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Baisse de l'indemnisation du chômage partiel pour une partie des salariés à partir du 1er février

Le gouvernement relance sa réforme de l’assurance-chômage malgré l’épidémie et la crise

La ministre française du Travail, Elisabeth Borne, lors d’une conférence de presse le 4 février 2021, à Paris (illustration).

 

RT France

 

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Mise de côté, comme la réforme des retraites, pour cause de priorité sanitaire et de crise économique, la réforme de l’assurance-chômage est relancée par le gouvernement. Elle suscite le rejet unanime des syndicats.

La ministre du Travail Elisabeth Borne a dévoilé ce 2 mars, lors d'une réunion en visioconférence avec les partenaires sociaux, les principales mesures de la réforme de l'assurance-chômage qui devrait entrer en vigueur dès juillet sous la forme d’un décret.

 

Elaborée en juillet 2019 par le gouvernement d’Edouard Philippe après l'échec de la négociation avec les syndicats et organisations patronales, cette réforme visait à réaliser de 1 à 1,3 milliard d'économies par an en durcissant les règles d'indemnisation. Elle prévoyait en outre d’imposer, pour le calcul des cotisations patronales, un «bonus-malus» aux entreprises qui ont trop souvent recours aux contrats courts.

La nouvelle mouture maintient, en l’aménageant, le principe d’une modification du calcul du salaire journalier de référence (SJR, base de l'allocation) et entrera en vigueur dès juillet, quand d’autres mesures bénéficient d’un calendrier plus étalé dans le temps. Jusqu’en 2017 ce SJR était calculé en divisant les salaires perçus par le seul nombre de jours travaillés (pendant la période précédant la demande d’indemnisation). Dorénavant les périodes chômées, dans une limite de 13 jours, seront incluses dans le calcul.

Selon des exemples donnés par le ministère du Travail et rapportés par l’AFP, une personne payée au Smic ayant travaillé huit mois sur les 24 derniers mois, aurait bénéficié d'une allocation de 985 euros pendant huit mois avec les règles antérieures à la réforme. Elle percevrait désormais 667 euros versée pendant 14 mois, et n’aurait perçu que 389 euros, mais versés 24 mois avec la version de la réforme imaginée en 2019.

Baisse d'au moins 20% des indemnités pour 840 000 allocataires

L'Unédic, organisme dirigé par les partenaires sociaux et qui gère l’indemnisation des demandeurs d’emploi, estime qu’avec ce nouveau mode de calcul, environ...

 

 

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