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Le coût des sanctions contre Moscou : des données édifiantes,   par Laurent Dauré
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Réseau International

Les dirigeants européens ont décidé le 22 juin de prolonger de six mois les sanctions contre Moscou, arguant que la partie russe ne respecterait pas les accords de paix de Minsk.

L’UE et les États-Unis ont imposé les premières sanctions en mars 2014, suite au rattachement de la Crimée à la Russie après un référendum au résultat massif (96,77 %). Rappelons que la péninsule est russe depuis le XVIIIe siècle et qu’elle avait été transférée de la Russie à l’Ukraine en 1953, une décision strictement interne à l’URSS.

Les sanctions, qui ont été étendues à plusieurs reprises, portent sur des personnes (au nombre de 189, issues des sphères politique et économique) et des entreprises (plus de 400 en comptant celles qui sont ciblées à cause de leur association avec une firme figurant sur les listes noires). Elles sont de divers types : gel d’avoirs, impossibilité d’obtenir un visa pour venir dans un pays de l’UE ou aux États-Unis, embargo sur certaines exportations – notamment dans les domaines de la défense et de l’énergie –, interdiction pour les entreprises américaines et européennes de commercer avec les firmes russes ciblées ou d’investir dans celles-ci, etc.

 

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En réaction à ces punitions euro-atlantiques, Moscou a pris des contre-sanctions. Outre des interdictions de visa, il s’agit principalement d’un embargo mis en place en août 2014 sur un grand nombre de produits alimentaires en provenance des pays de l’UE et des États-Unis (la Norvège, l’Australie et le Canada sont également concernés).

Une étude issue du département d’État US publiée en janvier 2017 tente d’évaluer l’impact des sanctions et contre-sanctions. Comme l’indique son titre – « Measuring Smartness » –, le but est aussi de déterminer si les sanctions sont « intelligentes », c’est-à-dire, selon les auteurs, si elles frappent « les objectifs visés avec des dommages collatéraux relativement limités 

 

Les deux chercheurs à l’origine de ce travail méticuleux précisent que la chute du prix du pétrole complique les calculs, isoler l’effet des sanctions s’avérant parfois difficile.

Selon l’étude, les sanctions contre Moscou sont à la fois « efficaces » et « intelligentes », causant une baisse du PIB russe de l’ordre de 1 % à 1,5 %. Un rapport du FMI de 2015 utilisant une méthodologie différente anticipait les mêmes résultats.

Les sanctions et contre-sanctions ont coûté à la France 900 millions d’euros pour la seule année 2016. Une donnée que les médias dominants ne s’empressent pas de porter à la connaissance des Français.

Les deux universitaires écrivent :

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http://reseauinternational.net/le-cout-des-sanctions-contre-moscou-des-donnees-edifiantes/
 

Tag(s) : #Europe, #Economie
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