Le Point
Quel avenir pour les migrants de la jungle de Calais ? Le président Les Républicainsdes Hauts-de-France, Xavier Bertrand, réclame une « interdiction » pour les migrants « de sortir du camp » de la jungle de Calais le soir, « à partir d'une heure précise », dans un entretien au Figaro publié vendredi. « Il faut une interdiction de sortir du camp le soir, à partir d'une heure précise, une interdiction motivée par les questions de sécurité. L'état d'urgence le permet », a déclaré Xavier Bertand.
Dans cet entretien consacré à la situation migratoire dans le Calaisis, il a aussi réitéré sa demande de « renégocier les accords du Touquet », même si, pense-t-il, « rien ne viendra » du gouvernement en place. « François Hollande se complaît dans l'immobilisme, mais j'attends beaucoup du prochain président. Tous les candidats à la primaire à droite m'ont indiqué qu'ils étaient d'accord avec moi sur la renégociation », a-t-il affirmé. Par ailleurs, il a une nouvelle fois demandé l'évacuation de la zone nord de la « jungle » de Calais, afin qu'il ne reste que le centre Jules-Ferry et le CAP (centre d'accueil provisoire) comme lieu d'hébergement des réfugiés.
Il a également appelé François Hollande à venir à Calais « se rendre compte par lui-même de la situation ». « S'il ne bouge pas », dit-il, la situation à Calais « va devenir incontrôlable ». En outre, il a demandé « la sécurisation complète du port » de Calais, avec, notamment, « l'utilisation de drones pour la surveillance », affirmant que la région était prête à « assurer du financement ».
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