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La bataille sociale inséparable de la lutte pour l'indépendance nationale et la souveraineté populaire : 1/2  58% Contre Macron et sa politique,  par Jean LEVY
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1/2   58% des Français rejettent Macron et sa politique 

6 Français sur 10 mécontents de l'action de Macron

A la question: "Au global, un an après l'élection d'Emmanuel Macron comme président de la République, diriez-vous que vous êtes très satisfait, plutôt satisfait, plutôt mécontent ou très mécontent de son action?"

58% des Français ont répondu "mécontents".

24% sont "très mécontents" et 34% "plutôt mécontents".

Ils sont 42 % à se dirent "satisfaits",

38 % "plutôt satisfaits" et 4 % "très satisfaits", 

selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, Sud Radio et CNEW

par Jean LEVY

Les sondages ne prennent en compte que les sondés qui répondent. Or, il y a un an, le Président n'a été élu que par 43,61% des Français qui se sont exprimés. Plus de 4 millions ont refusé ce choix  par leur abstention par leur vote blanc ou nul. 

Mais ces 43,61% des votes Macron comprennent des centaines et des centaines de milliers, voire plusieurs millions d'électeurs, qui ont choisi l'opposant à Marine Le Pen pour faire barrage à celle-ci. Rappelons-nous les appels en ce sens du secrétaire-général du PCF dès le soir du premier tour à la télé et les déclarations diverses de responsables politiques ou syndicaux exhortant à "barrer la route à Marine Le Pen"...sur fond de campagne forcenée contre le danger FN, décrit à longueur d'antenne, comme "le péril imminent", le fascisme menaçant la République, antienne reprise pratiquement par tous les partis de l'arc-en-ciel politique....pour immédiatement se dégonfler comme une baudruche, après les élections.

Mais pour exprimer véritablement son choix, c'est le vote au premier tour qui compte.
Or, Emmanuel Macron n'a obtenu que 18,19% des inscrits, 25% du corps électoral, marquant sa défiance par le vote blanc ou nul. 

Même pas un Français sur cinq a voté pour le futur Président !

Aujourd'hui, dans les manif's ou les grèves contre la politique Macron, très nombreux sont ceux qui se sont laissés piégés aux deux tours de l'élection présidentielle : en votant "contre le danger FN", ils ont fait le choix du banquier de la banque Rothschild... Aujourd'hui, ils constatent - un peu tard - qu'on les avait bernés.

Quant à la majorité absolue obtenue par les candidats de la "République En Marche", rappelons-nous comment ceux-ci ont été recrutés : sur CV par internet...

Nous sommes loin de la Constitution, qui fait des députés des élus de la Nation ! Les élus LRM ne sont que des représentants de la firme Macron-Rothschild, triés et choisis par la direction de la maison-mère. Ce qui a conduit à l'Assemblée Nationale une majorité de plus de 300 députés. Chacun d'eux a été  également élu " pour faire barrage à Marine Le Pen", ou au candidat officiellement de droite, ou au candidat qui se prétendait "de gauche", bénéficiant de l'électorat opposé. 

Aujourd'hui, un an après les élections, des millions de salariés, de retraités, d'étudiants se battent contre la politique du Président élu. Combien d'entre eux ont donc mis le bulletin Macron dans l'urne "pour échapper au pire", comme si la politique imposée aux Français aujourd'hui n'était pas la pire des politiques !

Les Français sont à même aujourd'hui d'en mesurer les dangers :

sur le plan social , avec la réforme du Code du Travail opérée par ordonnances, la liquidation du statut des cheminots, la future privatisation du rail, l'offensive annoncée contre le régime des retraites, la mise en cause de la Sécurité sociale, afin de livrer à terme celles-ci aux entreprises d'assurance privées,

sur le plan des institutions de la République, en limitant à l'extrême les pouvoirs parlementaires, le remodelage généralisé du maillage administratif issu du suffrage populaire avec les métropoles, le Grand Paris, éliminant départements et municipalités, jugés trop en phase avec la population.

sur le plan des libertés, avec les menaces visant les soit-disant "fakes news", autrement dit l'information non conforme à l'orientation officielle. Les réseaux d'information alternative, principalement sur le web, sont dans le collimateur. La censure de fait de celle-ci avec la collaboration de l'industrie numérique étrangère fait partie de l'arsenal de répression.

Parallèlement le recours aux unités policières de répression visent les  initiatives citoyennes jugées hostiles au pouvoir en place.

Certes, cette contre-offensive capitaliste ne date pas d'aujourd'hui. Elle s'est développée tout au long des trente dernière années avec la collaboration alternée de la vraie droite avec Giscard, Chirac et Sarkozy, et de la fausse gauche, avec Mitterrand, Jospin et Hollande. Mais la politique ainsi menée a conduit au rejet populaire des deux forces politiques. Or, l'amenuisement de chacune d'elles ne permettait plus la poursuite de cette stratégie de l'alternance. 

Comme l'histoire française et ses traditions  ne permettaient pas de recourir à une "Gross Koalition" à l'allemande, un gouvernement officiellement PS-Droite, il fallait trouver une autre forme d'alliance. 

D'où le recours à une soit-disante force nouvelle, issue de nulle part, autour d'un homme providentiel...

Nous examinerons demain comment les choses se sont passées.

 

Tag(s) : #Lutte de Classe
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