La révolution a devant elle un adversaire politique national en faillite : pas de leadership populaire, des élections primaires tristes, solitaires et ultimes, des partis à couteaux tirés, une absence de discours national, des dirigeants dont les incohérences sont condamnées par leur base sociale, des scènes qui frisent le ridicule. Une droite tragi-comique qui ne prête pas à rire avec son solde de morts. La seule tentative d’insurrection d’avril à juillet a fait 159 victimes, sans parler de toutes les formes de violence, avec une prédilection pour brûler vifs les chavistes ou les pauvres.
Un tel tableau est une évidence pour tous, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. En premier lieu pour la droite elle-même qui a concentré son initiative à parcourir l’Europe et les Etats-Unis pour obtenir- mendier est le mot qui apparaît parfois- des appuis diplomatiques et de plus fortes sanctions économiques. Les résultats sont visibles sur les photos avec Angela Merkel, Emmanuel Macron, Mariano Rajoy, dans les déclarations de Benjamin Netanyahu et, surtout, dans toute l’offensive publique étasunienne, qu’il s’agisse de la tournée latino-américaine du vice-président ou des déclarations de Donald Trump.
Le dernier évènement a été le discours de Trump devant l’Organisation des Nations Unies (ONU) où il qualifia le Venezuela de « dictature socialiste » à classer parmi les « régimes qui sont les fléaux de la planète » – brandissant la menace de « nouvelles mesures » et en appelant à l’action internationale. De nouvelles mesures, c’est-à-dire, de nouvelles attaques, ce qui signifie approfondir celles qui ont déjà été prises dans le domaine économique, qui ont pour objectif d’encercler l’économie vénézuélienne, de la bloquer, et de la pousser à la cessation de paiement.
Des sanctions, ce qui signifie aussi l’utilisation de la force. Les déclarations de Trump à propos de la possibilité d’intervenir militairement contre le Venezuela datent de quelques semaines seulement. Il a été dit que ce ne serait pas comme un épisode du Vengeur Captain America ni comme le débarquement en Irak – du moins est-ce l’hypothèse la plus improbable- mais il y a des signes qui indiquent que la variable armée est en marche.
En premier lieu,
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