par Jean Ortiz
28 Juillet 2016 -
Humanité Dimanche
La droite, victorieuse des législatives en décembre dans un contexte de crise économique profonde, veut un référendum révocatoire contre le président Nicolas Maduro. Une procédure longue et précise, prévue par la Constitution, que l’opposition aimerait accélérer.
La disparate Table de l’unité démocratique (MUD) a engagé une course de vitesse pour soumettre le président Maduro à un « référendum révocatoire ». L’opposition voudrait faire de cette procédure, inscrite dans la Constitution bolivarienne, un instrument utilitaire et non un ressort de démocratie participative. L’ex-président Chavez fut soumis à référendum révocatoire en 2004, et l’emporta haut la main. Il fallut un an et quatre mois de préparatifs électoraux.
Dans la pratique, la procédure révocatoire s’avère longue, lourde et complexe ; elle comporte toute une série de normes contraignantes pour le Conseil national électoral (CNE). Durant le chavisme, le « pouvoir électoral » (CNE) a fait montre d’une grande rigueur et d’une indépendance saluée par tous ceux qui ont supervisé les processus électoraux. Seule l’opposition et ses relais internationaux, adeptes d’une stratégie putschiste, entretiennent un feu nourri, multiplient les accusations de partialité, de fraude, d’obstruction, contre le CNE. Ils provoquent à dessein un grand tintamarre autour des délais, supposément biaisés, du référendum révocatoire. Dans le même temps, les mêmes battent le pavé, orchestrant la déstabilisation, exigeant la destitution du président élu. Alors : renversement violent ou processus démocratique mené à terme par le CNE ?
Les anti-chavistes exigent que la consultation se tienne avant le 10 janvier 2017. Le CNE, seul habilité, répond ...
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