

Des entreprises multinationales et nationales qui ont le monopole de la production et de la distribution d’aliments et de médicaments violent les Droits de l’Homme des vénézuélien en leur empêchant l’accès à des produits de première nécessité voire vitaux, a affirmé l’économiste vénézuélienne Pascualina Curcio dans une conférence à l’Université de Séville.
“C’est une agression contre le peuple, ce n’est pas une agression contre le Gouvernement car c’est le peuple qui subit ce type d’agressions dont le but est d’attaquer le modèle politique et de déstabiliser le Gouvernement, frappant les revenus des familles, créant du désespoir. »
Madame Curcio a signalé qu’aujourd’hui les Etats ne sont pas les seuls responsables de garantir la vie de ses citoyens, « il existe même la catégorie de délits économiques pour qualifier ce type d’actions entreprises par le secteur privé, comme l’accaparement des produits, l’inflation induite et le blocus économique et financier, mécanismes de l’attaque menée de manière vertigineuse et massive contre la vie des vénézuéliens ».
La Professeure a donné des conférences en Espagne, à l’Université Complutense de Madrid et à l’Université de Séville, sous les auspices de l’Ambassade du Venezuela en Espagne. Elle a également eu des réunions avec des intellectuels, des universitaires, ainsi qu’avec des Maires, des députés et des sénateurs du Congrès espagnol de différentes tendances politiques. Elle a exposé une partie de ses recherches où elle montre qu’au Venezuela il n’y a pas de crise économique, mais une guerre économique cachée. Elle a participé aussi à des rencontres avec des groupes de solidarité avec le Venezuela, autant à Madrid qu’aux Canaries, intéressés par la portée de cette nouvelle attaque contre le peuple vénézuélien et par les actions entreprises par le gouvernement vénézuélien pour la contrer.
“Il s’agit d’une opération cachée, dont le but fondamental est d’attaque le modèle d’inclusion et d’égalité développé au Venezuela dont bénéficie la majorité de la population. C’est pourquoi quand on dit que le modèle a échoué, on se demande : pour qui ? Pour la majorité ou pour les grands capitaux?”
Pascualina Curcio, auteure du livre « La main invisible du marché » a signalé que la guerre économique au Venezuela connaît plusieurs mécanismes : l’accaparement de produits essentiels de haute consommation (aliments, médicaments, produits d’hygiène) ; l’inflation induite par la manipulation des taux de change et le blocus financier. A cela il faut ajouter les sanctions imposées par les Etats Unis et l’Union Européenne.
La spécialiste a affirmé qu’aucune théorie économique ni aucun événement catastrophique n’est survenu au Venezuela qui puisse justifier l’altération grotesque de la distribution d’aliments ni le taux d’inflation, par un secteur entrepreneurial qui a obtenu du gouvernement des devises à taux préférentiel pour leurs importations.
Les recherches de Curcio ont montré que l’attaque contra la population vénézuélienne par ces mécanismes s’est intensifiée ces dernières années ponctuellement, à la veille d’élections ou dans des moments hautement conflictuels politiquement. « Ce phénomène existait déjà en 2012, soit avant la réélection du Président Chávez »
Aujourd’hui – affirma-t-elle – nous sommes dans une situation similaire, car le 10 décembre il aura des élections municipales et le taux de change illégal est monté en flèche, ce qui entraîne l’augmentation des prix des produits et la pénurie. Ce sont des mécanismes qui font pression vers la dévaluation sans qu’il y ait de dévaluation »
Entreprises en situation de non-respect de la loi
Concernant le contrôle des prix sur les produits de première nécessité décrété par le Gouvernement, Madame Curcio a affirmé qu’actuellement les entreprises vénézuéliennes sont dans une situation de non-respect de la loi, ce qui mènera le gouvernement à prendre de nouvelles mesures de contrôle fiscal.
Ella a insisté sur le fait que la Guerre économique contre le Venezuela implique une guerre médiatique qui amplifie les effets de ces actions, pour mener la population au désespoir et rendre l’opinion publique contraire au modèle bolivarien.
Elle a rappelé que cette stratégie, promue par les centres mondiaux de pouvoir capitaliste et financier, n’est pas nouvelle. « Cette stratégie a été mise en œuvre au Chili lors de la présidence socialiste de Salvador Allende, au Nicaragua avec le sandinisme, à Cuba et d’autres continents aussi. Et l’objectif a toujours été le même : renverser le gouvernement pour anéantir le modèle socialiste ».
Elle a dit que dans le cas du Venezuela (...)
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