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Manifestation de femmes ouvrières en 1917, Petrograd

 Les manifestations de femmes ouvrières à Pétrograd en 1917

amorçent la révolution bolchévique

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Aujourd'hui 8 mars

 
 
 
 

s'associe à

la Journée des Femmes

 

CNRS Le Journal

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Une itiniative du mouvement socialiste

Car c’est un fait, « c’est en août 1910, à la IIe conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, à l’initiative de Clara Zetkin, militante allemande, qu’a été prise la décision de la célébrer », ajoute l’historienne.

La date du 8 mars n’est pas avancée, mais le principe est admis : mobiliser les femmes « en accord avec les organisations politiques et syndicales du prolétariat dotées de la conscience de classe ». La Journée des femmes est donc l’initiative du mouvement socialiste et non du mouvement féministe pourtant très actif à l’époque. « C’est justement pour contrecarrer l’influence des groupes féministes sur les femmes du peuple que Clara Zetkin propose cette journée, précise Françoise Picq. Elle rejetait en effet l’alliance avec les “féministes de la bourgeoisie”. »

Clara Zetkin, enseignante, journaliste et femme politique allemande

Clara Zetkin, militante socialiste allemande

C’est Clara Zetkin, une enseignante, journaliste et femme politique allemande, qui est la réelle instigatrice de la Journée internationale des femmes.

Quelques années plus tard, la tradition socialiste de la Journée internationale des femmes subit le contrecoup du schisme ouvrier lié à la IIIe Internationale.

C’est en Russie que la Journée des femmes connaît son regain : en 1913 et en 1914, la Journée internationale des ouvrières y est célébrée, puis le 8 mars 1917 ont lieu, à Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), des manifestations d’ouvrières que les bolcheviques désignent comme le premier jour de la révolution russe.

Une nouvelle tradition est instaurée : le 8 Mars sera dès lors l’occasion pour les partis communistes de mobiliser les femmes. Après 1945, la Journée des femmes est officiellement célébrée dans tous les pays socialistes (où elle s’apparente à la fête des mères !).

La Journée des femmes est l’initiative du mouvement socialiste et non du mouvement féministe pourtant très actif à l’époque

La Journée internationale des femmes fête ses 100 ans! L’occasion de revenir sur ses origines, objet d’un mythe selon Françoise Picq 1 , historienne, qui l’a « démasqué » dès la fin des années 1970 : « À l’époque, toute la presse militante, du PCF et de la CGT, comme celle des “groupes femmes”2 du Mouvement de libération des femmes, relayée par les quotidiens nationaux, écrivait que la Journée des femmes commémorait le 8 mars 1857, jour de manifestation des couturières à New York. »

Or cet événement n’a jamais eu lieu! « Les journaux américains de 1857, par exemple, n’en ont jamais fait mention », précise Françoise Picq. Et il n’est même pas évoqué par celles qui ont pris l’initiative de la Journée internationale des femmes : les dirigeantes du mouvement féminin socialiste international.

Car c’est un fait, « c’est en août 1910, à la IIe conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, à l’initiative de Clara Zetkin, militante allemande, qu’a été prise la décision de la célébrer ». La date du 8 mars n’est pas avancée, mais le principe est admis : mobiliser les femmes « en accord avec les organisations politiques et syndicales du prolétariat dotées de la conscience de classe ». La Journée des femmes est donc l’initiative du mouvement socialiste et non du mouvement féministe pourtant très actif à l’époque

UNIVERS DOMESTIQUE

Faire des fils à leurs époux, c’est encore la fonction que leur assigne le Code civil promulgué en 1804. Ainsi, justifie-t-il leur mise sous tutelle paternelle et maritale. Pour Geneviève Fraisse, historienne et philosophe au CNRS 8, comme pour Michèle Riot-Sarcey, historienne 9, la fin du XVIIIe siècle constitue un tournant majeur dans l’histoire de l’émancipation des femmes.

Bouleversement radical,

la Révolution française proclame l’égalité des droits :

« La liberté devient alors pensable, voire accessible pour tous et toutes, souligne Michèle Riot-Sarcey. Néanmoins, la société restait fondée sur la hiérarchie des groupes sociaux, dont la domination homme-femme est un élément de référence. » Il fallait donc écarter les femmes de l’espace politique… ce qui fut fait par la séparation des sphères privée (« la famille ») et publique (« la Cité »), que Geneviève de statut s’est instaurée il y a des milliers d’années. »

Assurément, la domination masculine, phénomène complexe, ne saurait s’élucider par un facteur unique ni universel. Et « l’humanité n’a pas attendu les Européens et le XVIIIe siècle pour inventer des formes d’égalité relatives », insiste-t-il.

Toutefois, selon lui, la volonté de mainmise des hommes sur la reproduction a joué un rôle primordial dans l’instauration de la domination. Pour contrôler cette fécondité qui leur échappe, fondamentale pour la survie du groupe, les hommes être un grand poète plutôt qu’une grande poétesse », souligne la linguiste. Ainsi qu’un entraîneur plutôt qu’une entraîneuse ou un maître plutôt qu’une maîtresse ! Ensuite, au-delà du genre grammatical, des dissymétries lexicales en disent long : ainsi, les différents sens du terme « femme » et du terme « homme » ne sont pas « symétriques ». « Dans son premier sens, détaille Claire Michard, “homme” signifie “être humain”, ce qui n’est pas le cas de “femme”. Dans son deuxième sens, “femme” signifie “épouse”, soit “femme de…”, ce qui n’est pas le cas de “homme”, qui devient “mari”. Et c’est pareil pour “fille” et “fille de…” opposé à “garçon” et “fils” : la polysémie des noms désignant les femmes amalgame sens relationnel et sens hors relation. »

Dernier exemple parmi tant d’autres, la manière dont nos phrases sont construites : « Dans les discours d’anthropologues que j’ai analysés, de nombreuses constructions grammaticales annulent la propriété d’agent pour les femmes (“le campement est pour les femmes le lieu où s’accomplissent leurs activités spécifiques”). Tandis que les hommes sont surdéterminés en tant qu’agents (“les hommes explorent la forêt avec minutie pour en exploiter systématiquement toutes les ressources”). »

Anecdotiques, ces formulations ?

On aurait tort de le croire. Elles témoignent d’une idéologie si intégrée en chacun de nous qu’on ne la remarque pas. « Pour faire évoluer les discours et la langue, la féminisation des professions risque de ne pas suffire! », estime Claire Michard.

Voilà qui prouve à quel point certains « réflexes » sont encore ancrés dans les mentalités. « 

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Ça n'empêche pas Nicolas          Ça n'empêche pas Nicolas

En ce 8 mars 2020, alors que les médias à l'unisson présentent cette Journée comme une initiative récente du pouvoir en place pour démontrer la sollicitude attendrie que celui-ci accorde aux femmes, la censure de fait interdit de rappeler le rôle moteur joué par le mouvement ouvrier et laisse se développer l'idée qu'il s'agit d'une initiative dûe aux organisations purement féministes. 

Ainsi, se banalise et s'embourgeoise cette Journée historiquement révolutionnaire.

Le clan au pouvoir au service des plus riches, leurs chiens ( et chiennes) de garde ne peuvent cependant évacuer le fait de l'exploitation patronales vise doublement les femmes, du point de vue salaires et promotions.  Les directions d'entreprise feignent de regretter cette situation en l'attribuant à un fait de société qui les dépasse... Et cette réponse donnée aux organisations syndicales n'a pas varié depuis plus d'un demi-siècle.

Et les écarts de salaires non plus !

Par contre, les gouvernements et leurs médias tentent depuis de années de substituer à l'égalité sociale la notion de parité en matière politique. Et de pondre des lois et ordonnances qui contraigent les partis et les candidats aux postes éligibles la fameuse parité. Ainsi, le pouvoir exécutif intervient au niveau du choix des citoyens, représentant le peuple dit souverain, dont le rôle est justement de contrôler ce pouvoir.

Et le 8 mars est l'occasion pour l'oligarchie, de lancer de nouvelles idées de parité hommes-femmes au niveau des postes de responsablité dans la société. La denière en date vise les conseils d'administration des sociétés et leurs états-majors. A vrai dire, on se demande pourquoi ceux-ci, qui sont aux manettes, n'appliquent-ils pas d'emblée à eux-mêmes cette recommandation ?

Nous ferons qu'évoquer les efforts déployés par le clan au pouvoir de porter la question d'égalité des sexes dans le domaine de la langue en rendant celle-ci plus inclusive : lisez ou relisez notre article sur la question.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2020/02/parlons-francais.html

 

 

 

Ça n'empêche pas Nicolas             Ça n'empêche pas Nicolas

tient pour sa part à participer à la recherche de nouvelles parités à inclure dans notre société pour que cele-ci évolue. Et de demander à nos lecteurs de répondre aux questions que nous posons ci-après

Ce sera le moyen de célébrer le 8 mars et de faire avancer la France dans le domaine de la justice sociale.

SONDAGE PARITE

de

 Ça n'empêche pas Nicolas

 

PREFEREZ-VOUS ÊTRE VIRE

PAR UN DRH HOMME

OUI

NON

OU UNE DRH FEMME  

OUI

NON

TROUVEZ-VOUS NORMAL 

QU'IL Y AIT DANS LES PRISONS FRANCAISES

2 532 (au 1er janvier 2020),

soit seulement 3,8% de la population détenue

OUI

NON

Tag(s) : #Société Egalité
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