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Refonder la gauche : mission impossible - Ça n'empêche pas Nicolas

PERSONNE  DE CES FORMATIONS NE VEUT BRISER LES CHAINES DE L'UNION EUROREENNE QUI REDUISENT A NEANT LA SOUVERAINETE DE NOTRE PEUPLE et l'INDEPENDANCE DE NOTRE NATION 

COMMENT DANS CES CONDITION PRETENDRE MENER UNE POLITIQUE DE PROGRES SOCIAL INCOMPATIBLE AVEC LES OBJECTIFS DE BRUXELLES ,CITADELLE DU CAPITAL FINANCIER MONDIALISE ?

 

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L'EXEMPLE D'Olivier Duhamel

 

Décidemment la bourgeoisie n'en rate pas une. Et son organe central et officiel Le Monde est en pointe dans la crapulerie et la manipulation.

L'occasion lui a été fourni par l'affaire Duhamel. Bien entendu cette affaire touche un milieu particulier.

On le sait Olivier Duhamel est présumé coupable de pédophilie contre son beau-fils "Victor" Kouchner. Affaire rendue publique par le livre de Camille Kouchner, sœur de la victime et fille de Bernard Kouchner, ancien membre du parti socialiste et ancien ministre de Sarkozy et promoteur du "droit d'ingérence humanitaire" ce qui ne manque pas d'ironie dans le cas présent. Pierre Péan mit Bernard Kouchner en cause pour des activités de "conseil" qu'il a eues auprès des autorités du Gabon et de la République du Congo, "confirmant sa préférence pour l'argent et l'affairisme". Il est administrateur de la banque d’affaires espagnole BDK Financial Group et l'aide à ouvrir une filiale en Côte d'Ivoire... Il soutient Macron en 2017...étonnant non ? Et que dire de son fameux rapport de 19 pages sur Total en Birmanie qui, moyennant 25.000 euros, tentait de blanchir Total contre les victimes birmanes du groupe pétrolier.

Olivier Duhamel étant une figure médiatique, chien de garde du système, hystériquement européiste,  Il a été député du parti socialiste entre 1997 et 2004 et a écrit un article célèbre "Les 12 raisons de voter oui" au référendum de 2005, président du club le plus célèbre de l’establishment français Le Siècle, ramassis des "élites" bourgeoises du fric, de l'Etat et des médias, président de la très puissante Fondation nationale des sciences politiques, éditorialiste sur Europe 1 et LCI. Il a tenu pendant six ans, de 2004 à 2010, une chronique quotidienne sur l'actualité politique française et internationale dans le cadre des Matins de France Culture. En 2007, il participe au Comité de réflexion sur les institutions mis en place par Sarkozy, alors président de la République et présidé par Edouard Balladur. Il est évidemment présent à La Rotonde pour célébrer le victoire de Macron en 2017. Olivier Duhamel est le fils de Jacques Duhamel (1924-1977), trois fois ministre sous la présidence de Pompidou. Sa mère, Colette Rousselot (1924-2008), a travaillé dans l'édition, où elle a épousé en secondes noces Claude Gallimard et hérité d'une partie des actions de la famille.

On le voit les gens concernés à des degrés et des titres divers dans cette affaire appartiennent à un milieu haut-bourgeois, socialistes tendance social-libéral, ce sont des gens de pouvoir et d'argent, grassement payés, reconnus et honorés par la grande bourgeoisie qu'ils ont servi avec zèle toute leur vie durant.

Et qu'entendons-nous de la part des journalistes du Monde ? Que ces gens, Duhamel en tête, sont "de gauche" et, encore pire pour certains ,"des anciens de l'UEC" (union des étudiants communistes). Que ces gens appartiennent à la "gauche morale". 

Or toutes ses affirmations sont des scuds contre la gauche. En qualifiant les Duhamel, Kouchner et leur milieu de "gauche" le Monde disqualifie la gauche. De plus jamais Le Monde ne dit qu'ils appartiennent ou du moins ont passé l'essentiel de leur vie politique sous cette étiquette du parti socialiste. Le journal et ses journalistes, qui font le tour de toutes les radios et télés, préfèrent parler de "gauche" pour compromettre ceux qui n'ont rien à voir et à faire avec ces gens-là. C'est en amalgamant cette "gauche" bourgeoise à la gauche que la bourgeoisie tente de semer la confusion au point de ne plus pouvoir faire la différence entre les forces populaires, la gauche, et les forces réactionnaires, la droite. Aidée objectivement par les militants de gauche qui abandonnent le concept de gauche comme ils - ou d'autres - ont abandonné le drapeau tricolore de la révolution française. C'est évidemment une victoire idéologique de la bourgeoisie.

En qualifiant Olivier Duhamel de gauche les idéologues de la bourgeoisie savent très bien ce qu'ils font. Ils désorientent les masses, ils cassent la boussole et ils contaminent la gauche avec ces caciques du parti socialiste qui se sont mis au service du capital. Que ces gens de pouvoir et d'argent aient été il y a 60 ans et pendant un très bref moment membre de l'UEC ou de quelque obscur groupe gauchiste ne signifie rien.  Sinon qu'ils se sont rapidement mis au service de leurs intérêts sonnants et trébuchants et donc de la bourgeoisie qu'elle s'auto-proclame de gauche ou de droite.

Quant au concept de "gauche morale" il est franchement ridicule voire obscène quand on connait les actions de ces gens-là et de leurs amis parmi lesquels citons Bernard Henri Lévy, Daniel Cohn-Bendit  ou Alain Minc.

Si l'on veut définir les concepts de gauche et de droite autrement qu'historiquement on peut dire qu'il y a une gauche sociologique qui est ouvrière, populaire et une droite qui est patronale et bourgeoise. Bref la CGT est de gauche, le MEDEF de droite. La FI ou le PCF sont de gauche, LREM et LR de droite. Quand on qualifie quelqu'un d' extrême-gauche et un autre d'extrême-droite les choses sont a peu prêt clairs : on ne confond pas Olivier Besancenot avec Marion Maréchal-Le Pen, ni l'ouvrier syndicaliste Philippe Poutou avec le fasciste antisémite Alain Soral. Avec les gens du PS c'est toujours la porte ouverte à l'obscurcissement, l'équivoque et l'inconséquence. Cela date de 1914. On peut faire avec dans certains cas (1936) ou sans (1956). Aujourd'hui personne ne dirait que Tony Blair est de gauche en revanche on peut le dire de Jeremy Corbyn, or tous deux sont du Labour...

Mais si Le Monde nous dit que Blair ou Olivier Duhamel - et pourquoi pas Macron - sont de gauche on comprendra que cela est inacceptable, d'une grand malhonnêteté intellectuelle et que le but de telles affirmations n'est que de disqualifier la gauche en l'amalgamant à des politiques clairement de droite c'est-à-dire au service exclusif du capitalisme et contre les intérêts du monde du travail.

 

Antoine Manessis.

Tag(s) : #Gauche et Union Européene
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