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TURQUIE Présidentielle en Turquie. Recep Tayyip Erdogan officiellement élu au 1er tour
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"canempechepasnicolas" :

La réélection de  Recep Tayyip Erdogan désespère les gouvernements occidentaux. Non pas du fait que le président turc impose à la population une dictature de fait : Washington, Berlin et  Paris ont des liens étroits de coopération avec l'Arabie saoudite ou l'Egypte où le pouvoir en place n'a rien a envier au chef d'Etat turc en matière de dictature. Mais ces pays achètent  massivement de l'armement militaire sophistiqué à la France et aux Etats-Unis...et se situent, aux côtés d'Israël dans le camp stratégique de l'impérialisme.

Non, l'hostilité occidentale à Erdogan a pour cause essentielle les rapports de coopération entre la Turquie et la Russie, voire avec l'Iran, ennemi privilégié des Etats-Unis. Certes, Ankara n' pas renié son appartenance à l'Otan, mais ce sont des officiers turcs intégrés à cette alliance militaires, et donc proches de Washington, qui sont accusés d'avoir été le fer de lance du coup d'Etat ourdi contre le président turc...

Les médias français, en bons chiens de garde des intérêts de leurs oligarques-patrons traduit les réserves hostiles vis-à-vis du président turc.

franceinfo

"Notre nation m'a confié la responsabilité de président de la République." Le chef de l'Etat turc, Recep Tayyip Erdogan, a été réélu dès le premier tour, dimanche 24 juin, pour un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés, venant à bout d'une opposition pourtant revigorée lors d'élections présidentielle et législatives âprement disputées.

Franceinfo fait le point sur cette victoire.

Quels sont les résultats ?

D'après l'agence de presse étatique Anadolu, Erdogan est arrivé en tête de la présidentielle avec un score de 52,5% après dépouillement de plus de 99% des urnes. Dans le volet législatif du scrutin, l'alliance dominée par son parti islamo-conservateur, l'AKP, menait avec 53,61% des voix. Son principal concurrent, le social-démocrate Muharrem Ince, arrive en deuxième position de la présidentielle avec 30,7%, et l'alliance anti-Erdogan formée par plusieurs partis d'opposition pour le volet législatif du scrutin récolte 34%, d'après les résultats partiels publiés par Anadolu.

"La victoire d'Erdogan est incontestablement le signe de sa grande popularité auprès de l'électorat turc, en particulier l'électorat conservateur dans les régions rurales d'Anatolie, et le signe de sa résilience face à une opposition unie", analyse Jana Jabbour, docteure associée au Ceri/Sciences Po et spécialiste de la Turquie.

Pourquoi ce scrutin est-il particulièrement important ?

Cette victoire assoit encore le pouvoir d'Erdogan, à la tête du pays depuis quinze ans. Ce scrutin marque en effet le passage du système parlementaire en vigueur à un régime présidentiel où le chef de l'Etat concentre la totalité du pouvoir exécutif, aux termes d'un référendum parlementaire qui s'est tenu l'an dernier.

Recep Tayyip Erdogan présente le nouveau système présidentiel auquel il va accéder comme nécessaire pour doter la Turquie d'un exécutif stable, mais ses détracteurs l'accusent de vouloir monopoliser le pouvoir avec cette réforme qui supprime notamment la fonction de Premier ministre et permet au président de gouverner par décrets. Ils accusent également le chef de l'Etat, âgé de 64 ans, de dérive autocratique, en particulier depuis la tentative de putsch de juillet 2016, suivie de purges massives qui ont touché des opposants et des journalistes et suscité l'inquiétude de l'Europe.

Quelles sont les réactions ?

Erdogan a rapidement savouré ce succès. "Le vainqueur de cette élection, c'est la démocratie, la volonté nationale. Le vainqueur de cette élection, c'est chacun des 81 millions de nos concitoyens", a clamé le président turc, tandis que ses supporters l'acclamaient. Plusieurs milliers de ses partisans se sont rassemblés dans la soirée aux abords de la résidence du président à Istanbul, chantant et brandissant des drapeaux.

Son rival, Muharrem Ince, n'a fait aucun commentaire concernant les résultats dimanche soir, convoquant une conférence de presse pour lundi à la mi-journée à Ankara. Les craintes de fraudes ont été vives pendant le vote, notamment dans le sud-est à majorité kurde. Les opposants, qui avaient mobilisé une armée d'observateurs, ont dénoncé des irrégularités, notamment dans la province de Sanliurfa.

Quel est le résultat du parti prokurde ?

Le candidat du parti prokurde HDP, Selahattin Demirtas, a été contraint de faire campagne depuis une cellule : accusé d'activités "terroristes", il est en détention préventive depuis 2016. Selon les résultats partiels, il a obtenu près de 8% des voix et son parti a franchi le seuil de 10% au niveau national, ce qui lui permet de siéger au Parlement.

 

 

Tag(s) : #Turquie
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