Le président Emmanuel Macron devant les parlementaires réunis en Congrès, le 9 juillet à Versailles
RT en français
Au lendemain du Congrès de Versailles, la porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, accuse le président Emmanuel Macron d'instrumentaliser le vocabulaire de la droite pour mieux servir aux Français les «vieilles lunes» de la gauche.
Il est comme ça le président Macron, il a l’art de présenter avec grandiloquence et fausse bienveillance des réformes qui sont de vraies régressions : pensions de réversion pour les futurs retraités, politique du logement, sécurité... En parallèle, il fait preuve d’un aplomb et d’une arrogance extraordinaire pour défendre ses échecs en matière de politique migratoire, de lutte contre l’islamisme mortifère, le communautarisme et le recul de la voix de la France à l’international. Ce cynisme et cette volonté ultra-libérale de vendre le système social de la France à la découpe est sans doute un héritage de ses années comme banquier d’affaires chez Rothschild. On aurait préféré qu’il retienne de ses mentors, la culture de l’efficacité et de la clarté…
Mais Emmanuel Macron a choisi une autre voie, celle du double discours. Pour mieux endormir le bon peuple, pour que celui-ci se perde et ne parvienne plus à le suivre, il faut l’assommer de mots. Des mots parfois empruntés aux champs sémantique de la droite : «autorité», «droits et devoirs», «mérite», «ordre», «sécurité pilier de l’ordre républicain»… On pourrait être a priori séduit. Mais là est le piège, le machiavélisme macroniste : les mots de droite sont instrumentalisés pour servir une soupe indigeste d’actions reprenant de vieilles lunes de gauche.
Des mots forts pour masquer des actes faibles et lâches
Nantes brûle, Marseille voit se multiplier les règlements de compte à coups de kalachnikov, Notre-Dame-des-Landes est un échec où ceux qui ne respectent pas la loi ont gagné et le communautarisme s’affiche toujours plus triomphant... Face à cela, Emmanuel Macron détourne les mots de droite pour servir des solutions inefficaces de gauche. Il pense le tour de passe-passe suffisant pour berner les Français. Ainsi, il nous sert la «police de sécurité du quotidien» pour endiguer l’explosion de la violence dans les quartiers cédés par la République aux caïds et aux intégristes. Des mots forts pour masquer des actes faibles et lâches. Voilà comment pourrait se résumer la présidence Macron.
Derrière cette ambivalence et cette intention constante de brouiller les pistes, c’est la volonté de flouer nos concitoyens qui domine chez Emmanuel Macron. Au fond, il peine à cacher son profond mépris pour les Français et leur intelligence. Il devrait se méfier car les Français ne s’y trompent pas. Les derniers sondages le démontrent. Il y atteint des niveaux de rejet et de défiance terriblement bas pour un président qui a, contrairement à ses prédécesseurs, bénéficié d’une certaine bienveillance de la part des médias. Le réveil pour Emmanuel Macron sera difficile, «ceux qui ne sont rien», «les alcooliques» «les analphabètes» sauront lui rappeler qu’ils méritent le respect et la considération.
L’ambiguïté, dont il a fait sa ligne de conduite, mène toujours à l’échec. A plusieurs reprises le président a attaqué les rumeurs, les fausses polémiques, notamment au sujet des pensions de réversions : «Faire croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion est une rumeur malsaine, visant à faire peur. Je le dis clairement : rien ne changera pour les retraités d'aujourd’hui.» Voilà en une phrase tout l’art macroniste de l’enfumage. Le diable se cache dans les détails… On pourrait s’arrêter à «rien ne changera pour les retraités» et être satisfait. Mais il précise rapidement qu’il s’agit «des retraités d’aujourd’hui». Autrement dit, une personne de 55 ans qui sera retraitée dans cinq ou 10 ans, a un risque de ne pas pouvoir bénéficier de la pension de réversion de son époux ou épouse en cas de veuvage. La remise en cause des pensions est une véritable régression et une casse sociale d’une brutalité inédite qui frappera les femmes en premier lieu.
De la même manière, Emmanuel Macron nous a tenu des propos généraux sur la laïcité. Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup…
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