
La façade de l'Institut Pasteur à Paris
RT France
L'Institut Pasteur qui était associé à l'américain Merck a déploré des résultats insuffisants pour son principal candidat vaccin et a annoncé l'arrêt de son développement. Une annonce qui a suscité de nombreuses réactions d'indignation.
L'Institut Pasteur a annoncé le 25 janvier qu'il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19, car les premiers essais ont montré qu'il était moins efficace qu'espéré. Un autre acteur français, le laboratoire Sanofi, avait annoncé en décembre que son vaccin avait pris du retard et ne serait prêt que fin 2021, en raison de résultats moins bons qu'attendu.
Une annonce commentée par le directeur scientifique de l'institut Christophe D'enfert le 25 janvier sur BFMTV. Le chercheur a fait part de sa «déception» mais évoque d'autres projets porteurs «d'espoir». «C'est déjà exceptionnel de mener un candidat vaccin à un essai clinique en sept mois. Malheureusement, c'est la loi de la recherche. Quand on démarre un projet comme celui-là, on sait qu'on a des chances de réussir, mais aussi de ne pas réussir», a-t-il reconnu
Cris d'orfraie dans la classe politique et journalistique
Une annonce qui a suscité de nombreuses réactions chez les personnalités politiques de droite comme de gauche. Ainsi, l'ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé : «On peut s’inquiéter pour l’avenir de notre pays. Une prise de conscience s'impose!»
«Pas de vaccin au pays de Pasteur ! Quel symbole !», s'est insurgé le député insoumis Bastien Lachaud qui a dénoncé «la clochardisation de la recherche publique, le primat du privé, le triomphe du management et du profit».
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