A huit jours du début de l'Euro, et après trois mois de fronde contre la loi travail, une grève reconductible perturbe significativement le trafic SNCF ce jeudi 2 juin, alors que d'autres turbulences s'annoncent dans les transports.
La guerre des nerfs continue entre le gouvernement et les opposants à la loi travail, à huit jours de l'Euro, avec des grèves reconductibles qui devraient encore perturber ce jeudi 2 juin les transports, sans qu'aucune issue à la crise sociale ne se profile.

Alors que des grèves persistent aussi dans les raffineries, dans les ports et docks, l'énergie, et ont débuté lundi 30 mai dans le secteur du traitement des déchets, le Premier ministre Manuel Valls a évoqué son "sentiment de gâchis" sur l'impact économique du conflit social. De nouvelles manifestations sont prévues en régions, notamment à Nantes, Rennes, Toulouse et Marseille, ainsi qu'à Paris.
Le trafic des trains était également perturbé jeudi matin pour la deuxième journée consécutive après la reconduction de la grève à la SNCF. Les conditions de trafic était similaire à celles de mercredi avec seulement la moitié des TER en circulation et six TGV sur dix, selon la SNCF. Les trois premiers syndicats à la SNCF (CGT, Unsa, SUD) ont déposé des préavis de grève illimitée pour peser dans la phase finale des négociations sur le temps de travail des cheminots.
A Nîmes, dès l'aube ce jeudi 2 juin, des membres de la CGT30 ont pris position devant la zone industrielle de Saint-Césaire et devant la base Auchan pour en bloquer l'accès afin de protester contre la Loi Travail.
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