
Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a défendu dimanche à Marseille "la France du salaire et de la feuille de paie", à rebours des "marchands de déprime" et "colporteurs de haine", au lendemain de deux meetings en forme de démonstration de force à l'extrême droite.
Devant 3.500 à 4.000 personnes conquises, le candidat PCF a décliné au Parc Chanot son programme pour "la France des jours heureux", avec pour priorité le Smic à 1.500 euros nets.
"Je refuse que des millions d'entre nous vivent aussi mal à côté de tant d'argent et de richesse" et "nous rétablirons la justice fiscale", a-t-il lancé pour ce premier grand meeting national, entre Marseillaise et Internationale.
"Ouvrons un espoir nouveau à gauche pour lui redonner de la force", a-t-il aussi plaidé à l'heure de la désunion. Selon celui qui compte profiter d'une certaine dynamique autour de sa candidature, alimentée par son franc-parler, "on peut le bousculer le scénario" qui semble écrit de la présidentielle d'avril.
Il récolte actuellement 3 à 4% des intentions de vote, au coude à coude avec la socialiste Anne Hidalgo.
Fabien Roussel se trouvait dans une ville ravie par la gauche en 2020 et territoire d'élection de Jean-Luc Mélenchon que le PCF soutenait en 2017. Le leader de LFI est toujours en tête à gauche selon les sondages et la primaire populaire de dimanche dernier, d'où Christiane Taubira est ressortie vainqueur, n'a pas fait bouger les lignes.
Il a dénoncé à l'extrême droite "une sorte de concours Lépine du racisme, de l'antisémitisme" et cela "ne peut pas être notre récit national", a-t-il jugé au lendemain de deux meetings des candidats RN et Reconquête!, respectivement à Reims et Lille.
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