19 juin 1906.
"Ils" osent dénoncer les salariés attaqués par les patrons

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