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Oui il y a bien sûr, il y a eu une "ingérence russe"

déterminante sur le cours de la guerre en France en juin 1944...

Depuis le débarquement des alliés sur le sol normand, le 6 juin 1944, toute la propagande occidentale ressace l'idée que ce sont "les Américains" qui nous ont libérés. Certes, les forces US, britanniques, canadiennes, et aussi 'françaises libres' ont payé cher l'Opération Overland, qui devait chasser en sept mois du territoire français l'occupant allemand. 

Mais, il faut le dire, cette opération n'a pu être tentée que du fait de l'absence sur ce front des deux-tiers de l'armée allemande. L'essentiel des forces de celle-ci étaient disposées à l'Est, face à l'armée soviétique qui devait déclencher, sur un front de plus de 1000 kms, l'Opération Bagration, le 23 juin, qui devait en deux mois libérer l'intégralité du territoire soviétique, la moitié de la Pologne et des pays baltes.

Par son 'Opération Bagration' - 23 juin 1944 - l'offensive de l'armée soviétique sur un front de plus de 600 kms libère les territoires encore occupés de l'Union soviétique, dont la Bielorussie, et la moitié de la Pologne, alors que les forces allié, à l'Ouest,  se déploient sur le front de Normandie

Faut-il rappeler également le déclanchement le 2 janvier 1945 de l'offensive à l'Est de l'armée soviétique, dont la date fut avancée sur demande alliée, pour dégager les forces américains, malmenées en Belgique à Bastogne par les divisions SS.

Ce qui n'est pas sans rappeler l'offensive russe en Prusse orientale, en août 1914, qui permit à l'armée française de tenir et de gagner la bataille de la Marne.

Et le général de Gaulle, conscient des leçons de l'histoire,  déclare en 1944 en visite en URSS :

« Dans l'ordre politique, l'apparition certaine de la Russie au premier rang des vainqueurs de demain apporte à l'Europe et au monde une garantie d'équilibre dont aucune Puissance n'a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter. Pour le malheur général, trop souvent depuis des siècles l'alliance franco-russe fut empêchée ou contrecarrée par l'intrigue ou l'incompréhension. Elle n'en demeure pas moins une nécessité que l'on voit apparaître à chaque tournant de l'Histoire. »

Comme de Gaulle le répétera en  1966 à Moscou :

Culture, science, progrès, voilà ce qui, à notre époque, au lieu des rêves de conquête et des dominations d'antan, appelle et justifie les ambitions nationales. Voilà sur quoi doivent se rencontrer les peuples du procès d'aujourd'hui, la civilisation moderne. 

Voilà dans quel but peut être scellée l'alliance nouvelle de la Russie et de la France !

Ces paroles de paix et d'espoir seraient aujourd'hui considérées par Emmanuel Macron et l'oligarchie - dont il est l'émanation - comme une soumission à l'Etat russe, un genre de trahison relevant au besoin des tribunaux...

Mais les relations de la France avec la Russie n'ont pas commencé durant la dernière guerre. Plusieurs conflits armés ont eu lieu entre les deux Etats : l'nvasion napoléonnienne en 1812 et l'engagement militaire  franco-britannique aux côtés de la Turquie en 1853, pour limiter l'influence russe dans la mers chaudes, avec la bataille de Crimée et le siège de Sébastopol, dont Paris garde le souvenir par le nom donné à deux de ses artères.

Plus tard, en 1919,  des forces françaises furent engagées contre le nouvel Etat soviétique aux côtés, non seulement des Alliés, mais de contingents allemands...

Dans les trois cas, l'agresseur, ce fut l'Etat français.

Jamais, ni la Russie, ni l'URSS n'ont déclenché de conflit contre la France.

Alors pourquoi  traiter aujourd'hui la Russie en nation ennemie ?

Mais la propagande lancée par Emmanuel Macron contre Poutine, personnifiant la Russie n'est pas nouvelle. Mais depuis 1917, la propagande orchestrée par le capital français se déchaine contre la Russie des Soviets. 

Chacun connaît l'affiche antibolchévique des années 20, l'homme au couteau entre les dents". 

 Et celle visant le Front populaire en 1936

 

Et aujourd'hui...comme hier

Avec Emmanuel Macron, la déferlante antirusse summerge tous nos médias.

Adieu la "belle et grande alliance", selon l'expression du général de Gaulle  !

L'alliée, c'est l'Allemagne des konzerns, des successeurs des Krupp et Thyssen, de ceux qui ont amené Hitler au pouvoir ! Et les partisans de la coopération avec Moscou seraient des "agents de l'étranger". 

Telle est, comme sous l'Occupation, l'orientation officielle que l'hôte de l'Elysée veut imposer aux Français.

A eux de se servir du bulletin de vote pour lui infliger une défaite le 26 mai prochain !

 

J.L.

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Tag(s) : #Politique française, #Russie
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